Publié le 29 Mars 2008

Lors de mon récent voyage dans le Kérala et le sud du Karnakata, je me suis amusée à noter au fil des jours tout ce que je goûtais (juste un petit problème: je n'arrive pas toujours à me relire… ).


                                  Préparation de jus de canne à sucre frais dans la rue à Bangalore -c'est très (trop) sucré à mon goût… -


                                                            Ambiance de café à Madikeri


J'ai retenu trois boissons délicieuses que j'ai essayé de refaire à Paris pour raviver mes souvenirs gourmands.


L'image “http://mamidoo.free.fr/html/gifs/nourriture/boissons/cocktails/cocktail_13b.gif” ne peut être affichée car elle contient des erreurs.Lassi à la cardamome et la banane
dégusté à Kannur

Un classique. Il se composait de yaourt maison, de banane et de cardamome verte.


Adaptation parisienne pour une personne:
 
1/2 pot de képhir doux
3 glaçons
un peu d'eau  (le tiers de la quantité de yaourt, pas plus, pour ne pas trop diluer)
une demi banane mûre
3 graines de cardamome (garder la coque verte, ce qui donne plus de goût).
Passer au blender. Ça mousse, c'est exquis.

L'image “http://mamidoo.free.fr/html/gifs/nourriture/boissons/cocktails/cocktail_13b.gif” ne peut être affichée car elle contient des erreurs.Jus de coco au miel et à la menthe
testé à Bangalore




Adaptation parisienne

 A Bangalore, la menthe n'était pas hachée, mais mise en feuilles entières, et le miel donnait vraiment un plus. Mais comme tous les jus de coco trouvés à Paris étaient déjà sucrés, j'ai  modifié un peu la recette. Les boissons en canette au jus de coco ayant un goût de "conserve", j'ai trouvé du jus de coco congelé -néanmoins, il reste encore sucré à 5%.
Je n'ai donc rajouté que de la menthe fraiche. J'ai choisi de passer le tout au blender avec des glaçons pour corser le goût menthe et pour la couleur. Jolie mousse, sans retrouver la fraîcheur de ce que j'avais dégusté en Inde. Mais ça reste une boisson agréable pour journée chaude (on peut toujours rêver… ) et l'association inattendue menthe-coco est vraiment délicieuse.

Et enfin,… mon préféré (visuellement en tout cas… )

L'image “http://mamidoo.free.fr/html/gifs/nourriture/boissons/cocktails/cocktail_13b.gif” ne peut être affichée car elle contient des erreurs.Thé glacé au citron vert et à la menthe servi en étages
découvert à Allepey


La présentation comptant largement dans le plaisir qui a été aussi visuel que gustatif, je voulais absolument refaire ce cocktail sans alcool à étages, avec trois couches de couleurs différentes.
… et j'ai fini par y arriver après quelques essais puis recherches sur internet. Une vraie expérience de physique amusante…

Proportions

Par verre

-une cuillérée à café de sirop d'agave (on peut mettre un peu plus car je trouve qu'il sucre moins que le sirop de canne)
-le jus d'un demi citron vert coupé d'autant d'eau froide (si on a de la chance de trouver des tous petits citrons verts, moins acides que les gros, on peut tenter le jus pur. Compter alors un citron entier)
-3 glaçons minimum
-une petite tasse de thé infusé; j'ai choisi un thé aux épices.

Prévoir un verre étroit et haut. Première tentative: un fond de sirop d'agave assez dense. Dessus, je verse lentement sur le dos d'une petite cuillère un jus d'un demi-citron vert coupé d'eau. Super, j'ai les deux étages. … mais je n'en n'aurai que deux. Quand j'ajoute du thé, un peu tiédi, citron et thé se mélangent. Un liquide froid est plus dense qu'un liquide chaud, et même si un jus de fruits est plus dense aussi que l'eau (j'assimile la densité d'une infusion de thé à celle de l'eau) le contraste de température entre les deux n'a pas été suffisant.


Nouvelle tentative, couronnée de succès. Je mets le citron vert coupé d'eau au congélo une dizaine de minutes puis, après l'avoir versé délicatement sur le sirop d'agave, je rajoute un glaçon très doucement à l'aide d'une petite cuillère, j'attends un peu. Je pense après expérience, qu'on peut  rajouter deux ou trois glaçons pour faciliter encore plus la tâche. Quand le deuxième étage a bien refroidi (il suffit d'attendre 2 ou 3mn), on verse lentement, toujours sur le dos de la cuillère, le thé tiède. Il faut trouver un compromis pour la température du thé. S'il est trop chaud, les glaçons fondent. S'il est froid, la différence de densité avec le citron vert est trop faible et tout se mélange..
Ensuite, hop, un bouquet de menthe en panache, une paille et le tour est joué. On obtient un délicieux cocktail à étages… 


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Rédigé par venezia

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Publié le 27 Mars 2008

L'image “http://pagesperso-orange.fr/safran2c/Imini-nature/Fleur-038.gif” ne peut être affichée car elle contient des erreurs.Avec la mode verte, une floppée de livres ne cessent de sortir, mais pour beaucoup d'entre eux, il s'agit plus de compilation que d'expériences. Ce qui n'est pas le cas, malgré son titre un peu austère, du livre de Christian Escriva: Précis de phytothérapie. Extraits de gemmothérapie et teintures mères.  (Editions Promonature).
Je l'avais commandé par souscription. On peut se le procurer sur le
site du Gattilier, créé par Christian Escriva où l'on trouve des macérats, des huiles essentielles, des plantes  et des préparations bio de grande qualité.

Escriva est non seulement producteur de plantes médicales mais aussi grand observateur de la nature. Il organise des stages de botanique auxquels je n'ai pas encore eu la possibilibité de participer, faute de temps, mais je compte bien tenter un jour. Dans son ouvrage, il a une approche du monde végétal pragmatique et descriptive mais également "spirituelle", dans la lignée du travail de Goethe sur  la "métamorphose des plantes" (Goethe a été l'un des inspirateurs de la biodynamie). Comme l'écrit Escriva, dans cette optique, il s'agit d'une "rencontre de la plante au moyen de nos sens ".

L'image “http://pagesperso-orange.fr/safran2c/Imini-nature/Fleur-038.gif” ne peut être affichée car elle contient des erreurs. Dans ce livre, il explique d'abord, brièvement mais très clairement, le mode de production des macérats alcooliques de plantes, à partir de bourgeons (gemmothérapie) ou d'une partie ou de l'ensemble de la plante (teintures mères). Pour préparer ses extraits alcooliques, il n'utilise pas de glycérine avec l'alcool (pour des raisons de digestibilité, explique-t-il)  mais du miel ou du sirop d'agave.

Il passe ensuite en revue 20 plantes pour la gemmothérapie (ce qui fait plus de 20 préparations car le bouleau est utilisé sous différentes formes: jus, jeunes pousses, etc ). J'ai découvert à cette occasion l'aulne glutineux et ses étranges bourgeons rouges (les photos sont très belles).  23 autres plantes sont recensées pour les teintures mères, dont la camomille matricaire qui me me séduit tant et dont il isole bien les propriétés (par rapport à celles de la camomille romaine). Pour chaque végétal, il y a à la fois un rappel des propriétés traditionnelles et un point sur les connaissances  contemporaines. Le tout est suivi d'un index thérapeutique (avec parfois des indications complémentaires en aromathérapie), d'une excellente bibliographie, relativement brève mais très bien commentée. Manque quand même, hélàs, une vraie table des matières.

DSCN4920.JPG                                                                                   Vénérable olivier photographié récemment en petite Camargue.

L'olivier selon Christian Escriva: "Quand nous avons la chance de nous promener dans une oliveraie (… ) , nous sommes surpris par la qualité de la lumière, l'ambiance en son sein, une paix, une sérénité, l'absence de toute inquiétude… (p. 58-59)

L'image “http://pagesperso-orange.fr/safran2c/Imini-nature/Fleur-038.gif” ne peut être affichée car elle contient des erreurs.Pourquoi je trouve ce livre intéressant? Au delà de l'aspect de guide thérapeutique (même si Christian Escriva s'en défend en préambule, ce sera sans aucun doute sa vocation première… ), c'est l'approche de la plante qui est passionnante, tant elle apparaît comme connue "de l'intérieur ", à la suite d'une observation méticuleuse et inspirée.

Je citerai par exemple le pissenlit car le texte incarne en quelques phrases la "manière  Escriva" de présenter une plante:
 "Le pissenlit se hâte de fleurir et de s'évanouir en une mutitude de petites graines vite emportées par le vent. La plante semble "transformer" le sol, lui apporter pour ainsi dire par sa présence des qualités plus "fines", plus élaborées. Les feuilles (… ) consommées en salade ( …)  nous "allègent" des aliments bien souvent monotones de l'hiver. (… ) La TM de pissenlit est donnée comme dépurative, dans les cures de printemps en premier lieu, chez les personnes qui se sentent "encombrées" par une nourriture trop pauvre en légumes verts, graines germées, en fruits". (p.120)
Pour le souci aussi, il y a un paragraphe très évocateur: "cette plante d'une vitalité étonnante, à la floraison hâtive (… ) surprend par l'odeur originale de ses feuilles et de ses fleurs: chaude, un peu lourde, aqueuse, complexe, rappelant presque une résine, un baume aux propriétés émollientes et réparatrices". (p. 128)

Toutes les plantes citées sont soit endémiques sous nos latitudes soit s'y sont bien adaptées, ce qui est une belle réhabilitation de la pharmacopée européenne…

L'image “http://pagesperso-orange.fr/safran2c/Imini-nature/Fleur-038.gif” ne peut être affichée car elle contient des erreurs. Je ne dis peut être pas si vous aviez un seul livre à acheter pour vous initier au monde végétal, choisissez celui-là.  En revanche, si vous voulez apprivoiser les plantes médicinales, les approcher d'un œil neuf, si vous voulez tutoyer leur âme, allez-y.

Liens: -un excellent article datant de 1998 (Nature et Progrès) sur la filiation de Goethe dans la biodynamie (et sur ce qu'est la biodynamie) 
ici
-Présentation et extraits du livre sur le site de la maison d'édition:


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Rédigé par venezia

Publié dans #botanique

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Publié le 23 Mars 2008


L'image “http://mamidoo.free.fr/html/gifs/nourriture/legume/images/tomate.gif” ne peut être affichée car elle contient des erreurs.C'est un article consacré aux tomates séchées publié par l'un de mes blogs favoris voué aux délices culinaires à vocation fruits-légumesque qui a fait tilt. J'y ai appris qu'immerger des tomates séchées dans de l'huile en présence d'ail ou de fines herbes (peu acides) fait courir un risque de contamination par la toxine botulique, qui peut être mortelle. JP, l'auteur averti et gourmand du blog olharfeliz donne ce lien précieux en référence.

J 'avais donc gardé cette information dans un coin de la tête, faisant un parallèle avec les macérats obtenus à partir de plantes fraîches qui ont parfois la fâcheuse tendance de fermenter en cours de réalisation.
Je me suis alors souvenue d'une
recette expérimentée par cette chère Malégria à Lima, qui a tenté des macérats en les démarrant au vinaigre avant de passer à l'huile, ce qui m'avait beaucoup intrigué.
Il y  a aussi eu ce fil de discussion sur le forum faits maison. J' y avais participé -mais pas de façon, efficace, je le réalise aujourd'hui- car je n'avais pas encore assemblé les pièces du puzzle. Pour résumer ce fil, la conclusion -provisoire- des cogitations collectives  était qu'une macération préalable dans le vinaigre permettrait une meilleure extraction des principes actifs. Je pense aujourd'hui, quand il s'agit de plantes fraîches bien sûr, que sa fonction première est de limiter les risques de fermentation, car le vinaigre acidifie les ingrédients utilisés.

L'image “http://pagesperso-orange.fr/safran2b/SmiliesKaos/pompom-orange.gif” ne peut être affichée car elle contient des erreurs. D'autres éléments me le font dire:

-Certaines méthodes (plutôt que d'autres) choisies pour conserver les plantes fraîches (j'insiste bien, cet article concerne les plantes fraîches). L'ouvrage de Maria Treben: La santé à la pharmacie du Bon Dieu (Ennsthaler ed.) qui ne s'intéresse dans ses recettes qu'à des espèces végétales fraiches est très intéressant à cet égard. Très peu sont mises à macérer dans l'huile. Maria Treben privilégie les pommades (j'avais  tenté sa méthode avec du
souci frit). Elle prépare en huiles:
-la camomille (avec le conseil de laisser au froid ensuite), le millepertuis, le thym et c'est tout.

-Dans L'herboristerie (ed. du Sureau) de Patrice de Bonneval, je me suis amusée à consulter la liste de toutes les recettes dites "traditionnelles", collectées dans les vieux textes, dans la tradition  orale, etc. Pas une ne fait référence à des macérations de plantes fraiches dans l'huile sans une cuisson prolongée (avec ébullition: joubarbe, rose rouge, que j'ai déjà tenté
ici, sureau).De toutes façons il y en a très peu. Comme chez Maria Treben, le support gras est d'abord une pommade réalisée avec une ébullition. (bouleau, lierre terrestre, marjolaine, marrube blanc, peuplier, souci ).

Pourquoi je cite ces deux sources en particulier? Parce qu'elles renvoient à une utilisation des plantes polie par la prudence de la tradition.
 
-Dans le nouveau "sous-blog" (comme elle l'appelle elle-même) que Bluetansy vient d'ouvrir sur les huiles infusées
  ici , elle cite, parmi les méthodes,  la macération préalable  (dans l'alcool) avant infusion dans l'huile. Outre l'extraction possible de principes hydrosolubles, on peut y voir aussi un moyen d'éloigner le risque de fermentation.

Mon puzzle me parait complet:

Quand on prépare des huiles infusées avec des plantes fraiches, la macération préalable  dans l'alcool ou le vinaigre n'est pas inutile. Elles apporte une sécurité contre la fermentation, surtout quand on procède à des macérations solaires longues et sans cuisson.

 
L'image “http://mamidoo.free.fr/html/gifs/nourriture/legume/images/tomate.gif” ne peut être affichée car elle contient des erreurs.Lien: le site de Vincent le canneux, le roi enjoué de la conserve maison et ses recommandations précieuses en matière de précautions.

Attention: un liquide fermenté, c'est facile à repérer. En revanche, la toxine botulique se fait nettement moins remarquer. Le gout et l'aspect pouvant sembler intacts.
L'image “http://pagesperso-orange.fr/safran2b/SmiliesKaos/pompom-orange.gif” ne peut être affichée car elle contient des erreurs.L'image “http://pagesperso-orange.fr/safran2b/SmiliesKaos/pompom-orange.gif” ne peut être affichée car elle contient des erreurs.L'image “http://pagesperso-orange.fr/safran2b/SmiliesKaos/pompom-orange.gif” ne peut être affichée car elle contient des erreurs.

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Rédigé par venezia

Publié dans #green cosmétique

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Publié le 16 Mars 2008

Même s'il n'a peut être pas toutes les vertus qu'on lui attribue, le rooibos bu en infusion a l'énorme avantage de donner du tonus sans énerver. Et ça, j'en suis convaincue: je le teste depuis un an au petit déjeuner ou dans la journée et j'en trimballe partout en voyage.


DSCN5005.JPG                                                              Rooibos rouge+rooibos vert+buchu+vanille = infusion rouge


Le rooibos vert
-non fermenté- serait parait-il meilleur pour la santé que le rouge, fermenté. A l'image du thé vert, plus riche en anti-oxydants que le noir.
Le  hic, c'est qu'il n'a pas beaucoup de goût alors que le fermenté exhale un délicieux parfum de fruits rouges. C'est d'ailleurs sous cette forme qu'il est traditionnellement consommé dans le bush sud africain, territoire originel de la plante
(aspalathus linearis), qui appartient à la famille des légumineuses. Ayant reçu en cadeau une énorme boite de rooibos vert, je me suis mise à le mélanger avec du rouge pour conjuguer gourmandise et bonne conscience. J'ajoute aussi un peu de vanille coupée en menus morceaux pour arrondir.


DSCN4989.JPG                                                                        Feuilles de buchu


Lors d'un voyage en  Afrique du sud, j'avais découvert le buchu, plante de la famille des labiées puissamment désintoxicante, à consommer avec modération. Son parfum est très agréable, vert feuille de cassis. J'avais rapporté un déliceux rooibos bio au buchu que j'ai terminé depuis belle lurette…

Comme j'ai réussi à trouver du buchu à Paris (avec des notes plus mentholées que cassis), j'en rajoute à mon mélange matinal (juste un peu) , ce qui donne au final une infusion aussi parfumée que-théoriquement- bénéfique.
Le rooibos, sans caféine, renferme pas mal de flavonoides anti oxydants.


DSCN4990.JPG                                                                             Le mélange avant infusion

Infusion tonique au rooibos, au buchu… et à la vanille

pour 75g environ (ce que peut contenir ma boite à infusion)

-à parts égales rooibos vert et rouge (bios les deux)
-un peu plus de  2 g (3%) de feuilles de buchu moulues (au moulin à café)
-un bâton de vanille fendu en deux et coupé en très petits tronçons.

Une bonne cuillérée à thé du mélange pour une grande tasse d'eau bouillante. Laisser infuser 4 à 5mn au moins. Moins longtemps, le parfum ne sort pas vraiment. Avec ce dosage, je peux faire deux infusions successives, en rajoutant de l'eau bouiillante.

Liens

*Une analyse mesurée des propriétés du rooibos ici

*Botanique (en anglais) du rooibos alias aspalathus linearis (famille des légumineuses) ici

*J'avais déjà parlé du buchu  ici


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Rédigé par venezia

Publié dans #boissons

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Publié le 12 Mars 2008

Pourquoi en or?… Simple jeu de mots:
… à cause de la couleur de la lotion… et parce que je suis ravie de son efficacité.


DSCN5002.JPG                                                              Après agitation de la lotion

L'image “http://pagesperso-orange.fr/safran2c/Imini-nature/Fleur-055.gif” ne peut être affichée car elle contient des erreurs. Depuis quelques mois, j'ai adopté le démaquillage à l'huile, et je suis très contente de la formule donnée ici.
Mais comme j'applique toujours le mélange sur une peau très humidifiée à l'eau minérale, j'ai pensé qu'en fabriquant une lotion bi-phasée, j'obtiendrais un deux en un très pratique. J'ai juste dosé avec une bonne proportion d'huiles, corsées d'une touche d'extraits CO2, ce qui donne, après agitation du flacon une très belle couleur mordorée au mélange.

La nouveauté: j'ai mis une petite proportion -10%- de Regulat, ingrédient dont je n'ai pas encore parlé ici en raison de sa puissance qui m'a conduite à faire de nombreux essais, pas toujours concluants. Je pense -pour moi en tout cas- avoir trouvé un dosage qui me convient.

L'image “http://pagesperso-orange.fr/safran2c/Imini-nature/Fleur-055.gif” ne peut être affichée car elle contient des erreurs.Le Régulat c'est quoi? Un liquide archi-concentré en enzymes mis au point par un allemand. Il est obtenu par la fermentation en cascade et en milieu lactique de végétaux bio : dattes, figues, noix, noix de coco, citrons, pousses de soja, céleri, pousses germées, artichauts, millet, pois, safran. Il est utilisé par voie interne, entre autres fonctions, pour activer les processus de desintoxication et en externe comme cicatrisant et régénérant cutané. Par voie interne, j'ai essayé (goût plutôt acidulé), mais comme c'est de la dynamite, la réaction a été trop forte. Je me promets de re-tester en prenant de nombreuses précautions comme de boire vraiment beaucoup, et avec des micro-doses. Il est également conseillé de débuter une cure en l'accompagnant de spiruline, ce que j'ignorais lors de mon premier essai.

Par voie externe, il est recommandé de pulvériser le Régulat en le coupant à moitié d'eau de source pour les soins du visage, mais là encore, avec ce dosage, c'était beaucoup trop fort. J'ai donc réduit la quantité. Le résultat est épatant. Cette lotion biphasée nettoie mais entraîne aussi un éclaircissement du teint.

DSCN4999.JPG                                                    La couleur un peu trouble de la phase aqueuse est dûe à la présence de Régulat.


Lotion nettoyante bi-phasée au Régulat

pour 50ml
25ml eau d'Evian
5ml Regulat
10ml huile de sésame
5ml macérat huileux de souci et camomille romaine
3ml macérat huileux de lavande
2ml huile de roses bretonnes maison*(cliquer sur le lien pour sa préparation)
2 gouttes du mélange d'extraits CO2 : souci-argousier-rose musquée

Verser les ingrédients, en commençant par la phase aqueuse dans un vaporisateur. Bien secouer le flacon avant chaque usage.

Le mélange d'extraits CO2 que je prépare à l'avance est celui indiqué par Donna Maria dans son livre : Making aromatherapy creams and lotions (ed. Storey books).

On peut bien sûr varier le choix des huiles. L'huile de sésame est particulièrement bénéfique aux peaux sèches. Souci, camomille, lavande ont des effets calmants et anti inflammatoires. L'huile de roses serait plus régénérante.

L'image “http://pagesperso-orange.fr/safran2c/Imini-nature/Fleur-055.gif” ne peut être affichée car elle contient des erreurs. A Paris, j'achète le Régulat chez Anthyllide, 28 rue du Pont Louis-Philippe, 75004. Il existe des petits flacons de 20ml, format intéressant si on veut tester.
Le site français du Regulat ici

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Rédigé par venezia

Publié dans #cremes - serums - etc…pour le visage

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Publié le 8 Mars 2008

DSCN4473.JPG                                                Un aide commence par peindre le buste et le visage du danseur

  Dans le nord du Kérala, notamment dans la région de Kannur, se déroulent très régulièrement d'incroyables cérémonies hindouistes, mais d'inspiration chamanique: les teyyam. (Teyyam signifie Dieu en malayalam, la langue du Kérala). Ces fêtes encore très peu touristiques se déroulent dans des temples publics ou privés, il existe près de 400 lieux de culte. Des danseurs revétus de costumes spectaculaires et très codifiés incarnent des divinités locales (arbres, animaux, personnages) ou non et mettent en scène des récits héroïques. Par exemple, un sage sanscrit rencontre le dieu Shiva qui se présente à lui en intouchable et il ne le reconnait pas… il devra lui demander pardon. Il y a aussi l'histoire tragique d'une jeune femme qui avait douze frères. Ses belles sœurs jalouses excitèrent leurs maris jusqu'à ce qu'ils la tuent avec des deux enfants… elle fut déifiée.

DSCN4560.JPG                                                         Peinture à main levée à l'aide d'un brin de fibre fraîche de coco

DSCN4572.JPG                                                   Jupe plissée main… et sur place. En second plan, débris de fibres de coco

DSCN4579.JPG                                                     Un autre aide vient d'achever une jupe en fibres de coco fraîches patiemment effilées

Après des heures de préparation, où ils sont longuements maquillés et minutieusement vétus par des aides, le tout en public, les "acteurs" commencent à danser au rythme de percussions et théoriquement, entrent peu à peu en transe. Ils deviennent alors -comme dans le candomblé brésilien- le dieu lui même qui va répondre, par leur bouche, aux questions posées par les fidèles.

Dans une inversion des codes sociaux, ces hommes -souvent de basse caste- se font bénir par les brahmanes… avant de les bénir eux mêmes, puisqu'à ce moment, ils sont l'autorité divine. Un pratiquant de teyyam peut, selon les occasions, incarner des dieux différents.

DSCN4551.JPG                                                                                    Encore des serpents… nous sommes en Inde. A la main gauche, un sceptre végétal (fibres de coco)

Les cérémonies durent parfois plusieurs jours sans interruption. Celle à laquelle j'ai pu assister en était à son troisième jour. Nous sommes restés de 4 heures à 10 heures du matin, fascinés par la métamorphose progressive et profonde des danseurs du teyyam, et l'ambiance prenante mais décontractée. Il y avait plein de gosses, des couples qui venaient se faire bénir, recevoir des offrandes, poudres de couleur, riz, etc…   après avoir glissé un billet, et on pouvait même s'attabler à une buvette.


DSCN4539.JPG                                                                                    Les petites lunettes d'argent sont juste trouées en leur milieu


Pour faciliter leur transformation spirituelle, les danseurs portent des petites lunettes en argent juste percées au niveau de la pupille. Ce qui m'a fascinée c'est de voir comment chaque personnage endossait peu à peu son rôle lors de sa méticuleuse et lente transformation. De nombreux éléments des costumes sont confectionnés sur place. Chaque aide intervient, si je puis dire, à main levée, que ce soit pour dessiner et peindre le corps ou le visage (théoriquement avec des pigments végétaux), confectionner une jupe en fibres fraîches de coco (matériau omniprésent), plisser un tissu en jupe, décorer des armatures de bois léger de papier ou de feuilles de métal jusqu'à en faire les plus somptueux couvre-chef. Ce qui envoute aussi, ce sont les rythmes du teyyam scandés par des tambours et un joueur de flûte: chaque divinité a les siens.   

DSCN4595.JPG                                                     Le personnage tournoie en dansant avec une jupe coincée au niveau des épaules.

Alors que j'avais emporté comme livre de voyage un texte passionnant sur le yoga d'Eric Baret, j'ai découvert à mon retour qu'il avait aussi assisté à des teyyam… et qu'il en parlait très bien. J'indique donc le lien ici. 




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Rédigé par venezia

Publié dans #Balades indiennes

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Publié le 7 Mars 2008


DSCN4759.JPG

      Les lagunes et mangroves du sud du Kérala offrent des balades planantes vantées dans tous les guides touristiques. Et c'est vrai que c'est magnifique…


DSCN4871.JPG                                                                                                   Une église catholique qui semble flotter sur les eaux. Il y a depuis longtemps une importante communauté chrétienne dans le Kérala.


DSCN4806.JPG                                                                            Les cocotiers au tronc gracile sont omniprésents sur les étroites langues de terre qui quadrillent des lagunes


DSCN4710.JPG                                                                            Un pécheur et sa femme à la rame dans leur drôle de barque de jonc en forme de panier rond. Parfois, on voyait leurs enfants qui les accompagnaient. Quelques jacinthes en arrière plan…


Les visiteurs décrivent avec lyrisme les errances en bateau le long de canaux envahis de lotus et de jacinthes d'eau aux jolies fleurettes mauves… sauf que ces jacinthes sont de terribles envahisseuses qui se prennent dans les pales des bateaux, asphyxient le milieu aquatique, attirent les moustiques.

DSCN4878.JPG                                                                                        L'un des innombravbles houseboats qui sillonnent la mangrove


L'augmentation du nombre des houseboats (près de 400 autour d'Allepey), grosses maisons bateaux louées par les touristes et qui sillonnent les backwaters n'arrange pas la situation car leur passage incessant contribue à l'étalement des nappes de jacinthes et à leur prolifération.

DSCN4770.JPG                                                                  Une mer… de jacinthes


Selon l'hôtelier chez qui nous avons logé au bord d'un canal et que l'encombrement progressif des lagunes n'empéchait pas de dormir, la mousson ratatine régulièrement les envahisseuses car la mer qui pénètre alors plus avant dans les lagunes augmente leur salinité. Or plus de 5% de sel détruit les jacinthes. Leur croissance signale néanmoins une augmentation de la richesse des eaux en azote et en phosphates, signe de dégradation de leur qualité.

DSCN4853.JPG                                                         Qu'elle soit encombrée de jacinthes comme sur la photo ou non, l'eau du canal sert à tout: à se laver les dents, à faire la vaisselle, la lessive, la toilette…


Mes premiers souvenirs de balades sur les backwaters datent de 1989, et il y a presque vingt ans, les jacinthes d'eau étaient loin d'être aussi présentes… 

Lien : sur la jacinthe d'eau et la dégradation du milieu qu'elle provoque, notamment en Afrique: ici


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Rédigé par venezia

Publié dans #Balades indiennes

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Publié le 4 Mars 2008

Quelques plantes interessantes rencontrées lors de mes récentes balades indiennes…


DSCN4430.JPG

Michelia champaca
, vu dans une plantation biologique (Mojo plantation) près de Madikeri, dans le Karnataka. Sur cette photo, il n'est pas à son époque de floraison. On produit une absolue de ses fleurs très parfumées.

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Jeunes pousses flamboyantes d'un cannelier sauvage (cinnamomum zeylanicum), dans la même plantation.


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Toujours près de Madikeri, j'ai photographié cet arbre au feuillage empourpré car il est baptisé arbre à encens. Peut être un boswellia serrata,variété que l'on trouve bien dans les forêts indiennes.   



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Fleur d'un "snake tree", (nagalingapoovu, couroupita guianensis) arbre que j'ai découvert devant le Mannasarala Sree Nagaraja temple, à une trentaine de kilomètres au sud d'Allepey, temple dédié aux serpents. Comme je me demandais comment j'allais réussir à l'identifier, j'ai eu la chance, en ouvrant un journal quelques jours après … de tomber sur un long article qui lui était consacré. Il est originaire d'Amérique du sud, porte des fruits ressemblant un peu aux noix de coco (on l'appelle l'arbre boulet de canon en Guadeloupe) qui mettent un an à mûrir. Les fleurs ont une apparence des plus sophistiquée et une odeur suave. En inde, elles sont dédiées au dieu Shiva en raison de leur forme qui serait proche du lingam (phallus symbolique) shivaite.

DSCN4740.JPG                                                                         l'entrée du temple de Mannasarala


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                                 Serpent de pierre saupoudré de curcuma jaune, l'offrande spécifique à ce temple.



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Un arbre à la floraison intrigante
, très présent le long des magnifiques mangroves du Kérala. Ses feuilles sont en forme de cœur, il possède à la fois des fleurs jaunes épanouies et des rouges roulées en cornet. Peut-être un hibiscus de mer, hibiscus tiliaceus sp tiliaceus variété possèdant des fleurs jaunes qui deviennent rouges quand elles vont se faner et qui pousse en bord de rivage, d'où son nom.


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J'ai quand même un léger doute car les fleurs photographiées sont plus juponnées que celles découvertes en images sur internet. Et il existe aussi des hibiscus mutabilis, (aux fleurs plus fournies comme ici)  qui changent également de couleur… mais ils passent du blanc (et non du jaune) au rouge.



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Et juste pour le plaisir, des fleurs de caféier au merveilleux parfum jasminé.


Liens
: un site très précieux pour identifier la flore indienne:  ici

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Rédigé par venezia

Publié dans #botanique

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