Publié le 30 Juin 2011

 

 

… en mode vacances jusqu'au 17 juillet

 

 

 

Portez vous bien

 

 


 http://mamidoo.free.fr/html/gifs/nature/temps/soleil/soleil_49.gifhttp://mamidoo.free.fr/html/gifs/nature/temps/soleil/soleil_49.gif

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Rédigé par venezia

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Publié le 29 Juin 2011

 

Vu d'en haut et de loin, c'est violet pâle… 

 

 P1220309.jpg

Champs de lavandin, tôt le matin depuis une montgolfière (on en aperçoit une en contrebas)


 

P1220321.jpgToujours vu depuis une montgolfière, mais plus bas…

 

 

 

P1220324.jpgEncore plus bas… (près du village d'Ongles)

 

 

De plus près les couleurs s'intensifient

 

P1220411.jpgPlateau de Valensole

 


 

 

Peu de temps avant son complet épanouissement où les fleurs vont tirer vers le gris, le lavandin affiche les teintes les plus intenses. C'est l'une des plantes reines de Haute-Provence, où il est maintenant exploité et distillé de façon industrielle. 

 

Sur le plateau de Valensole, il y a au moins un distillateur, 

 

 


P1220422.jpg

Richard Gradian, le distillateur à l'ancienne

 

 

(et peut être plus d'un, mais je n'ai pas l'information) qui travaille encore à l'ancienne. C'est à dire qu"il laisse sécher les gerbes coupées, sur place entre les rangs, pendant trois ou quatre jours avant de les enfourner dans l''alambic.


 

P1220424.jpgLa distillation 2011 n'a pas encore commencé. Le distillateur a gardé des gerbes séches de l'an dernier pour alimenter les premiers feux

 

 

Après la distillation, les gerbes qui ont donné leurs parfums sont récupérées et serviront de combustible pour la distillation suivante. Chaque distillation dure une heure environ avec  5000l d'eau pour 700 à 800 gerbes de 3kg environ. L'hydrolat n'est pas récupéré. L'HE est mise en bouteille et vendue souvent au fur et à mesure après les distillations. (Je n'ai pas pu hélàs en acheter. La boutique était dans le village même et le temps manquait cruellement…)

 

Aujourd'hui, en revanche, quand ils sont exploités à grande échelle, les lavandins frais coupés sont livrés en camion, balancés direct dans les alambics. L'He et le parfum obtenus sont bien moins intéressants.

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Rédigé par venezia

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Publié le 23 Juin 2011

 

 

J'avais promis un savon au vétiver; je le voulais brut de brut… mais je n'ai pas resisté à l'agrémenter d'un papillon que je souhaitais bleu… et qui a fini par l'être… ouf, je n'y croyais plus…

 

http://mamidoo.free.fr/html/gifs/animaux/papillons/anipapillon03.gifJ'avais en main de la très belle argile bleue très pâle, que je voulais tester bravement dans un savon, sans trop savoir quelle teinte viendrait. J'ai pensé: avec du bleu, des éclats verts de savons précédents … parfait pour un savon au vétiver.


 

 

P1220239.jpgargile bleue+eau=rose mauve

 

Sauf que: dès que j'ai dilué un peu de cette argile avec de l'eau déminéralisée, le mélange a  viré au rose-parme presque fluo… Ouille… j'ai donc vite rangé mes copeaux verts et sorti les roses pour rester dans la nuance, pestant d'avoir à faire un savon rose pour du veti-vert.

Poussée par le démon de la curiosité qui ne me quitte guère, j'ai ajouté une pointe de couteau d'argile bleue dans la pâte…


 

P1220243.jpgtoujours du rose…

 

Pour le papillon, j'avais trouvé des petits élastiques bracelets en silicone (j'ai décou-vert l'idée ici sur le blog délicieux d'un garçon fou de savons… ). J'ai choisi de poser l'élastique sur la pate coulée et à peine solidifiée pour pouvoir colorer l'intérieur au pinceau avec l'argile bleue diluée. 

 

J'ai préparé un savon surgraissé à 20% car la pâte très grasse se démoule très facilement du plexi. Ne pas craindre de voir de la graisse perler au démoulage, elle sera réabsorbée dans les jours qui suivent.

 

Huiles

 

480g coco

60g beurre de cacao

60 g sésame bio desodorisée

une pincée d’argile bleu ciel dans les huiles

1g extrait CO2 romarin (également pour renforcer le parfum très herbacé des HE choisies)

 

Soude pour un surgraissage à 20 environ

eau 220 (déminéralisée+de glacier)


 mélange vers 39-40°

 

A la trace assez épaisse pour que les copeaux ne coulent pas au fond:


-copeaux de savon rose brique dispersés au fur et à mesure


 -Parfum

28g HE vetiver

2g HE sauge sclarée comme fixatif 


-une belle cuil à soupe de crème fraîche


 

P1220246Ça chauffe dur  … et dire qu'on appelle ça la phase de gel

 

J'ai posé sur le dessus trois bracelets en silicone et j'ai peint à l’intérieur. Quelques heures plus tard, j'ai assisté à la plus belle phase de gel que j'ai jamais pu observer  depuis que je fais des savons. La teinte était presque rouge, mes dessins à l'argile se confondant avec la couleur de la pâte.

 

J'ai coupé des blocs (le destinataire veut des "gros savons") un peu de traviole d'ailleurs et débité une partie en tranches.

 

J'ai posé le tout sur un plateau dans mon bureau qui depuis embaume le vétiver. Et pendant quelques jours, ayant plein de trucs à faire, je n'ai plus regardé.

Immense surprise cet après midi. J'ai découvert que l'argile des dessins… était redevenue bleue.

 

P1220255.jpgAbracadabra, les papillons sont bleus…


http://mamidoo.free.fr/html/gifs/animaux/papillons/anipapillon03.gifLa pâte qui sent très bon reste plutôt beige, par endroits presque translucide, et surtout très roots… malgré les papillons et la fleur bleus.

 

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Rédigé par venezia

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Publié le 19 Juin 2011


  

Suite et fin…  J'avais déjà évoqué l'extraction de l'absolue que j'avais découverte lors d'une visite à Grasse, voir ici. J'avais fait des photos car c'était spectaculaire. En Turquie, la quantité traitée est plus grande, le matériel, plus volumineux, ne laisse pas découvrir le moindre pétale. J'ai donc rangé mon appareil.

 


 

P1220105.jpgOn aère les roses pour mieux les sécher avant de les utiliser

 

La méthode est identique. On mélange des roses très fraichement cueillies, sans trace d'humidité avec de l'hexane, un hydrocarbure.

   

Pourquoi l'hexane, solvant délicat à manipuler car très volatil et très inflammable (on éteint sa cigarette, SVP) et pas un autre produit?


 L'hexane, disent les pro, extrait assez de molécules pour qu'on puisse s''approcher du parfum d'une rose, plus que ne le permet une distillation à la vapeur d'eau. C'est pour cette raison d'ailleurs que l'absolue sent plus la rose que l'HE.


En Turquie, on compte 500kg de pétales pour 2000l de solvant avec lequel on va laver trois fois les fleurs. On distille 90% de cet hexane et on concentre le reste sous vide, ce qui permet d'obtenir la concrète, mélange pâteux de cire et d'absolue, que l'on va purifier de l'hexane restant.   

 

Etape finale:  extraire l'absolue de la concrète. On la distille avec de l'alcool à 95 puis on refroidit très fort, on filtre et on redistille pour éliminer l'alcool résiduel. On obtient 600g d'absolue pour 1 kg de concrète, le reste est la cire florale de rose. L'absolue est un produit plus fragile que l'HE. J'ai  appris que mieux valait la garder au froid.


Son parfum très net, sans fioriture, correspond à l'idée que l'on se fait de l'odeur d'une rose.


 

P1220119-copie-2.jpg

L'absolue, sombre, l'huile essentielle  très pâle, et au premier plan, un petit pot de concrète

 

 

Il faut 400kg de pétales pour obtenir un kilo de concrète et donc 600g d'absolue, bien moins que pour obtenir la même quantité d'HE. L'absolue de rose de Damas est un peu moins coûteuse que l'huile essentielle, même si l'hexane et les différentes manipulations ont un coût. De même que l'on recycle l'eau de rose des distillations, on réutilise l'hexane pour des extractions ultérieures.


Le mot absolue (ou absolu, on trouve les deux orthographes) vient de l'expression "essence absolue" soulignant une caractéristique du produit: il se dissout complètement dans de l'alcool éthylique.

 

 

Des liens


Sur le procédé: ici


Sur les solvants: article de vulgarisation très clair ici

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Rédigé par venezia

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Publié le 15 Juin 2011

 

 

on distille les pétales à la vapeur d'eau en deux temps pour obtenir l'huile essentielle.

 

P1220108.jpgAlambic de cuivre à l'ancienne, il ne sert plus.

 

  Il existerait encore un ou deux vieux paysans distillant les roses à l'ancienne, dans un petit alambic de cuivre. Comme j'ai eu la grande chance de rencontrer par hasard sur place un érudit en  matière de distillation, je ne me  suis pas privée de le bombarder de questions.

 

 

La distillation à l'ancienne, telle qu'on la pratiquait jusque dans les années 60.

 

On verse dans un alambic de cuivre de l'eau de source et des roses fraîches (15kg de fleurs pour 45kg d'eau) et on chauffe au bois. La vapeur dégagée est condensée et recueillie; dès qu'on a distillé 8kg d'eau, ce qui prend environ trois heures, on arrète de façon à pouvoir rincer plus facilement la cuve de ses pétales.On recueille 20% d'huile essentielle, à ce stade, un liquide un peu épais et foncé. 

 

Puis on redistille l'eau chargée de molécules odorantes, trois heures à nouveau, pour  extraire le reste d'huile essentielle, un liquide bien plus pâle et fluide. On assemble les deux extractions successives au final.

 


Aujourd'hui

 

P1220111.jpgUne partie de l'appareil à distiller au premier plan et au fond, la provision fraiche de roses

 

Le processus reste le même, mais les appareils ont changé. Ils sont bien plus volumineux et  fabriqués en acier. On utilise 1300kg d'eau pour 700kg de roses.

On arrète la distillation à 500l d'eau. On recueille à ce stade une première fraction d'huile essentielle, -les molécules les plus lourdes sortent en premier-, dans un essencier, en veillant à conserver la température à 30° environ pour eviter que les paraffines présentes ne figent.

 

 

P1220114Le disque foncé au dessus de l'hydrolat est la fraction d'HE obtenue lors de la première distillation.

 

 

Puis on redistille dans un autre appareil pour extraire les molécules les plus légères de l'eau de rose encore saturée. Au final, on réunit les deux fractions successives d'HE comme on le faisait déjà avant.

On obtient 1 kg d'HE pour 4 tonnes de fleurs, mais il en faut parfois plus, jusqu'à 7 tonnes.

 

Le parfum d'une HE de rose turque


Elle devrait avoir une note de liqueur de griotte, légèrement sirupeuse. La nuance alcoolisée (jusqu'à 3% d'éthanol au final) fait la typicité de cette HE. (Les roses bio distillées auraient, elles, une note plus métal).


Pour obtenir cet accent alcoolisé, on laisse légèrement fermenter les roses fraiches en les conservant enfermées dans leur grand sac de cueillette matinale jusqu'à la distillation qui ne démarre qu'à 13 heures. En fait, ce sont les habitudes traditionnelles qui ont instauré cette façon d'agir. Quand il y avait trop de roses récoltées, elles devaient attendre leur tour de passage dans l'alambic, parfois très, sinon trop, longtemps… C'est ce qui est à l'origine de cette senteur particulière, aujourd'hui recherchée, et devenue la caractéristique de l'HE de rose turque.

 

 En Bulgarie en revanche (je n'y suis pas encore allée), on distille les fleurs dès 8 heures du matin, et le parfum obtenu est à la fois plus fruité et plus floral. Il a vraiment ma préférence. Je trouve l'HE turque nettement plus herbacée.

 

L'alcool présent dans l'HE la rend très légèrement soluble dans l'eau, à hauteur de 0,4g/litre.

 


Suite et fin de l'épisode des roses turques avec le prochain article consacré à l'absolue.

 


 

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Rédigé par venezia

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Publié le 14 Juin 2011

 

 

… il y a de véritables champs de roses.


 

P1220079.jpgEn arrière plan on aperçoit le lac de Burdur

 

C'est le territoire des damascena qui apprécient l'altitude, les sols un peu caillouteux et bien drainés et surtout un petit vent qui sèche vite les feuilles entre deux averses (fréquentes au printemps), ce qui limite les maladies fongiques. "La rose aime la fraîcheur" disent les spécialistes. Ces conditions favorables se retrouvent en Bulgarie dans la région de Kazanlak.

 

Non loin d'Isparta, aux alentours des lacs de Burdur et d'Egyrdir prolifèrent donc des petites propriétés qui font de la polyculture (roses, mais aussi tomates, arbres fruitiers ou même pavots blancs pour la pharmacie). La récolte des roses dure un mois environ. Cette année, elle a débuté le 16 mai, avec près de deux semaines de retard. 


 

P1220081.jpgRose chiffonnée par la brise en sa belle maturité. Rose se dit gül en turc (et gulab, pas très loin,  en hindi… ).

 


Prètes à être cueillies, les roses au cœur jaune sont bien roses. Quand leur couleur pâlit, c'est trop tard. Les bourgeons sont les plus gorgés d'huile essentielle, mais on attend qu'ils s'épanouissent un peu, sinon, les rendements seraient vraiment trop faibles. Il faut  compter de 6000 à 7000kg de fleurs pour un kg d'HE bio.

 

  P1220086.jpgLes fleurs sont entassées dans de grands sacs au fur et à mesure

 

 

Des saisonniers nomades -beaucoup de femmes- ramassent.Ils sont payés au poids. La technique: couper nettement en pinçant la tige juste sous la fleur. La récolte doit être menée très régulièrement. Les arbustes qui peuvent vivre 70 ans conservent ainsi leur vigueur et  les pétales leur richesse en parfums.


La région attire les amateurs de rose: des firmes de Grasse comme Robertet, des  producteurs d'huiles essentielles tel Biolandes; Lush s'y fournit en absolue de rose et Weleda y a converti une bonne centaine de producteurs à la biodynamie. On voit donc de nombreux insectes folâtrer sans souci.

 

Toutes les roses ramassées le matin doivent être traitées dans la journée. Les fleurs sont entassées dans d'énormes sacs.

 


P1220090.jpgSacs au pesage

 

Si elles sont utilisées pour obtenir de l'huile essentielle, les roses resteront enfermées dans ces sacs jusqu'à 13h, début de la distillation. Elles démarrent ainsi une légère fermentation qui va jouer sur le parfum, particularité de la méthode  turque.

 

Pour l'élaboration de l'absolue en revanche, on veille à ne pas laisser fermenter et on aère les fleurs jusqu'au début de l'extractionc

 

Affaire à suivre donc, pour la distillation de l'He et l'extraction de l'absolue…

 

et spécial dédicace à Mlk:

 

P1220103.jpg

 

oui, je me suis roulée dans les pétales…

 

 


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Rédigé par venezia

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Publié le 13 Juin 2011

 

 

 

http://mamidoo.free.fr/html/gifs/nature/fleurs/rose/rose_04.gifJ'ai eu récemment la chance de voyager au pays des roses turques, dans la région d'Isparta, près des monts Taurus.


 

P1220097On y cultive à grande échelle des roses de Damas, très parfumées, utilisées pour produire huile essentielle, absolue et hydrolat.

 

Avant de raconter ce que j'ai appris des techniques d'extraction du parfum, un petit tour dans la ville d'Isparta, qui voit vraiment la vie en rose.

 


 

P1220124.jpgLa ville croûle en effet de boutiques qui déclinent la rose de toutes les manières…


 

 

P1220127.jpgLotions et crèmes réunies en paquets cadeaux sont présentés dans des nuages de tulle… rose bien sûr

 


 

P1220166Il y a des produits miracle en solde (sur fond de confiture de rose)

 

 


 

P1220154.jpgOn a vraiment l'embarras du choix: des vitrines comme celles-là, on en découvre des dizaines



 

 

P1220156.jpgEt même les patisseries jouent le jeu du rose ( bonnes idées pour des savons kitsch?  )

 


 

P1220169.jpgJe n'ai pas eu le temps d'y goûter…

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Rédigé par venezia

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Publié le 6 Juin 2011

 

 

Dans le conte d'Andersen, la princesse devient insomniaque avec un seul petit pois glissé sous son matelas… Elle aurait gardé le sourire si elle en avait savouré une pleine assiette, cuisinés de la façon la plus printanière et exquise qui soit.

 

Cette recette est un hommage au printemps finissant et aux petits pois de plein champ.

 

Pour deux personnes

 

Ecosser 750 g de petits pois frais. Si ce sont des petits pois pour princesse de conte, leurs cosses crisseront comme du satin froissé sous les doigts; c'est un bruit soyeux qui préfigure la gourmandise à venir. En croquer un à cru: ils doit avoir un goût de prairie fleurie,  ébouriffée de frais.

 

Dans une casserole, si possible à fond épais, préparer un petit lit de feuilles de laitue. Coucher par dessus les petits pois, deux ou trois radis tranchés en deux, bout de plumet vert compris, deux ou trois échalotes nouvelles coupées en long, saler, parsemer de quelques menus cubes de beurre frais, recouvrir d'un petit toit de feuilles de laitue, coiffer le tout d'un carré de beurre frais. Couvrir. Laisser cuire 7 à 8 mn .

 

Poivrer éventuellement sur l'assiette.


 

P1220220.jpg

 

… et déguster le printemps


 

Le petit pois fait partie des aliments renfermant naturellement du glutamate, exhausteur de goût au cœur de la saveur baptisée umami par les Japonais.

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Rédigé par venezia

Publié dans #petits plats

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