Publié le 27 Novembre 2007

 J'aime beaucoup les petits gâteaux à base d'amande: faux macarons, coco-cookies à la purée d'amandes, sous-marins verts à la grecque … Ils se conservent bien, ne nécessitent pas un gros ajout de matières grasses, et apportent un vrai sentiment de plénitude à l'estomac quand on les croque…

L'image “http://pagesperso-orange.fr/safran2b/SmiliesKaos/mini15.gif” ne peut être affichée car elle contient des erreurs. Depuis quelques mois, je fais tremper systématiquement les fruits secs avant de les consommer pour les rendre plus digestes; le trempage fait démarrer le processus enzymatique de la germination, ce qui modifie en l'enrichissant la composition chimique des fruits. Mais d'habitude, je réserve ce préalable aux fruits consommés tels quels. Jusqu'à maintenant, quand j'employais des amandes séchées, je les passais au moulin à café pour obtenir de la poudre.


Amandes trempées douze heures et pelées. Un petit germe a déjà pointé son nez, et une fine pellicule d'huile enrobe leur surface. 

L'image “http://pagesperso-orange.fr/safran2b/SmiliesKaos/mini15.gif” ne peut être affichée car elle contient des erreurs. Cette fois ci, j'ai décidé de faire tremper les amandes avant de les utiliser en pâtisserie. Il ne faut pas rêver néanmoins. Je savais que je n'obtiendrais pas des gâteaux vibrants de vie : au dessus de 40°, les enzymes, tout fringants qu'ils soient, se prennent une claque fatale, la cuisson les terrasse. Mais le démon de la curiosité est un diable bien puissant, je voulais essayer pour le plaisir de l'expérience…  J'ai donc mis les amandes douze heure à barboter en changeant l'eau à plusieurs reprises. Puis je les ai patiemment pelées (prévoir un bon reportage à visionner à la télévision. L'opération passera plus vite…)

L'image “http://pagesperso-orange.fr/safran2b/SmiliesKaos/mini15.gif” ne peut être affichée car elle contient des erreurs. Par curiosité, j'ai pesé. Surprise (mais dans le fond, pas surprenant):  les amandes avaient grossi. Je suis partie de 270g d'amandes séchées avec leur peau pour obtenir 330g d'amandes pelées.
Débarrassées de leur robe de bure et légèrement humides, elles ont un aspect laiteux très appétissant; j'ai été étonnée de découvrir qu'après quelques heures, de l'huile commençait à perler à la surface, ce qui les rendait nacrées et encore plus attirantes…


                                          Amandes trempées réduites en grosse semoule au mixer

Puis, il a fallu les réduire en poudre. Premier essai pas du tout concluant avec le moulin à café. Les amandes trempées restent souples et collent obstinément aux parois de l'appareil. J'ai nettoyé péniblement puis j'ai sorti le mixer et cette fois, bingo, j'ai obtenu une mouture semblable à de la grosse semoule.

Ensuite, j'ai fait divers essais. Celui que j'indique, particulièrement minimaliste,  donne un résultat absolument délicieux et je sais que j'en referai souvent (les autres tentatives sont un peu plus expérimentales … et à perfectionner)


                                   Dentelle, très aérée, d'amandes

Dentelles aux amandes et à la rose

100g d'amandes trempées et moulues en grosse semoule
70g de sucre roux
10g de farine de petit épeautre
1 cuillèrée à soupe d'hydrolat de rose (on peut employer de l'eau de fleurs d'oranger ou même de l'eau)

Mélanger les amandes et le sucre, ajouter la farine, mélanger, ajouter l'eau de rose, bien remuer.
J'ai confectionné des petits cœurs épais d'un demi centimètre que j'ai posés sur du papier sulfurisé. Cette procédure n'est pas nécessaire, les cœurs se sont étalés à la cuisson en galettes très fines. La prochaine fois, je me contenterai  de faire des tas assez espacés.
Glisser au four à 210° pendant 12mn.
On obtient les plus exquis des croustillants, de véritables dentelles aux amandes.

Ce qui a dû se passer: le four a séché l'humidité de la mouture d'amandes, ce qui, par retraction, donne cet aspect de dentelle aérée. Les biscuits se conservent très bien dans une boite en métal.

L'image “http://pagesperso-orange.fr/safran2b/SmiliesKaos/mini15.gif” ne peut être affichée car elle contient des erreurs. Ces croustillants accompagnent parfaitement une compote de pommes épicée.
En ce moment, je prépare cette compote pour quelques jours et je m'en régale au petit déjeuner. La recette est simplissime mais délicieuse, c'est la raison pour laquelle je l'indique ici.
 


Compote de pommes épicée

1 kg de pommes (en ce moment des Cox orange, parfumées-acidulées)
1/2 grosse poire
Le zeste d’un demi citron (bio bien sûr) taillé en bâtonnets
1 morceau de gingembre taillé en bâtonnets
10 cardamomes vertes
3 cuil à soupe sucre muscovado*
3 cuil à soupe sucre roux
1/2 verre d’eau
5cl de cognac (facultatif, mais délicieux. En faisant flamber, on élimine l'alcool mais non le parfum)

Peler, couper et épépiner les pommes et la poire, ajouter les épices, l’eau, faire chauffer à découvert et à feu vif en remuant de temps en temps.
Au bout de dix minutes, baisser au maximum, couvrir et laisser cuire au moins un quart d’heure. Les pommes doivent devenir translucides puis foncer un peu. Ajouter le sucre, bien remuer, verser dessus le cognac chauffé et enflammé. Laisser refroidir, puis conserver au froid.

Je rajoute du sucre roux car le muscovado, très parfumé, sucre peu.

Edit: le sucre muscovado (ou moscovado, il y a encore d'autres variantes) est un sucre brut, brun, obtenu directement à partir du jus des cannes à sucre que l'on dessèche et qui cristallise. Il se présente sous une forme granuleuse un peu "mouillée". On dit souvent qu'il a un goût de réglisse ou de vieux rhum… Pour moi, il a un parfum chaud et rond, un peu miellé, et se marie admirablement avec les fruits (avec la mangue ou les fraises, c'est une merveille) dont il n'affadit pas le parfum. Mais il a un pouvoir sucrant plus faible que le sucre roux. Je l'avais découvert il y a une dizaine d'années lors d'un voyage aux Philippines où on l'utilise depuis longtemps et j'en avais rapporté. J'en trouve en boutique bio sans problème. J'en fais une consommation modérée, avec les fruits essentiellement. 

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Rédigé par venezia

Publié dans #notes sucrées

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Publié le 25 Novembre 2007


Je ne mets pas souvent de recettes d'émulsions sur ce blog, … ce qui ne signifie pas que je n'en fais pas… mais comme on trouve un peu partout d'excellentes formules, je ne trouve pas franchement nécessaire de publier les miennes… 

L'image “http://pagesperso-orange.fr/safran2b/Imini-gif7/oiseau30.gif” ne peut être affichée car elle contient des erreurs.Néanmoins, je fais une grande consommation de laits pour le corps, j'en fabrique donc souvent en cherchant des textures un peu fluides et des parfums suaves. Relisant une fois de plus le livre de Donna Maria : Making aromatherapy creams & lotions (Storey books), je me suis laissée tenter par l'une de ses préparations, et j'ai essayé de résister au plaisir… de trop la modifier.
Elle s'appelle the velveteen habit et promet un parfum merveilleux.


Lait d'agrumes pour le corps

Phase huileuse`
5g huile d'inca inchi (merci, Malegria)

5g huile amandons de pruneaux
5g huile de sésame
5g huile de pépins de citrouille
16g huile de coco
10g beurre de mangue
10g cire émulsifiante végétale
4g acide stéarique

Phase aqueuse
120g hydrolat d'ylang ylang
50g eau d'iceberg (eau très peu minéralisée)
20 g  aloe concentré
4 g  glycérine

Troisième phase

40gtes HE (huile essentielle) bergamote
20gtes HE santal
10gtes HE orange sanguine
15gtes extrait CO2 carotte
2gtes HE patchouli
6gtes HE  rose otto diluée
10gtes élixir de fleurs d'Alaska Calling all angels

15gtes extrait de pépins de pamplemousse.

Procéder comme pour faire une émulsion, en veillant à ce que la phase aqueuse soit bien à la même température que la phase huileuse, sinon, ça tourne comme une mayonnaise ratée.  

L'image “http://pagesperso-orange.fr/safran2b/Imini-gif7/oiseau30.gif” ne peut être affichée car elle contient des erreurs.Ce que j'ai modifié par rapport à la formule de Donna Maria:

*Dans la phase huileuse: Donna Maria suggère 20 grammes d'huile d'amandes douces, j'ai préféré panacher les huiles, en privilégiant noyau et graines pour me rapprocher de l'amande, y compris la touche péruvienne d'inca inchi (extraite de graines et appelée aussi fausse cacahuete).

*Dans la phase aqueuse: Donna Maria propose 170g d'hydrolat d'ylang ylang. J'en ai mis 120g, complétés à l'eau d'iceberg, car l'hydrolat d'ylang que j'utilise, celui de Bio Mada, est particulièrement odorant. Par ailleurs, elle met 20g de gel d'aloe, j'ai préféré mettre de l'aloe liquide, plus concentré.

*Dans la troisième phase: j'ai choisi l'huile essentielle d'orange sanguine, au parfum plus chaud que la simple orange. Donna Maria incorpore 6 gouttes d'absolue de cire d'abeille, je n'en n'ai pas, (et il y a une note très amande avec l'amandon de pruneau) j'ai mis à la place, pour le soin, 15 gouttes d'extrait CO2 de carotte. Elle propose 2 gouttes d'absolue de rose, j'ai mis 6 gouttes d'huile essentielle de rose otto diluée.
J'ai rajouté également 15 gouttes d'extrait de pépins de pamplemousse pour la conservation,  j'ai hélàs oublié l'anti oxydant (heureusement que mes préparations filent vite… ), et j'ai aussi versé une dizaine de gouttes d'un élixir de fleurs d'Alaska dont le nom me ravit. Il s'appelle Calling all angels, et j'en rajoute parfois à mes laits corporels pour son petit effet de bouclier psychique si je puis dire.



L'image “http://pagesperso-orange.fr/safran2b/Imini-gif7/oiseau30.gif” ne peut être affichée car elle contient des erreurs.Résultat: j'ai obtenu un lait particulièrement fluide lors de la fabrication. Ensuite il a pris juste assez pour être facilement étalé et vite bu. Le parfum est vraiment délicieux dans une note agrume-épicée… et les proportions sont à retenir car la consistance me semble vraiment parfaite, c'est la raison pour laquelle j'ai choisi de publier la formule. J'ai battu au fouet à capuccino et non au mixer. Donna Maria parle d'une crème. C'est plutôt un fluide qui embaume.

L'image “http://pagesperso-orange.fr/safran2b/Imini-gif7/oiseau30.gif” ne peut être affichée car elle contient des erreurs.Le quatuor de choc d'huiles anti peau sèche

Huile d'amandons de pruneaux: odeur prenante d'amande amère, riche en vitamine E, recommandée pour les peaux sèches et matures. informations ici: (en anglais… )
Huile de sésame: j'en ai déjà parlé ici, pour peaux sèches également et tempéraments Vata, en ayurveda.
Huile de pépins de citrouille: riche en vitamine E et raffermissante. Voir ici
Huile d'inca inchi: Malégria vous dit tout sur cette huile anti peau sèche ici.

Attention: ce lait contient des huiles essentielles d'agrumes, très photosensibilisantes. Ne pas s'exposer au soleil si on en applique sur la peau. C'est donc plutôt un lait d'hiver.


PS: Dans un commentaire récent laissé sur ce blog, Catherine a souligné les propriétés anti rides de l'huile essentielle d'orange…  Ce message a peut être agi comme une injonction subliminale pour que je me mette à confectionner ce lait  …


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Rédigé par venezia

Publié dans #laits - beurres - crèmes corporels

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Publié le 22 Novembre 2007


Après avoir tenté je ne sais combien de crèmes (maison) pour apaiser la peau hypersensible du visage, j'ai changé d'inspiration… L'Effadiane, que j'utilise quand rien ne va plus, a une consistance grasse, quasiment celle d'une pommade. Ma peau pourtant la boit très vite… c'est une émulsion eau dans huile, comme les cérats, avec des propriétés filmogènes … Je me suis donc dit que je ne risquais pas grand chose à essayer une préparation de plus: un cérat pour le visage.  Pour la recette, j'ai respecté les proportions du cérat de la magicienne Michèle, que je trouve parfaites, et que je garde pour tous les cérats.

Les proportions magiques du cérat de Michèle

60% phase huileuse
25% phase aqueuse
15% cire
+anti oxydant et HE

L'image “http://pagesperso-orange.fr/safran2b/Imini-gif5/chat96.gif” ne peut être affichée car elle contient des erreurs. Un cérat, par définition, renferme de la cire qui fait office à la fois d'émulsifiant et de petit manteau protecteur. Comme la cire a des propriétés émulsifiantes moyennes, la quantité de phase aqueuse que l'on peut incorporer doit rester modeste… ce qui rapproche le cérat de la crème Effadiane dont la phase huileuse dépasse les 60%. J'ai bien sûr déjà fait des essais de crèmes avec des phases huileuses importantes, mais pour l'instant, je n'ai pas trouvé la bonne formule et ça ne marche pas terrible pour moi. Peut être une intolérance aux émulsifiants, je ne sais pas.


                                 Berg et son reflet

Phase aqueuse: Meme si elle est restreinte, il en faut. J'ai éliminé les hydrolats que je trouve trop desséchants. J'ai choisi l'eau… mais pas n'importe laquelle. Je cherchais une eau plus "vivante" qu'une eau distillée, et néanmoins la plus pure possible, avec un taux de résidus à sec très bas. J'ai donc passé un certain temps à la Grande Epicerie du Bon Marché à Paris pour éplucher les étiquettes des eaux du monde entier qui y sont proposées  … et j'ai découvert Berg, une eau de glacier, ruineuse si on la boit (3€90 le demi litre), mais finalement plutôt bon marché pour les popottes cosmétiques.
L'image “http://pagesperso-orange.fr/safran2b/Imini-gif5/chat96.gif” ne peut être affichée car elle contient des erreurs. Berg est une eau canadienne qui renferme moins de 10mg de résidus secs par litre, alors que l'eau Rosée de la Reine que j'utilise souvent, pourtant faiblement minéralisée, en contient 18,1mg.
En revanche, j'ai été étonnée de découvrir que Berg avait un PH, basique, de 7,8. (contre 6,12, acide, pour Rosée de la reine).

Phase huileuse: J'ai utilisé un macérat maison que je trouve merveilleusement efficace: celui de rose et de laurier (le laurier est vraiment un excellent anti inflammatoire) dans un mélange d'huiles sésame-tournesol (bio bien sûr). J'ai aussi choisi l'argan pour ses vertus anti rides, et l'huile de jojoba pour la fluidité qu'elle donne aux préparations.

L'image “http://pagesperso-orange.fr/safran2b/Imini-gif5/chat96.gif” ne peut être affichée car elle contient des erreurs. Huiles essentielles:  lavande et de géranium, très douces et aux propriétés cosmétiques reconnues, helichryse contre les rougeurs. 




Cérat calmant

30g huile de jojoba
4g huile d'argan
2g macérat de pétales de rose et de feuilles de laurier dans un mélange huiles de sésame et de tournesol
15g eau d’iceberg
9g cire abeille bio en feuilles

3 gouttes AOX COS (anti oxydant)
1gte HE lavande d'altitude
1gte HE géranium bourbon de Madagascar
1gte HE helichryse italienne


Procédé
 
Choisir une casserole assez grande pour contenir deux petits bols, l'un pour l'eau, l'autre pour la phase huileuse (jojoba+argan+ macérat+cire+anti oxydants). Faire chauffer les deux bols au bain marie en même temps. Eteindre quand la cire a fondu. Incorporer en fouettant au fouet à capuccino l'eau dans la phase huileuse. Ça prend vite en cire sur les bords. Touiller pour tout ramener au centre, très liquide et arrèter de battre.
Celles qui ratent souvent leur cérat peuvent essayer ce truc: incorporer la phase aqueuse en laissant le bol de la phase huileuse dans le bain-marie (éteint et pas trop plein pour éviter les catastrophes si le bol se met à bouger). La chaleur maintenue empèche une prise trop rapide.
Attendre un peu avant d'incorporer les huiles essentielles, bien touiller et verser en pots le mélange encore liquide. Fermer les pots quand le cérat est froid.


Comment appliquer le cérat

Vaporiser très largement la peau à l'eau minérale pour potentialiser l'effet hydratant. Prélèver un peu de cérat avec une spatule (comme on racle la surface d'une plaque de beurre) et l'étaler, d'abord en émulsionnant, puis en lissant. La peau parait grasse, rosit, puis boit tout comme une goulue. Teint frais assuré. Une dartre récalcitrante à tout (y compris à la cortisone) et qui se reformait avec une régularité désespérante a enfin disparu. Et, depuis un mois que je me suis convertie au cérat, la structure meme de la peau a changé, elle me semble -enfin… - moins sensible. Est-ce la potion magique?

Quand le mettre

Soir et matin. Comme il est très couvrant, je laisse souvent reposer la peau sans rien la nuit. Et quand il fait froid, j'en remets dans la journée. Je peux aussi rajouter de l'Effadiane par dessus.

Je combine ce cérat avec l'huile démaquillante dont j'ai déjà donné la recette (clic ici) que j'emploie également sur peau très humidifiée.


                        J'ai trouvé ce petit pot en porcelaine avec couvercle et cuillère en acier, parfait pour les cérats, chez Casa.

Conservation

Comme le cérat renferme juste un anti oxydant mais pas de conservateur:
-n'en prélever qu'avec une spatule pour limiter les risques de contamination.
-ne pas le conserver plus de deux mois, grand maximum.

Je prévois bien sûr des variantes.



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Rédigé par venezia

Publié dans #Cérats

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Publié le 18 Novembre 2007

 
L'image ?http://mamidoo.free.fr/html/gifs/objets/bureau/bureau_62.gif? ne peut être affichée car elle contient des erreurs.J'ai fait l'acquisition de 90 recettes beauté bio à faire soi-même de Sophie Macheteau, dont j'avais découvert les recettes sur le site d'Aroma-zone.Ce livre m'intéresse car il propose des variations de crèmes, d'émulsions, etc. sans jamais utiliser de cire émulsifiante. Et  je suis toujours en quête de nouvelles techniques d'assemblages.

L'image “http://mamidoo.free.fr/html/gifs/pagespersos/fleches/bluarrow.gif” ne peut être affichée car elle contient des erreurs.Quelques reproches néanmoins, notamment sur les précautions d'emploi: si Sophie Macheteau souligne le caractère photosensibilisant des huiles essentielles à base d'agrumes ou renfermant des coumarines, elle n'évoque pas du tout les risques d'allergie liés à la poudre d'iris ou à la propolis qu'elle utilise en conservateur. Je les connais d'autant plus que je suis allergique aux deux, quand j'en emploie dans les produits réservés au visage.
L'image “http://mamidoo.free.fr/html/gifs/pagespersos/fleches/bluarrow.gif” ne peut être affichée car elle contient des erreurs.Par ailleurs, je suis étonnée qu'elle donne comme proportions de base pour une creme bio maison: 20% phase aqueuse et 60% phase huileuse, sans expliquer qu'on peut aussi recourir à de la cire émulsifiante et employer alors d'autres formules. Et elle n'emploie pas le mot cérat, ce que sont en réalité certaines de ses crèmes. Ce qui m'a également surprise c'est qu'elle accorde de six mois à un an de conservation pour des baumes à lèvres renfermant du miel ou du jus de cranberry, ce qui me semble fort optimiste…
L'image “http://mamidoo.free.fr/html/gifs/pagespersos/fleches/bluarrow.gif” ne peut être affichée car elle contient des erreurs.D'autres détails m'ont fait tiquer : 30 gouttes d'HE d'amande amère dans 100ml d'un lait pour le corps, c'est particulièrement saturant. Par ailleurs, il n'est pas  spécifié qu'il faut impérativement  choisir l'HE débarrassée de son acide cyanhydrique toxique. L'hydrolat de cannelle dans un masque pour le visage, je trouve ça un peu risqué, etc

L'image “http://mamidoo.free.fr/html/gifs/pagespersos/fleches/bluarrow.gif” ne peut être affichée car elle contient des erreurs.Ces restrictions faites, le livre est néanmoins précieux. Il expérimente des ingrédients comme le substitut de lanoline, les cires autres que celle d'abeille, des poudres de réglisse, d'acérola, etc., propose des durées de vie pour les produits, et surtout suggère des pistes.

C'est en me plongeant dedans que j'ai d'ailleurs découvert une recette de brume déodorante à la menthe poivrée, dont j'ai surtout conservé les proportions… car je ne suis pas entièrement convaincue par le choix des HE.

De mes précédentes lectures, j'ai en effet retenu que ce sont les HE de santal et de patchouli qui sont particulièrement efficaces comme déodorants.
Je les ai donc mariées. Pour stimuler le duo, je lui ai adjoint une note citronnée, mais feuillue, en petit grain. Comme base, j'ai retenu un couple d'hydrolats qui font très bien la paire: rose-menthe poivrée.

Déodorant parfumé santal-patchouli

50ml hydrolat de rose (celui d'Essensiagua est particulièrement odorant)
50ml hydrolat de menthe poivrée

120 gouttes de Solubol, qui rend miscible les huiles essentielles avec des phases aqueuses
15 gouttes HE santal (santalum album)
10 gouttes HE patchouli (pogostemon cablin)
5 gouttes petit grain citronnier (citrus limon zestes)


L'image ?http://www.pyranautes.com/~safran/2006-halloween-mini/Fleur.gif? ne peut être affichée car elle contient des erreurs.Diluer le solubol avec les HE en touillant bien. Le liquide devient laiteux. Le verser délicatement dans un flacon spray on l'on a déjà mis les hydrolats. Secouer avant emploi.
Le parfum est absolument exquis, …  et sa puissance désodorisante impeccable.

L'image “http://mamidoo.free.fr/html/gifs/pagespersos/fleches/bluarrow.gif” ne peut être affichée car elle contient des erreurs.Attention au risque de photosensibilisation au soleil avec le petit grain citronnier.

L'image “http://mamidoo.free.fr/html/gifs/pagespersos/fleches/bluarrow.gif” ne peut être affichée car elle contient des erreurs.Je n'utilise quasiment plus de déodorant depuis que j'ai adopté le système grattounette…  sauf quand, de temps à autre, je me savonne les aisselles. Ce qui est intéressant avec ce mélange, c'est son sillage…  pour les amatrices de patchouli, bien sûr.


PS: patience, le site d'Essenciagua devrait ouvrir très vite.

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Rédigé par venezia

Publié dans #déodorants: grattounettes - poudres - pschitts - etc

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Publié le 17 Novembre 2007

Une démonstration de la splendeur mystérieuse des fleurs.
 
L'image “http://pagesperso-orange.fr/safran2c/Imini-nature/Fleur-078.gif” ne peut être affichée car elle contient des erreurs. Je prépare des infusions de mauve pour calmer estomac récalcitrant ou gorge irritée. C'est un merveilleux émollient. En général, je me contente de laisser tomber les fleurs dans de l'eau frémissante. Séchées, elles sont d'un ton violet indigo soutenu. J'éteins après quelques secondes et j'attends dix minutes avant de filtrer et de boire. Le goût n'est pas spectaculaire mais le breuvage très efficace. Néanmoins, je n'avais pas le souvenir d'une potion à l'apparence mémorable.

Pourquoi ai-je une fois de plus ouvert le livre de Jean Palaiseul: Nos grands mères savaient (livre de poche) … je ne sais pas (mais je ne suis pas grand mère… juste grand tante).

J'ai donc suivi, pour changer, le making of qu'il préconise… et je n'ai pas été déçue.


                       Après dix minutes de macération à froid, les fleurs commencent à peine à se décolorer

L'image “http://pagesperso-orange.fr/safran2c/Imini-nature/Fleur-078.gif” ne peut être affichée car elle contient des erreurs.Placer 10mn les fleurs dans l'eau froide. Quand on les saisit, elles font un incroyable bruit de soie froissée. Ce sont des plantes préparées par Altaïr, de merveilleux producteurs.
Au bout de ce temps, (je mets un minuteur pour ne pas oublier… ) les pigments bleus des fleurs commencent à se diluer peu à peu dans l'eau, ils dessinent des trainées de peinture céleste…


     On voit, autour de la fleur de gauche, les pigments se diluer dans l'eau

L'image “http://pagesperso-orange.fr/safran2c/Imini-nature/Fleur-078.gif” ne peut être affichée car elle contient des erreurs.Ensuite, prescrit Palaiseul, faire chauffer et arrèter juste avant l'ébullition. Là, j'assiste à une nouvelle métamorphose: l'eau a viré au bleu des mers du sud (du nom d'une couleur pour l'encre des cartouches, qui parlera à ceux qui ont pratiqué le stylo encre).
 

                                         Au bout de dix minutes d'infusion à chaud, passage au vert
L'image “http://pagesperso-orange.fr/safran2c/Imini-nature/Fleur-078.gif” ne peut être affichée car elle contient des erreurs.Laisser infuser 10mn à couvert. Nouvelle découverte: l'eau devient verte tandis que quelques pigments finissent se dissoudre dans le liquide. En général, une infusion de fleurs est prète quand les pétales ont rendu leur couleurs.


            Les pétales n'ont pas encore cédé tous leurs pigments

En fin de course, ils ressemblent à des papillons étalés au fond de la casserole…



L'image “http://pagesperso-orange.fr/safran2c/Imini-nature/Fleur-078.gif” ne peut être affichée car elle contient des erreurs.et l'infusion à la potion magique de la fée Emeraude.

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Rédigé par venezia

Publié dans #boissons

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Publié le 11 Novembre 2007

 
Lors de mon séjour à Rio de Janeiro , j'ai été fascinée par le génie du recyclage brésilien. J'ai découvert la créativité d'artistes et d'artisans, -je ne sais d'ailleurs pas où placer la frontière…  - qui transfigurent le quotidien avec des objets inventés à partir de matériaux de récup.


Juste quelques exemples…

 

Le panier-déjà montré- en papier glacé enroulé et entrelacé, a été trouvé dans une boutique de souvenirs "ethiques".




                     L'atelier de Getulio, à Santa Teresa

L'image “http://pagesperso-orange.fr/safran2b/Iminigifs-8/chat022.gif” ne peut être affichée car elle contient des erreurs.Getulio, un artiste "de rue" (il s'est installé sur une place) du quartier de Santa Teresa  crée des personnages et des scènes très art brut qu'il fabrique avec tout ce qu'il peut ramasser.


            Une création de Getulio: le modèle réduit du bondinho, le vieux tram emblématique de Santa Teresa     

.
                      Deux scieurs imaginés par Getulio (en arrière plan, le quartier de Santa Teresa)



                                        Lustre bouteilles


L'image “http://pagesperso-orange.fr/safran2b/Iminigifs-8/chat022.gif” ne peut être affichée car elle contient des erreurs.Zemoc et sa compagne Rita (qui crée de ravissants bijoux) vivent dans une maison -atelier enchantée (que l'on visite sur rendez-vous) où chaque objet ou presque est né d'une idée récup.


                 Miroir installé dans un fond de bassine (en reflet dans le miroir)



                                   Déco d'entrée : du balai…  (j'adore…  , les balais servent, bien sûr)



                    Entre Gloria et Santa Teresa


L'image “http://pagesperso-orange.fr/safran2b/Iminigifs-8/chat022.gif” ne peut être affichée car elle contient des erreurs.Dans la rue, l'escalier en faiences de récup' du chilien Selaron qui ne cesse d'ajouter des couleurs et des carreaux à son œuvre que l'on grimpe en 215 marches.




                   Photo du défilé 2006 tirée du site de Modafusion. Les fleurettes découpées (ou parfois en relief) se retrouvent souvent dans les créations des couturières des favelas? Pour les cariocas, (les habitants de Rio) elles incarnent souvent le mauvais goût populaire, mais une fois adoubé par Paris, ce style a soudain acquis une légitimité fashion.

L'image “http://pagesperso-orange.fr/safran2b/Iminigifs-8/chat022.gif” ne peut être affichée car elle contient des erreurs. Et une initiative franco-brésilienne, celle d'Andrea Fasanello et de Nadine Gonzalez qui ont créé Modafusion. L'association qui travaille avec des femmes des favelas a défilé à Paris lors des deux derniers ethical fashion shows. Elle  crée des vêtements dont beaucoup sont faits avec des tissus de récup. J'étais si intéressée quand j'ai découvert cette initiative… que j'en ai oublié de faire des photos.

En savoir plus sur modafusion
Leur site: www.modafusion.org
sur le défilé de Paris:
ici

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Rédigé par venezia

Publié dans #en balade… naturelle ou botanique

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Publié le 10 Novembre 2007




                                 Lumières bretonnes sur la plage de Sieck


Dans le jardin breton que je visite bien trop rarement, trône un vieux rosier envahissant aux petites fleurs d'un rose-rouge très pimpant. Leur parfum est discret, légèrement feuillu… pas de quoi tomber à la renverse. Mais pour la Toussaint, ce buisson manifestait tant de vigueur et d'exubérance, déployant dans une vivacité allègre des centaines de fleurs qu'il m'a semblé intéressant de lui "emprunter" un peu de son énergie si joyeuse et colorée. J'ai donc récolté les pétales à pleins paniers  (plus de 250g ) et les ai rapportés à Paris. 







L'image “http://pagesperso-orange.fr/safran2c/Imini-nature/Fleur-048.gif” ne peut être affichée car elle contient des erreurs.Huile de roses

J'avais gardé en mémoire la recette enchantée expérimentée en juin dernier par Michèle. Elle l'avait racontée avec tant de jubilation sur le blog collectif Potions et chaudron que j'ai voulu la tenter à mon tour. Cette recette ancienne provient du livre L'herboristerie de Patrice de Bonneval (ed. Le Sureau).



                  Le panier, brésilien, est en feuilles de papier glacé de récupération, entrelacées.


L'opération s'accomplit en trois étapes, avec, pour chacune, une nouvelle provision de pétales frais. J'ai donc dû condenser le making of car je savais que je n'aurai à ma disposition que ma seule et unique moisson rose.
 
Le soir même de mon retour à Paris, j'ai pilé 50g de pétales que j'ai placés dans un pot en versant dessus 100ml d'huile  -jojoba (50ml), argan (20ml) et  sésame (30ml), plus 5 gouttes d'anti oxydant-. Puis, au lieu d'exposer huit jours le mélange à la chaleur du soleil comme il est prévu, j'ai mis le pot au bain marie pendant une heure et demi. J'ai filtré, recommencé l'opération avec à nouveau 50g de pétales frais pilés, laissé une heure au bain marie, éteint le tout puis suis allée me coucher (il était déjà fort tard… ). Le lendemain matin, j'ai remis encore une heure au bain marie puis filtré avant d'ajouter 50g de pétales frais pilés. J'ai emballé le pot dans du papier kraft et l'ai posé sur un radiateur.
Il faut donc 150g de pétales frais pour 100ml d'huile végétale. La recette racontée par Bonneval est à l'huile d'olive; comme Michèle, j'ai préféré en choisir de'autres au parfum plus neutre.


                          Aspect et parfum confiturés


J'ai filtré au bout de 6 jours (en respirant le pot tous les jours, craignant une fermentation). L'odeur était très curieusement celle… d'une confiture de rose, très suave, mais néanmoins herbacée.
J'ai remis au bain marie plus longuement pour "consumer le suc des roses" comme l'écrit si joliment Bonneval.
Puis j'ai filtré à nouveau avant de laisser décanter.


                                     Taches écarlates sur huile rosée

Le résultat est moins rouge que celui présenté par Michèle avant décantation, mais le parfum est bien présent, assez feuillu.


         Huile filtrée, assez claire, versée dans un flacon ancien pour lui faire honneur

Que vais-je en faire? Sans doute en incorporer à ma nouvelle panoplie de base plutôt minimaliste que je vais prochainement présenter ici.

L'image “http://pagesperso-orange.fr/safran2c/Imini-nature/Fleur-048.gif” ne peut être affichée car elle contient des erreurs.Miel rosat

Il me restait des pétales, je me suis souvenue que l'herboriste Marie Antoinette Mulot dans Les secrets d'une herboriste (ed. France Loisirs) donnait une simplissime recette de miel rosat - à réaliser à partir de roses rouges- que j'ai aussitôt concoctée. J'ai utilisé un miel bio
de Nouvelle Zélande,  "sauvage" car récolté en forêt, (rapporté de Londres). Je le trouve trop costaud en goût pour le consommer mais sa puissance me convient pour mes essais thérapeutiques.


                         A l'origine le miel néo zélandais a déjà une teinte sombre

Il suffit de faire bouillir pendant 10mn 20g de pétales frais de rose rouge avec 100g de miel puis d'exprimer fortement au filtrage. J'ai testé hier (une demi cuillérée à café, plus miel que rose…  ) pour contrer un début d'enrouement. Je ne sais si c'est ça qui a marché ou le fait de croquer dans la foulée de la vitamine C… mais j'ai eu très vite la gorge claire.


L'image “http://pagesperso-orange.fr/safran2c/Imini-nature/Fleur-048.gif” ne peut être affichée car elle contient des erreurs.et avec le reste des pétales?
 



… que j'ai laissés sécher à l'air libre: j'en corse mon infusion matinale de thé vert.


L'image “http://pagesperso-orange.fr/safran2c/Imini-nature/Fleur-048.gif” ne peut être affichée car elle contient des erreurs.Rose-thérapie



Pourquoi les roses rouges sont-elles si souvent privilégiées dans les recettes? Je suppose parce que ce sont les plus riches en anthocyanes, pigments colorés très anti oxydants.

Je viens de découvrir dans un très beau livre qui vient de paraître: Plantes de Dieu, plantes des hommes, les élixirs des monastères de Guy Fuinel (magnétiseur et très calé en phytothérapie, il a été cueilleur de plantes, travaille avec Elixalp)  (ed. Amyris) une distinction à propos des roses que je n'ai pas lue ailleurs. Il explique que les roses de Damas (rosa damascena) sont laxatives, particulièrement conseillées aux enfants, tandis que les pétales de roses de Provins sont au contraire astringentes et légèrement toniques.

Un mot sur le livre de Fuinel: il passe en revue 17 produits élaborés dans des monastères: eau d'Emeraude, de Mélisse, reine blanche, etc. (sans hélàs donner leur composition exacte, secret de fabrication oblige, mais avec des pistes à chaque fois) et présente également 27 plantes européennes avec un bref rappel thérapeutique et surtout les sens symboliques qui leur sont attachés. En prime, magnifiques photos.

Par ailleurs, dans un autre ouvrage encyclopédique consacré aux roses, Roses  de France (ed. Imprimerie nationale, 1998) j'ai découvert que l'usage voulait qu'on utilise les roses de Provins encore en boutons et non épanouies pour optimiser leurs effets thérapeutiques.





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Rédigé par venezia

Publié dans #parfums

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