Publié le 28 Mai 2006

L'image “http://soleilimg1.free.fr/gifs/fantastique/fees/fee079.gif” ne peut être affichée car elle contient des erreurs.J'ai rapporté des raisins secs d'Ouzbekistan (des "mâles", avec une petite queue).


 … J'ai voulu les marier pour qu'ils ne s'embètent pas trop. Des fruits confits très dodus dormant dans mon frigo, j'ai imaginé une union sur fond de cake, d'après une recette adaptée de Cookies, muffins & co (ed. First) de Pascale Weeks (mini-livre … à croquer) . D'où ce:

Cake aux raisins ouzbeks et aux fruits confits provençaux.



*100g beurre mou, 100g sucre roux, 3 œufs, 125 g farine T65, 50g farine petit épeautre, 1 grosse cuil à café levure, 1 cuil à café bicarbonate, 1 pincée de sel. 75g de raisins secs, 100g de fruits confits coupés en petits morceaux: ananas, fraise, clémentine, pêche…

*Allumer le four thermostat 170°. Laver, rincer et éponger les raisins. Coupe les fruits confits en petits morceaux, mais pas en dés.
*Dans un saladier, incorporer le beurre mou coupé en morceaux avec le sucre. Ajouter les œufs un à un, en mélangeant bien au batteur électrique entre chaque ajout. Verser au dessus en trois fois les farines mélangées au sel, à la levure et au bicarbonate. Battre au fouet jusqu'à ce que le mélange soit lisse. Incorporer les raisins, mélanger à la spatule. Ajouter les fruits confits, mélanger à nouveau. Verser dans un moule à cake (beurré s'il n'est pas anti adhesif), lisser la surface. *Enfourner pour 40mn. Vérifier la cuisson avec la lame d'un couteau. Plantée au milieu du cake, elle doit ressortir sèche. Laisser refroidir dans le moule. Démouler sur une grille. 

L'image “http://soleilimg1.free.fr/gifs/fantastique/fees/fee079.gif” ne peut être affichée car elle contient des erreurs.Pour obtenir un cake très moelleux, les fruits confits ne doivent pas être coupés   trop petits.

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Rédigé par venezia

Publié dans #petits plats

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Publié le 27 Mai 2006





L'image “http://soleilimg1.free.fr/gifs/nature/arbres/arbre086.gif” ne peut être affichée car elle contient des erreurs.Que penser  du nouveau livre de Rita Stiens : "La vérité sur les cosmétiques naturels? " (Leduc.s éditions)
Je passe en revue les six chapitres en indiquant ce qu'ils m'inspirent. C'est mon avis, tout subjectif, non exhaustif, et qui n'engage que moi bien sûr…

Chapitre 1: les cosmétiques bio: où est la différence?
Le plus
-Rappelle que si dans la déclaration INCI , les composants d'un produit doivent être listés par concentration décroissante, en revanche, tout ce qui est présent à moins de 1% peut être affiché allègrement  dans le désordre.
-Essaie d'expliquer tout le binz sur le calcul des pourcentages des ingrédients bio (faut s'accrocher un peu pour piger).
-Annonce la venue prochaine d'un label européen.

Le moins
 -Quand elle cite les labels bio… elle détaille trois français et un allemand (BDIH) mais fait quasiment l'impasse sur la Soil Association anglaise et l'AIAB italien, qu'elle évoque vite fait en une ligne! Rita Stiens est allemande, d'accord, mais  enfin, ce n'est pas une raison…

L'image “http://soleilimg1.free.fr/gifs/nature/fleurs/fleur094.gif” ne peut être affichée car elle contient des erreurs.

Chapitre 2: les laboratoires: leur profil, leurs produits
Le plus
-Fait  l'historique des labo suivants et et explicite le caractère bio ou pas de leurs produits : Avène, Borlind, Cattier, Couleur caramel, Dr Hauschka/Wala, Florame, J. Paltz (pourquoi lui, plutôt confidentiel plus qu'un autre? ), La Roche-Posay, Lavera, Lea Nature, l'Occitane, Logona, Melvita, Nuxe, Phyt's, Sanoflore, The Body Shop, Vichy (ça aurait aussi pu être Klorane par exemple) , Weleda, Yves Rocher. Démystifie donc pour celles et ceux qui ne le sauraient pas encore quelques marques à l'image plus verte que leurs produits…
-Assassine les promesses faites par les marques. (Que Choisir le fait régulièrement… )
 
Le moins
-Les absents: Résonances et Nature et Découvertes qui ont lancé recemment des gammes naturelles, avec, pour Nature et Découvertes, certaines formules pas OK. Origins, (même groupe qu'E. Lauder) poids lourd de l'apparemment correct avec d'excellents ingrédients, et d'autres, vraiments nuls, dans des produits très séduisants. Décléor, idem. Lush, idem, Natura Bresil idem, Neal's Yard Remedies idem. Or ce sont ces marques, justement, qui sont les plus délicates à juger: parfois OK, parfois non, selon leurs produits, ou tout simplement pas top du tout dans toutes leurs lignes malgré un emballage et des arguments "naturels" séduisants. (R. Stiens ignore pas mal le monde anglo-saxon… ). En France, dans les écolo-correct, elle aurait pu évoquer en passant: Forest people, Green Mama, Sultane de Saba …  en Allemagne, Tautropfen… ou des marques qui vendent des produits minimalistes, presque des ingrédients: Centifolia, Arcs en sels, par exemple…

L'image “http://soleilimg1.free.fr/gifs/nature/fleurs/fleur094.gif” ne peut être affichée car elle contient des erreurs.

Chapitre 3: les cosmétiques sont-ils sûrs? 
Le plus
-Fait un sort au  bactéricide triclosan, présent partout, et qui peut entrainer à la longue une résistance aux bactéries… mais ce n'est pas un scoop.
-Explique bien que l'univers de la cosmétique joue aux apprentis sorciers avec des ingrédients dont on n'a pas mesuré les effets à long terme. 97% des produits chimiques ne sont pas ou peu étudiés, dit-elle. Elle évoque donc le projet REACH, destiné à dresser  le répertoire de tous  les produits chimiques employés au quotidien.
-Donne la liste des 26 substances odoriférantes reconnues comme allergisantes et qui doivent figurer sur l'INCI des cosmétiques… -sans obligation de préciser si elles sont synthétiques ou naturelles-, ajoute-t-telle.
-Evoque les colorants azoiques, ingrédients dangereux encore autorisés en Europe (mais quasiment plus employés aux USA).

Le moins
-Rita Stiens, encore un effort! Quand on lit que le géraniol naturel est moins allergisant que le geraniol synthétique, on aimerait bien comprendre pourquoi.
-Pour les 26 substances déclarées allergisantes, on aimerait en savoir plus. L'image “http://soleilimg1.free.fr/gifs/nature/fleurs/fleur029.gif” ne peut être affichée car elle contient des erreurs.

Par exemple, tout simplement dans quelles huiles essentielles on les trouve sous leur forme naturelle. Sinon, ça reste des substances abstraites pour le commun des mortels.
 -Démonstration un peu courte sur les parabens, le débat est bien plus complexe  puisqu'ils existent sous forme naturelle et tolérée ( dans la vanille, le vin, le thé vert  etc) et que l'étude anglaise qui faisait le lien entre cancer du sein et parabens a été contestée (ça ne signifie pas que j'approuve les parabens, mais je prêche pour la rigueur scientifique).
-idem pour les PEG pas top, on le sait, mais il y a des graduations dans leur toxicité.

L'image “http://soleilimg1.free.fr/gifs/nature/fleurs/fleur094.gif” ne peut être affichée car elle contient des erreurs.

Chapitre 4: Pour le bien de la peau et des cheveux
Le plus:
-très intéressant: à partir d'une formule de crême mi-chevre mi-chou, elle démontre la difficulté de sa  reformulation. Ce qui implique que les labo ne sont pas pressés de tout rebricoler, vu la galère que ça suppose…
-Fait des remarques de bon sens sur le fait que les ingrédients indésirables ne le sont pas tous au meme degré.
-Détaille les ingrédients bienfaisants (huiles et extraits végétaux notamment).
-Raconte l'histoire du Lonicera Caprifolia, nouveau conservateur providentiel, mais déjà contesté (car probablement renfermant un dérivé du formol). Le savant chimiste Copaiba m'avait déjà expliqué  l'histoire ici.
-Explique la différence entre huile végétale et huile végétale estérifiée. Explique aussi -ce qui a  déjà été fait ailleurs, par exemple dans «Cosmétiques, mode d'emploi» de Laurence Wittner, également chez Leduc.s editions, - ce qu'est un bon shampoing, un dentifirice correct…

Le moins
-Meme si je sais que ce bouquin n'est pas une thèse, la liste des bienfaits de chaque ingrédient naturel est assénée sans l'ombre d'une référence scientifique (qu'elle aurait pu mettre en annexe). Ou elle aurait pu au moins le faire pour quelques uns. Une phrase du type: "les extraits de bambou sont tirés de la racine des jeunes pousses" ne fait pas avancer le schmilblick sur ses vertus… idem pour plein d'autres substances dont elle ne détaille même pas les effets (vrais ou supposés): helichryse italienne, gombo, fougère  arborescente…  On ne sait pas trop d'ailleurs ce qu'elle appelle extraits…
-Rien sur les HE, la question de leur concentration dans les produits, les risques de photosensiblisation, de déclenchement d'allergies.
-Pour les déodorants: donne comme exemple d'ingrédient naturel déodorant: le farnesol… sur la liste des 26 substances allergènes citées précédemment..

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Chapitre 5: maquiller, colorer, teinter
Le plus
-La partie consacrée aux cheveux

Le moins
-Pour les fonds de teints, n'aborde pas la question de la finesse obtenue avec des silicones, pour l'instant, pas d'équivalent  en version bio…
-Pour les poudres, oublie… la poudre de riz.
-Dityrambique sur les couleurs magnifiques des cosmétiques naturels. Je ne le serais pas autant… 
-Dityrambique -aussi- sur la crême colorante végétale de Logona.  Mais ça ne marche pas quand on a beaucoup de cheveux blancs (j'avais téléphoné au conseiller de la marque qui me l'avait confirmé… )

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Chapitre 6: protection solaire: un plaisir sans regrets
Le plus
-Explique bien la différence d'action entre filtres chimiques et minéraux.

Le moins
-Sur l'absorption de carotenoides naturels qui facilitent la protection de la peau: elle ne fait pas de différence entre les diverses variétés de carotenoides, pourtant plus ou moins efficaces et plus ou moins bien tolérés.

L'image “http://soleilimg1.free.fr/gifs/nature/fleurs/fleur094.gif” ne peut être affichée car elle contient des erreurs.

133 produits décortiqués.
Le plus
-Très intéressant: à chaque fois, elle sépare et commente base/agents actifs, additifs, conservateurs.

Le moins
-Pour les produits sans eau,  ne souligne pas qu'un peu d'anti-oxydant ne fait jamais de mal en prolongeant la durée de vie des produits.
-Certains mystéres, non résolus pour moi en tout cas. Un seul exemple:  la "crême nutritive nuit" de Florame. On lit pour additifs: "lessive de soude et acide citrique pour réguler le PH"… Je voudrais qu'on m'explique en quoi c'est top… (trois macarons)
-Idem: alcool à haute dose dans pas mal de produits bio. Par quelle magie ça ne désseche(rait ) pas la peau? S'il s'agit d'un secret de fabrication, qu'elle le dise…




Conclusion personnelle

-Parfait pour démystifier les marques pseudo-naturelles.
-Des informations intéressantes (souvent déjà lues ailleurs quand même).

Le moins
-Je reste sur ma faim sur la question des conservateurs qu'elle n'a pas vraiment réglée. Même si elle a fait un sort au Lonicera.
-Aborde peu la question des risques d'allergies avec les produits bio qui utilisent plus de substances actives -dont les HE sur lesquelles elle fait quasiment l'impasse.
-N'aborde pas vraiment la question cruciale de la qualité des ingrédients en cosmétique bio. Ce n'est pas parce que c'est bio que c'est toujours top.
-Rien sur les cosmétiques faits maison.
-Rien sur quelques ingrédients qui peuvent permettre une simplification de la vie sans passer par une marque: huile végétales, hydrolats utilisés tels que.

Au final, Rita Steins poursuit avec acharnement son combat contre la cosmétique traditionnelle. Bravo, elle a raison de se battre et surtout de démystifier le pseudo naturel.  Mais je n'ai pas l'impression d'avoir lu des révélations faramineuses sur les cosmétiques naturels. (Je connaissais déjà l'histoire du Lonicera).

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Rédigé par venezia

Publié dans #green cosmétique

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Publié le 24 Mai 2006


L'image “http://soleilimg1.free.fr/gifs/disney/aladin/aladi002.gif” ne peut être affichée car elle contient des erreurs.
Au cours d'un voyage tout récent et très tapis volant en Ouzbekistan, j'ai glané quelques informations sur les plantes utilisées en cuisine ou en médecine traditionnelle.

Une vraie découverte: la rue de Syrie (peganum harmala en latin, famille des Zygophyllaceae, vivace). On voit parfois sur les marchés et dans les chaikhanas (maisons de thé-restaurants) des femmes ou des garçons demander un peu d'argent quand ils passent avec des cassolettes où se consument en fûmant des petites boules beiges de la taille d'un petit petit pois posées sur des braises. «C'est pour désinfecter et éloigner le mauvais œil» m'a expliqué le guide. Nom local ouzbek de la plante porteuse de ces fruits: isriq. Nom tadjik : "hazispon " (traduction: panacée, je ne suis pas sûre de l'orthographe tajik). Il s'agit en fait de la rue de Syrie (ou rue sauvage, rue verte, harmel), qui pousse dans les steppes désertiques d'Asie centrale mais aussi en Afrique du Nord… hallucinogène puissant très riche en alcaloides et qui, par voie externe a effectivement des propriétés médicinales.
Les graines contenues dans les fruits sont toxiques et servent à teindre en rouge les laines des tapis.

Propriétés (citation extraite de ce site, ainsi que la photo ci-contre):
«Dans la pharmacopée traditionnelle maghrébine les feuilles sont couramment utilisées dans la confection d'onguent et les graines mises dans des macérations à l'huile d'olive car l'Harmel à des propriétés antispasmodique, antitussif, anthelminthique, antidépressive, dépurative, emménagogue, hypnotique, neurasthénique et sudorifique, elle est prescrite sous forme de fumigation, ou en macérat pour traiter les problèmes digestifs et intestinaux, aussi en usage externe (onguent) pour traiter les dermatoses, les hémorroïdes, pour soigner brûlures et plaies (antiseptique et cicatrisant), morsures de serpent, ou encore en friction pour soulager les crises de sciatique et les rhumatismes.
Depuis la nuit des temps, dans de nombreuses civilisation, elle a été utilisée dans des rituels magiques sous forme de fumigation évidemment elle entrait dans la confection de philtre d'amour ou philtre de désenvoûtement.
D'autre part au Maroc, des essais sont en cours sur son utilisation dans la lutte biologiques, comme répulsif contre les invasions des chenilles de Lymantria dispar. ».
En Ouzbekistan, on fait des fumigations d'izriq l'hiver contre la grippe.
Sur les marchés ouzbeks, on trouve aussi des grigris confectionnés avec des fruits de rue enfilés sur des fils et montés en pendeloque sur un morceau de bois avec des nœuds de couleur au bout  et un  petit piment breloque en verre censé lui aussi éloigner le mauvais œil. On voit souvent ces petits mobiles  accrochés aux murs dans les maisons ).



















A Boukhara, dans le bazar aux bijoux, un marchand d'épices vend (assez cher… ) ce mélange délicieux à savourer en infusion: cannelle de Chine, cardamome, anis étoilé, clou de girofle, menthe, basilic. Il propose aussi de la poudre de tomate séchée, que l'on ajoute aux ragouts de viandes et légumes. La tomate est  plus  émiettée que réellement en poudre.



L'image “http://www.lebersac.com/images/bota/bota1503.jpg” ne peut être affichée car elle contient des erreurs. J'ai également acheté des fruits séchés d''épine vinette (berberis vulgaris)  -que l'on trouve aussi sur les marchés où sont présents de nombreux "herboristes", avec leurs étals de plantes séchées (et parfois un peu poussiéreuses) présentées dans des petits sacs. Les fruits du berberis, très sombres en Ouzbekistan, sont utilisés pour rehausser le gout du riz. ( J'avais déjà goûté de l'épine vinette iranienne, plus rouge). Il suffit de faire revenir  les fruits dans un peu d'huile, avant de les ajouter au riz, ce qui apporte une petite touche acidulée très agréable par temps chaud. Les gens les préparent aussi en confiture (avec des fruits frais bien sûr). Attention, même si elle a des propriétés médicinales reconnues (elle est fébrifuge, stomachique, agit sur le foie et le cœur) toute la plante est vénéneuse, sauf les baies. Elle doit être utilisée sous surveillance médicale. On extrait de son écorce un alcaloide, la berberine. (source image)

L'image “http://soleilimg1.free.fr/gifs/disney/aladin/aladi002.gif” ne peut être affichée car elle contient des erreurs.
Dans la montagne, au col de Takhtakaracha, sur la route Samarcande-Chakhrisabz, des garçons vendent des sachets d'herbes ramassées dans la montagne… mais aussi, (hélas quand j'y suis passée), des jeunes aiglons de dix jours qu'ils avaient arrachés à leur nid (et nourissaient, disaient-ils, de serpents qu'ils attrapaient vivants). Ils appellent la menthe "plante pour  gazelles" (parce qu'avec, on peut marcher vite), ils proposent aussi des fleurs d'immortelle (pour le foie) de la matricaire (pour les maladies des femmes), du millepertuis en bouquets frais ou séché (pour les intestins), de l'aubépine (pour le cœur), deux ou trois plantes dont je n'ai pu obtenir vraiment le nom et que je n'ai pu identifier et une racine beige préparée en grosses rondelles ou rapée, le sumbul ou sumbal (ferula suaveolens, famille des Ombellifères). Elle m'a été présentée comme une sorte de viagra pour hommes et je n'en n'ai pas acheté, je le regrette, car j'ai découvert après coup ici  qu'elle avait bien d'autres usages intéressants, même si elle est à manipuler avec  précaution.

Un détail m'a beaucoup amusée. On trouve sur les marchés des raisins secs auxquels on a laissé un tout petit bout de tige (et que l'on appelle les mâles) et des sans tige (les femelles) … plus plein de graines et de fruits secs à grignoter … dont des amandons d'abricots présentés séchés salés dans leur noyau entrouvert et parfois  comme poudrés de cendre, … ce qui relance le débat sur les dangers potentiels de la consommation d'amandons d'abricots ouvert par Bluetansy sur son blog.
L'image “http://soleilimg1.free.fr/gifs/disney/aladin/aladi002.gif” ne peut être affichée car elle contient des erreurs.
Sinon, la Russie ex-soviétique avait fait de l'Ouzbekistan son principal fournisseur de coton, au détriment des cultures vivrières. Depuis l'indépendance du pays, en 1991, la production agricole a pu se diversifier, mais le coton reste omniprésent, avec les pesticides qui vont avec pour le traitement des champs. Néanmoins,  j'ai vu plein d'oiseaux, d'insectes et de papillons, signe que la nature n'a pas dit son dernier mot et que probablement le recours aux insecticides a dû parfois diminuer, notamment pour des raisons de coût. La cuisine se fait  donc à  l'huile de coton (obligatoirement raffinée pour éliminer un composant toxique  et sans propriété interessante pour la santé), la lessive à la main au savon de coton et on trouve partout du miel de coton épaix et sucré.


Enfin, les deux panacées restent le thé vert, bu toute la journée (vendu en vrac sur les marchés en provenance, notamment de Chine) robuste mais franc du collier et agréable à boire  … et la vodka (constatation particulièrement réjouissante pour un pays musulman aux pratiques religieuses soft et, où, en douze jours,  je n'ai croisé  qu'une seule femme portant un tchador, vert pâle…)  La variété des  vodkas proposées ferait pâlir d'envie un barman polonais. La vodka est  l'arme fatale, venant à bout de tout ou presque: des crampes abdominales (boire un verre cul sec) … à la gueule de bois. (boire un verre cul sec).
                  L'image “http://soleilimg1.free.fr/gifs/disney/aladin/aladi009.gif” ne peut être affichée car elle contient des erreurs.

Un article intéressant sur la situation sanitaire en Ouzbekistan
ici, (en anglais)

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Rédigé par venezia

Publié dans #en balade… naturelle ou botanique

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Publié le 12 Mai 2006

Rédigé par venezia

Publié dans #divers

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Publié le 4 Mai 2006

Comment faire des produits maison sans conservateurs, qui tiennent malgré tout un peu la distance?
 En utilisant uniquement des substances grasses en y  ajoutant un anti oxydant. On est content, mais on baigne dans l'huile… sauf si on ajoute un ingrédient quasi miracle, expliqué par le savant Copaiba à qui je rends une fois de plus hommage:  l'amidon.
Pourquoi miracle? Parce qu'il donne un toucher soyeux à n'importe quel  mélange pur gras…. Toute poudre très fine produit théoriquement  le même effet… Mais les grains d'amidon, microscopiques, offrent une large surface de contact, ce qui permet un mélange particulièrement fin.  
L'image “http://soleilimg1.free.fr/gifs/nourriture/divers/diver003.gif” ne peut être affichée car elle contient des erreurs.J'ai cherché à déméler  la différence entre la fécule, l'amidon, la farine, le son… car je m'embrouillais. On extrait de l'amidon (parfois appelé fécule) d'une cinquantaine de plantes  différentes. Céréales (blé, riz, mais sorgho), légumes à tubercules (pommes de terre, patate, manioc, )… moelle du sagoutier. Les appellations varient. Pour la pomme de terre, on dit fécule, pour le manioc, tapioca, pour le mais, fécule (ou sous un nom de marque, Maizena), pour la maranta, arrow-root, etc.. Clea donne des exemples d'utilisation en dessert d'une variante nipponne de l'arrow-root, le kuzu.

L'amidon c'est quoi?
"Le glucide de réserve du monde végétal" disent les spécialistes.
Très bref résumé: pour vivre, une plante absorbe le carbone de l'air et le transforme en glucose qu'elle va consommer ou mettre en réserve sous forme d'amidon. L'amidon est un sucre complexe, polymère de glucose (c'est à dire composé d'un agencement de plusieurs molécules de glucose), produit uniquement par les végétaux chlorophylliens. Il est constitué de molécules insolubles dans l'eau, d'une taille variant de 3 à 100 microns, et de formes différentes selon les plantes dont il est issu.

Amidon, farine, poudre, sonde riz
-Le riz "usiné" (pret à la consommation) sec contient de de 90 à 93% d'amidon. Les riz ronds (utilisés notamment pour les desserts) sont  particulièrement riches en amidon, le riz gluant (ou glutineux) également. Parmi les riz longs, le riz italien arborio, employé pour faire du risotto en contient aussi beaucoup, c'est ce qui donne la consistance crémeuse au plat.
-La farine de riz est obtenue à partir du grain de riz cru. Sa teneur en amidon dépendra donc du riz  choisi au départ.
-Le son de riz, lui, provient de l'enveloppe du riz.
-L'amidon est extrait du riz.
-La vraie poudre de riz, utilisée en cosmétique pour se poudrer le nez est faite à partir de l'amidon de riz. Mais très peu de marques l'utilisent encore. Elles lui substituent entre autres, du talc.
 -On appelle amidon modifié, un amidon traité pour des usages cosmétiques ou alimentaires (pour limiter les contaminations bactériologiques).  

 Qu'utiliser pour ses préparations cosmétiques maison?
-L'amidon de mais, très  facile à trouver… mais peut être à stériliser si on veut garder longtemps son produit en bon état (cf.  technique ci-dessous)
-L'amidon de riz, souvent utilisé en cosmétique pour ses propriétés adoucissantes et la petite taille de ses grains. J'en ai trouvé- sur commande- dans une pharmacie qui fait des préparations. Je n'ai pas trouvé d'amidon de riz bio. Pourtant, j'ai repéré que la marque Remy, spécialiste de l'amidon (pour empeser le linge) en fabriquait. Où est-il vendu? Mystère.
Dans la variante riz, un expérimenteur courageux du forum Aro-mat a réduit en poudre au pilon du riz semi-complet bio. Resterait aussi à essayer  la crême de riz, utilisée dans les préparations pour bébés.
Copaiba intègre dans ses cosmétiques de l'arrow-root, -fécule de maranta- qui, dit-il, donne un toucher particulièrement poudreux, -moins matifiant que l'amidon de riz - .
Problème: l'arrow-root alimentaire  est souvent contaminée par des bactéries. Comment la stériliser? Au four à basse température, 140° pendant 4h, dans un récipient en verre que l'on pourra fermer ensuite -temps donné pour 1kg - on peut probablement réduire si on en stérilise moins…
Pour l'instant, après avoir exploré diverses boutiques chinoises ou africaines… je n'ai pas réussi à dénicher de l'arrow root. Je compte chercher dans  les épiceries japonaises.

L'image “http://soleilimg1.free.fr/gifs/nourriture/divers/diver003.gif” ne peut être affichée car elle contient des erreurs.Les proportions  dans les préparations cosmétiques

Crème pour les mains  très adoucissante, uniquement sur base huileuse.

beurre solide (karité par exemple) 74%

huile végétale liquide 15%
amidon: 10%
Huiles essentielles: 1%

Tout mettre ensemble (sauf les HE) dans un récipient, -avec l'amidon au fond-, au bain marie et fouetter doucement  (cf. conseils détaillés pour la méthode plus bas). 

*J'en ai fait avec karité-jojoba+ vitamine E+ pepins de pamplemousse.
+ HE: -patchouli-ylang ylang  (patchouli: contre les callosités, la peau sèche. ylang: antiseptique, odeur exquise)
ou: ylang ylang-ciste (ciste: cicatrisant très puissant)
ou: encens-ylang ylang (encens: antiseptique, régénérant)
J'ai essayé d'autres variantes comme : patchouli+camomille allemande (cicatrisant, calmant).

Base de maquillage, qui fait un film très lisse

10 à 20% huile végétale liquide

70 à 90% beurre solide,
10% amidon de riz + HE éventuellement.

Comme je suis une pressée et que mon mélange semblait ne pas prendre, j'ai rajouté un peu plus d'amidon de riz. Résultat, un mélange… solide comme un roc, mais très bien quand meme. Il faut que je le prenne dans le pot avec le bout d'une cuillère. En fait, ce coup-ci, je n'ai pas suivi la méthode que j'avais déjà employée ( et qui marche, voir ci-dessous) pour en tester une autre…
J'avais choisi: cacao et karité
 HV liquides: jojoba, baobab, chaulmoogra (huile élaborée souvent en Inde, utilisée autredois pour soigner… la lèpre) et dénichée par  Bluetansy dans sa quête acharnée des beurres exotiques.…
Ajouts calmants et/ou anti-inflammatoires: extrait huileux d'argousier, extrait calendula CO2. Je mets très rarement des HE dans les préparations pour le visage, sauf encens ou géranium bourbon à dose mini, 1 goutte pour 100ml.
 
L'image “http://soleilimg1.free.fr/gifs/dollz/fees/fee021.gif” ne peut être affichée car elle contient des erreurs.La méthode
Celle qui marche vraiment.
Mettre dans un verre pyrex (ce que j'utilise pour mes préparations) dans l'ordre:
-l'amidon au fond
-l'huile liquide
-le beurre solide
-les anti oxydants (vit E par exemple)
Mettre le verre au bain marie. Commencer à touiller dès que le beurre se ramollit. Ne pas cesser de remuer. J'utilise un petit fouet à cocktail. Le mélange "prend" très vite. Sortir du bain marie. Continuer à remuer, incorporer les huiles essentielles (dans mes préparations pour le corps, je compte 1 goutte pour 1ml). Verser aussitôt dans les récipients stérilisés au préalable.
Si on incorpore l'amidon une fois que le beurre a fondu, il ne se mélange pas bien. On voit des minuscules points dans le liquide.

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Rédigé par venezia

Publié dans #green cosmétique

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Publié le 1 Mai 2006

Ce week end, le blog a pris une bouffée d'oxygène…

En virée familiale dans le sud -ouest, j'ai visité deux fermes, l'une qui tourne autour de la production de lait de jument, l'autre qui se consacre aux brebis (et donc au lait et à ses dérivés sous la forme appétissante de caillé, de fromage, de greuil -ce qu'on appelle recuite ailleurs…) Elles participaient à la manifestation de "ferme en ferme" que j'ai découverte à cette occasion. Elle se déroule chaque année le dernier week end avril, et je me promets de recommencer l'année prochaine. Cette année 14 départements étaient concernés. Dans chacun, des dizaines  de lieux qui font de la vente directe à la ferme et dont beaucoup sont bio ouvrent alors leurs portes et expliquent leurs activités  pendant deux jours
L'image “http://mamidoo.free.fr/html/gifs/animaux/chevaux/cheval_99.gif” ne peut être affichée car elle contient des erreurs.

Ferme Balesta , Ogeu les bains
Ogeu les bains est situé à l'entrée de la vallée d'Ossau, au pied des Pyrénées. C'est dans ce village que la ferme Balesta a ses quartiers d'hiver. et quelques champs où broutent  des juments de trait  aux flancs rebondis. Il y a un seul étalon de 3 ans pour une quinzaine de juments (dont la plus vieille, seize ans a encore eu un poulain cette année). Tous  passent l'hiver à Ogeu, printemps et automne en petite montagne à Aste Béon et l'été estivent en altitude sur le plateau de Bious.
A raison de deux traites par jour, de deux litres à chaque traite, pendant deux à trois mois seulement, on peut comprendre que le lait de jument est un produit rare et cher. J'ai découvert son goût , petite note de lait de coco, et sa consistance, plus fluide et légère que celle du lait de vache. Ce lait ne caille pas, on ne peut en faire du fromage. Si on introduit des ferments, on obtient le koumis, une boisson un peu alcoolisée, courante en Asie centrale. 
Le lait est vendu surgelé à la ferme, en gélules renfermant de la poudre lyophilisée,  ou incorporé à des savons (vendus, mais non fabriqués sur place).
Ses bienfaits: selon la fermière, il renforcerait l'immunité, et serait excellent pour les problèmes digestifs. Néanmoins, après une recherche avancée sur le net, je recommanderai la prudence aux allergiques au lait de vache qui penseraient trouver leur salut en lui subsituant du lait de jument car il existe des allergies croisées.

Personnellement, j'ai d'abord pris plaisir à découvrir le quotidien de ces juments expliqué par un passionné.
-Pourquoi des juments de trait bretonnes dans les Pyrénées? Pendant longtemps dans ces vallées assez isolées, on faisait venir des étalons bretons pour éviter les risques de consanguinité animale. Ces chevaux de trait  se sont bien acclimatés. La ferme Balesta s'est inscrite dans cette  tradition.
-Comment vit le troupeau? Il s'agit d'animaux grégaires, qui aiment vivre en groupe, avec une hiérarchie entre les juments, dominantes, jeunes pouliches qui doivent faire leur place.
-Quand trouve -t-on du lait de jument frais? Au printemps, puisque les poulains naissent en fin d'hiver, et que la traite ne commence qu'en début de printemps, pendant deux ou trois mois.
-Que deviennent  poulains et pouliches en grandissant? Les pouliches sont intégrées au troupeau… les poulains vendus… pour la boucherie s'ils ne trouvent pas d'autre acquéreur. Si vous voulez adopter un poulain, vous serez le bienvenu (prévoir un hectare minimum de terrain pour qu'un cheval puisse vivre dans de bonnes conditions ).

Odile et Gilles L'image “http://soleilimg1.free.fr/gifs/animaux/mouton/mouto024.gif” ne peut être affichée car elle contient des erreurs.Chabanier, Buziet
Chez les Chabanier, qui produisent tout en bio, 190 brebis  passent l'hiver en plaine, la demi saison à mi montagne et estivent en altitude. La ferme produit tous les délicieux dérivés -bio- du lait de brebis (testés dimanche), célèbres comme le fromage d'Ossau-Irraty, ou moins connus comme  le greuil dont je vais dire ici deux mots. Le greuil, c'est une variante pyrénéenne du brocciu corse ou de la brousse, ce qu'on appelle la recuite. Quand on a égoutté le caillé pour faire du fromage, il reste du petit lait. On le  récupère, on le fait chauffer et on égoutte à nouveau pour obtenir une matière blanche et grumeleuse, au goût délicat: le fameux greuil. Il se consomme frais, s'altère très vite et il est délicieux avec de la confiture ou du miel, ou même nature. Dans les Pyrénées, il se déguste souvent en prenant un café. A ma connaissance, le greuil est introuvable à Paris.

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Rédigé par venezia

Publié dans #en balade… naturelle ou botanique

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