Publié le 29 Septembre 2006




Pour fêter le cinquantième (article)
, d'abord tous mes remerciements à toutes celles et tous ceux (si, si,  quelques hommes se sont lancés) qui ont pris la peine de laisser un commentaire sur ce blog. Liste dans le plus grand désordre, j'espère n'avoir oublié personne… 


Missand, Hélène, Prudence, Liliouchka, Rosko 29 (alias Mimirosko) Malegria, Eveange66, Meriam, Zenbiloba, Beautymist, Madamejefaistout, Fafa (alias fr), Cerise, La griotte, Lutin, Eldrine, Lyjazz, Flo, Praline, Poesie, Magali magaloche, Valérie C., A. Charlotte, Doliane, Cyan, Kinoui, David & co, Merlin, Talullah, Hooly, Lippia, Physalis, Cocochoco, mlleBio, Val, Lunemalo, Bluetansy, Pescalune, Raffa, Nimphea, Michele.

 Charme inattendu d'internet, certaines sont devenues des amies (virtuelles ou pas). D'autres l'étaient déjà…

Pour fêter ça, trois petites images…  



                                                   Depuis le restaurant Mistra, à Venise, vue sur la lagune… pour faire plaisir  aux accros du farniente vénitien…


                                 
                                                 Ramassage de la sauge, à IKaria, pour une bouffée parfumée

       
                                             Et une vue, en balade sur les iles Fourni, car j'aimerais tant m'y téléporter dans l'instant…

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Rédigé par venezia

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Publié le 26 Septembre 2006


Terrassée par un coup de froid, je me suis gorgée d'huiles essentielles diverses et de tisanes de plantes… jusqu'à l'overdose.

J'ai donc cherché des boissons au goût pas trop "herbeux" pour apaiser la toux.



J'ai trouvé dans l'un de mes bréviaires, le
dictionnaire des plantes qui guérissent (Larousse), une recette à l'ancienne séduisante, que j'ai mise aussitôt en application.

L'image “http://perso.orange.fr/safran2b/SmiliesKaos/mini104.gif” ne peut être affichée car elle contient des erreurs. La tisane des quatre fruits pectoraux

1 figue sèche
1 datte sèche
10 jujubes sèches (j'en trouve dans les épiceries chinoises)
15 gros raisins noirs secs
Le total, -à parts plus ou moins égales des quatre fruits- doit peser dans les 50g
1 litre d'eau

Bien rincer les fruits secs à l'eau bouillante pour ôter la poussière et les impuretés avant de les placer dans une casserole emplie d'un litre d'eau froide.
Porter à ébullition. Compter une demi-heure à petits bouillons, casserole presque entièrement couverte. Filtrer en pressant un peu. Boire chaud ou tiède. Jeter les fruits qui n'ont plus de goût.
La tisane est vraiment adoucissante et d'un goût agréable, sans être renversant…

Ces quatre fruits sont dits béchiques, c'est à dire qu'ils calment la toux et les irritations du tube respiratoire.


 
Ayant siroté mon carafon de tisane avec bénéfice, j'ai cherché d'autres préparations.
J'ai pioché dans un petit livre que je recommande Les élixirs et les tisanes de la sagesse de Bonnie Trust Dahan (ADN éditions 2001, traduction de l'américain, ed. américaine 1999) car il est bourré d'idées originales sur les tisanes, écrit avec verve… et bien traduit. Sur la précision des explications scientifiques, il me semble plus mou

J'en ai retenu :

L'image “http://perso.orange.fr/safran2b/SmiliesKaos/mini104.gif” ne peut être affichée car elle contient des erreurs. L'antitoux aux graines de tournesol

(J'ai adapté les proportions)
2 cuillerées à soupe de graines de tournesol bio décortiquées
1 petit morceau de gingembre (la grosseur d'un demi-pouce) frais pelé et coupé en tronçons,
50 cl d'eau
1 cuillerée à café de miel
1 cuillerée à soupe de cognac (facultatif)

Mettre le tournesol et le gingembre dans l'eau froide. Faire bouillir, découvrir, baisser le feu, laisser réduire de moitié.Eteindre, laisser refroidir.
Filtrer, sucrer au miel (une bonne cuillérée à café), on peut ajouter une cuillerée à soupe de cognac.

Curieusement, le goût du gingembre disparaît complètement. La boisson a une couleur légèrement marron et n'a pas un goût très prononcé. Sauf si on ajoute un très bon cognac, ce que j'ai fait. Après tout, c'était quasiment l'heure de l'apéro…
On peut croquer les graines de tournesol à peine ramollies en guise de tapas…  avec la gorge irritée, ce n'est pas la bonne idée… ça gratte, donc on tousse.

L'inuline, l'un des composants du tournesol, est efficace contre les respirations sifflantes, affirme le livre qui, sagement, ne suggère pas de bouloter les graines.


L'image “http://perso.orange.fr/safran2b/SmiliesKaos/mini104.gif” ne peut être affichée car elle contient des erreurs. Le remède aux agrumes

(Proportions adaptées, là aussi)
le zeste d'un pamplemousse bio
le zeste d'un citron bio
1 cuillérée à soupe de miel
1 tasse d'eau
2 gouttes d'huile essentielle de citron bio (facultatif)

Raper au dessus d'un bol la peau d'un pamplemousse bio et celle d'un citron bio.
Verser dessus une tasse d'eau bouillante.
Couvrir. Laisser infuser 20mn.
Filtrer. Ajouter une cuillérée à soupe de de miel. Je l'ai corsé de deux gouttes d'HE de citron bio de Calabre au parfum exquis.


Verser la préparation dans un bocal de verre, couvercle fermé. Elle peut se garder une semaine au réfrigérateur indique le livre.
1 cuillérée à café trois fois par jour.

Le goût est bien sûr acidulé. La recette ne précise pas de filtrer, ce doit être un oubli (sinon pourquoi préciser de laisser infuser 20mn? ). Je l'ai fait, le liquide est jaune pâle.
 C'est une façon originale de se doper aux bioflavonoïdes, qui, pour faire vite, favorisent l'absorption de la vitamine C anti-fatigue (donc dans la journée, manger des fruits plutôt que du saucisson, pour que ça serve… ) 



Ceci n'est en rien une ordonnance… si vous êtes malade, allez chez le médecin.

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Rédigé par venezia

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Publié le 24 Septembre 2006

 Voyage olfactif au salon Vivez nature.

L'image ?http://perso.orange.fr/safran2c/Imini-nature/Fleur-043.gif? ne peut être affichée car elle contient des erreurs.-Sentez ce flacon, suggère Brigitte Michel, productrice d'huiles essentielles installée à Aumelas, dans l'Hérault (marque: Garrigue en essentielles, HE aux parfums merveilleux). Je renifle…  Surgit alors, de façon quasi magique, le parfum exact des chemins creux. Odeur d'herbes froissées, vive, un peu rustique, tirant sur la menthe… Je pense tout de suite: menthe pouliot…
¨-Petit calament, révèle Brigitte Michel, qui montre une botte de la plante séchée qu'elle a apportée avec elle à Paris.


                                                        Petit calament (Source ici, excellent répertoire de plantes medicinales)


L'image ?http://perso.orange.fr/safran2c/Imini-nature/Fleur-043.gif? ne peut être affichée car elle contient des erreurs.Le petit calament (nepeta calamintha) ne paie pas de mine: gracile, tiges fines, petites fleurs rose mauve. On le croise au bord des chemins sans réaliser que c'est lui qui les incarne olfactivement. Je n'ai pas résisté. C'est une huile essentielle chère, le calament n'est pas généreux, il donne peu en distillation.

De retour à la maison, le flacon installé sur mon bureau …   j'ai quand même cherché à en connaître plus sur ses vertus.

J'ai découvert que l'idée de menthe pouliot n'était pas si nulle, puisqu'on appelle parfois le petit calament fausse menthe pouliot. Il appartient, comme elle, à la famille des labiées (ou lamiacées). Les huiles essentielles des deux plantes renferment deux constituants neurotoxiques: menthone et pulegone. On doit donc les utiliser avec beaucoup de précautions. (Par exemple, recommandations pour l'utilisation de l'HE de menthe pouliot ici)

L'image ?http://perso.orange.fr/safran2c/Imini-nature/Fleur-043.gif? ne peut être affichée car elle contient des erreurs.Selon l'index de la flore de France dressé par l'INRA, le calamintha nepeta s'appelle aussi melissa calamintha. Il possède plein d'autres synonymes, ce qui laisse entendre qu'il était très familier aux ramasseurs de médicinales, prompts à baptiser leurs trouvailles. On le nomme par exemple baume sauvage, fausse sarriette. Il dégage une odeur "douce et agréable" souligne le Dictionnaire des plantes qui guérissent (Larousse 1972). Je ne trouve pas l'odeur de l'HE particulièrement douce, mais enfin…
C'est plutôt une plante méridionale. (Mes souvenirs de chemins creux viennent du Sud-Ouest).



L'image ?http://perso.orange.fr/safran2c/Imini-nature/Fleur-043.gif? ne peut être affichée car elle contient des erreurs.A la table des herbes
Dans son Tour de France d'un botaniste gourmand (Plon), François Couplan livre une recette de soupe de poissons au calament (fleurs et feuilles). Mais il fait cuire la plante une demi-heure, ce qui me semble beaucoup pour des fleurs…

Il existe aussi un grand calament (calamintha grandiflora), apparemment moins rustique de goût, que le chef cuisinier Marc Veyrat utilise dans des recettes (Herbier gourmand, réalisé avec François Couplan, Hachette, aussi intéressant pour les commentaires olfactifs sur les plantes que pour les recettes). Pour  présenter la plante, quelques remarques intéressantes.
«Dans le Massif Central, la plante (le grand calament) est connue sous le nom de thé d'Aubrac, que l'on prenait jadis en infusion, à la place du thé noir. En Savoie, on l'appelait "mélisse sauvage" et l'usage était de la mettre à macérer dans de l'alcool avec du sucre pour obtenir une liqueur exquise».

*Le petit calament, lui, entrait dans la préparation de l'eau d'Arquebusade, destinée à soigner les blessures (à l'arquebuse… ) par voie interne et externe. On l'obtenait en macérant puis en distillant 17 plantes, dit mon Larousse. 75 compte un site suisse affirmant détenir la vraie recette…  Il présente son eau vulnéraire préparée avec des plantes des Alpes suisses comme une panacée…  à tel point qu'on se demande même pourquoi il n'y a pas plus d'immortels dans les Alpes… 

Retour au grand calament : «Le parfum du calament à grandes fleurs est mentholé, déilcat, subtil, mais également vif avec une note fugace de grenadine. Marc (Veyrat) qui considère cette plante comme une grande découverte, estime qu'elle en fait trop, qu'elle cherche au fond à se faire remarquer, mais qu'il est difficile de lui faire tenir ses promesses.  (… ) Le secret: ne pas travailler la plante à chaud mais à tiède».
Suivent deux recettes l'une avec des huitres, l'autres pour aromatiser un yaourt. `


*L'idée de l'huitre me semble très ingénieuse, car à la réflexion, j'ai trouvé une petite note iodée dans l'HE de petit calament.


L'image ?http://perso.orange.fr/safran2c/Imini-nature/Fleur-043.gif? ne peut être affichée car elle contient des erreurs.Propriétés médicinales du petit calament
L'infusion (5 à 6 g par tasse d'eau bouillante, infusion 10mn) est digestive, agit contre l'aérophagie,contre les vertiges et les maux de tête d'origne digestive. Au Moyen Age, on la préconisait notamment contre le hoquet (Larousse), indication reprise dans le très sérieux Guide pratique de phytothérapie de R. Fauron et R. Moatti (Maloine, 1984).
Selon Nicolas Culpeper, les feuilles bouillies dans du vin font transpirer et libèrent «les obstructions du foie et de la rate». Marie-Antoinette Mulot le présente aussi comme un tonique intellectuel.

Sirotons du petit calament en tisane, enivrons nous du parfum des chemins creux, mais prudence avec l'utilisation de l'huile essentielle.

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Rédigé par venezia

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Publié le 22 Septembre 2006

 Tout est dans le titre ou presque…

Il y a peu, j'ai terminé un gel d'aloe vera de Pur Aloe que je détournais en déodorant. Pour avoir testé un autre gel de Pur Aloe qui ne fonctionnait pas… j'ai découvert que dans l'un- celui qui désodorisait- il y avait du lonicera japonica (chêvrefeuille japonais)… mais pas dans l'autre. Or le lonicera japonica, qui est utilisé comme conservateur "naturel", renfermerait en fait soit du phenoxyethanol (d'où son pouvoir de conservation…) comme l'explique -le bien informé- Copaïba sur ce forum, soit, plus grave, un dérivé de formol (source: le même forum). Bref, il n'est pas net, comme le laisse aussi entendre Rita Stiens dans son livre sur les cosmétiques naturels que j'ai pu lire, mais qui n'est toujours pas sorti…
Donc exit le gel.

J'ai tenté les pulvérisations au vinaigre…  insuffisantes pour les longues journées et pas franchement sexy comme parfum.


                                                       Fairies and flowers de Warwick Goble
                                      
                                                       (Je sous-titrerais volontiers: les fées n'ont jamais de soucis de dessous de bras…)

L'image “http://perso.orange.fr/safran2b/SmiliesKaos/pompom-mauve.gif” ne peut être affichée car elle contient des erreurs. J'ai donc cherché à partir de poudres parfumées… et… l'effet désodorisant  fonctionne vraiment. J'ai pioché dans mes ingrédients favoris: poudre indienne de rosa alba (Hesh), amidon de riz NS stérilisé (à mon avis, on devrait pouvoir essayer également avec de la maizena), poudre d'iris de Florence (Santa Maria Novella).
La particularité de ces trois poudres: leur très grande finesse. Le fini a donc un toucher très satiné. J'ai corsé avec des huiles essentielles: ylang ylang … et patchouli (noon… ce n'est pas lui qui domine, il se fait tout discret derrière les autres parfums). Ce qui donne, comme formule et façon de faire:


L'image “http://perso.orange.fr/safran2b/SmiliesKaos/pompom-mauve.gif” ne peut être affichée car elle contient des erreurs. Verser dans un pot en verre, posé sur une balance:
-5g amidon de riz NS,
-4g poudre d’iris,
-6g poudre de pétales de rose.

-Ajouter ensuite 10 gouttes d'huile essentielle d'ylang ylang, bien remuer avec une baguette par exemple pour éviter les grumeaux. Fermer le couvercle et secouer le pot. Rouvrir.
-Ajouter 4 gouttes d'huile essentielle de patchouli, même procédé.

La poudre est d'un rose pâle évanescent… et d'un parfum excessivement délicat. Je la passe avec une houpette plate en coton sur les aisselles. Ça ne tâche absolument pas les vêtements. L'effet désodorisant fonctionne, sur moi, une journée entière (pièces ou métros surchauffés inclus).



L'image “http://perso.orange.fr/safran2b/SmiliesKaos/pompom-mauve.gif” ne peut être affichée car elle contient des erreurs.Pourquoi la poudre d'iris? Pour ses propriétés desodorisantes, et pour sa consistance un peu "moelleuse", qui évite au mélange de voleter partout. Attention, elle peut provoquer des réactions allergiques. La tester impérativement avant. En tant que Princesse au petit pois, je supporte.
Pourquoi l'amidon? Pour ses capacités d'absorption.
Pourquoi la poudre de rose? Parce que ça me plait… pour ses propriétés légèrement astringentes et pour sa pâleur. Avec des roses rouges réduites en poudre, je craindrais de teinter trop le mélange.
Pourquoi le patchouli? Parce qu'il calme les irritations et qu'il a des vertus désodorisantes.
Pourquoi l'ylang ylang? Pour son parfum exquis et euphorisant. (Weleda en met dans son deodorant à la rose musquée).

On pourrait bien sûr varier les plaisirs olfactifs…


Hommages: -je voudrais saluer ce site voué aux fées, d'où vient l'illustration et d'autres que j'ai déjà affichées sur ce blog.
-et cet autre site pour ses irrésistibles mini-gifs…

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Rédigé par venezia

Publié dans #déodorants: grattounettes - poudres - pschitts - etc

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Publié le 18 Septembre 2006

Je répondrai: Oui et non, après ma visite d'aujourd'hui à ce salon qui s'est tenu à l'Espace Champerret.

L'image “http://perso.orange.fr/safran2b/Imini-gif6/singe66.gif” ne peut être affichée car elle contient des erreurs.Non:
 -Quand j'ai découvert, effarée, le prix d'une "préparation pour cheveux à base de shikakai" le fameux "bousillant de saleté" cher à Hooly…  32€ sur le stand Vedicare (une boite de shikakai vaut 1,69€ dans les boutiques indiennes).

-Quand sur un autre stand, j'ai demandé à la vendeuse dans quelle huile avait macéré la paquerette de l'huile de paquerette proposée, et qu'elle m'a répondu gentiment, mais sans manifestement avoir été briefée… que c'est de l'huile issue de paquerette (or il s'agit toujours de macérat huileux). 
- Devant la prolifération de produits cosmétiques onéreux…  alors qu'il y avait peu de vendeurs de matériaux bruts: huiles végétales, essentielles, hydrolats  (sauf des savons d'Alep à toutes les sauces).
-A mon goût, cela n'engage que moi- devant le manque d'explications pour la partie réservée à l'ayurveda… où se côtoyaient de multiples stands semblant proposer plus ou moins la même chose sans aucun vrai fil conducteur pour le néophyte…


L'image “http://perso.orange.fr/safran2b/Imini-gif6/singe66.gif” ne peut être affichée car elle contient des erreurs.Oui, quand même, pour quelques rencontres:

-Un petit producteur de plantes médicinales, (Phytovienne), installé dans le haut Poitou (label Nature et progrès et AB) proposant des plantes séchées, mélangées ou pas, pour la cuisine ou pour se soigner, des sirops de plantes et des vins macérés. Il m'a dit qu'il sera présent sur le salon "Paris fermier".

J'ai -enfin- une explication- est-ce la bonne? - pour l'absence de camomille allemande dans les rayons des herboristeries.
Ses fleurs, plus petites que celles de la camomille romaine, sont plus fastidieuses à cueillir… (et ça coûte cher en main d'œuvre). Par ailleurs,  il faut les ramasser au bon moment. Si on attend qu'elles aient grossi, elles ont tendance à se défaire en s'éparpillant…
J'ai fait l'acquisition d'un mélange apaisant de dix variétés de basilic dont je suis en train de savourer l'infusion tout en rédigeant cet article. Pour les curieux, les dix basilics sont les variétés citron, cannelle, réglisse, anis, grec, marseillais, grand vert, thai, pourpre, indien.

-Une jeune femme, Nelly Saby, qui a fondé avec d'autres comparses "Ayurveda en France", pour regrouper les professionnels en ayurveda. Elle-même va régulièrement en Inde (à Poona) où elle s'est formée et où elle exerce dans un dispensaire. J'ai appris qu'il y avait plusieurs lieux réputés de formation ayurvedique dans le nord du sous-continent, dont Poona (je connaissais surtout ceux du Kérala). Elle s'est spécialisée en nutrition. Elle ne cherchait pas à vendre quoi que ce soit et parlait -très bien- de ses expériences.

L'image “http://perso.orange.fr/safran2b/Imini-gif6/singe66.gif” ne peut être affichée car elle contient des erreurs.Sur le stand, j'ai acheté «La divinité des plantes, un guide ayurvedique de phytothérapie» de David Frawley (une des grandes pointures de l'ayurveda) et Vasant Lad (ed. Turiya), passionnant, car il propose, entre autres, un décryptage ayurvedique des plantes médicinales européennes les plus courantes (et des indiennes les plus importantes bien sûr).

*Si j'en choisis une au hasard… notre amie la rose
L'image “http://mamidoo.free.fr/html/gifs/nature/fleurs/rouge/rouge_02.gif” ne peut être affichée car elle contient des erreurs.par exemple, sa saveur: est l'amer, le piquant, l'astringent, le doux. Son énergie est rafraichissante, son effet post digestif est doux. Le raffinement ayurvedique consistant notamment à souligner ces nuances. Je ne détaille pas le reste…
 
*Suggestions de tisanes selon les trois doshas (les  trois types fondamentaux de constitution humaine)
Kapha: la plupart des tisanes conviennent sauf les plantes douces et formatrices de mucus comme la réglisse;
Pitta: éviter les plantes chauffantes et piquantes.
Vata: priligégier une combinaison de piquantes et  douces, éviter les amères, astringentes et rafraichissanrtes.
Tisanes recommandées pour tout le monde: camomille, fenouil, centella, menthe poivrée, pétales de rose, sauge, menthe verte.
Je rappelle néanmoins que la sauge nuit à la montée de lait chez les femmes qui allaitent, et que, faute de connaissances précises, mieux vaut éviter sa consommation pendant la grossessse. A la différence de l'huile essentielle, la tisane ne contient que très peu de tuyone, neurotoxique.

J'en reste là avec ce livre, ces quelques extraits ayant aussi pour but de vous inciter à le lire ou au moins à le consulter… Comme le répète ma chère Bluetansy à longueur de blog, les auteurs vivent de la vente de leurs œuvres.

J'ai quelques autres livres dans ma besace, mais point trop n'en faut…

L'image “http://perso.orange.fr/safran2b/Imini-gif6/singe66.gif” ne peut être affichée car elle contient des erreurs.

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Rédigé par venezia

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Publié le 16 Septembre 2006



Il y avait longtemps que je voulais essayer cette recette, qui aurait été mise au point par Hildegarde de Bingen, expérimentatrice médiévale chère à mon cœur. La recette proposée par ce site (lesjardinsdhildegarde), qui vend aussi les biscuits tout faits, renferme du sucre. Or à l'époque d'Hildegarde, au XII° siècle, on utilisait surtout le miel pour les desserts, le sucre étant alors considéré comme un médicament. Mais ces biscuits étaient censés "disperser l'amertume"… , c'est à dire soigner… pourquoi pas…
J'ai voulu tester avec du miel seul. Résultat peu concluant. Sans sucre (élément sec), il faut alors beaucoup plus de farine pour dompter la consistance, liquide, et le résultat devient trop… farineux.

L'image “http://perso.orange.fr/safran2b/Imini-paques/Chris.gif” ne peut être affichée car elle contient des erreurs.Les épices au cœur du mélange: girofle, cannelle et muscade, sont trois des piliers de la cuisine médiévale, autant pour leur goût que pour leurs propriétés médicinales. Cf ici pour les caractéristiques de cette cuisine.
Autre ingrédient cher à Hildegarde, et dont je raffole: la farine de petit épeautre, exquise à la cuisson et qui donne une belle couleur ambrée. Pour Hildegarde, «l'épeautre rend gai et joyeux».

J'ai fait divers essais pour fignoler la recette. Je donne les proportions minimales (à partir de celles fournies sur "lesjardinsdhildegarde", parfaites). Il suffit de multiplier selon la gourmandise.

L'image “http://perso.orange.fr/safran2b/Imini-paques/Chris.gif” ne peut être affichée car elle contient des erreurs.Pour huit à dix biscuits environ:

45g de beurre
35g de sucre roux bio
17,5g de miel
1 jaune d'œuf
125g de farine de petit épeautre (bio)
3g de muscade rapée
3 g de cannelle moulue
12 clous de girofle moulus

Allumer le four à 180°
Faire fondre doucement le beurre. Incorporer le sucre, le miel, le jaune d'œuf en tournant.
Dans un saladier, ajouter, en remuant, les épices à la farine.
Verser dessus le mélange à base de beurre et travailler le tout à l'aide d'un fouet à sauce. La pate se décolle bien du saladier.
L'etaler ensuite sur un plan de travail fariné à l'aide d'un rouleau. Les biscuits seront meilleurs s'ils ne sont pas trop fins et gardent un peu d'épaisseur.
Découper des formes à l'emporte pièce, les poser sur une plaque revêtue de papier sulfurisé.
Cuisson: 13mn (à mon four). Il faut sortir les biscuits encore légèrement mous. Ils durcissent en refroidissant.
                                                   

L'image “http://perso.orange.fr/safran2b/Imini-paques/Chris.gif” ne peut être affichée car elle contient des erreurs. Pour obtenir des gâteaux bien parfumés: mieux vaut partir des épices entières et  les réduire en poudre.
Pour la noix muscade, c'est facile, une râpe suffit.
Pour la cannelle et les clous de girofle, j'ai longtemps cherché et j'ai suivi un conseil judicieux en faisant l'acquisition d'un moulin à café en inox à lame amovible (Seb) impeccable. Il est d'aileurs aussi employé pour moudre les grains de céréales dans certaines cliniques de santé helvétiques. Avis aux végétariennes…


Les biscuits seront dégustés par exemple en lisant, pour rester dans l'ambiance, la balade proposée par Lunemalo dans un jardin médiéval ou l'éloge hildegardien de Bluetansy…  

                                                            Image découverte sur ce délicieux blog voué au fées de toutes sortes…


Gourmand, réjouis-toi: selon Hildegarde de Bingen, ces biscuits «dispersent l'amertume qui est dans ton cœur, ils l'apaisent et l'ouvrent. Mais ils ouvrent aussi tes cinq sens, te rendent gai purifient tes organes sensoriels, réduisent les humeurs nocives et donnent à ton sang une bonne composition. Ils te rendent robuste et joyeux et efficace dans ton travail… »

… tant de bénéfices avec quelques biscuits… que demander de plus?


Pourquoi j'aime beaucoup Hildegarde de Bingen?

-parce que sa réputation a été assez sulfureuse pour que l'Eglise ne la canonise pas -donc elle n'est pas sainte-… malgré ses talents multiples.
-parce que si elle semble avoir recueilli ses remèdes lors de visions mystiques, elle a aussi soigné à tour de bras les pélerins qui venaient à son monastère et n'a jamais séparé la théorie de la pratique.
-parce que c'était une âme indépendante et une musicienne inspirée.

(pas de photos pour mettre en scène ces gâteries médiévales… mon appareil étant en clinique)

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Rédigé par venezia

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Publié le 13 Septembre 2006

J'avais découvert le bonheur des jus frais au Brésil il y a belle lurette (la lurette, en la circonstance, frisant les 30 ans…) … mais il a fallu que j'attende la généralisation des blenders en France, il y a une dizaine d'années, pour me lancer dans l'aventure. Bien avant qu'un jus ne soit rebaptisé smoothie.

Tous les matins donc, jus de fruit frais au menu… ce n'est pas une corvée, mais un délice devenu quasiment indispensable. Les jus sont préparés au blender. Avantages:
-l'appareil se nettoie très facilement (plus vite qu'une centrifugeuse)
-les fibres ne sont pas éjectées, donc, le jus est plus épais.


                                                           Warwick Goble, Three Spirits Mad with Joy

L'image “http://soleilimg1.free.fr/gifs/nourriture/fruit/fruit052.gif” ne peut être affichée car elle contient des erreurs. Les techniques de base

-Je mélange souvent fruits frais et fruits surgelés. Fournisseur pour les surgelés: Picard. Chez eux, j'adore les framboises brisées du Chili, la salade de fruits rouges, les myrtilles sauvages, les litchis, l'ananas. J'aime moins: la mangue, un peu fibreuse, les oreillons d'abricots, décevants.

-Je rajoute toujours un peu d'eau, du sucre roux, et des glaçons
même quand mes premiers blenders ne pilaient pas la glace.

-L'été, je peux utiliser une pointe de sorbet (framboise par exemple)  pour remplacer des fruits surgelés.

-J'évite d'utiliser des fruits surgelés seuls, car le jus manque alors de "matière vivante". Je rajoute toujours un peu de fruits frais, ne serait-ce qu'une petite pomme.

-Deux raviveurs de goût: le citron, pelé à vif et le gingembre frais, pelé, en rondelles.
En saison, les citrons de Menton sont une petite merveille dont le parfum transfigure le jus le plus banal.

-J'emploie beaucoup de fruits frais bio, les pomelos bios notamment sont particulièrement parfumés… et on en trouve parfois des français, ce qui diminue la facture écologique du transport.


L'image “http://soleilimg1.free.fr/gifs/nourriture/fruit/fruit002.gif” ne peut être affichée car elle contient des erreurs.Les proportions
Pour deux verres, je compte par exemple: un pomelo, deux cuillérées à soupe de framboises brisées, deux cuillérées à soupe de sucre roux, 8 glaçons, 10cl d'eau.
L'eau se dose selon les fruits bien sûr. J'en mets plus quand il y a des fruits surgelés dans le mélange.


L'image “http://soleilimg1.free.fr/gifs/nourriture/fruit/fruit052.gif” ne peut être affichée car elle contient des erreurs. Mélanges préférés

Fruits frais + surgelés
-pomelo rose+ framboises brisées surgelées
-pomelo rose + litchis surngelés
-peches blanches+ framboises brisées surgélées
-peches blanches+sorbet framboise
-nectarines blanches-myrtilles surgelées
-pomme+litchis congelés
-pomme+ananas surgelé+gingembre
-poires+myrtilles congelées (ou salade de fruits rouges)
-fraises-framboises brisées surgelées ou myrtilles surgelées
-oranges maltaises-framboises brisées surgelées.

 Fruits frais monogoût
-pêches ou nectarines blanches
-abricots (avec une pointe de gingembre, pas mal du tout aussi)
-ananas
-fraises, le grand luxe
-oranges maltaises, un régal. Très digestes pour les foies fragiles  ne supportant pas les jus d'orange matinaux.

Mélanges de fruits frais
-
nectarines blanches-fraises
-fraises-fruits de la passion
-ananas-pomme-gingembre.
-fraises-gingembre
-poires-citron-gingembre.

L'image “http://soleilimg1.free.fr/gifs/nourriture/fruit/fruit002.gif” ne peut être affichée car elle contient des erreurs.Les matins d'hiver sont métamorphosés par un simple jus de  pomme-banane-gingembre-citron.




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Rédigé par venezia

Publié dans #boissons

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Publié le 12 Septembre 2006


L'image “http://soleilimg1.free.fr/gifs/fantastique/fees/fee073.gif” ne peut être affichée car elle contient des erreurs.
Après la théorie fleurie, la pratique…

Que peut on faire avec rosa gallica et rosa alba?


 L'image “http://soleilimg1.free.fr/gifs/fetes/artifice/feux002.gif” ne peut être affichée car elle contient des erreurs.Rosa alba
Avec la poudre de rosa alba (Hesh), j'ai testé trois formules.

-masque-démaquillant éclair: tout simplement diluer un peu de poudre de rosa alba avec de l'eau minérale, ça sent bon, on étale doucement sur le visage, on tapote, on rince,…  et on a bonne mine.

-masque éclat: mélanger moitié poudre de rosa alba, moitié argile rouge (1/4 cuillérée à café de chaque), diluer avec un peu de miel (1/4 cuillérée à café aussi) et de l'eau minérale. Appliquer, ne pas s'effrayer de l'effet peau rouge, rincer. Je ne laisse quasiment pas poser. Teint hyper lumineux assuré. A pratiquer le soir pour la bonne mine du lendemain, quand on a une journée chargée au programme.

-Rinçage pour les cheveux: macération de vinaigre de cidre, de feuilles de sauge grecque et de poudre de rosa alba. Filtrer au bout d'un mois. Le liquide prend un aspect relativement peu engageant car la poudre, particulièrement fine, fait un peu boue en se diluant. Mais à raison d'une cuillérée à café dans la dernière eau de rinçage, c'est pas mal du tout. En revanche, pas d'odeur de rose. Je compte également le tester en déodorant.




                        
                                           (The Fairy Queen takes an airy drive
- Richard Doyle)



 L'image “http://soleilimg1.free.fr/gifs/fetes/artifice/feux002.gif” ne peut être affichée car elle contient des erreurs.Rosa gallica
Ce sont des roses bio proposées par Altaïr en paquet de 25g. Elles dégagent un exquis parfum. Je supprime le cœur avant de les utiliser. Il faut aussi ôter la partie blanche, amère, à la base des pétales…  je le fais avec des petits ciseaux.
J'en suis encore au stade des macérations.

 
-Vin de rose: macération de pétales de rosa gallica dans du vin rouge (comme vin, j'ai choisi de la Syrah, naturellement "poivrée"). J'expérimente la merveilleuse recette de l'un de mes blogs favoris, olharfeliz, tant il est à la fois érudit, gourmand, et planant. C'est la recette du vin de rose selon Apicius, célèbre gastronome de l'Antiquité.

-Huile parfumée pour le visage: macération de pétales de rosa gallica dans de l'huile de jojoba en compagnie de vanille de Madagascar, en espérant retrouver le parfum de l'huile de la marque anglaise Spiezia.

Infusion:
-feuilles de mélisse fraiche et pétales de rosa gallica: goût délicat et couleur ambrée du breuvage. Mais  avec la chaleur, les pétales de rosa gallica se décolorent et virent au gris-rose.
                                                                                       L'image “http://soleilimg1.free.fr/gifs/fantastique/fees/fee073.gif” ne peut être affichée car elle contient des erreurs. 

    

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Rédigé par venezia

Publié dans #green cosmétique

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Publié le 5 Septembre 2006

L'image “http://mamidoo.free.fr/html/gifs/nature/fleurs/rouge/roses002.gif” ne peut être affichée car elle contient des erreurs.Après les roses rouges, les blanches… L'image “http://mamidoo.free.fr/html/gifs/nature/fleurs/blanc/blanc_18.gif” ne peut être affichée car elle contient des erreurs.



Croyant en avoir fini avec les roses, je trainais devant une tasse de thé… en feuilletant le catalogue de Spiezia enfin retrouvé. Et là, que vois-je en face de leur fameuse huile jojoba-rose-vanille dont le parfum me ravit? Une petite photo de rose… blanche. Modeste rose, légèrement double, avec étamines jaunes très apparentes, du pur style églantine (rosa canina).

Et dans ce même catalogue, indication de ia formule magique, mais différente de celle de leur site : il ne s'agirait pas de pétales de rose mais de «rosebuds»… boutons de rose… Que croire? Les seuls boutons de rose employés en cosmétique que j'ai trouvés sont des centifolia, … roses et non blancs.

Deux doutes d'un coup… J'ai envoyé un mail à Spiezia… sans réponse jusqu'à ce jour … et j'ai repris mon enquète, cette fois-ci sur la trace des roses blanches.


                                       
                                                 Rosa x alba Semi-plena ou suaveolens, qui serait la rose blanche bulgare utilisée pour produire HE et hydrolat (illustration tirée de ce site)

Il existe en effet une très ancienne espèce de roses: rosa alba, (comme il existe rosa damascena ou gallica) que j'avais un peu vite écartée dans mon enquête précédente, car on la présente la plupart du temps comme non médicinale. Elle serait un croisement naturel entre l'églantine (rosa canina) et la rose de Damas. (voir ce joli site dédié aux roses).


                                                 Rose cuisse de nymphe émue, du catalogue André Eve


Parmi les rosa alba, on trouve par exemple les fameuses roses
«cuisse de nymphe» et «cuisse de nymphe émue» évoquées par Colette, dont les noms me ravissent, et que le rosiériste André Eve présente sur son catalogue. Ou la rose d'York, rendue célèbre lors de la guerre civile anglaise des deux roses au XV° siècle (la rose blanche était l'emblème de la maison d'York tandis que l'autre camp, celui des Lancastre brandissait une rose rouge). Selon ce site la rose d'York possède des «fleurs très parfumées, presque doubles, d'un rose carné qui pâlit jusqu'au crème rosé». Car rosa alba va du blanc pur au rose pâle.

Où chercher la rosa alba?
Deux pistes s'ouvraient à moi.

L'image “http://mamidoo.free.fr/html/gifs/nature/fleurs/blanc/blanc_18.gif” ne peut être affichée car elle contient des erreurs.La piste bulgare. La rose blanche est utilisée pour son parfum en Bulgarie. Selon les sources, elle serait:
-soit une rose blanche, une vraie rosa alba.
 Voir cette adresse, où Jan Salko, une américaine tombée amoureuse des roses bulgares avance être la (seule?) productrice d'huile essenteille de rosa alba bio.
Ou ailleurs, sur le site dont provient la photo de la semi-plena: il est dit que ce rosier,« moins odorant mais plus rustique que Rosa x damascena serait encore cultivé en Bulgarie et utilisé pour la fabrication de l'eau et de l'essence de roses». 
-soit une variété, blanche, de Damascena.
Pas d'usage médicinal revendiqué. Mais il existe un hydrolat de rosa alba.

L'image “http://mamidoo.free.fr/html/gifs/nature/fleurs/blanc/blanc_18.gif” ne peut être affichée car elle contient des erreurs.La piste indienne, plus prometteuse.
Rose, c'est gulab en Indi et dans d'autres langues du sous-continent. Rose blanche se dit sevati gulab. Et là, bingo, j'ai enfin trouvé des emplois médicinaux à la rose blanche, ce qui contredit les sources européennes.

«Dans mon enfance, ma grand mère me donnait une cuillère de gulukand avec une tasse de lait chaud trois fois par semaine. Elle mélangeait des pétales de rose frais et propres avec une solution de sucre et les laissait au soleil. Quelques jours plus tard, en pressant, frottant entre ses mains, elle les transformait en pate épaisse. Elle appelait ça gulukand (conserve de roses). Elle remplaçait parfois le sucre par du miel.
Le Gulukand fait avec des chaiti gulab (roses de mars-avril) et des sevati (roses blanches sauvages cueillies sur les collines) ont une valeur médicinale supérieure à celles des autres roses. Elles fortifient l'estomac et le cerveau» écrivait un lecteur du Tribune of India de Chandigath en septembre 2001.

Sur un forum de cuisine (en anglais) j'ai trouvé cet post délicieux : «A Lucknow, ma grand mère évoque son chef faisant du gulukand avec des roses  Shweta (littéralement blanc brillant) blanches très parfumées. La confiture aurait une belle couleur crème».

En Europe on a aussi, pendant très longtemps, fabriqué de la "pate de roses". Destinée aux tuberculeux, elle était préparée avec des roses… rouges.

Avis aux heureuses jardinières en possession de rosa alba, le gulukand (ou gulkand) est désormais à leur portée, le vrai, sans cuisson. Car on trouve d'innombrables sites on l'on vend de ce confit, très employé en médecine ayurvedique, mais les pétales sont souvent cuits avec le sucre, ce qui change tout … Cette recette rappelle que l'Inde fut longtemps sous la domination des Moghols, qui ont dû venir avec leurs roses et leurs recettes suaves dans leurs baluchons.

L'image “http://mamidoo.free.fr/html/gifs/nature/fleurs/blanc/blanc_18.gif” ne peut être affichée car elle contient des erreurs.Autre source pour les gourmands: l'ouvrage «Les meilleurs currys indiens» de Camellia Panjabi (A. Michel), traduit de l'anglais et d'une grande précision dans la description des épices comme des recettes.
p.53: sous la rubrique les épices utilisées pour leurs arômes, on trouve de la … poudre de pétales de rose (gulab).
«Les pétales de rose s'utilisent en poudre pour parfumer marinades et plats de viande. Cette tradition se retrouve aujourd'hui dans les spécialités mogholes de Lucknow, en particulier dans les kormas subtilement colorés et aromatisés come le korma blanc. La rose indienne est une petite fleur à doubles rangées de pétales, beaucoup plus parfumée que les variétés occidentales. Pour une utilisation en cuisine, les meilleures sont les petites roses de la région d'Udaipur (où elles étaient utilisées pour distiller une liqueur, (le gulab) de Mysore et des environs de Kanauj dans le nord de l'Inde. Les pétales séchés au soleil sont ensuite réduits en poudre pour leur usage culinaire. Outre ses vertus rafraichissantes, la poudre est aussi astringente et anti-inflammatoire». La couleur n'est pas précisée.

Mais en donnant la recette du korma blanc, l'auteur précise en introduction: «ce korma aromatique et peu épicé est un mets de prince musulman, inspiré de la cuisine moghole. Lempereur moghol Chah Jahan, qui fit édifier le Taj Mahal, avait coutume de donner, les nuits de pleine lune, des banquets placés sous le signe de la blancheur dans le fort d'Agra. La terrasse du fort, recouverte de tapis blancs, était décorée de fleurs blanches et les invités, tous vêtus de blanc, dégustaient de mets entièrement blancs».

L'image “http://mamidoo.free.fr/html/gifs/nature/fleurs/blanc/blanc_18.gif” ne peut être affichée car elle contient des erreurs. Je rêve alors aux pétales de roses … blanches éparpillés partout, avec de la poudre de… rosa alba glissée dans les kormas…


… Enfin, je n'oublierai pas de citer dans mon voyage sur la piste de rosa alba, la poudre vendue par Hesh, à la fois destinée aux cheveux et en masque sur le visage, car c'est elle qui avait attiré mon attenion.


Mais si maintenant, je peux préparer du gulkand parfumé car j'en ai la recette, je ne sais toujours pas le nom et la couleur des roses de l'huile de Spiezia…



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Rédigé par venezia

Publié dans #botanique

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Publié le 3 Septembre 2006

L'image “http://mamidoo.free.fr/html/gifs/personnages/anges/fee_08.gif” ne peut être affichée car elle contient des erreurs.Ayant passé commande Outre-manche -et reçu- des ingrédients rares et intéressants pour les popotes cosmétiques ou médicinales maison, je livre mes nouvelles adresses. Même avec les frais d'envoi, les tarifs restent souvent plus compétitifs que sur beaucoup de sites français. J'avais commencé à régarder du côté des sites anglais il y a deux ans quand je cherchais désespérement en France du beurre de cacao bio.




Luminescents

L'image “http://perso.orange.fr/safran2b/Imini-gif7/oiseau35.gif” ne peut être affichée car elle contient des erreurs.Pour ses hydrolats rares, -mais non bio-. Patchouli, formidablement parfumé, que je vaporise sur un mélange à base de vinaigre comme déodorant. Ylang ylang, au parfum très (trop) discret, mais incroyablement doux pour le visage. A ce jour, c'est le seul hydrolat que je supporte pur. Egalement du pamplemousse.
J'ai échangé quelques mails avec David Cartwright, le créateur du site (et d'une boutique à Wimbledon), adorable. Il m'a assuré que l'on pouvait utiliser ces hydrolats dans la cuisine. 
-pour ses 170 huiles essentielles-non bio-, dont certaines extraites de plantes indiennes et 28 absolues dont 5 de roses, et une de feuille de tomate.



Crabbe & Wilde botanicals.

L'image “http://perso.orange.fr/safran2b/Imini-gif7/oiseau35.gif” ne peut être affichée car elle contient des erreurs.Comme ils déménagent, on ne peut théoriquement pas commander jusqu'en décembre. J'en avais déjà longuement  parlé ici. Sur leur site, très explicatif, ils proposent, entre autres,
-des huiles rares: moringa, graines de fruits de la passion, pépins de framboise
-des distillations concentrées à l'ancienne, à diluer (eau de la reine de hongrie, aqua Mirabilis, qui sent vraiment comme un panier léger d'agrumes etc. )
-des macérations de monoi au parfum d'une suavité extrème, et sans aucune cochonnerie dedans.
-du beurre de cacao bio au goût de chocolat, du karité non raffiné et issu du commerce équitable…
-de nombreuses teintures de plantes, européennes, indiennes,
-une longue rubrique sur le henné et d'autres plantes tinctoriales.
Très respectueux de la nature, et engagés dans le commerce équitable. Méritent un coup de chapeau.

 

Egalement  testé- et approuvé:

 

Norfolk essential oils

L'image “http://perso.orange.fr/safran2b/Imini-gif7/oiseau35.gif” ne peut être affichée car elle contient des erreurs.Pour leurs hydrolats vigoureux, non bio: rose anglaise exquise, menthe poivrée, et des rares comme encens, myrrhe, santal, camomille allemande.
-pour leurs HE non bio mais au parfum très net (sauf melisse peut etre): j'adore leurs HE de menthe poivrée, de camomille allemande, d'encens, de myrrhe…
Attention: certaines huiles essentielles, classées comme inflammables sont envoyées sous emballage particulier, ce qui plombe nettement la facture. Mais comme les tarifs sont particulièrement intéressants, on arrive néanmoins à s'y retrouver.
Adresse dénichée à l'origine par ma copine Blue qui a heureusement repris son blog passionnant.




Akamuti
L'image “http://perso.orange.fr/safran2b/Imini-gif7/oiseau35.gif” ne peut être affichée car elle contient des erreurs.Pour leurs crèmes minimalistes, leurs excellents ingrédients: plantes et poudres séchées (dont pau d'arco, piedra chanca) beurre de cacao bio, huile de palme rouge formidable, etc. et surtout, leur éthique, fondée sur le commerce équitable.

Et pour rappel, Spiezia et leurs cosmétiques bio sans phase aqueuse, à la merveilleuse texture.
                                                                                                                          
L'image “http://mamidoo.free.fr/html/gifs/personnages/anges/fee_08.gif” ne peut être affichée car elle contient des erreurs.   

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Rédigé par venezia

Publié dans #green cosmétique

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