Publié le 28 Avril 2011

 

 

Comme plein d'addict-savonnières, j'avais été enchantée de découvrir la méthode proposée par Isy sur Potions: faire un savon très coco en le surgraissant fortement.


 

Aussitôt lu, aussitôt fait, j'avais montré un essai dans les commentaires sur Potions …

J'ai poursuivi mes expériences sans les publier, car je trouve toujours intéressant d'apporter un plus. Encore faut-il prendre la peine de l'écrire…


Après avoir admiré l'azur-création de Lolitarose sur son blog, j'essaie de me tirer de ma léthargie à rédiger des textes  savonnesques…


 

 

 Le tout premier savon au monoi que j'avais réalisé avait une formule très proche de celle proposée par Isy; j'avais donc décidé de ne pas la publier. je l'indique juste pour montrer les évolutions. 


 

Savon à la manière d‘Isy (oct 2010)

 

60 beurrre cacao GDetou

90g monoi hei poa tiaré ( avec des fragrances, je le sais mais je fais exception pour une fois car le parfum de ce hei poa, lié à mes jeunes années, me fait littéralement craquer)

150g coco odorante VVD


 32g lait de jument avec les huiles

70g eau déminéralisée (trop froide, la soude avait eu du mal à fondre; j'avais réchauffé au bain-marie)

soude pour surgraissage à 20

 

A la trace;

une grosse pincée d’amidon de riz (bout de manche de cuillère)

 2 cuil à café de crème fraîche

 

voir ici (je n'ai plus les photos originales)


J'avais obtenu un savon très odorant mais qui a vraiment foncé au fil du temps jusqu'à un beige très soutenu. Par ailleurs, j'avais eu bien du mal à démouler les savons coulés dans des moules en plastique et non en silicone. 

 

A partir de cet essai, j'ai poursuivi.


Savon insulaire cacaoté

 

Dans cette version, j'ai voulu booster le parfum (sans HE) et le côté crémeux  d'où l'ajout de chocolat blanc (dans ma série au chocolat blanc… ) et d'une merveilleuse poudre de vanille offerte par Catherine. Pour fixer les parfums, j'ai testé de la poudre de myrrhe dans les huiles, sans être convaincue du résultat. Je testerai avec du wusulan.

 

P1210138.jpgIl a continué à foncer…

 

60g beurre de cacao GDetout

90 monoi Hei Poa

150 huile de coco odorante VVD

1 /2 cuil à café de poudre de myrrhe dans les huiles

½ cuil à café de poudre de vanille du Vanuatu (merci Catherine)

 

102g eau de glacier

41,8 soude

 

à la trace

5g chocolat blanc

1 cuil à café crème fraiche

une ½ cuil à café amidon de riz

 

Ces savons ont également  foncé.


Je voulais un vrai savon blanc.

 

P1210362.jpgDésert de sel (gemme) dans le Kutch, Gujarat


J'avais rapporté d'Inde un petit morceau de sel gemme ramassé en zone désertique et je voulais savonner avec.

 

  Michèle m'a conseillé un savon tout coco avec plein de sel, comme la "surprise salée" de son livre (inépuisable source d'inspiration. A quand le prochain, please!)

J'étais ravie. Sauf au moment où j'ai examiné mon bloc de sel de plus près. Il était brut, trop brut, avec des fragments de terre… Je me suis donc résignée à le dissoudre dans de l'eau pour pouvoir filtrer et j'ai utilisé cette eau très salée pour diluer la soude. 

 

Il me fallait rajouter du sel; j'ai choisi un sel rose de l'Himalaya (les savons sont néanmoins resté blancs)

 

 

P1210603.jpgEtal d'"œils de sainte lucie" à Dwarka. Ils sont ramassés dans les environs

 

Pour rendre hommage à l'Inde, j'ai ajouté au milieu un œil de Sainte Lucie, l'un des attributs de Khrisna.

 

P1210662.jpg

  Crépuscule au bord de l'eau à Dwarka.

 

J'en avais trouvé à Dwarka, grand lieu de pélerinage à Khrisna.

 

Savon l'œil de Khrisna

 

Sur une idée de Michèle

 

P1210950.jpg

 

300g huile de coco odorante de Ceylan

soude pour un surgraissage à 20

 

Pour 110g d’eau:

57g glaçons d’eau déminéralisée

le reste: eau très salée avec sel gemme du Gujarat

 

A la trace


115g sel rose d'Himalaya, bien touiller.

Parfum

4g huile essentielle de gingembre

11g huile au clou de girofle de Zanzibar (cadeau d'une amie voyageuse)

 

Je souhaitais une saveur relevée comme la cuisine indienne; j'ai  choisi deux épices puissantes, mais l'huile au girofle de Zanzibar a donné une nuance un peu terreuse au final. En versant la pate dans les moules, touiller la pate très régulièrement pour  bien répartir le sel.

 

J'ai démoulé au bout de quelques heures. Avec les moules en silicone, on peut facilement vérifier la solidification de la pâte en tâtant leur paroi

 

 

  Merci Isy, merci Michèle et merci à toutes les savonnières qui font avancer la cause (des folles de savons)

 

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Rédigé par venezia

Publié dans #savons

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Publié le 25 Avril 2011

Pourquoi la reine des abeilles? Parce qu'elle a droit à sa ration quotidienne de gelée royale… 

 

  J'ai dû enregistrer comme un message subliminal un sérum récent de Gu… n car en réfléchissant à ce que je pourrais inclure dans un produit pour le contour des lèvres, je me suis focalisée sur les abeilles… Pour composer ce sérum, je me suis inspirée d'e la formule d'un précédent, le 400, destiné au visage et j'ai affiné pour le choix de certains ingrédients. C'est comme ça qu'on progresse…  


 

 

http://mamidoo.free.fr/html/gifs/animaux/insectes/abeille_45.gifLes produits de la ruche


-gelée royale bio lyophilisée (AZ). Prévoir de la diluer dans un peu d'eau en fouettant vigoureusement.


- hydratant miel (Bilby). L'idée vient d'une lotion miellée encens d'Irène qui est dans mes projets.


-elixir sueur du ciel (Ballot Flurin).

Lors d'un récent voyage dans les Pyrénénes, j'ai pu rencontrer Catherine Ballot Flurin qui m'a raconté avec tant d'enthousiasme la création de douze elixirs déclinant la ruche ( à chaque étape de fabrication, tout est dynamisé) que j'ai voulu tester; le hic, je n'ai pas réussi à en trouver à Paris; il faut  commander. Sueur du ciel  incite à s'ouvrir aux plaisirs de la vie et à leur  sourire, ce qui me semble convenir parfaitement… à un contour des lèvres

 

http://mamidoo.free.fr/html/gifs/animaux/insectes/abeille_45.gifEn espérant que les abeilles butinent… des roses


  -teinture alcoolique rose/ginseng, 2g me semblent suffisant pour la peau fragile du contour des lèvres. 


-HE roses rouges/roses blanches bulgares


-phytolate de rose (mélange d'hydrolats et d'extrait de rose)


-hydrolat de rose du Gujarat très parfumé


 

Les eaux pour l'hydratation

 

-jus d'aloe bio (en ampoule, sans aucun conservateur). Ayant eu des soucis lors de la réalisation d'un déo avec du gel d'aloe qui a floculé, j'ai cherché une présentation sans aucun ajout.


-eau d'or Catalyons (pour peaux sensibilisées)


-plasma de Quinton


- hydrolats: outre la rose, ciste, encens et chanvre anti décrépitude

 

-eau de glacier quasiment pas minéralisée


 

Les huiles pour nourrir

 

Figuier de barbarie, argan, squalane, macérat d'orchidée sur coco fractionnée, comme valeurs sûres.  bisabolol pour apaiser, 

Et deux  extraits C02 très anti oxydants: Chia et grenade


 

Les bottes secrètes

 

-Relax ride (AZ): aux effets "botox like"… on peut toujours rêver

C'est un extrait alcoolique de brede mafane (acmella). Michèle en avait déjà parlé ici avec le remodelling intense (extraction sur base huileuse). Les nouvelles présentations semblent privilégier l'extraction hydro-alcoolique comme en témoigne par exemple un dépot de brevet ici


-Hyalomuco, un mélange liquide prédosé avec de l'acide hyaluronique, du D Panthenol,  etc… très facile d'emploi


- un extrait de champignons (reishi,  shiitake) anti ridules


- de l'PP pour le glissant cosmétique


 

et le "ciment" pour faire tenir le tout sans avoir à chauffer

 

-xanthane


-simulgel


 

  P1210952.jpg

 

http://mamidoo.free.fr/html/gifs/animaux/insectes/abeille_45.gifSerum contour des lèvres La  reine des abeilles sur 100g ou en %

 

Phase 1

 

Plasma de Quinton 5

Jus d’aloe bio  5

Eau d’or 4

Phytolate de rose 3

Hydrolat de ciste 5

Hydrolat d’encens 3

Hydrolat de chanvre 4

eau de glacier 10g

Xanthane 1


Phase 2

 

Relax rides (acmella) 3

Teinture rose/ginseng 2

Elixir carotte O,5

Elixir sueur du ciel 2 gtes

 

Phase 3

  

IPP 1

huile figuier de barbarie 3

Argan 1

Squalane 2

Orchidée sur triglycerides 2

Bisabolol 1


extrait CO2 chia O,5

extrait CO2 grenade 0,5

1gte absolue lotus rose

1goutte HE roses rouge/ blanche bulgare

   qqs gouttes HG hibiscus

 

Geogard 0,6

 Simulgel 2

 

Phase 4

 

Hyalomuco 0,5

Extrait de champignons 2

Gelée royale bio 1 délayée dans 10g eau de glacier

hydratant miel  3 


Compléter à 100g avec l'eau de glacier (ou une eau très peu minéralisée)


 

P1210951.jpg

http://mamidoo.free.fr/html/gifs/animaux/insectes/abeille_45.gifProcédé


C'est une préparation one pot, réalisée dans un récipient soigneusement stérilisé.

 

Préparer la phase 1 avec la xanthane, laisser gonfler.

 

Quand le gel est formé, ajouter les phases dans l'ordre indiqué.


J'ajoute le simulgel à la fin de la phase 3 en agitant très vivement à la cuillère magique. On peut aussi décider d'utiliser le simulgel en dernier. De toutes façons, il faut touiller très vigoureusement.

 


Conditionner; la texture très légère est à peine gélifiée.


S'en tartiner au moins le soir… Comme il n'y a que 10% de phase huileuse, il n'y a pas du tout d'effet gras… ce qui est, esthétiquement parlant, souhaitable.

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Rédigé par venezia

Publié dans #cremes - serums - etc…pour le visage

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Publié le 22 Avril 2011

J'ai donc fait des essais avec l'huile de macération du wusulan/thiouraye maison. Je livre ici le premier exercice, le plus simple: le baume.


 

J'ai décidé:


*de ne pas ajouter d'HE pour mieux évaluer la puissance du parfum.


*d'incorporer du cetyl palmitate à hauteur de 2% (j'en mets 1% en général) car je ne sais pas s'il reste encore de l'alcool dans la macération. Le cetyl palmitate (qui est un cetyl ester) facilite l'absorption d'une mini-phase aqueuse dans un baume car c'est aussi un émulsifiant. 


*d'utiliser le chocolat blanc comme beurre car il donne une très jolie texture et son parfum, quoique très discret, "arrondit" bien


*d'incorporer un macérat huileux au parfum très doux et dont la note est déjà présente dans la macération: j'ai choisi un macérat maison de roses de Provins dans de l'huile de jojoba, très fine. L'huile du macérat s'avère en effet épaisse.


*de n'intégrer que 5% de wusulan pour tester sa facilité d'incorporation et me faire  une idée de la puissance olfactive de la macération diluée. Par ailleurs, comme elle renferme pas mal de résines, j'ai  joué la prudence pour ne pas risquer  des réactions  cutanées. Devant le résultat fini,  je pense qu'on devrait pouvoir monter à 8%.

 

 

P1210944.jpg 

 

Baume parfumé au wusulan/thiouraye maison  (sur 100g ou en %)

 

2 g cetyl palmitate

7g  chocolat blanc

5g IPP (isopropyl palmitate)

7g  cire d’olive

8g  cire d’abeille en feuilles (merci Nilou)

15g  macérat maison de rose de Provins dans jojoba

51g  huile de noyau d’abricot

5g  huile de wusulan/thiouraye

 

Résultat: un baume un peu ferme et qui pénètre très vite. Le parfum pacifié par rapport à la macération plus pointue est réellement présent et surtout très complexe.

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Rédigé par venezia

Publié dans #Tout baume

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Publié le 20 Avril 2011

J'ai voulu tester la fabrication d'un parfum utilisé en Afrique noire, il s'appelle thiouraye au Sénégal, wusulan au Mali. il s'agit d'un produit que l'on consume comme un encens sur des braises pour parfumer les vêtements… et ensorceler son amoureux.

 

 

Mystic a incorporé du wusulan dans une plaquette de cire parfumée : c'est ce qui a réveillé le souvenir des premières recherches que j'avais faites.  

 

J'ai donc fait l'acquisition d'un petit livre: Parfums du Mali, dans le sillage du wusulan (ed. Cauris) d'Adame Ba Konare (ex première dame du Mali). Il m'a ouvert les portes car elle a mené une véritable enquête.

 

 

Le principe de base est très simple:

 

*On pile des herbes et des résines que l'on recouvre de parfum (donc on les imprègne d'une base alcoolique)

 

*On fait évaporer

 

*On recouvre cette matière parfumée de lotions huileuses odorantes (on fait une macération  huileuse)

 

On laisse -ou pas- macérer à nouveau.

 

Dans certaines recettes, on ajoute encore du parfum, le plus précieux.

 

Puis on utilise la matière (pas très ragoutante visuellement) sur des braises.

 

Cette technique m'a immédiatement évoqué celle présentée par Greg sur le forum des Céphées. Il décrit la fabrication d'un "or liquide" à partir de résines, et dont le parfum est très persistant.

 

Les ingrédients les plus souvent cités dans les formules données par Adame Ba Konare

 

- les résines, encens notamment

 

P1210945.jpgGwe sénégalais

 

-Des racines de plantes. J'ai réussi quasi-miraculeusement à en trouver une, à l'état brut: c'est le gwe (cyperus rotondus)  de la même famille que les papyrus. Magnifique parfum dans le registre du vetiver, sans que cela y ressemble.


 -L'autre racine très souvent citée est le sarakatane (nom bambara)  ou saghine (nom français) corrigiola telephiifolia en latin. Je n'en ai pas acheté car celles que j'ai dénichées non sans mal étaient déjà  préparées… et parfumées, mais pas à mon goût. 

 

-Parmi les autres ingrédients bruts:  clou de girofle,  écorce de citron,  bois etc.

 

-Parfums et huiles parfumées: dans son livre, Adame Ba Konare explique qu'aujourd'hui, les créatrices de wusulan qui lui ont livré leurs secrets emploient des parfums et des huiles toutes prèts (dont Opium… ).  Elle donne les noms de certains parfums ajoutés couramment. J'ai réussi à en trouver quelques uns à Paris, j'ai acheté des mini  formats peu onéreux… mais, pour l'instant, je n'ai pas trop réussi à les apprivoiser; leur point commun: des notes rétro. Ce qui n'est pas étonnant car il s'agit de créations assez anciennes.


Celui que je parviendrais le mieux à mater serait peut être Rêve d'or de Piver, qui possède quelques notes plus fraîches que les trois autres testés (Héliotrope blanc de Piver, Cuir de Russie, trouvé en lotion, de Piver et, sur base huileuse, Bint el Sudan)


 

P1210947.jpgOn trouve du thiouraye tout prêt à Paris.

 


P1210949.jpgCelui que j'ai acheté pour tester a la texture d'un tabac à priser très humide.

 

 

Pour le wusulan, pour l'instant, j'ai fait chou blanc. 

 

 

A partir de ces données, je me suis lancée.

 

J'ai toujours des résines qui macèrent dans mes placards pour des teintures.

 

J'ai choisi un bocal renfermant du benjoin et de l'encens trempant dans un mélange d'alcool, d'hydrolats d'encens et de rose et j'ai ajouté des pétales de rose rouge, -ceux de Baldwins sont parmi les plus parfumés que je connaisse-, un peu de vanille et du gwe que j'ai difficilement concassé.


J'ai tendu une gaze ficelée autour de l'ouverture du bocal que j'ai exposé au soleil. Tout le liquide s'est évaporé en deux jours.

 

P1210941.jpgtexture confiture après macération solaire

 

J'ai alors ajouté des huiles parfumées:


-une huile maison macérée aux épices


-une huile de bain ylang-géranium-cédre. Curieusement, elle a donné une note "cocotte". J'ai baissé ces jupons trop affriolants avec 4 gtes d'HE de poivre noir, 2gtes d'HE de girofle dilués dans de l'huile de coco fractionnée et j'ai laissé macérer en sentant régulièrement.

 

J'ai laissé plus de liquide que dans un thiouraye ou un wusulan car c'est l''huile, très odorante, que je désire utiliser pour l'incorporer dans des produits.


J'ai préparé un autre essai plus minimaliste sur un mélange plus complexe de résines avec ajout de vanille, de roses et de gwe.

 

Affaire à suivre avec les tests, mais déjà, je peux dire que cette technique est particuièrement inspirante et donne des résultats très tenaces.

 


 

Résumé de la technique inspirée de la fabrication du thiouraye ou du wusulan

 

-Piler des résines (encens, benjoin, opoponax, etc), des bois ou racines (vetiver, gingembre, ginseng, etc) très odorants. On peut aussi ajouter des morceaux de vanille à ce moment (on peut aussi en mettre à la fin) 

 

 -Recouvrir d'alcool (au moins 60°)

On peut couper de l'alcool à 90  avec des hydrolats pour booster la note parfumée

 

-Laisser macérer à l'ombre (assez longtemps, ça va de quinze jours à plusieurs mois, on juge au nez).

 

Ajouter éventuellement des pétales parfumés de fleurs et de la vanille


Dans ce cas, laisser encore macérer deux ou trois jours

 

Exposer au soleil le bocal sans couvercle et recouvert d'une gaze protectrice jusqu'à évaporation totale du liquide. On obtient une sorte de confiture très odorante. Touiller. Rincer tout de suite à l'alcool  l'instrument de touillage car les résines collent

 

Recouvrir d'huile. En choisir une qui résiste bien à l'oxydation: coco fractionnée, jojoba ou moringa qui a la réputation de bien fixer les odeurs. On peut bien sûr parfumer l'huile lors d'une macération  préalable.

 

Si on veut obtenir un parfum huileux, recouvrir largement d'huile; si on veut tester sur des charbons, on se contentera de diluer à peine la matière première.

 

Si on veut se rapprocher d'un vrai thiouraye, on peut bien sûr utiliser des parfums et des huiles de bain de grande marque… mais c'est à manier avec doigté… Dans ce cas, pour limiter les risques de cacophonie olfactive, penser à regarder la pyramide de ce parfum  (sur le site ozmoz par exemple) pour renforcer certaines de ses notes avec des matériaux bruts (hydrolats, plantes) qui leur correspondent.

 


 


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Rédigé par venezia

Publié dans #parfums

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Publié le 18 Avril 2011

Il y a une prodigieuse inflation de bouquins de cuisine dans les librairies. Si je parle de celui ci, c'est que j'ai appris à découvrir celle qui l'a imaginé, Cerise, à travers son blog (ou plutôt ses blogs successifs). Et puis parce je le trouve réussi car il est inclassable.

 

 

http://mamidoo.free.fr/html/gifs/personnages/metiers/restauration/cuis08.gifComme les blogs qui me plaisent, ce petit livre ne se contente pas de débiter des recettes à la file, il raconte aussi une histoire, il donne à imaginer un style de vie. Celui de Cerise relève de ce qu'on appelle aujourd'hui  la "simplicité volontaire". A table, on pourrait traduire ça: faire bon avec peu, partir d'ingrédients bruts et simples, mettre plus de légumes que de viande dans les assiettes (sans être exclusivement végétarien;  il y a par exemple une belle recette d'aioli).  Ce pourrait être une cuisine pour fauchés gourmands.


C'est aussi un texte très pratique (on n'a pas toujours internet sous la main… ) utile à ceux et celles qui voudraient se lancer à fabriquer  eux-mêmes kéfir, kombucha, laits végétaux, tofu, graines germées, etc …  sans matériel encombrant, avec les moyens du bord.

 

Comme Cerise vit dans le sud, les couleurs et les saveurs sont méridionales, la tomate est reine et il y a la recette d'une sauce œuf-citron qui m'est chère car on en déguste souvent en Grèce  où on l'appelle sauce avgolemono.

Comme Cerise a tenu une petite coop bio, elle connait son sujet à propos du choix du bio

 

A table donc et en bonne compagnie…

 

Mon top five de ses recettes:


-l'aioli


-les feuilles de vigne farcies et la sauce œuf-citron


-les amandes marinées puis grillées au four


-la tarte à rien quand on n'a plus de pain


-les beignets de feuilles de sauge (personnellement, je les fais avec des fleurs de courgette quand j'en trouve et  en ajoutant un bout d'anchois dans la fleur)

 

… Plus une recette de gâteau au chocolat que je n'ai pas encore testée

 

Cuisiner en toute simplicité de Mireille Saimpaul (ed Dangles)

 

avec d'adorables dessins de Kay Wernert (dommage qu'ils ne soient pas en couleur)

 

 

http://mamidoo.free.fr/html/gifs/objets/bureau/bureau_95.gif 

 

Dans un tout autre registre, mais sur le même thème: comment faire bon avec peu,  il y a de  MFK Fisher  "Un loup au diner" (traduit de l'américain. Ed Anatolia, qui a fermé boutique; on doit quand même trouver ce titre pas trop difficilement). Si vous mettez la main sur un exemplaire, jettez-vous dessus (J'attends de pied ferme les remerciements ).

 

Marie  Frances Kennedy  Fisher (morte en 1992), géniale plume de la littérature gourmande -je ne sais comment dire autrement-  y raconte l'époque de pénurie de la 2° guerre mondiale et la façon d'affronter gaiement manque et disette (avec recettes)… Un pur bonheur de lecture. 

 


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Rédigé par venezia

Publié dans #petits plats

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Publié le 15 Avril 2011

Je l'avais baptisé réveil matin, mais en fait, il est sur mon bureau et il m'inspire quand je bosse: j'en  mets très régulièrement  sur les poignets pour ne pas relâcher l'attention. Il est donc devenu mon baume de travail

 

J'e l'ai en pot. Tout le reste, offert, avait été conditionné en stick; c'était d'ailleurs mon premier baume sous cette forme, d'où la recherche d'une texture très ferme. Elle est bien pratique car on en prélève très peu à chaque fois (avec le pot, j'en frotte la surface avec les doigts avant d'en appliquer au creux des poignets) et on peut ainsi en mettre à intervalles réguliers. 

 

Baume de travail (ou réveil matin) en % ou sur 100g

 

17g beurre de cupuaçu

10g  beurre de mowrah

20g  cire de candellila

2g  cire d’abeille

5g IPP

42g  huile au pamplemousse (Puressentiel)

3 gtes Epp

1 gte  elixir de dauphin ( effets harmonisants et purifiants, merci Irène)


3% HE en gtes:

 

30 gtes  pamplemousse

25  gtes lavande fine

15 gtes thym géraniol

10 gtes petit grain citron

10  gtes tulsi (basilic saint)

 

P1210940.jpgLe baume de couleur paille

 

J'ai détourné une huile  pamplemousse-jojoba destinée aux massage désinfiltrants car sa composition renfermant des HE toniques m'intéressait (citron, mandarine, niaouli, pamplemousse, petit grain, romarin, ylang dans un mélange d'huiles végétales bio). 


Il y a donc une tonalité pamplemousse qui donne du peps mais faire sans grimper aux rideaux.


Pour la compositon parfumée, je me suis inspirée de deux recettes du formulateur de Rainbow meadow, que j'ai arrangées à ma façon.


*La première  believe in my blend, décline pamplemousse-bergamote-lavande-basilic doux et promet de booster concentration et mémoire


*La seconde; arisen blend, stimulante,  combine pamplemousse-lime-lavande-basilic doux. 

 

J'ai gardé pamplemousse (tonique, anti stress) et lavande (très équilibrante)


A la place de la bergamote ou du lime, j'ai préféré le petit grain citron, apaisante et anti stress en version douce

 

P1210340.jpgBuisson de tulsi dans le semi-desert du Kutch, mis à l'abri du vent au creux de  son rempart de pierre


J'ai remplacé le basilic doux par du basilic saint (le tulsi indien), tonique, qui donne confiance en soi (on en a besoin pour bosser)


et j'ai ajouté du thym géraniol, que j'apprécie beaucoup pour son parfum avec une note de rose, et qui combat le surmenage en donnant du tonus.

 

Je trouve ce baume vaiment très efficace.


 

Formules pour la concentration sans stress dans ces notes

 

*Celle de ce baume:

 

6   pamplemousse, 5  lavande fine, 3  thym géraniol, 2  petit grain citron, 2  basilic saint

 

*Valérie Ann Worwood (in The fragrant pharmacy) donne pour la concentration et le soutien de la mémoire:

 

8 basilic (doux), 10 pamplemousse, 7 lavande, 5 romarin

 

*Arisen blend (rainbow meadow formulator) 


1 basilic doux, 4 pamplemousse, 2  lavande ,  2 lime

 

*Believe in my blend (rainbow meadow formulator) 

 

  5 basilic,  6 bergamote,  8 pamplemmousse, 3  lavande 

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Rédigé par venezia

Publié dans #Tout baume

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Publié le 10 Avril 2011

 

Je ne prétends par qu'il protège des forts soleils, mais j'ai utilisé ce fluide visage pendant mon voyage en Inde, ajoutant une protection solaire par dessus dans la journée. Je continue de m'en servir de retour à Paris. Et j'en suis plutôt contente. C'est toujours une texture un peu P3R, mais fluide et qui pénètre vite.

 

 


 

Je pense qu'il doit faire dans les 5-6 sur l'échelle de la protection, voire un peu plus. Si on crapahute, comme je l'ai fait le premier jour à Ahmedabad plusieurs heures d'affilée sous un allègre soleil tropical, on rougit … et on n'oublie pas de sortir l'artillerie lourde le lendemain (si on peut dire: je n'avais que du 20 sous la main, ça a suffi néanmoins, posé sur ce fluide pendant le  reste du voyage).

 

Le pourquoi de la  formule 

 

Avant de me lancer, j'avais relu les réflexions de Malégria sur le sujet: ici. Elle est bien placée pour tester ce style de produits  sous le soleil de Lima (coucou Malegria, que deviens-tu?)


J'ai notamment retenu son choix d'huiles: sésame, aguaje (buriti), jojoba, Plus un cocktail d'extraits CO2 anti oxydants. J'ai préféré l'allantoine à l'urée qu'elle emploie, ne sachant si je supporterais bien cette dernière sur le visage. Pour avoir une texture assez légère (malgré le P3R) j'ai préféré l'oléine de karité au karité de la formule de Malégria. 



Pour la texture elle même, j'ai lu et relu la formule au P3R de Mlk voir ici, particulièrement réussie.J'ai donc supprimé le céralan, ajouté de l'amigel et du gelisucre pour alléger.

 

 

Du choix de quelques ingrédients 

 

L'huile de cameline

 

Elle appartient au groupe restreint des huiles végétales riches en omégas 3, acides gras très bénéfiques aux peaux sensibles et sèches.Elle est fragile à la chaleur, mais comme il y a beaucoup de substances anti oxydantes protectrices dans ce fluide, j'ai choisi d'en mettre.

A  l'exception de la cameline, tous les autres composés huileux de la formule résistent bien à l'oxydation.

 

L'huile de son de riz

 

(Merci Michèle) Elle contient des caroténoïdes, de la vitamine E, intéressants pour la protection solaire, elle est peu oxydable et ne laisse pas un toucher gras. 

 

Le macérat maison (dans huile d'olive) carotte/tomate/urucum 

 

Très riche en pigments anti oxydants protecteurs.

 

Les huiles d'argousier  et de buriti

 

En plus de leurs vertus cosmétiques, -elles sont toutes deux riches en caroténoides - et de leur stabilité, elles donnent bonne mine à l'application car elles sont colorées. 


Le tosolin

 

A base de sucres (très à la mode en cosméto de pointe) et d'un sel de l'acide hyaluronique: voir ici, il renforce la résistance de la peau au soleil (effet immédiat et effet retard).


Le phytolate de rose 

 

Composé d'extraits et/ou d'hydrolats de rose, violette et lavande. Effets hydratants sur peau sèche et mature. J'en mets dans tous mes produits visage (merci Irène) ou presque, comme l'eau d'or, aux effets anti allergiques.

 

L'huile essentielle de géranium

 

Pour sa puissance cicatrisante. Si je ne gardais qu'une huile essentielle pour les produits visage, ce serait  peut être elle.


 

P1210936.jpgC'est une assiette de dinette… le fluide est conditionné en mini pot pour l'avion. J'en ai un plus grand flacon airless dans le sac.

 


Crème visage au P3R et au tosolin 

 

(en g ou en%, on n'arrive pas à 100% pile, mini-marge en raison du flou de ma balance pour les chiffres après la virgule… )


 

Phase aqueuse


Eau de source 57,3

Tosolin 3

Sulfate de mg 0,7

Eau d’or 3,5

Phytolate de rose 2

Elixir carotte/elixir emeraude: 0,5

Amigel 0,5

Allantoine  1

 

 Phase huileuse


Jojoba 4

Gelisucre 1,5


Oleine karité3

Argousier1

Buriti 1

Sesame 3

Son de riz 2

Cameline 2

Squalane 5

macérat carotte/tomate/urucum  dans olive 1

P3R 4

 

Phase 3

 

1,5 fucogel

1 hyalomuco

0,5 geogard

3 gtes He geranium

extraits co2:  2 grosses gouttes de chaque: carotte, chia, grenade


 

P1210937.jpgLa texture fluide mais comme comme  ripolinée typique des fluides au P3R.

 

 

Procédé

 

 

*Tiédir légèrement la phase aqueuse pour diluer plus facilement l'allantoine. Puis ajouter l'amigel en dispersion à la surface et laisser de côté. Ne pas oublier de remuer ensuite avant emploi.

 

*Mélanger d'abord jojoba et gelisucre en touillant vivement. Puis ajouter les autres ingrédients en terminant par le P3R. Bien remuer à la cuillère magique.

 

* Incorporer la phase aqueuse  bien homogénéisée dans le mélange huileux en touillant vigoureusement à la cuillère magique.

 

*Ajouter les ingrédients de la  phase 3.

 

Conditionner.

 


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Rédigé par venezia

Publié dans #cremes - serums - etc…pour le visage

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Publié le 6 Avril 2011

 

Pour faire une pause dans la balade indienne, je vais publier deux formules de produits préparés pour ce voyage. La première: la lotion post moskitos; j'en refais chaque année, en essayant de peaufiner un peu plus la formule.Voir ici et ici pour des versions antérieures. 

 

 

http://mamidoo.free.fr/html/gifs/animaux/insectes/moustique.gifLotion post moskitos 2011

 

He en gtes :

 

9 menthe poivrée

9 lavande aspic

9 eucalyptus citronné

9 géranium rosat

9  tea tree


7g ricinion

10 macérat souci-camomille dans olive

5 HG tanaisie annuelle

9g teinture lys/rose

9g teinture fleurs de pécher


      40 g de vinaigre aux plantes: dont 12g anti inflammatoire (avec souci, matricaire grecque, fleurs de sureau séchées,  thé vert japonais,  buchu, roses centifolia;  il ne me restait que cette quantité) ,  le reste en vinaigre de roses, un cadeau merveilleusement parfumé d'Irène


 

        7g  hydrolat de menthe poivrée


       30gtes sangre de grado

       8gtes elixir calling all angels

       7 gtes élixir d'émeraude


 

       0,7g geogard

 

 P1210933.jpgLe vapo finalement peu entamé…

 

Making of

 

Bien respecter l'ordre d'introduction des ingrédients


*Verser d'abord les He dans un récipient stérilisé


*Ajouter le ricinion et bien touiller


*Ajouter ensuite la phase huileuse. Comme elle est faible, la solution déphase un peu, il suffit de secouer le flacon avant emploi et tout rentre dans l'ordre. Si on introduit la phase huileuse  après les éléments aqueux, le mélange est nettement moins stable.

 

* Ajouter le reste des ingrédients en touillant régulièrement

 

*Conditionner en mini vapo.


http://mamidoo.free.fr/html/gifs/animaux/insectes/moustique.gifLes améliorations 2011


*Une phase huileuse apaisante, avec le macérat maison camomille-souci  La présence d'une phase huileuse, même petite, présente aussi l'avantage de prolonger le contact de la lotion avec la peau.

 

* Un HG maison de tanaisie annuelle (du jardin de  Christine) la tanaisie est classée comme anti allergique. L'hydro-glycériné apporte un peu d'hydratation.


* Une teinture lys/rose à la place d'une simple teinture de rose. En fait, j'ai laissé macérer une nuit des pétales séchés de lys blanc (lilium candidum) dans de l'alcool à 60°; j'ai filtré puis utiliisé cet alcool pour une macération plus longue de roses.

 

*De l'hydrolat de menthe poivrée, très antalgique.

 

* de l'élixir d'émeraude, censé notamment intervenir positivement dans les situations de stress et dans les allergies.

 

J'ai offert de la lotion àune voyageuse qui partait aussi sous les Tropiques et qui l'a utilisée en prévention. Sur elle, ça a marché à 100%.

 

Je l'ai testée en curatif: j'ai été très peu piquée dans le Gujarat, s'il faisait très chaud, il faisait aussi très sec. Peu de bêtes sauf à Bujhpur, dans l'atelier de batik. J'en suis ressortie une jambe toute boursouflée, et avec d'intenses démangeaisons.

J'ai pschitté cette lotion à intervalles réguliers. Le lendemain, il ne restait que de fines traces de piqûres, vite disparues.

 

http://mamidoo.free.fr/html/gifs/animaux/insectes/moustique.gifCette formule me semble  désormais à peu près au point.

 

 


 

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Rédigé par venezia

Publié dans #aux petits soins

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Publié le 3 Avril 2011

 

 

 

La variété des techniques employée au Gujarat pour embellir les tissus est fascinante. 

 

 

Broderies avec miroirs

 

 

P1210325.jpgMotifs floraux et géométriques, que l'on rencontre aussi  dans le Kutch en peintures murales. 

 

Dans le Kutch, ce sont surtout les broderies, les appliqués et l'insertion de petits miroirs qui sont utilisés. Les petits miroirs étaient censés leurrer en les éblouissant les jeteurs de mauvais œil…

 

P1210337.jpgConfection d'appliqué


 

Impressions au tampon

 

Dans le sud, près de la côte, à Bujhpur, nous avons visité un atelier familial qui pratiquait  le batik par impression avec des tampons trempés dans de la cire . Les tissus préparés sont ensuite envoyés ailleurs pour être teints.

 

P1210411.jpg

Tampons taillés dans du bois (non, je n'en ai pas acheté pour les savons… )

 

 

P1210413.jpg

Voile de coton avec  applications de cire au tampon, ce qui fait des réserves de couleur lors de la teinture. Il faut ensuite ôter la cire pour faire apparaître le motif en blanc. On peut bien sûr prévoir plusieurs couleurs…et donc plusieurs bains


 

P1210439.jpg

Applicaton de la cire. Le coton est simplement possé sur du sable très compacté et lissé. On aperçoit derrière l'artisan le bord de la bassine contenant la cire (d'abeille) fondue dans laquelle il trempe le tampon après chaque empreinte.

 

 Patola


A Patan, nous avons découvert l'un des seuls ateliers de tissages de patola, technique du double ikat. La transmission, familiale, se ferait depuis 700 ans, a assuré le vieux monsieur maître de ce savoir-faire. Après avoir ligaturé les fils huit par huit (edit: je viens de corriger après discussion… )  pour créer des réserves, on teint (dans plusieurs bains successifs, un par teinte) fils de trame et fils de chaine pour créer un dessin qui n'apparaîtra qu'au moment du tissage. Les œuvres réalisées sont des pièces de musée, vendues des milliers d'euros (mais j'ai trouvé leur inspiration un peu conventionnelle).

 

P1210234.jpg

Ligature patiente des fils


P1210238.jpgCertains motifs ont un petit air sud américain…

 

 

 

Tie and dye

 

On le pratique dans tout le Gujarat. Tie and dye signifie ligaturer et teindre. Suivant la finesse des ligatures et la complexité des  motifs, on obtient des tissus plus ou moins sophistiqués.

 


P1210414.jpg

Ligatures fines sur une pièce de coton à Bujhpur

 

A Jamnagar, on réalise des motifs d'une grande finesse, avec des points minuscules de la taille d'un grain de riz. Parfois, ils sont ensuite ornés de miroirs ou rebrodés: des mois de travail…

 


 

 

P1210931.jpgMélange de nombreuses techniques pour ce duppata (châle) en soie de Jamnagar. Et ci dessous, un détail où l'on aperçoit les minuscules points en tie and dye enserrés dans les broderies.

 

P1210924.jpg

 

 

 

 


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Rédigé par venezia

Publié dans #Balades indiennes

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