Publié le 29 Juillet 2009

 


De façon subliminale, les cultures en terrasse de Siphnos m'ont inspirée pour ce savon beige et vert…


Sur le blog collectif de Potions et Chaudron, ici, (dans les commentaires), Michèle la reine des savonnières, a publié une recette pour inciter quelques indécises à sauter le pas… dans le grand bain qui fait des bulles… de savon. Ma première expérience de savon remonte à un an et je me souviens encore de cette épopée nocturne où, aussi protégée qu'un scaphandrier, je me suis préparée à affronter la soude. Lolitarose et Mlk, courage, le ridicule ne tuant pas, je m'en suis remise  … et je ne le regrette pas aujourd'hui. Lancez-vous…

Donc, cette recette très simple de Michèle destinée à convaincre les réticentes m'a tout de suite parlée. Je l'ai donc refaite, avec des ajouts bien sûr, car je souhaitais poursuivre mon exploration des senteurs du sud.

Par ailleurs, ayant enfin réussi à mettre la main sur une boite en bois de taille convenable, j'ai expérimenté ma première fabrication:
- marbrée
-avec tampon.

Voilà le résultat.


Toute à mon marbrage et savonnant en faisant des breaks en plein boulot, je n'ai pas fait de photos du making of.

Parfum

Cette fois ci, j'ai cherché des notes quasiment culinaires, J'ai donc retenu les HE de trois végétaux très présents l'été sur les tables du sud : le basilic, le fenouil et le thym citron. Pour l'instant, c'est le basilic qui domine.

 Remarque importante sur le basilic: j'en ai mis dans un savon qui est un produit à rincer, mais les HE de basilic, généralement riches en chavicol méthyl-éther, (qu'on appelle aussi estragole), -molécule aux puissants effets anti spasmodiques mais hépatotoxique-, ne sont pas innocentes. Elles sont à utiliser avec bien plus de parcimonie qu'on ne le dit généralement.

J'ai dilué le mélange odorant dans de l'huile de ricin, comme pour le savon le retour de Grêce 2.

4g He basilic grec (disons provenant d'un flacon d'HE bio, achetée en Grèce, mais sans précision du chémotype)
3g HE fenouil bio
4g He thym citron
dans 13g huile de ricin bio


Couleur

10g gel d'aloe à boire
2g poudre de chlorophylle

Bien diluer. A cette dose, on obtient du vert foncé. J'ai procédé comme Michèle l'avait suggéré dans son savon marbré volutes de patchouli à l'argile rose (lien donné plus haut) pour obtenir diverses nuances.


Infusion pour la soude

150g dont 123g d'une infusion serrée de sauge et d'origan grecs, mise en glaçons. Qu'est ce qui m'a pris d'utiliser des moules à glaçons en forme de pingouin? Les pingouins ont ils voulu fait de la resistance? Toujours est-il que les glaçons ont mis près d'une heure à fondre au contact de la soude. Je pense que la quantité d'eau glacée déminéralisée (27g) était trop faible.


Huiles


Pour vraiment rester fidèle à la recette, j'ai exceptionnellement utilisé de l'hule de palme, achetée il y a longtemps pour tester une recette de Bluetansy. C'est de la palme pour friture de Leader Price, même pas bio (ni probablement ethique, je ne suis pas fière de moi), mais ça m'embétait de jeter. Le jour où je l'ai achetée, c'était une impulsion du dernier moment, je ne suis pas allée plus loin qu'en bas de chez moi ou presque. L'envie de savonner est en général irrépressible. Elle attaque à n'importe quelle heure…

J'ai préparé une macération huileuse archi concentrée de sauge et d'origan grecs pour rester dans la ligne méridionale; à chaud, dans de l'huile d'olive, pendant une heure et demi et avec de la vitamine E.

155g huile de coco
135g palme
173g  macération huileuse de sauge et d’origan grecs dans huile d'olive avec  vit E
37g huile d'olive pour compléter (les plantes ayant bu de l'huile d'olive)
 
Soude


J'ai donc mixé le mélange lessive de soude+huiles. A la trace fine, j'ai ajouté le ricin avec les HE, ce qui a accéléré la trace.

J'ai versé environ un tiers sans chlorophylle dans le moule, la couleur était d'un caca d'oie moyennement engageant, qui heureusement vire au brun clair plus chic.

J'ai ensuite ajouté la moitié du mélange aloe+chlorophylle dans le reste de pâte et j'ai versé un deuxième tiers dans le moule, ça s'est mélangé correctement.

Qand j'ai versé le solde de vert dans ce qui restait de pâte, j'ai obtenu un très beau ton… mais la trace était devenue épaisse et quand j'ai coulé dans le moule, ce dernier tiers est resté en surface.

Ce savon est donc marbré sur les deux tiers, vert soutenu sur le dernier.

Comment couper ensuite, après démoulage? Question quasi existentielle, que je n'avais jusque là pas envisagée, réalisant tout avec des moules en silicone. Je voulais des tranches, je voulais des cubes…  j'ai fini par tailler les deux: des tranches napolitaines, plus des cubes pour avoir le plaisir de leur imprimer une marque grâce à un petit tampon indien.

Michèle m'avait expliqué le mode d'emploi. Huiler légèrement la surface du tampon, puis, à l'application, le taper fermement… avec un marteau. La taille du tampon étant extrèmement modeste, je me suis contentée du pilon en acier de mon mortier indien.

Je n'ai, hélàs (pour mon emploi du temps), plus qu'une envie: recommencer. 

 

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Rédigé par venezia

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Publié le 26 Juillet 2009



J'ai appelé ce savon le parfum de Saint Andreas (Agios Andreas en grec), en souvenir d'une église de l'île de Siphnos, juchée en haut d'une colline que l'on atteint après une petite grimpette (un quart d'heure à peine, mais ça monte… ). Le chemin offre un merveilleux concentré des parfums de la garrigue méditerranéenne, chauffée à blanc par le soleil. Y poussent des petits genévriers, des cistes, du thym, beaucoup de myrtes, de l'origan, de la sauge… J'ai essayé - avec les moyens du bord- de recréer dans un savon cette saveur âpre, un peu amère et résineuse que j'aime tant. J'ai décidé aussi d'y intégrer de l'encens car son parfum imprègne les églises grecques.




Préparation des ajouts


L'encens pilé, pas encore tamisé

Poudre d'encens à la trace


 5g d'encens pilé très fin et tamisé

La liturgie orthodoxe utilise beaucoup l'encens. On en brûlerait trois fois plus dans une église orthodoxe que dans une catholique (voir ce lien ici ). A Athènes, j'ai acheté en vrac de l'encens de Somalie, c'est celui qui est très souvent brûlé.


A l'état brut, il ne sent pas grand chose mais après l'avoir pilé -à la main dans un petit mortier en acier que j'ai rapporté cette année d'Inde- puis tamisé, j'ai découvert qu'il dégageait un parfum très doux et citronné. On retrouve d'ailleurs souvent cette note agrume très fine dans certaines HE d'encens.
C'est encore dans le livre Soapmaking, a magickal guide d'Alicia Grosso (cité dans l'article précédent)  que j'ai trouvé cette suggestion d'intégrer de l'encens en poudre à la trace à la fois pour contribuer à la dureté des savons et pour fixer les HE.  Alicia Grosso utilise le benjoin, l'encens ou la myrrhe en poudre.


Parfum

-20g HE genevrier,
-5g HE myrica gale

dilués dans 20g d'huile de ricin bio

Alicia Grosso recommande par ailleurs de n'intégrer l'huile de ricin qu'à la trace, à la fois comme boosteur de mousse, surgraissant mais aussi, ce que je n'ai pas tellement lu ailleurs, comme fixatif … c'est ce que j'ai tenté avec cette formule. J'en ai profité pour y diluer les huiles essentielles: génévrier ainsi que myrica gale (le piment royal qu'apprécie tant Michèle), une variété de myrte (mais nordique) car je n'avais pas d'He de myrte corse sous la main


Couleur


Ce vert sapin de la chlorophylle est devenu un vert nuancé de jaune en raison des huiles déjà bien colorées.
 


2g de poudre de chlorophylle diluée dans 20g de gel d'aloe à boire

Il y a souvent quelques plantes grasses dans les garrigues, je n'ai donc pas hésité à ajouter un peu d'aloe (adoucissant) que j'ai utilisé comme support pour diluer la poudre de chlorophylle, je voulais un savon vert… comme les buissons trapus des îles.

Liquide de dissolution de la soude

J'ai réalisé une infusion d'origan très serrée (10g pour 230g d'eau, il en est resté 130g)  et je l'ai mise en glaçons; j'ai complété jusqu'à 350g avec de l'eau déminéralisée très froide.


Choix des huiles

Ayant gardé l'huile de ricin pour  l'incorporer à la trace, j'ai un peu modifié la formule de mes deux savons précédents. J'ai gardé olive, karité, macadamia, coco (avec des quantités fonction de ce qui me restait), et j'ai introduit l'huile de pistache dès le début.



272g olive
101 g macadamia
66 pistache
315 karité
250g coco

Soude pour un surgras  à 6-7

Les caractéristiques sont très proches de mes deux savons précédents. (Dureté: 40
pouvoir détergent:17, hydratation: 54, pouvoir moussant: 17, crémosité de la mousse: 23, INS 148)

Pour l'instant, le savon reste bien vert et son parfum a tout de suite été très présent. Comme nul n'est parfait, j'ai fait la bétise de poser une feuille de papier sulfurisé sur la plaque de savons pas encore démoulée (d'habitude, je mets un plastique épais, mais je n'en avais plus sous la main), elle a fait des taches blanches sur leur base que j'ai donc dû "peler"…




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Rédigé par venezia

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Publié le 24 Juillet 2009

 


A mon retour d'Inde,  j'avais préparé un savon dont j'ai beaucoup apprécié la mousse abondante et le parfum quand je l'ai utilisé.


Savon au vétiver. La photo est des plus plates

Savon au vétiver indien

360g beurre de karité brut de Côte d'ivoire
240g huile d'olive bio
240g huile de coco indienne
100g huile de macadamia bio
60g huile de ricin bio
3 capsules de vitamine E

Soude pour un surgraissage à 6-7

Liquide pour la soude

350g  dont 255g d'infusion concentrée de camomille matricaire bio mise en glaçons, le reste en eau déminéralisée

Couleur

 20g d'eau déminéralisée dans laquelle j'ai dilué une pointe de couteau d'argile rouge, absolument inutile puisque ces savons sont d'un beige pâle sans histoire! J'ai eu la main bien trop légère.

Parfum

Le four qui chauffait  l'alambic de vetyver à Kannauj était alimenté de l'exttérieur

-5g d'He de vetiver brut. C'est peu pour la quantité totales d'huiles( 1kg), mais il est si puissant que l'odeur est présente. C'est un fond d'huile essentielle qui m'avait été offert par les distillateurs de Kannauj en même temps que l'hydrolat, les deux puisés à même la cuve.
-6g d'HE de mandarine distillée (Florame)
dilués dans 10g d'huile d'amandons de pruneaux. L'association agrumes-vetiver fonctionne toujours bien.

Je les ai coulés dans les moules oblongs, qui ont juste un défaut, leur silicone est très souple; si la trace est  fine et la pâte très liquide, elle déborde toujours un peu avec la déformation du moule…

Ses caractéristiques, que je trouve équilibrées, selon le site Soap calc:


dureté: 40
29 à  54 (recommandé)
pouvoir détergent 16
12 à 22
Hydratation  54
44 à 69
pouvoir moussant 21
14à 46
onctuosité de la mousse  29
16 à 48


INS  147
136 à  170 




J'ai donc repris cette composition en huiles pour mon premier savon retour de Grèce.




Retour de Grèce(1): sud insulaire

Je lui ai donné ce nom car le parfum n'est pas exactement celui des îles grecques, balsamique (j'ai fait un deuxième savon pour ça) mais plutôt celui d'un sud de fantaisie sur trois notes : lavande-thym-pistache.


Le mélange huile de pistache et HE

Parfum

16g He thym citron (note douce et légère)
2g HE lavandin super
2g HE lavande aspic (je termine dans les savons les He que j'emporte en vacances quand je vais au soleil et qui ont pu s'oxyder)
dilués dans 20g huile de pistache (au nez un peu grillé)

Pourquoi la pistache? Outre son parfum, elle donne beaucoup de crémeux à la mousse, comme je l'ai découvert en testant un savon cassate d'Egine, que j'ai retrouvé. Je dilue toujours au préalable les HE dans un support huileux, je trouve qu'elles s'incorporent mieux à la pâte à savon.

Au nez, le savon est très peu odorant. Mais je l'ai testé pour me laver les mains, et là, surprise, la note thym citron est bien présente.

 
Mica et glycérine

Couleur

2g de mica blue coral reef (TKB trading)
Dilués dans 5g de gycérine (pour une touche supplémentaire de douceur) et 11g d’eau déminéralisée. Je souhaitais du turquoise-mer du Sud, mais avec les jaunes de certains ingrédients (infusion de matricaire, huiles d'olive et de macadamia) et le vert jaune de l'huile de pistache, les savons sont d'un beau vert avec une pointe bleutée.

Pour la photo, j'ai mouillé puis laissé sécher le savon, les points mouchetés sont donnés par la poudre de lsauge

360g beurre de karité brut
240g huile d'olive bio
240g huile de coco indienne
100g huile de macadamia bio
60g huile de ricin bio
4 gelules de  vit E

(La provenance des huiles est la même que celles du savon au vetiver indien)
 
Soude pour un surgraissage à 6-7

Liquide pour la soude

A peine ajoutée à la lessive de soude, la sauge colore le liquide. Photo prise … au dessus de l'évier, d'où la bonde, à droite

350g d'eau déminéralisée
1 cuil à café de sauge grecque mise en poudre au mixer et ajoutée dans le mélange eau+soude dilué. L'eau se teinte vite en jaune pâle.

J'ai voulu tester  pour la sauge cette technique découverte dans Soapmaking, a magickal guide d'Alicia Grosso (New page books), un petit livre qui donne des recettes simples (tous les savons sont sur la même base:coco-olive-ricin) mais avec des tours de main que je ne connaissais pas, dont celle d'incorporer des plantes en poudre à la lessive de soude. Peut être limite-t'elle l'oxydation.

En séchant, les feuilles de sauge grecque s'argentent et se veloutent

J'ai choisi la sauge (grecque, bien sûr) qui mouchète légèrement le savon, pour deux raisons:

*La sauge est un fixatif de parfums

*Séchées, ses feuilles sont aussi veloutées que des oreilles de lapin (ça m'y fait toujours penser), ce qui évite la sensation de rugosité que pourraient donner d'autres herbes plus dures. Alicia Grosso utilise entre autres, réduites en poudre, des feuilles d'achillée, de sauge, de patchouli, de menthe poivrée, des fleurs de camomille, etc… dans la lessive de soude mais aussi à la trace.  






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Rédigé par venezia

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Publié le 22 Juillet 2009



Croquant très souvent des crackers bio à midi, quand je travaille à la maison, pour accompagner une salade, je me suis dit un jour -juste avant de partir en vacances-, pourquoi ne pas les faire moi-même.

J'ai donc cherché des recettes fiables sur internet, il y avait bien sûr celle de Laurence Salomon, reprise sur de nombreux blogs, mais j'en ai trouvé une autre ici, sur le joli blog Cuisine campagne de Lilo. Elle m'a intriguée car l'apport gras venait uniquement de l'ajout de chèvre frais. Le texte et les images m'ayant inspirée, je me suis lancée en suivant le making of. J'ai juste varié les graines pour faire avec ce que j'avais sous la main: graines de courge et de chanvre; la recette originale incorpore du lin et du pavot.



Crackers à l'épeautre complet

125 g de farine d'épeautre complète  

1  pincée de sel (j'ai peu salé, les graines de courge l'étant bien déjà)

1/2 cuillérée à café de levure chimique

Une cuillère à soupe de graines de chanvre

Une cuillère à soupe de graines de courge ( grillées et salées) 

60 g de chèvre frais
- ayant décidé de faire cette recette au dernier moment, je suis allée dans le premier supermarché chercher ce que je pourrais bien employer, j'ai trouvé du "petit billy " que je n'achète jamais mais qui me semblait très bien convenir, ce qui a été le cas

Un peu d'eau tiède



 Préchauffer le four à 180°C.

Mélangez dans un saladier tous les ingrédients  (sauf le fromage et l'eau) 

Ajouter le fromage coupé en morceaux, mélanger d'abord à la fourchette puis avec les doigts pour bien incorporer

Mouiller avec de l'eau tiède, peu à peu, jusqu'à obtenir une pâte qui ne colle pas aux doigts

Fariner légèrement le plan de travail (pour moi, une feuille en silicone)

Etaler la pâte très finement (1mm recommande Lilo), je l'ai fait avec un rouleau à pâtisserie, ce qui écrase quelques graines

Découper à l'emporte pièce; on devrait pouvoir obtenir une trentaine de crackers

Placer les crackers sur une feuille de papier sulfurisé posé sur la plaque du four et enfourner quand ils sont tous découpés

Laisser cuire 9 à 10 mmn, surveiller la couleur, ils doivent se colorer légèrement, les sortir encore légèrement mous

Laisser refroidir sur grille


Lilo conseille éventuellement de les repasser au four s'ils ramollissent; j'ai trouvé le lendemain que ceux qui étaient restés à l'air avaient pris une consistance idéale.J'ai par la suite rangé le reste dans une boite en métal.


* Je les ai servis avec un tartare d'algues et les ai terminés les jours suivants avec mes salades dejeuner.


Mission accomplie, merci Lilo. Je recommencerai.


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Rédigé par venezia

Publié dans #petits plats

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Publié le 21 Juillet 2009


Malgré l'aridité des îles cycladiques, le vert y est une vraie couleur, surtout à Siphnos où la culture de l'olivier reste très florissante.




D'abord, pour Michèle, la fameuse salade de câpres, pas très photogénique, mais intéressante à découvrir, testée dans un vieux bistrot du port de Kamarès (Siphnos)



Les magnifiques oliveraies de Siphnos, sur les champs fraichement fauchés, avec leurs murets de clôture en pierre encore debout.


Massif de thym tout bourdonnant d'abeilles (Siphnos). Leur présence est un bon critère pour cueillir les fleurs (en faisant attention à ne pas les déranger trop quand même)


Il y a eu un gros bug pour la récolte cette année. Pensant en trouver à Sérifos, notre deuxième étape, nous en avons ramassé très peu à Siphnos… or, à Sérifos, pas l'ombre d'une fleur de thym (idem pour la sauge… )notre moisson est donc très modeste.


Photo prise lors d'une magnifique balade que nous avons faite à Siphnos pour descendre d'Apollonia à la plage d'Apokofto

Grâce à un guide -en anglais- trouvé sur place et rédigé méticuleusement par un allemand, Dieter Graf, nous avons pu emprunter quelques  itinéraires somptueux. Il existe encore des centaines de km de chemins (monopatia, au singulier: un monopati), plus ou moins en bon état et qui sillonnent l'île en tous sens. Certains sont très abîmés, d'autres encore pavés, ce sont des kalderimia (au sing. kalderimi).


Un pigeonnier… et ses hôtes (Siphnos)


Le très beau monastère de Theologos tou Mongou, perdu dans la campagne, -je cherche le nom- avec son pin qui ombrage la cour intérieure (Siphnos)


Je pense que ce sont des gattiliers, omniprésents sur les îles (ici, à Sérifos)…

Je n'en ai pas ramassé car je pensais qu'on ne récoltait que les graines. Or j'ai découvert que les feuilles séchées étaient également employées… Une prochaine fois…



On dirait des œillets sauvages, mais je ne sais pas si c'est ça, car les fleurs ne sentent rien (autour de Chora, Sérifos)














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Rédigé par venezia

Publié dans #En Grèce

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Publié le 20 Juillet 2009



Il n'y a pas que le blanc des églises…





Fleur de câprier (Siphnos)

L'île croûle de capriers sauvages, dont les fruits sont ramassés et longuement équeutés par les femmes. Ils sont préparés au sel ou au vinaigre, on les trouve aussi simplement séchés. L'une des spécialités est la salade (cuite) de câpres et d'oignons, au petit goût acidulé.
 

Fin d'après midi à Apollonia

Au premier plan, les merveilleux oliviers de Siphnos; leur huile, faite sur le fruit mûr, est délicieuse.

Gros plan sur le pigeonnier que l'on aperçoit parmi les arbres sur la photo précédente.

Comme Sérifos, l'île est parsemée de nombreux pigeonniers de pierre (tous ne sont pas chaulés). 

Essais de couleurs sur des volets à l'abandon: un tableau (Siphnos)




Rue de Chora (Sérifos), seuls les arbres ont échappé au blanc de chaux…



Chora, accrochée à son piton rocheux (Sérifos). Ce versant est le plus doux



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Rédigé par venezia

Publié dans #En Grèce

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Publié le 18 Juillet 2009




… Le chaulage régulier des murs les veloute infiniment. Parfois, on a même l'impression qu'ils sont lissés au sucre glace. Mais la peinture acrylique remplace peu à peu le lait de chaux. 


Monastère des Archanges(16° siècle) pomponné de frais ( Vathy, Siphnos)



Blanc de blanc (Chrysopigi, Siphnos)




Chrysopigi  (Siphnos; en contrebas, une crique exquise pour la baignade), l'église de la patrone de Siphnos
A Siphnos, on dit qu'il y a autant d'églises et de chapelles que de jours dans l'année.




Eglise à Chora (Sérifos)



Encore des archanges: c'est aussi le nom de ce Monastère de Sérifos, bâti au XVI °siècle, avec de hauts murs fortifiés pour le protéger des pirates turcs.
 Le pope Makarios y habite depuis 50 ans… et  y vit tout seul depuis  33…



… en compagnie de quelques chats…




La petite cour du monastère avec ses bougainvillées et ses plantes grasses en pot… et la corde pour sonner la cloche.


 

 

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Rédigé par venezia

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Publié le 16 Juillet 2009


Cette année, j'ai voulu tester les conseils prodigués par Kiva Rose sur son blog (américain) que j'aime tant parcourir. Elle évoque souvent les teintures de rose (elle emploie de la rosa rugosa sauvage) ou de fleurs de pêcher pour apaiser les piqûres de bestioles en tous genres.


… Ça tombait bien, j'avais les deux.

http://mamidoo.free.fr/html/gifs/nature/fleurs/rouge/roses007.gifAyant souvent vérifié les effets calmants du vinaigre, j'avais pensé à mettre en macération des pétales de rose (centifolia, rouges, très odorantes et pakistanaises, un précieux cadeau de Mlk, plus quelques boutons de damascena bio) dans du vinaigre de cidre.



La veille de mon départ, j'ai donc fait le mélange suivant:

80% vinaigre aux pétales de rose
10% teinture de fleurs de pécher
10% teinture de rose (boutons bio de damascena)

J'ai mis le tout dans un petit vapo. J 'ai laissé ce qui restait à des amis à Athènes car il y a longtemps que je n'avais pas employé quelque chose d'aussi efficace.

http://mamidoo.free.fr/html/gifs/nature/fleurs/rouge/roses007.gifLe mode d'emploi
 
Pschitter dès qu'on ressent une piqûre; si ça passe, tant mieux, sinon, recommencer dès que l'envie de gratouiller reprend (en génénal avant 5mn). Au bout de trois  fois maximum, c'est un soulagement total. Les boutons n'ont même pas enflé, ce qui est une première depuis longtemps. J'en ai vaporisé sur un bleu phénoménal, là aussi, grande efficacité car il n'y a pas eu œdème.

Pour les piqûres de bêtes vraiment coriaces, la réaction peut se manifester à nouveau (en général 12h ou 24h après). Recommencer la même procédure. L'apaisement vient vite. Attention, le mélange tache le linge.

Je trouve cette nouvelle arme encore plus efficace que tous les cocktails d'huiles essentielles que j'ai pu tester (qui marchent aussi d'ailleurs) mais là, le mélange supprime vraiment l'irritation. Le parfum du vinaigre, tempéré par les roses, s'efface assez rapidement.

J'ai testé la teinture de fleurs de pêcher seule, le vinaigre seul, ça fonctionne nettement moins bien. 

C'est un produit qui m'a épatée… 



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Rédigé par venezia

Publié dans #aux petits soins

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Publié le 15 Juillet 2009



… A la demande pressante de Mlk…



http://mamidoo.free.fr/html/gifs/animaux/poissons/divers/poiss_divers_74.gif(J'ai pris moins de photos que d'habitude. J'avais oublié d'emporter le socle de recharge pour les batteries que j'ai donc dû économiser au maximum…)


Régate au large de Siphnos




Criques à Chryssopighi (Siphnos), le plus joli lieu de baignade de l'île



Dimanche au crépuscule (Artemonas, Siphnos)



Chapelle de campagne (Siphnos)…



… et sa voute étoilée…



Chapelle ourlée de palmes et de lauriers-rose (Kamares, Siphnos)


 

  Poseidon? (Psili Ammos, Sériphos)

http://mamidoo.free.fr/html/gifs/animaux/poissons/divers/poiss_divers_74.gifLe bleu est partout.

Je me souviens de volets verts ou gris sur des maisons insulaires, aujourd'hui, ils sont le plus souvent bleu ciel ou d'un outremer soutenu (loulaki).

Je me souviens aussi d'avoir découvert avec émerveillement à Hydra dans les années 80 la galerie  Loulaki qui s'était vouée aux objets de ce bleu profond. Le mot loulaki désigne le pigment qui était utilisé pour azurer le linge, et que l'on glisse parfois aussi dans le lait de chaux employé pour velouter les murs. C'est l'équivalent grec des fameuses boules de bleu outremer (synthétique) mises en fin de lessive il y a quelques decennies pour faire étinceler le blanc.


Lien
(pour les curieuses) sur le bleu des boules azurantes: ici


   


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Rédigé par venezia

Publié dans #En Grèce

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