Publié le 25 Février 2009




… jusqu'au 14 mars



http://mamidoo.free.fr/html/gifs/exotisme/exotisme/exotisme_45.gifhttp://mamidoo.free.fr/html/gifs/exotisme/exotisme/exotisme_45.gifhttp://mamidoo.free.fr/html/gifs/exotisme/exotisme/exotisme_45.gifhttp://mamidoo.free.fr/html/gifs/exotisme/exotisme/exotisme_45.gifhttp://mamidoo.free.fr/html/gifs/exotisme/exotisme/exotisme_45.gifhttp://mamidoo.free.fr/html/gifs/exotisme/exotisme/exotisme_45.gif

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Rédigé par venezia

Publié dans #divers

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Publié le 24 Février 2009


Ayant reçu par la grâce d'une charmante commissionnaire un colis péruvien (un énorme merci,  Malégria), je suis l'heureuse propriétaire de 500 g de maca en poudre. La maca, fort à la mode en ce moment, est un tubercule qui pousse sur les hauteurs andines. On la pare de toutes les vertus, et en Europe, on la consomme sagement en complément alimentaire… Or j'avais appris d'un ethno botaniste que sur place, et sans façons, on en faisait des gâteaux énergétiques, ce qui m'a donné la furieuse envie d'essayer. J'en ai bien besoin en ce moment, en raison de tout ce que j'ai à boucler avant mon départ imminent en vacances.

J'ai découvert une recette vidéo de galettes à la maca et à la cannelle menée tambour battant sur internet ici, Au vu des ingrédients, j'ai jugé que je pouvais tout simplement imaginer quelque chose de proche, à partir d'une formule que je connais bien, celle, délicieuse des biscuits de Sainte Hildegarde.

Dans la vidéo andine, le chef associe un tiers de farine de maca à deux tiers de farine ordinaire; j'ai prudemment gardé les mêmes proportions, et j'ai bien fait. Le parfum de la maca s'impose à la cuisson.

La première fournée, trop cuite et mal équilibrée a été un fiasco, J'ai dû tout balancer.

La deuxième tournée, surveillée de plus près, a été rectifiée. J'ai diminué le temps de cuisson par rapport à la recette hildegardienne, allégé en girofle qui donnait un goût amer, renforcé la cannelle, et suis repassée sagement au sucre roux fin, après avoir expérimenté un sucre roux sombre qui a peut être accéléré la caramélisation des biscuits. C'est pas mal du tout, j'aime bien, mon testeur favori, en revanche, n'a pas du tout apprécié. Le goût de la maca, légèrement malté, étant bien présent.
Je suis ravie car  je trouve que croquer un biscuit donne vraiment du cœur à l'ouvrage, surtout en compagnie d' un roiboos siroté pour éclaircir les idées.


Biscuits d'Hildegarde à la maca

45g de farine de maca
80g de farine de petit épeautre
6g d'écorce de cannelle
6 clous de girofle
Les épices ont été réduites en poudre au mixer.

35g de sucre de canne roux clair
45g de beurre (j'utilise du ghee, bien plus digeste)
17,5g miel
1 jaune d'œuf

Mixer beurre fondu, sucre, miel, jaune d'œuf  au batteur électrique.
Verser le tout sur les farines mélangées aux épices et touiller à la spatule  jusqu'à ce que la pâte se détache des parois du saladier.

Confectionner des petits gâteaux en tassant de la pâte dans des emporte pièces sur une feuille de papier sulfurisé posée sur une plaque.

Compter 10mn environ à 180° et à chaleur tournante; les gâteaux sont encore un peu mous à la sortie du four.  Laisser refroidir sur grille. Ils sont très rassasiants, je vais peut être emporter ce qui reste pour mon prochain voyage au long cours.

 

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Rédigé par venezia

Publié dans #notes sucrées

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Publié le 14 Février 2009


Je cherche toujours des prétextes pour inventer des baumes (et surtout pour tester des associations  parfumées)… J'ai eu l'idée d'en faire un pour accompagner un savon récent, celui de l'atelier de la blonde et de la brune. En séchant, il a pris une discrète odeur cacaotée; j'ai donc imaginé une composition qui s'appuie sur quelques notes cachées pour exalter le chocolat.

Je suis partie de la formule karité-acide stéarique en choisissant de l'huile de coco indienne très odorante et de l'huile de sésame au petit nez oléagineux. Le macérat de vanille (dans du tournesol) est un accord facile. Pour le mélange parfumé lui même, j'ai trouvé un extrait CO2 de cacao qui semble ne pas payer de mine quand on le hume mais qui prend de l'ampleur quand on le laisse déplier ses flèches parfumées. Personnellement, je trouve que la myrrhe (aux propriétés antiseptiques et anti inflammatoires) a des accointances olfactives dans le sombre avec le chocolat, tout comme le poivre, chaud et rond.

Le tour est joué. Ça sent vraiment le cacao… avec une touche de mystère…


Baume cacao addict

24g huile de sésame
90g karité
48g huile de coco indienne
15g beurre de cacao bio akamuti
15g macérat de vanille
4g acide stéarique
20gtes vit E
35gtes CO2 cacao
10gtes HE myrrhe
5gtes poivre noir



Sinon, c'est un baume qui fait la peau très douce, j'en mets le soir sur les mains pour m'endormir dans un nuage gourmand…


liens sur la myrrhe

*Article de wikipedia sur la myrrhe ici

*Route de l'encens et de la myrrhe ici

*Infos détaillées, un bon résumé, mais en anglais ici

*Sur la myrrhe, l'encens et leurs usages respectifs en médecine traditionnelle chinoise ( très intéressant, en anglais) ici


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Rédigé par venezia

Publié dans #Tout baume

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Publié le 8 Février 2009


Mon obsession actuelle: réussir à bien parfumer les savons (sans fragrances ) …
J'ai commencé à mener l'enquète auprès des importateurs de savons d'Alep. Pour ce que j'ai appris, les versions parfumées sont de la refonte effectuée à partir de paillettes de savon.


Curcuma-vanille

Comme j'avais amassé un petit stock de bouts de savon (200g environ), j'ai décidé de commencer mes essais. Tout en suivant la recette proposée par Michèle, grande prétresse savonnière (indiquée sur le blog potions et Chaudron ici ), j'ai ajouté de la vanille en extrait très concentré (Héliotropia) et assaisonné de poudre de curcuma bio (Masalchi) pour la couleur et l'odeur. Dans la formule, j'ai remplacé le lait en poudre par du lait de coco, également en poudre. J'ai obtenu une assez jolie teinte paille. Le parfum très doux est en train de se faire, même si la note vanillée reste discrète.
Dans le lot des recyclés, il y avait des petits bouts de Médimix (marque indienne ayurvedique très grand public, mais agréable), qui ont obstinément refusé de fondre,  il y a donc un -très discret- patchwork de matières.



200g de chutes et de morceaux de savon coupés en grosses lanières
60g d’eau déminéralisée dans laquelle j'ai dilué
 6g poudre lait de coco
1 cuil à café de miel,
15 g d'eau déminéralisée
1 cuil à café de poudre de curcuma
2 traits d’extrait alcoolisé de vanille

Comme je n'ai pas de micro onde, j'a commencé par faire fondre au bain marie en touillant avec mon arme favorité: la baguette de procelaine. Q
uand le mélange s'est assoupli, j'ai utilisé le mixer plongeant. Puis j'ai alterné baguette et mixer tout en laissant le saladier au bain marie éteint -pendant les ajouts d'ingrédients en respectant l'ordre donné dans la recette -  jusqu'au moment de verser dans les moules. J'ai fait prendre au congélo, avant de  démouler sans souci. J'ai pu utiliser les savons dès le lendemain. Ils sont d'une douceur exquise et moussent très bien. Ça donnerait presque envie de ne faire que de la refonte…Cette première série a néanmoins une pate avec quelques petits trous: il faut vaiment essayer d'ôter toutes les bulles en tournant lentement mais avec assiduité avec une spatule avant de couler en moules.

Patchouli-angélique-lavande

Plus de savons à recycler…  Je rongeais mon frein pour d'autres essais… Je me suis alors souvenue de la fournée de savons lavande-karité. Elle a produit quelques exemplaires de réforme, très poudrés de cendre. Ils étaient au coin, punis dans un pochon en kraft. Je suis allée les rechercher dans leur purgatoire de papier. Je les ai  "pelés", et hop, ils ont fini au bain marie. Pour ma deuxième tentative, j'ai utilisé un peu d'hydrolat (celui d'angélique est particulièrement parfumé), dans lequel j'ai dilué de l'argile rouge pour la couleur. J'ai incorporé de la teinture de benjoin en guise de fixatif et de l'huile essentielle de patchouli, au puissant parfum. Ils sont encore tout frais, je surveille de près leur évolution olfactive.



267g savon lavande karité coupé en grosses lanières
80g eau distillée
8g poudre de coco diluée dans l'eau
+1 cuil à café miel
20g hydrolat d’angélique
dans lesquel j’ai dilué une cuil à café argile rouge.
1 cuil à café teinture de benjoin
4ml env. HE patchouli

                                               La famille refonte, séchant sur du papier sulfurisé

J'ai enfin réussi à trouver dans Paris des moules champètres. La période de Noël avait vidé les boutiques de leurs accessoires (culinaires) en silicone…




  

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Rédigé par venezia

Publié dans #savons

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Publié le 6 Février 2009




Pour Noël je voulais offrir des crèmes pour le corps parfumées à la rose. J'ai testé à l'occasion un mix d'hydrolats (ajoutés à chaud comme à froid), de teinture, et, dans le fond, très peu d'HE de rose, et ça a marché. Il est vrai que je disposais d'un hydrolat de rose (hélàs terminé) acheté en Egypte au parfum renversant.

http://mamidoo.free.fr/html/gifs/nature/fleurs/rose/rose_04.gifJ'ai refait de cette crème pour une adepte des roses, mais comme l'hydrolat a changé, je trouve le résultat légèrement plus fumé ( l'hydrolat de mastic occupe d'avantage le terrain ).
C'est une formule "one pot" à l'olivem, très facile à réaliser, avec une phase huileuse pas trop mini, car je voulais une crème nourrissante spécial hiver. J'ai choisi en majorité des huiles "fines" (jojoba, noix d'Amazonie, coco fractionnée).

                                               Elle a l'apparence d'une crème anglaise à la vanille
 


Phase huileuse
 

8g huile de jojoba
11g huile de noix de coco fractionnée
9g huile de noix d'Amazonie
4g huile d'argan
4 g de macérat huileux de tepezcohuite*  ( macérat à l'odeur très douce)
5g olivem 1000
10gtes vit E

Phase aqueuse


21g hydrolat de rose (Akamuti)
10g hydrolat de cassis (Essensiagua)
6 g hydrolat de mastic grec
5g teinture alcoolique de ginseng avec hydrolat de rose** (très parfumée)
une pincée d'urucum***

Troisième phase

3g  fucogel
2g aloe concentréX40
15gtes elixir calling all angels
5gtes elixir d'émeraude****
15gtes natragard
10 gtes mélange CO2 (souci-rose musquée-argousier)
1Ogtes HE rose bulgare diluée à 5% (Akamuti)
30g hydrolat de rose
6g hydrolat de mastic
4g hydrolat de cassis


Chauffer les deux premières phases dans un même bécher au bain marie. Remuer pour bien dissoudre l'olivem, puis mixer dans un bain marie froid; laisser un peu prendre en touillant à la spatule.
Ajouter la troisième phase, touiller à la spatule, mixer, arréter quand la teinte est vraiment homogène. Mettre en pots stérilisés.

L'urucum fait de minuscules points que je trouve jolis. Le cassis apporte une note fruitée à la rose, et le mastic un peu de mystère fumé. C'est une crème à la fois fine et onctueuse, parfumée d'abord par les hydrolats et la teinture (C'est identifiable au nez). On peut la diluer encore plus en troisième phase, mais l'effet hydratant en sera diminué.


*Macérat de tepezcohuite

Le tepezcohuite est une plante d'Amérique centrale aux propriétés très réparatrices pour la peau. Voir l'article de Bluetansy assorti de commentaires sur son blog consacré aux huiles infusées. On le trouve vendu en poudre très fine (Aroma zone).  Quand on le prépare en macérat, l'huile de macération prend un ton rouge très sombre dû aux micro particules en suspension. Après filtration, l'huile semble garder cette couleur. Mais en attendant quelques jours, elle va se déposer au fond du récipient et former une substance quasi gélatineuse qui ne bouge pas quand on verse. C'est la raison pour laquelle je laisse le flacon en état sans retransvaser, d'autant que j'en utilise beaucoup, que je le conserve au froid, et qu'il n'a pas le temps de s'oxyder. Sinon, mieux vaudrait quand même transvaser.


                                               Sur la photo, j'ai incliné la bouteille pour montrer le le fond ne bouge pas.

10g de poudre de tepezcohuite (Aroma Zone)
100ml d'huile de tournesol bio oléique. (Biofritol, Emile Noël)
anti oxydant (10 gouttes vit E naturelle ou 0,5% Aox cos

Biofritol est une huile spéciale fritures, bio, pressée à froid et dont on a ôté (à la vapeur d'eau) les molécules les plus oxydables, ce qui la rend mieux résistante à la température. J'ai remarqué que les macérats sur base d'huile de tournesol conservaient bien les parfums et je suis ravie d'avoir pu trouver une huile plus stable.

Quand je prépare des macérats, j'en mets en train deux ou trois en même temps car l'opération demande de la patience. Et quand on en a pour un bocal, on en a aussi pour trois. Pourquoi? Parce que je laisse les macérats dans un bain marie pendant deux-trois heures. J'essaie de les maintenir très chaud mais sans ebullition (plus facile à faire sur une plaque électrique, or à Paris, la cuisinière fonctionne au gaz) . Je  touille très régulièrement le contenu de chaque bocal avec une baguette de porcelaine en appuyant un peu quand il s'agit de feuilles ou de pétales.
Puis je filtre au dessus d'un petit bécher muni d'un bec verseur pour transvaser ensuite plus facilement dans des petits flacons de verre teinté passés à l'alcool.
Pour filtrer j'utilise, pour les poudres et les petites fleurs (matricaire), une étamine de coton très fine, bouillie, séchée et repassée au préalable. Pour des feuilles ou des fleurs sans trop de débris fins, un filtre à café avec  résille très fine de plastique suffit. Je peux filtrer deux fois.

** Teinture  alcoolique de ginseng sur hydrolat de rose

Si vous trouvez des racines séchées de ginseng (en herboristerie. Attention à ne pas acheter n'importe quoi. Mes racines qui ont plus de dix ans avaient été trouvées au marché à Séoul, en Corée. L'étal m'avait été indiqué par une Coréenne amatrice d'ingrédients naturels promettant éternelle jeunesse. On trouve facilement de la poudre de ginseng bio) je conseille vraiment de faire cette teinture, dont j'avais déjà parlé ici, car elle dégage un merveilleux parfum qui tient bien. Depuis des essais au Magimix qui avaient failli lui être fatal, j'ai trouvé une technique toute simple pour fractionner les racines: le marteau. Je pose la racine sur un torchon propre, je replie le tissu pour la protéger, et je tape sur la bosse avec le marteau, pas trop fort quand même.

***Poudre d'urucum


On en trouve facilement. Comme les Indiens d'Amazonie s'en badigeonnent le visage directement en protection solaire, j'ai trouvé amusant de le laisser simplement en poudre dans la crème. Il a des propriétés anti oxydantes et  protectrices.

**** Elixir d'émeraude (Andréas Korte)

Une nouvelle acquisition pour (me) faire réver. Parmi toutes ses propriétés mirobolantes, cet élixir aurait le pouvoir
de "régénèrer la peau, de rajeunir le caractère, et de créer un climat d'harmonie autour de soi". On en boirait donc au goulot…

http://mamidoo.free.fr/html/gifs/nature/fleurs/rose/rose_04.gifLes substitutions possibles

*On peut remplacer les hydrolats de la phase aqueuse… par de l'eau minérale ou de source pour économiser.

*On peut changer le coco fractionné et la noix d'Amazonie pour d'autres huiles "légères": noyaux d'abricot, de pèche, baobab ou jojoba pur, etc.

*Le macérat de calendula peut se substituer à  celui de tepezcohuite, mais il est moins parfumé. Peut être préférer le macérat de lavande.

*La teinture de ginseng peut céder la place à une teinture de rose, facile à réaliser et très parfumée.

*Pour les hydrolats, c'est au choix. Si on cherche une combinaison olfactive agréable, on pourra aussi piocher dans verveine, fleurs d'oranger, epicea, sapins … parmi les plus agréablement odorants.

*Si on a ni fucogel ni aloe concentré, on peut mettre l'équivalent en gel d'aloe.

*Les HE, c'est selon ses goûts et le contenu des placards.

*L'olivem me semble l'idéal pour cette recette avec ces proportions. Si on choisit un autre émulsifiant, peut être faudra -t il modifier les dosages.



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Rédigé par venezia

Publié dans #laits - beurres - crèmes corporels

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Publié le 1 Février 2009


Lors d'un passage à Paris, Bluetansy m'avait offert un très joli savon au karité, complètement immaculé, sans huiles essentielles, très doux à l'usage. Je voulais faire des savons à l'intention d'une copine qui venait d'accoucher, j'ai pensé à cette recette. Pour la suivre, j'ai donc, pour une fois, utilisé de l'huile de palme.

Comme le démon de la curiosité reste mon meilleur ami, j'ai décidé de faire quand même des menues variations.J'ai remplacé l'eau de dissolution de la soude par des hydrolats très parfumés et doux (mais à la date limite d'utilisation) pour observer si leur parfum tiendrait à la saponification. Je réponds tout de suite: non, ça ne tient pas spécialement. Autre expérience, -là encore un test odorant-: j'ai introduit du santal dans une partie de la pâte. 


http://pagesperso-orange.fr/safran2b/SmiliesKaos/mini56.gif Les savons de Noël  (parce que j'ai savonné un 25 décembre)

240g coco indienne
480g olive
120g palme
360g karité
4 gélules de vit E

Liquide de dissolution

200g d'eau de fleurs d’oranger
175g d'hydrolat de carotte  

Soude pour un surgraissage à 7-8

A la trace
 
60g poudre de coco incorporée, puis mixée.

Dans un quart environ de la pâte:


5 comprimés de santal dilués dans un peu d'hydrolat de carotte. On obtient un liquide grumeleux que j'ai incorporé à la pâte. J'ai redonné un petit coup de mixer avant de verser dans des moules.


Lors de cette séance savonnière, j'ai fait une découverte qui a failli -relativement- mal tourner et surtout qui a totalement modifié le résultat final.

En général, quand j'utilise autre chose que de l'eau déminéralisée pour diluer la soude, je fais prendre en glaçons pour limiter le risque de chauffe. Pour les hydrolats, j'ai mis l'un des flacons au congélateur, l'autre simplement au froid. Le liquide était donc très froid mais pas pris en glace si je puis dire. Au moment où je versais, presque en sifflotant, la soude sur mes hydrolats… abracadabra, la température a flambé, et le liquide s'est méchamment assombri. il a même fallu que je m'éloigne, car le becher fumait…




Résultat, … mes savons ont une vraie teinte caramel. La couleur s'est un peu s'éclaircie au séchage. Quand je les avais démoulés, ils étaient presque chocolat au lait…


 Après réflexion, j'ai vérifié le Ph moyen des hydrolats employés: ils sont parmi les plus acides (3,8-4,5 pour le néroli , 3,8-4  pour la carotte). C'est très probablement ce qui a accéléré la réaction. Je le saurai pour une prochaine fois, surtout si je cherche la blancheur… ou je mettrai vraiment en glaçons.

http://pagesperso-orange.fr/safran2b/SmiliesKaos/mini56.gif Tout n'affiche pas une teinte caramel. Ma deuxième expérience visait à profiter d'une base "neutre", sans ajouts odorants, pour tester la pâte de santal en parfum … et là, bingo, ça marche , - même si le parfum s'évanouit un peu après séchage- on obtient une note proche des savons au santal chinois (pour celles qui connaissent, les "bee and flower" soaps, qu'on trouve un peu partout  en Asie)- et la pâte se teinte d'une nuance jaune-vert..

                                                 Je suis une abonnée aux savons mouchetés…
 

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Rédigé par venezia

Publié dans #savons

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