Publié le 26 Mai 2011

 

 

     … enfin presque

 

 

          jusqu'au 6 juin

 

http://mamidoo.free.fr/html/gifs/nature/fleurs/rouge/roserougepousse2.gifhttp://mamidoo.free.fr/html/gifs/nature/fleurs/rouge/roserougepousse2.gifhttp://mamidoo.free.fr/html/gifs/nature/fleurs/rouge/roserougepousse2.gifhttp://mamidoo.free.fr/html/gifs/nature/fleurs/rouge/roserougepousse2.gif

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Rédigé par venezia

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Publié le 24 Mai 2011

 

 

Après l'essai précédent réalisé avec des bandes de savon très fines, j'ai recommencé une nouvelle expérience avec des tranchettes de savon plus hautes et plus épaisses. Pas évident.

 

J'ai donc tranché, avec pas mal d'application à la lyre à fois gras car le savon était très dur, dans les restes d'une série qui avait eu des déboires et j'ai fait tenir tant bien que mal au fond du moule. Mais quand j'ai versé la pâte, patatras, tout s'est écroulé!


 

P1220054.jpgLes zig zag en plaquettes de savon

 

 

Essayer de repousser la pâte liquide dans un coin puis de redresser en bon ordre les plaquettes de savon, le tout avec de gros gants bien épais, relève de l'epreuve de concours.


J'ai donc attendu que les deux bols de pate épaississent vraiment, et j'ai versé d'un coup dans chaque triangle, essayant de faire tomber la pâte le plus verticalement possible.

 

Pour tout bien arrimer, j'ai coulé sur le dessus deux couches de couleurs alternées puis j'ai délicatement remué le moule de droite à gauche pour tout lisser… ce qui a fait bouger et glisser certaines plaquettes de savon.


Comme la fois précédente, le bloc s'est démoulé tout seul d'un coup quelques heures plus tard.

 

Avec le choix des couleurs, le résultat donne vraiment un style art déco. J'ai préféré tout découper perpendiculairement à la  longueur.

 

Huiles

 

Arachide raffinée 174g (chiffre bizarre, c'était le fond de bouteille)

beurre de cacao 50g

Palme bio 80g

Sésame bio 51g

huile de coco 125g

huile de ricin bio 20g


INS 150


Eau déminéralisée 183g dont 49g en glaçons

Soude: surgraissage à 7-8

 

Extrait CO2 Romarin 1g

3 gélules de vit E


J'ai voulu avoir en fond le ton rose pâle qui me plait beaucoup. J'ai donc ajouté directement dans l'ensemble des huiles avant la trace une cuillérée à café d'argile blanche ainsi qu'une pointe d’ocre rose d’Italie et j'ai bien touillé à la spatule.

 

Parfum

 

9g he santal

10g he cèdre de l’Atlas bio

6g huile à la girofle

 

C'est le cèdre qui domine, arrondi par le santal.

 

1 cuillérée à café de crème fraîche à la trace.

 

Couleur

 

A la trace très fine, dans la moitié des huiles déjà légèrement teintée de rose: une cuillérée à café de poudre de rhubarbe avec une pincée de mica rouge Bordeaux, un mélange testé avec succès dans une série précédente. Bien mixer pour unifier.

 

 

 

P1220057.jpgJe craignais un peu que les barres  de savon ne se détachent, mais elle se sont bien intégrées.

 

 

 

 

P1220058.jpgLa partie rose pâle a eu une petite phase de gel.

 

 Chaque savon a une allure différente, suivant l'emplacement -et le glissement… - des bandes marron.

 

L'incorporation d'argile et d'ocre donne un toucher très agréable.

 

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Rédigé par venezia

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Publié le 22 Mai 2011

 

 

J'ai trouvé si jolies les chutes du savon précédent que j'ai cherché à les utiliser. J'ai donc eu l'idée de m'en servir pour cloisonner de la pâte à savon et m'amuser avec les couleurs.

 

 

Installation

 

 

P1220027.jpg

 

 

J'ai dessiné des triangles au fond du moule avec les découpes du précédent savon (les bords  égalisés au couteau cranté).  Un souci: ils n'étaient pas très haut. Mon idée a donc été de jouer sur ce cloisonnement en fond de moule, puis de verser par dessus les deux teintes en alternance, en intégrant dans la pate verte des fragments de jaune et dans le jaune… du vert.


Ce qui fut pensé fut fait.

 

 

Savon jaune et vert géométrique avec inclusions de savon

 

180g  eau déminéralisée dont une partie en glaçons

  soude surgraissage à 7-8

 

Huiles et gras

 

J'ai tenté l'acide stéarique à hauteur de 1% car j'avais des huiles peu "dures".


acide stéarique 10

arachide raffinée 130

coco150

beurre de cacao 50

huile de sésame désodorisé bio 160

½ cuil café extrait CO2 romarin (anti oxydant)

 

Parfum

 

J'ai osé un cocktail grand écart.

Dans 3g d'huile de ricin:

20g huile finlandaise à saveur de goudron (huile de navette, HE pin, poix de pin)

5g HE lemongrass (fresholi), très solaire.

Le mélange tient bien.

 

Couleur

 

A la trace fine, j'ai séparé la pâte en deux:


-Dans ½:  teinture jaune au jasmin du Cap

dans autre moité: de la chlorophylle en poudre diluée dans un peu d’eau au préalable.

 

 

La trace est arrivée assez vite. J'ai commencé à verser une pâte trop liquide qui s'infiltrait sous les bandes de savon posées au fond du moule. J'ai donc patienté un peu. Il faut une pâte ferme (stade pré-danette, je dirais) mais encore facile à couler; je touille vigoureusement et très régulièrement à la spatule juste avant de verser.

 

Pour faire mieux sécher, j'ai retourné le moule pour ôter le film plastique qui tapissait le fond; je pensais le laisser ainsi cul par dessus tête… A ma grande surprise, le savon a alors glissé tout seul le long des parois sans effort et le pain de savon s'est retrouvé démoulé.

 

J'ai quand même attendu une nuit avant de trancher. Pour garder les losanges géométriques du fond, j'ai découpé (avec une lyre à foie gras) la base dans le sens de la longueur. Puis j'ai débité le reste dans le sens habituel, ce qui fait apparaître des tâches aléatoires assez intrigantes. 

Je trouve le parfum, plutôt mixte, très plaisant.


 

P1220029.jpg

Les lignes blanches sur les savons du bas correspondent à des incluions de savon clair

 

Il y a donc trois savons avec motifs géométriques

 

 

 

P1220034.jpg

Quelques uns des savons aux motifs abstraits

 

 

… et le reste dans un style abstrait tachiste.


J'ai fait depuis une nouvelle tentative (plus périlleuse) avec des cloisonnements plus hauts, toujours en savon avec un résultat assez différent. 

 

Affaire à suivre donc.

 

 

 

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Rédigé par venezia

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Publié le 20 Mai 2011

 

 

J'ai eu envie de tester le tapioca dans un savon, mais sous sa forme cuite, en billes transparentes, que je voulais teinter. Je cherchais également à obtenir des dégradés colorés.

 

 

 

Préparation du tapioca

 P1220012.jpg

Les billes comment à devenir transparentes à leur periphérie

 

Dans 200g eau déminéralisée bouillante, 6g de tapioca (l'eau a été introduite au fur et à mesure;  quand il n'y avait presque plus de liquide, je versais une nouvelle rasade, car je voulais une solution concentrée ).

 

P1220015.jpg 

J'aime beaucoup ce rendu très brillant qui se ternit hélàs un peu dans la pâte

 


Un peu avant d'arriver à la transparence des perles de tapioca, j'ai ajouté une teinture très jaune réalisée avec des fruits (et non des graines comme je le pensais) de jasmin du Cap. J'ai désormais fini cette teinture et n'arrive plus à retrouver les fruits séchés achetés dans une boutique japonaise. Il n'y avait pas assez de demande m'a-ton expliqué. J'ai ensuite filtré puis mis au frigo d'un côté les billes jaunes, de l'autre, la gelée épaisse obtenue, également jaune. 

 

Huiles

 

Je les ai sélectionnées à la fois pour varier les acides gras  et obtenir une teinte de base claire (d'où l'ajout d'argile blanche)

 

36 sésame

184 palme bio

160 coco

180 arachide

40 ricin

1 cuil  café argile blanche

 

eau déminéralisée 210

soude pour un surgraissage à 6-7


4gelules vit E

7gtes extrait CO2 romarin

 

Parfum

 

15 huile à la girofle de Zanzibar

15 HE lemongrass (riche en rhodinol)

1g absolue de benjoin (Lotus aromatics) à 50% d'ethanol, très odorante,  mais qui accélère la trace

dilués dans 2g rose musquée (fragile, d'où les  deux anti oxydants)

 

Couleur

 

4g de chlorophylle en poudre

mélangée à 1 grosse cuil à café de pigment blueberry pop (TKB) le tout dilué dans  1/5 de la pâte environ

 

 

Making of 

 

J'ai commencé par verser du bleu vert sombre assez liquide au fond du moule; j'ai peu à peu éclairci le bleu vert avec de la pâte plus claire en diluant de plus en plus. J'ai versé les grains de tapioca vers la fin et utilisé la gelée jaune  pour détendre la pâte quand elle a commencé à trop épaissir. 

 

P1220019.jpgUne partie des savons a été découpée cannelée, l'autre n'est cannelée que sur les tranches

 

Les savons ont de très beaux tons verts avec des mouchetures (dues à  la grande quantité de pigments).


P1220020.jpgLes tons ont foncé depuis que j'ai fait cette photo

 

Je trouve le mélange de micas et de colorants naturels toujours très intéressant quand on fait du ton sur ton qui ainsi se nuance.

 

P1220025.jpgLes billes de tapioca bien jaunes

 

J'aurais dû me contenter de verser les grains de tapioca sur le dessus, où ils décorent bien,  car au cœur de la pâte, en séchant, ils se sont rétractés. Le parfum est bien présent, avec une note lemongrass dominante.

 

Suite au prochain numéro car j'ai utilisé les chutes de ces savons que je trouvais très esthétiques … pour imaginer d'autres savons bien sûr 

 


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Rédigé par venezia

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Publié le 17 Mai 2011

 

 

Comme j'avais été très contente de la teinte rose pastel obtenue lors de l'expérience "savon fouetté", j'ai souhaité tester la couleur dans un  savon classique cold process.

 

http://safran2b.pagesperso-orange.fr/SmiliesKaos/mini40.gif Bonnne nouvelle: ça marche…

 

… et comme j'ai beaucoup de cadeaux à faire pour cet été, j'ai refait la série à l'œil de Sainte Lucie (avec des variations quand même, sinon, ce n'est pas drôle). Pour un savon,  j'ai remplacé le coquillage par une petite agate.


 

Huiles


J'ai choisi coco et arachide pour un savon très clair, et pour assurer, j'ai ajouté une cuillérée à café d'argile blanche qui apporte par ailleurs du velouté au toucher. 

 

Eau pour la soude

 

Je n'avais plus d'eau de mer… j'ai donc pensé à introduire un peu de plasma de Quinton, isotonique, une eau de mer très pure conditionnée en ampoules, que j'ai congelé au préalable.

 

Parfum

 

Note estivale souhaitée, d'où le choix de lemongrass (avec predominance de rhodinol, une molécule que l'on trouve dans l'HE de rose), que j'ai ancrée avec l'huile à la girofle de zanzibar, très terrienne. 

 

Ajouts

 

De la crème fraîche pour la douceur.


Comme j'avais oublié la vitamine E dans les huiles, j'ai ajouté à la trace 1/2 cuillérée à café d'extrait CO2 de romarin, qui a foncé brusquement la couleur de la pâte. Néanmoins, au séchage, la couleur a pâli de nouveau.

 

Couleur

 

Je l'ai ajoutée directement dans les huiles et j'ai mixé, ce qui unifie la teinte.

Une pincée d'ocre rouge d'Italie et 2 gouttes de tomato red (en liquide, TKB)


 

P1220024.jpgL'agate a été posée au fond du moule dans la mini-encoche du motif avant de couler la pâte

 

Savon à l’agate


240g coco

60g arachide raffinée

1 cuil à café argile blanche

ocre rouge d'Italie, une pincée, 2 gouttes Tomato red (TKB)

 

la veille 3 ampoules plasma de Quinton (28g) mis en glaçons

le reste en eau déminéralisée pour 110g de liquide en tout

 

Soude pour un surgraissage 20-21

 

Parfum

HE cananga 8

huile à la girofle 8

 dans 2g huile de ricin


à la trace 1 cuil à café crème fraiche et ½ cuil à café extrait CO2 romarin.

 


 

P1220016La petite collection rose au parfum très doux


 

http://safran2b.pagesperso-orange.fr/SmiliesKaos/mini40.gif Ces savons, pourtant coulés dans des moules individuels en silicone, ont eu une légère trace de gel qui leur donne une matité un peu translucide.

 

http://safran2b.pagesperso-orange.fr/SmiliesKaos/mini40.gif Je note précieusement le mélange pour les couleurs. Pour l'ocre rose d'Italie, il en faut vraiment peu.  Dès qu'il est - à peine- surdosé, on perd aussitôt la nuance pastel. Quand on mélange aux huiles la poudre d'ocre  -même en très petite quantité- la teinte semble néanmoins soutenue.

 


 


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Rédigé par venezia

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Publié le 14 Mai 2011

 

 

Après avoir expérimenté la gelée vinaigrée en rinçage après shampoing, j'ai pensé qu'une gelée vinaigrée anti inflammatoire serait aussi très pratique à emporter en vadrouille.

 

 

http://safran2b.pagesperso-orange.fr/SmiliesKaos/pompom-violet.gifDans ce cas, on doit d'abord préparer un vinaigre anti-inflammatoire, en faisant macérer un choix de plantes… dans du vinaigre bien sûr. J'ai lu pas mal de textes sur le vinaigre à cette occasion, qui m'ont fait un peu changer de point de vue, et notamment, à cause de deux ouvrages:

 

-Parfums apprivoisés de René Laruelle (ed. le temps apprivoisé 2000). René Laruelle est un "nez" belge atypique qui a beaucoup -et bien-  écrit sur les parfums. Dans ce livre d'une centaine de pages,  une ou deux sont consacrées aux vinaigres (de toilette). Il y indique:

 

"Si vous utilisez le vinaigre d'alcool, vous pouvez, en prenant des mesures élémentaires d'hygiène, travailler à chaud ou à froid. Dans ce dernier cas, vous êtes assurés de conserver aux végétaux le maximum de leur saveur et de leur parfum.

 

Si vous utilisez du vinaigre de vin, de cidre ou même de malt, mieux vaut travailler à chaud. ce qui ne signifie pas porter à gros bouillons. Arrétez de chauffer quand vous percevez un bon frémissement.

N'utilisez pas de produits aromatiques cueillis à la rosée. Attendez qu'ils soient séchés pour éviter les réactions intempestives après mise en solution à cause de la présence d'eau, indésirable".

 

Il donne ensuite deux recettes: dans l'une, un vinaigre de toilette sophistiqué, il incorpore de l'alcool à 95 et dans l'autre, un vinaigre d'encens (en cours de préparation à la maison en ce moment) également.

 

Il y a donc réticence envers le vinaigre de cidre pourtant très utilisé dans les recettes de vinaigres aux plantes. Ce que vient confirmer un autre ouvrage, plus ancien:

 

-Le formulaire de parfumerie (tome III) de René Cerbelaud (1936. Auto édité. Un immense merci à la donatrice de ce trésor). On y trouve une vingtaine de pages sur les vinaigres de toilette, avec de nombreux conseils, des recettes  … et des mises en garde. Ainsi ce cher René (je me permets cette familiarité car je le lis beaucoup… ) : 


- déconseille  l'utilisation de passoire métallique pour filtrer


-rappelle la définition des vinaigres de toilette, mélanges de vinaigre d'alcool ou de vinaigre artificiel (obtenu à partir d'acide  acétique)  et d'alcool de degré alcoolique élevé et aromatisé avec des He, des résines, etc.


Il ajoute: "il faut fixer ces vinaigres de toilette non pas à l'ambre (ça on n'en a pas!) au musc (là non plus, pas de risque!)  ou avec des aldehydes à molécules élevées mais surtout avec des baumes ou des oléo-résines pour que l'odeur acétique soit un peu atténuée ( … ). Les baumes et les résines ne se dissolvent bien que dans l'alcool à 80°".

 

-il déconseille aussi les HE à phénol et diphénol (girofle, thym, etc. ) l'eucalyptol et les He qui en renferment.

 

http://safran2b.pagesperso-orange.fr/SmiliesKaos/pompom-violet.gifQuand j'ai lancé de nouvelles macérations vinaigrées, au lieu de faire macérer les plantes dans du simple vinaigre de cidre, j'ai donc conjointement utilisé du vinaigre d'alcool, d'autant qu'on en trouve maintenant en bio (dans les Biocoop). J'ai également ajouté quelques gouttes d'EPP. J'ai repris  les mêmes plantes que dans mes recettes précédentes (voir ici par exemple pour les explications de ce choix): buchu, matricaire, thé vert, rose, matricaire, souci, plus une, pour ses propriétés calmantes et cicatrisantes, le lys, car j'ai réussi à trouver des pétales séchés ici. J'ai filtré au bout d'une quinzaine de jours.


Pour obtenir un vinaigre très limpide: filtrer une première fois. Laisser reposer une nuit par exemple, puis refiltrer en laissant éventuellement au fond le léger dépot qui a pu apparaître.

 

Ayant eu des déboires (floculation légère) avec la gelée vinaigrée pour les cheveux et avec un déodorant qui incorporaient tous deux gel d'aloes et xanthane, j'ai cherché un aloes non gelifié; j'ai opté pour des ampoules qui assurent une bonne conservation de l'aloes pur.

 

J'ai corsé avec un peu de teinture d'achillée, cicatrisante. Attention, cette teinture peut s'avérer allergisante  pour certaines personnes; la tester avant.

 

J'ai également ajouté de l'hydrolat de menthe poivrée, merveilleusement antalgique.

 

J'ai utilisé 2% de xanthane, ce qui suffit largement pour obtenir un gel qui va épaissir un peu plus  en quelques jours et j'ai prudemment conservé au géogard. 

 

Par ailleurs, j'ai ajouté de l' élixir d'hématite. L'hématite est un oxyde de fer.

 

http://safran2b.pagesperso-orange.fr/SmiliesKaos/pompom-violet.gifPourquoi ce choix? 

 

Parce qu'il existe maintenant un extrait d'hématite censé booster la formation de collagène (encore une création Gattefosse, voir ici). Je fais la supposition qu'à dose  homéopathique, -ce qui est le cas avec un elixir-, ça pourrait peut être également marcher… dans la mesure où l'extrait d'hématite en question serait actif à très faible dose si on lit les détails du brevet ici (efficacité avec  0,05% de l'extrait dans une formule, l'extrait renfermant lui même de 0,1 à 0,5% de substance active).


 

P1220011.jpg

 

Gelée vinaigrée anti inflammatoire (en %  ou sur 100g)

 

12g jus d'aloes bio (Super diet, présenté en ampoules)

24g hydrolat menthe poivrée (Essenciagua)

0,5g elixir d'hématite

2g teinture d’achillée maison

0,6g geogard

2g  xanthane

le reste en vinaigre de plantes jusqu’à 100g

   

 

C'est conditionné en flacons roll on;  je ne sais pas si l'idée est si bonne car peu de produit sort à chaque fois.

 

L'utilisation: sur les bobos du quotidien, les brûlures légères,  les coupures… à la fois pour désinfecter, calmer et hâter la cicatrisation.

 

http://safran2b.pagesperso-orange.fr/SmiliesKaos/pompom-violet.gifOn peut bien sûr varier les plaisirs: se passer de l'elixir d'hématite,  utiliser une autre teinture ou augmenter la ose de teinture, choisir un autre hydrolat, etc. Comme le gel est assez ferme, le conditionnement en flacon souple est également très pratique. iI suffit d'en prélever un peu au creux de la main. Le grand avantage: la viscosité, qui évite le gaspillage.

 


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Rédigé par venezia

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Publié le 10 Mai 2011

 

 

Dans la série des essais, il me manquait encore la pâtisserie savonnesque avec la technique des savons fouettés. Je me suis donc lancée.

 

 

Je voulais faire des cupcakes. Comme j'ai prévu un peu large pour la pâte (les cupcakes sont tout mini), j'ai  aussi réalisé des cœurs. Par ailleurs, comme j'ai  testé la consistance des meringues avant de me lancer dans de la décoration à la seringue, j'en ai  aussi fait des tout meringue…

 

Les cœurs et les cupcake ont une base "chocolatée" en cold process.

 

Savons meringués


1° partie: le socle, que je souhaitais foncé


700g huiles:

Macadamia 37

Rose musquée 3 (non prévu! Suite à une erreur d'étiquetage de la boite, je pensais verser du macadamia, je m'en suis très vite rendue compte à la couleur très soutenue)

Palme  bio 160

Beurre de cacao 70

Huile d'arachide raffinée 180 (il faut bien que je vide la bouteille!)

Coco 180

huile d'amande douce 50

Ricin 20

J’ai oublié  la vitamine  E

Dans les huiles:

2 grosses cuil à café de poudre de cacao+ 2 pincées ocre rose d'Italie

 

Eau déminéralisée 260g

Soude pour un surgraissage à 6-7

 

à la trace:


-20 g huile à la girofle

-15g He orange fold

dilués dans 5g wusulan pour fixer. J'ai bien parfumé car je n'ai pas mis d'HE dans la partie meringue

-1 ampoule de jus d'aloe vera


 

P1210995.jpgJ'ai préparé ces socles la veille de la partie meringuée. J'ai strié leur surface encore tendre le lendemain pour que la meringue puisse adhérer.


 

2° partie: la  meringue rose en savon fouetté

 

C'est une recette du livre de Michèle avec 80% huiles et beurres durs 20% huiles liquides. Je l'ai juste multipliée par deux.  Après avoir lu des tas de récits sur les difficultés des savons fouettés, j'ai prudemment préparé le mélange d'huiles dures  la veille au soir pour le faire prendre au froid.

 

La veille faire fondre:


120 palme bio,

180 coco

90 karité

90 beurre de cacao

5 gelules vit E. Bien mélanger, placer au froid,.

Ressortir le récipient dès le lendemain matin si on fait les savons dans l'après midi.


Pour les 20% d'huile liquide restants, soit ici 120g, j'ai pris de l'huile de grignons d'olive car je n'avais que ça sous la main … Pour une couleur finale très homogène, j'ai dilué dedans une demi cuil à café d’ocre rose d’Italie et rajouté quelques gouttes de colorant liquide tomato red (TKB)

 

Soude:

82g soude et 186 g d'eau déminéralisée dilués (refroidis à 38°). J'ai calculé, le surgraissage est d'environ 8.

 

Fabrication

 

P1210997Avant l'ajout de l'huile d'olive

 

Touiller les huiles dures avec une baguette en inox pour assouplir le mélange puis fouetter (batteur avec fouets en inox, trouvé chez Hema, boutique néerlandaise style ikea -mais sans meubles ni grosses pièces -une mine quand on cherche de l'inspiration pour les détournements d'objets) jusqu’à ce que le mélange blanchisse et se fasse plus crémeux (comme une crème fraîche épaisse).


Ajouter l’huile d’olive colorée en plusieurs fois, en fouettant entre chaque ajout jusqu'à obtenir une consistance meringue (la pâte fait des pics autour des fouets).

 

Verser  ensuite  dessus le liquide avec la soude par toutes petites quantités. Si tout se passe bien, le mélange ne tombe pas. A la fin, pressée, j'en ai trop versé d'un coup, et patatras, tout s'est liquéfié. J'ai fouetté au batteur, résultat nul. J’ai dû sortir le mixer à pied, ça a repris, ouf.


La cuisine commençait déjà à être bien pagailleuse. Ça ne s'est pas arrangé quand j'ai attaqué l'opération meringage. J'ai trouvé (toujours chez Hema), une grosse seringue avec cinq douilles pour pâtisser. Je l'ai d'abord remplie directement grâce au bec verseur du saladier contenant la pâte à savon, puis après épaississement, à la cuillère. Avec débords bien sûr… 

 

Pour trouver la bonne texture, j'ai fait des essais dans des caissettes en papier sulfurisé;  j'ai fini par atteindre la consistance idéale et me suis lancée… Je retiens l'idée des caissettes comme moules, à utiliser en double pour éviter qu'elles ne s'aplatissent et se déforment trop sous le poids de la pâte. Le démoulage est très facile. Les savons réalisés dans les caissettes ont une base en fouetté liquide, et un décor en fouetté ferme si je puis dire.

 

Décoration finale

 

P1220002.jpg baguettes de savon glycériné


J'ai posé à la surface des plus gros savons des rondelles taillées dans des baguettes de savon glycériné parfumé au vetiver; elles ont l'apparence de pâte de fruit.

 

Là aussi, il s'agit d'une recette de Michèle (je teste peu à peu tout son livre!)

 


P1220003.jpgRose glycérinée au vetiver

 

J'avais fait des roses translucides en suivant sa formule et par ailleurs coulé des bâtonnets dans un moule en silicone avec ce qu'il me restait de pâte.

 

 

La recette:

 

60g ricin

100g palme

40 coco

 

29 g soude diluée dans 60g eau


47g sucre en poudre

44 glycérine

95g alcool à 90


10ml huile essentielle de vetiver

colorant rouge TKB

 

Par rapport aux explications, bien détaillées, du  livre:


- Une grande surprise: quand la glycérine est ajoutée au sirop, le poids monte en flèche!! Il est passé de 44 à 64g, ensuite, j'ai arrété de peser pour ne pas flipper…


-Ça n’a pas bouilli quand j’ai ajouté l’alcool.

 

Fin de  la parenthèse savons glycérinés.


 

P1220008.jpgEn fait, c'est un mini cupcake car la photo est en gros plan. La surface du socle a vite blanchi, le reste ne bouge pas


Sur chaque cupcake, j'ai placé un mini-reglisse dragéifié

 

P1220004.jpgLe savon meringue rose entièrement en fouetté.


Et j'ai saupoudré des vermicelles de sucre colorés sur toute la colonie patissière.

 

P1220006.jpgLe cœur chantilly (plus gros que le cupcake) avec son "fruit confit" en glycériné

 

Après, j'ai nettoyé pendant une bonne heure…

 

mais mission accomplie.

 


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Rédigé par venezia

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Publié le 6 Mai 2011

 

Ce blog entame sa sixième année… mais j'ai commencé sérieusement à faire des cosmétiques depuis sept-huit ans, je bricolais de façon plus sporadique avant. Au fil des années, quelques instruments de base se sont imposés.

 

Les voici. Un certain nombre sont détournés de leur usage originel. Si vous avez d'autres ustensiles qui vous sont chers, je serais ravie de les connaître. Je ne parle ici que des ustensiles manuels, pas des récipients ni des machines à moteur.

 

http://safran2c.pagesperso-orange.fr/Ikaos/boules307.gif   Tous sont résistants à l'eau bouillante et peuvent être stérilisés. De gauche à droite, disposés sur une feuille de silicone sur laquelle je place les ingrédients, mes chouchous pour couper, touiller, prélever:


 

P1210979

 

-une louchette (en acier) qui sert à emplir les pots de baumes, et parfois les flacons. Je l'avais trouvée dans une dinette achetée dans un bazar.


-une cuillère à mazagran (en acier) pour prélever de petites quantités  de poudre ou pour touiller (trouvée dans une vaissellerie)

 

-un couteau à parmesan (le manche en synthétique supporte de bouillir) : très utile pour prélever des beurre durs (beurre de cacao par exemple) 

 

-une baguette en acier coréenne (trouvée dans un supermarché rue Saint Anne): j'en ai un lot. Très polyvalente pour touiller, prélever un peu de poudre, sortir un récipient d'un bain marie bouillant

 

-une cuillère magique aux spirales recouvertes de silicone (kitchen bazaar): encore mieux que la simple cuillère magique… et ça abîme moins les récipients quand on touille.

 

-une baguette en porcelaine blanche à section carrée, très pratique pour touiller. C'est une rescapée, j'en ai beaucoup cassé et j'ai du mal à en trouver

 

-une spatule en silicone, format demi, ma préférée de loin car plus pratique que les spatules plus larges quand on fabrique une petite quantité. Entièrement en silicone, elle se stérilise très bien et on ne se brûle pas avec ( Simon, rue Montmartre)

 

  http://safran2c.pagesperso-orange.fr/Ikaos/boules307.gifC'est vraiment ce dont je me sers le plus. Tout a bouilli des dizaines de fois sans souci.

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Rédigé par venezia

Publié dans #green cosmétique

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Publié le 4 Mai 2011

 

 

Cette fois, j'ai voulu faire le grand saut, réussir un marbré, un vrai…

 

 

 

 

Le savon marbre rouge au wusulan

 

600g d'huiles


   Mieux valait une pâte de départ très claire. J'ai donc éliminé l'olive que j'aime tant en savonnerie. Potassant le livre de Michèle qui donne des informations sur l'influence des huiles sur la couleur du savon, j'ai, entre autres, sélectionné de l'arachide raffinée (une vraie première pour moi!). Elle contient pas mal d'acides gras monoinsaturés (omégas 9)… comme l'huile d'olive et la macadamia.  

 

Macadamia bio 40g

Palme bio 180g

Coco de Ceylan 160g

Arachide raffinée 180g

Ricin bio 40g

 

Eau déminéralisée : 210g

Soude pour un surgraissage à 6-7

Mélange à 40°

 

 

Je souhaitais donc réaliser un beau marbré pour cette série "édition spéciale " à offrir.  Le dilemme: quelles teintes choisir? Après moult hésitations, j'ai joué le presque  ton sur ton avec deux nuances de rose rouge. Et j'ai été prudente, trop, pour le noir.  Après avoir découvert une vidéo grâce au blog savonnesque star de Ka Fée (elle en parle et donne le lien dans cet article), je me suis lancée et j'ai préparé quatre couleurs:


-argile blanche: une cuil à café diluée dans un peu d’eau


-poudre de rhubarbe + mica rouge bordeaux: 1 cuil à café de chaque, diluées dans un peu d'eau (dans un même récipient)


-charbon en poudre: 1 cuil à café diluée dans un peu d'eau, craignant d'avoir un savon laissant des traces noires, j'ai été un peu chiche.


-ocre rose d'Italie: 1 cuil à café diluée dans  un peu d'eau (la plus jolie texture)

 

Après l'apparition d'une trace fine, j'ai dispatché un peu de pâte dans chacun des récipients préparés, gardant le saladier de départ pour le blanc.  J'ai mixé pour le blanc et le pourpre (en raison du mica rouge) et touillé à la cuillère magique et à la spatule pour le rose et le noir.

 

Ajouts

 

Parfum

 

Desirant conserver une pâte assez fluide, j'ai fait l'impasse sur les HE. C'était donc l'occasion de tester le wusulan dans un savon.


-4 cuil à café d'huile au wusulan (dans le blanc et dans l’ocre rose)

 

Pour la douceur


- 2 cuil à café de poudre de lait de coco dans le blanc. J'aurais peut être dû la diluer  au préalable car j'ai au final de minuscules points blancs ça et là.

 

P1210971.jpgLe bloc démoulé au bout de 36h avec beaucoup de mal, d'où la griffure…

 


J'ai donc versé un peu de chaque couleur dans un moule en plexi  petit à petit en superposant  jusqu’en haut.

 

Puis:


comme sur la vidéo j'ai fait des "swirls" avec un bâton plat

suivis de spirales avec une baguette en acier coréenne


 

P1210975.jpgSavons en cours de découpage (posés sur un ikat indonésien dans les mêmes nuances)


J'ai obtenu un savon qui a absolument l'apparence d'un marbre rouge veiné, ce que je n'avais pas forcément prévu… En revanche, pour l'instant, le parfum du wusulan est plus que discret. Le savon sent curieusement … le macadamia alors qu'il y en a très peu.

La mousse est très belle.

 

Conclusions:

 

*Pour le wusulan , soit il faut augmenter la dose, soit le booster avec des HE

 

* Pour le marbrage: ne pas hésiter à choisir des couleurs plus tranchées,  ou alors peut être prévoir une part plus importante de blanc.


 

 

Liens


Les marbres rouges voir ici


Le marbre de Saint Pons voir ici

 

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Rédigé par venezia

Publié dans #savons

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Publié le 1 Mai 2011

 Les chantillys de karité sont très faciles à réaliser et à décliner  mais mieux vaut en faire en quantité pour compenser la pagaille que le fouettage du karité met en genéral dans une cuisine. Même avec un récipient adéquat (bien profond), le karité a néanmoins tendance -au début de l'opération…- à se mettre mystérieusement à voler hors du bol. Le grand avantage du beurre de karité nilotica (vitellaria  nilotica, produit en Afrique de l'Est) très souple, est qu'il se travaille très facilement à la spatule.

 

 

 … Spatule plutôt que cuillère magique pour ne pas trop  perdre du mélange.


Pour le rendre encore plus souple, on peut y incorporer un petit pourcentage d'huiles, à bien doser si l'on veut obtenir un vrai baume. Un peu d'IPP (isopropyl palmitate) ajoute un toucher cosmétique très agréable. C'est un baume très facile à réaliser, et intéressant quand on souhaite utiliser des huiles essentielles ou des absolues précieuses car il n'y a absolument aucun chauffage (ni même passage au congélateur) et les ingrédients sont peu manipulés.

 

La formule

 

*81% de karité nilotica


*5% d'IPP (si on n'en a pas, on s'en passe et on remplace par de l'huile de coco fractionnée ou à la rigueur de l'huile de coco)


*1,5 % d'HE (on peut monter jusqu'à 5% au moins pour un baume thérapeutique et diminuer la quantité d'huile d'autant)


*12,5% huile ou macérat huileux

 

Procédé

 

Privilégier le one pot pour ne pas trop perdre de matière en transférant les ingrédients d'un bol à un autre.

Si on ne se sent pas sûr pour doser les huiles à main levée, un truc: verser un peu moins que prévu, et finir au goutte à goutte à l'aide d'une petite cuillère. 

Si on préfère doser les huiles à part, y diluer les HE

 

Penser à sortir un peu à l'avance le nilotica s'il est conservé au froid.

Le peser dans un bol propre


Ajouter l'huile et l'IPP 


Verser délicatement les gouttes d'HE sur les huiles


Touiller vigoureusement avec une spatule en silicone en raclant régulièrement le bas du récipient. La consistance devient (presque) liquide. Elle va vite se raffermir juste ce qu'il faut


Mettre tout de suite en pots à l'aide d'une mini spatule ou d'une petite cuillère


Tasser vigoureusement en tapotant les pots sur le plan de travail

 

 

 

L'histoire de ce baume nocturne

 

Ayant testé de Michèle (oui, encore elle je suis une veinarde) un baume renfermant de l'absolue d'iris, j'ai été étonnée de son efficacité sédative. Dans L'aromathérapie (ed. Vigot) Monica Werner présente l'He d'iris comme rééquilibrante, apaisante, voire érotisante. 


L'iris est une plante importante pour  Rudolf Steiner l'anthroposophe. Voici un extrait merveilleux de ce qu'en dit l'un de ses disciples, Wilhelm Pelikan (in: L'homme et les plantes médicinales, tome 2, ed Triades)  :

 

"Le moi, constituant de l'être humain, dresse notre corps en direction verticale; il allège, traverse de lumière et de chaleur notre organisation de liquides. Pour la plante aussi, la verticale est la ligne d'action sur laquelle les forces solaires du moi spirituel (le "moi" du monde végétal) oscillent entre la sphère cosmique et le centre terrestre. C'est selon cette ligne que les sèves végétales de l'iris montent et descendent d'une façon spéciale.  Elles s'accumulent dans le domaine du sol, montent, allégées et éclairées, dans le faisceau des feuilles et dans la hampe à fleurs, puis, après un contact avec la zone astrale instigatrice de la floraison, elles entraînent le processus odoriférant vers le bas, jusque dans la racine, abandonnant le haut de la plante à une rapide dessication: c'est un jeu de montée et de descente; de stagnation et de jaillissement; de gonflement et de rayonnement. Ce que l'eau subit dans ce déroulement peut s'exprimer ainsi: devenir vivante-devenir physique".


 

Après une description si lyrique, je n'avais plus qu'une envie: élaborer à mon tour un baume à l'iris. Comme j'étais pressée, je n'ai pas eu la patience de commander l'absolue et j'ai fait l'acquisition du CO2 d'iris de AZ, très correct.Tous deux sont extraits du rhizome, odorant on l'aura compris à la lecture de  la longue citation. Il y a finalement assez peu de racines odoriférantes, précieuses pour "enraciner". Parmi elles:  angélique, vetiver, nard, gingembre, curcuma… et iris.   

 

Il y a eu un hic.

J'avais eu il y a longtemps une réaction cutanée plutôt cuisante  avec de la poudre d'iris. Ayant bien supporté l'absolue, j'étais ravie, sans imaginer qu'il n'en serait pas forcément de même avec le CO2, probablement plus concentré. Malgré le dosage très raisonnable du CO2 d'iris, j'ai dû rapidement renoncer à une première version de ce baume, légèrement plus concentrée que celle donné ici.


J'en ai refait mais pour offrir  et en testant à peine, en diminuant l'iris et en ajoutant : 

 

-de l'HE de bergamote, très relaxante, anxiolytique,  et qui s'accorde très bien  ofactivement avec l'iris. On trouve cette association par exemple dans  Iris Nobile d'Acqua di Parma

 

-un macérat maison d'écorce bio de combawa dans de l'huile d'olive pour renforcer la note agrumes.


Les macérats de peaux d'agrumes sont très agréables à fabriquer car le parfum est très présent, à la condition de bien les surveiller car si la macération est trop prolongée, ou la chauffe trop longue ou élevée, on obtient une odeur qui a perdu sa netteté. Il en est de même pour les teintures de peaux d'agrume qui doivent macérer brièvement.  

 

Il s'agit d'un baume pour préparer au sommeil. Ne pas l'utiliser avant de se mettre au soleil  en raison des agrumes photosensibilisants.


 

P1210940-copie-1.jpgLe baume obtenu est d'un crème très pâle

 

Baume nocturne  iris-bergamote


4g IPP

50g nilotica

7 huile d'olive macérée au combawa

5gtes CO2 iris

15gtes HE  bergamote


 (Les proportions sont légèrement différentes de celles indiquées plus haut).

 

Lien

 

Sur les karités ici

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Rédigé par venezia

Publié dans #Tout baume

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