Publié le 25 Novembre 2011

Comme son nom l'indique, c'est un savon pour les frimas, dans la liqueur de menthe… il y a un peu de piment qui réchauffe… 

 

Je voulais un savon doux et lisse, d'où la présence du gras de bœuf et de l'huile d'avocat qui donnent de belles textures fines. Cette fois ci, l'alcool (présent à hauteur de 20°dans la liqueur de menthe au piment de cayenne, une boisson pas mal l'été sur des glaçons… je projette de tester dans un sorbet) n'a pas apporté de transparence particulière mais au final, la pate est bien lisse comme je le souhaitais. Il est simplement bicolore, avec un rappel de vert dans la pate claire grâce aux inclusions. Il y a également du jus d'aoles congelé ajouté dans le liquide de dissolution de la soude pour l'hydratation.

 

Pour son parfum, c'est l'huile finlandaise très goudronnée (j'ai hélàs terminé le flacon… ) qui joue la note de fond, le reste, c'est Noël résineux.  

 

J'ai coulé dans deux moules en silicone. L'un, en compartiments cubiques, donne de très jolis savons. L'autre, rectangulaire, est celui d'AZ qui ne me satisfait pas totalement. Il est difficile à nettoyer car il reste comme poudré (la machine à laver la vaisselle n'est pas recommandée) et n'est pas simple à démouler; la pate doit impérativement être très très froide. J'ai presque raté une autre série en ayant omis le passage au congelo. Par ailleurs, ce moule donne des phases de gel intense, pourtant, il n'est pas très grand. Est-ce la qualité du silicone qui joue, son épaisseur ou les deux? Je n'ai pas encore réussi à trancher. 


 

P1230632.jpgOn aperçoit une légère tache plus sombre dûe au gel à la surface du savon au premier plan, celui coulé dans le moule rectangulaire

 

 

Savon d’hiver liqueur de menthe-sapin

 

700g huiles


coco 28% 196

palme bio (Bilby) 25% 175

son de riz  10% 70 (merci Lolitarose)

avocat 15%  105 (merci Moune)

gras de bœuf 15% 105

olive bio 7%  49g

 

Eau déminéralisée +ampoule jus d’aloe bio congelé 15g : en tout 220

soude  pour un surgraissage à 8

1 gelule vit E 1000

 

 

parfum 21g

2g huile finlandaise à odeur de goudron (huile de navette, HE pin, poix de pin)

4g HE niaouli

15g HE sapin baumier

+ 2% soir 14g liqueur à la menthe et au piment cayenne

 

Mélange réalisé à 39° environ.

 

Dans la ½ de la pate: fragments du savon vert à inclusions

Dans l'autre ½ de la pate:  oxyde vert AZ (2/3 cuil à café)



 

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Rédigé par venezia

Publié dans #savons

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Publié le 23 Novembre 2011

On me pose si souvent des questions à propos des élixirs, floraux ou de pierres  que je mets dans mes produits cosméto qu'il faut bien que je réponde globalement…

 

Je repousse depuis longtemps l'écriture de cet article car il y a beaucoup d'éléments à prendre en compte. Sur une suggestion de Michèle, je vais  expliquer pourquoi j'ai choisi tel ou tel elixir floral. Pour les pierres, j'y reviendrai.


http://mamidoo.free.fr/html/gifs/nature/fleurs/bariole/bariole_16.gifTrès  brièvement, un élixir floral, qu'est ce que c'est?


C'est une macération au soleil de fleurs disposées, à peine cueillies, dans un bol empli d'eau pure de façon à en couvrir la surface. Elles sont ensuite sorties délicatement dès qu'elles commencent à flétrir (au bout de plusieurs heures). Le liquide de macération est alors versé jusqu'au goulot  d'un flacon déjà empli à moitié de cognac. (Les  proportions, c'est donc moitié moitié). Puis la bouteille est secouée pour dynamiser la solution appellée l'élixir-mère.


Ensuite, on va verser 7 gouttes de cet élixir dans un flacon de 30ml empli pour 1/3 de cognac et pour 2/3 d'eau pure, on secoue à nouveau pendant 30 secondes; c'est ce flacon (elixir pur) que l'on achète dans le commerce.


Ce protocole a a été inventé et défini par le docteur anglais Edward Bach dans les années 30. J'ai eu la chance de visiter une année Mount Vernon, la petite maison où Bach habitait quand il mettait au point ses remèdes floraux. Elle abrite encore quelques flacons d'élixir mère.

Ceux et celles qui connaissent l'homéopathie (Bach était homéopathe), feront le rapprochement avec la préparation des médicaments homéopathiques.

 

L'une des grandes différences  entre homéopathie et fleurs de Bach c'est que les substances qui servent à préparer des remèdes homéopathiques ont toutes des effets reconnus sur l'organisme (que ce soient des poisons ou des ingrédients bénéfiques), alors que les fleurs utilisées pour la fabrication des élixirs, pas forcement.

 

Pour le docteur Bach qui avait identifié 38 remèdes floraux plus un remède composé dit d'urgence (le rescue), chaque fleur correspondait à un mal être psychique que l'élixir venait rééquilibrer; partant du principe qu'un problème psychique influe tot ou tard sur le physique, les remèdes du docteur Bach peuvent aussi s'utiliser pour agir sur la sphère physique même si ce n'est pas leur rôle premier.

 

De même qu'Hahnemann, l'inventeur de l'homéopathie prenait toutes les drogues pour éprouver sur lui même leurs effets, de même Edward Bach, d'un tempérament hyper sensible, se mit en condition psychologique pour tester chacune des fleurs de la campagne anglaise qui avait attiré son attention (sauf l'olivier, récolté ailleurs).  


http://mamidoo.free.fr/html/gifs/nature/fleurs/bariole/bariole_16.gifComment explique t'on aujourd'hui l'action des élixirs floraux?

 

On en est aux hypothèses; une piste qui semble intéressante, c'est la fameuse mémoire de l'eau. Utilisée pour faire macérer les fleurs, l'eau serait porteuse d'une information transmise par la plante, une information conservée quel que soit le degré de dilution. On retrouve ici l'homéopathie qui utilise des substances diluées à dose infime. 

 

Si la plante n'a aucune propriété thérapeutique reconnue, comme expliquer que son élixir puisse néanmoins agir?

 

La meilleure réponse que j'ai pu trouver jusqu'à ce jour est plus empirique que scientifique, mais je fais avec car j'ai pu constater l"efficacité des élixirs. La voici: si on observe une plante sous tous ses aspects avec la plus profonde attention, on peut parvenir à  comprendre ses effets, même s'ils n'ont pas été recensés en phythotérapie. 

 

Sans entrer dans des explications complexes, on peut se référer à un courant de pensée qui a donné naissance à l'agriculture bio-dynamique, c'est à dire l'anthroposophie. Pour ce courant, on apprend beaucoup des plantes en les observant très finement, et particulièrement  en méditant sur leurs formes et leur mode de croissance dans l'espace.  Pour ceux et celles qui s'intéressent au sujet, je conseille la lecture d'un livre récent: Rencontrer les plantes (de Christian Escriva et Jean Michel Florin, ed Amyris). Ils analysent de nombreuses plantes odorantes de la famille des labiées en les décrivant après une très longue observation, si approfondie qu'elle permet d'en déduire les vertus du végétal contemplé, senti, examiné. 


Un mini exemple : une olfaction de la menthe citronnée:


"Chez cette menthe la dimension glaciale a presque disparu, il ne subsiste qu'une légère fraicheur. L'arôme est très finement ciselé, parait le plus affiné, le plus délicat de tous les arômes de menthe (… ) Un aspect bleuté évoque même la lavande officinale, l'analyse révèle la présence d'acétate de linalyle à plus de 40%" (N.B. il est aussi présent dans la lavande).

 

Cette approche particulièrement fine de la nature, elle se trouve magnifiquement exposée dans un autre livre, écrit par l'une de celles qui élaborent des elixirs pour le laboratoire français Deva. Dans L'empreinte végétale, carnet d'un voyage intérieur dans la nature (ed. Ambre), délicieusement illustré ce qui ajoute au plaisir de lecture, Anne Yvette Peyrard raconte quelques préparations d'élixirs avec des mots aussi enchanteurs que précis. 


"Un bol au pied du marronnier rouge"

(extrait):

"La rencontre avec ce jeune marronnier rouge qui tient une forme olympique me donne envie de manger la vie avec les doigts. Son parfum doux et aqueux frappe ma mémoire olfactive entre lilas et figuier.

J'ai mis mes cinq doigts de la main gauche sur une de ses feuilles, un par lobe, le compte est bon.On s'est en quelque sorte serré la main. Ensuite, avec mon ciseau japonais, j'ai découpé les fleurs. Elles prennent l'allure de grandes labiées pour qui la vie est facile. Tout s'unifie en leur poids prometteur de matière, le rose doux, le jaune orangé, le suc substanciel… et dans les grappes fleuries, les abeilles sauvages font les folles sans finir leur assiette… "

 

Un autre extrait qui explicite bien cette quête d'intimité avec le monde végétal: 

"Nous laissons aussi s'endormir les facultés d'entrer en résonnance avec la nature, notre nourrice. Comme il est doux pourtant de regagner ce nid vivant, d'en capter les messages par le canal des plantes émettrices, points de rencontre des forces cosmiques et terrestres".

 


Après tous ces préambules, je vais expliquer d'où m'est venue l'idée d'ajouter des elixirs floraux dans mes produits maison. Il y a quelques années ma peau étant entrée en totale rébellion ne supportait plus rien. De sachant plus quoi faire, j'ai alors testé un peu par hasard un produit de chez Deva: la crème Assistance, faite avec des ingrédients éprouvés (squalane, jojoba, karité, etc) mais qu'alors je supportais à peine, avec ajout dans sa composition de rescue et d'elixir de lotus. Je l'ai très bien tolérée et elle m'a aidé à passer le cap. Bluetansy qui a aujourd'hui disparu de la blogosphère l'avait également essayée avec profit et en avait même refait voir ici

 

J'ai donc pensé à ajouter des élixirs dans mes crèmes pour leur donner un petit supplément d'âme .

 

http://mamidoo.free.fr/html/gifs/nature/fleurs/bariole/bariole_16.gifMais que choisir?

 

En effet, aux remèdes du docteur Bach, se sont ajoutés depuis plusieurs décennies d'innombrables collections de nouveaux élixirs fabriqués en Australie, en Alaska, en Ecosse ou même en France. Là, j'avoue avoir fonctionné au feeling. Un jour, je me suis rendue chez Art'stella, à ma connaissance à Paris, le lieu où l'on trouve le plus d'elixirs, (la boutique est maintenant installée à Vincennes)… et j'y ai passé de longues heures à tout regarder et explorer. 

J'ai raisonné de cette façon: j'ai choisi des plantes qui m'étaient familières et que j'aimais utiliser en phyto pour la peau, j'ai regardé leurs indications au plan énergétique pour voir si ça pouvait coller et j'ai fait ma sélection.

 

C'est ainsi que j'ai retenu:


http://mamidoo.free.fr/html/gifs/nourriture/legume/images/carotte_07.gif-La carotte sauvage. En elixir, elle est utilisée pour affiner l'intuition et surtout déconnecter du mental pur, ce qui me semble intéressant en cosméto, où l'on devrait être dans un contact profond avec la peau, plus sensuel qu'intellectuel. Par ailleurs, j'aime utiliser le totum d'une plante et l"elixir floral de carotte peut donc venir compléter l'He extraite des graines, très régénérante.

 

-La consoude, dont les feuilles et la racine ont des propriétés très cicatrisantes et réparatrices. L'élixir, lui, apporte vitalité et tonicité, tout en facilitant la détente corporelle, ce qui colle à ce que je demanderais dans l'idéal à un produit cosméto. 

 

J'ajoute parfois un elixir protecteur, à base de plantes également.

Comme j'apprécie beaucoup les cactus :

 

http://mamidoo.free.fr/html/gifs/nature/vegetation/cactus.gif-Aura cleansing cactus (cleitocactus straussii), un elixir qui protège ceux dont le champ d'énergie est trop perméable.

 

Quand je prépare des brumes énergétiques spécifiques, je m'interroge  sur ce que je perçois du caractère de son ou de sa destinataire, et là, je m'intéresse d'abord à son psychisme; la sélection se fait alors selon les propriétés attribuées à tel ou tel elixir. 

 

J'utilise aussi des élixirs de pierres précieuses, mais ce sera pour une autre fois…

 

Parmi tous les livres publiés sur les elixirs floraux, j'aime bien Le guide familial des élixirs floraux (ed Sully) de Ronald Mary et de Philippe Ménéchi.



 

 



 


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Rédigé par venezia

Publié dans #green cosmétique

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Publié le 19 Novembre 2011

 

Je réalise souvent des "potions magiques" parfumées pour remonter le moral, mais  à l'exception d'une première version donnée ici, je réalise que je n'ai pas encore indiqué les améliorations significatives que j'ai apportées à la formule. Ces brumes se pschittent sur les poignets ou très près de soi à hauteur du nez pour pouvoir être respirées. Leurs destinataires en sont très satisfaits.

 

La recette de base est très simple.

 

1. Je choisis une HE apaisante, très souvent la rose, si la personne à qui est destinée la brume a subi un choc important (opération chirurgicale par exemple, accident, séparation, gros coup de stress au travail,  etc). On peut utiliser en prévention si on craint un évènement à venir, y compris un voyage lointain. L'idée directrice: calmer le mental et redonner des forces.


L'He de rose bulgare me semble particulièrement intéressante dans ce cas.   

Pourquoi? Selon mon ressenti, je trouve que dans son amplitude, elle arrive à conjuguer des notes fruitées et fleuries très rassurantes tout en apportant une grande finesse et sans trop amollir. Ma préférée reste celle de Primavera life, très difficile à trouver en France. Ici, j'ai utilisé une très belle HE extraite à la fois sur roses rouges et roses blanches bulgares. Si l'on veut bénéficier des propriétés énergétiques de l'HE de rose, ne pas lésiner sur la qualité et en acheter en toutes petites quantités. Il en faut très peu.

 

2. Je dilue cette HE dans du ricinion ; on peut également utiliser du solubol, plus naturel, mais je trouve que le ricinion permet une incorporation parfaite de l'HE et diffuse bien mieux le parfum. 

 

3. Un mélange de teintures parfumées maison pour apporter un réconfort olfactif enveloppant. Dans la mesure du possible j'essaie de tenir compte des parties de plantes utilisées pour faire la teinture, de façon à obtenir une composition finale qui embrasse largement le règne végétal. Il me parait important d'avoir des notes qui ancrent et d'autres plus légères: ici, bois, peaux de fruits, fleurs et jeunes rameaux (dans les fleurs de pécher).

 

Je fais d'autres compositions, maiis il y a très souvent des notes agrumes et une note rose.

 

Teinture de rose à l'absolue de rose: pour des utilisations spécifiquement parfumées, j'ai préparé un flacon particulier en ajoutant un peu d'absolue de rose à de la teinture de rose maison. Il faut secouer sérieusement la bouteille avant emploi.

 

4. Je choisis des élixirs. Pour les chocs, j'utilise tout simplement du Rescue en quantité:  1g pour 30g de produit fini, soit un peu plus de 3%. Il existe dans plusieurs marques. Celui que j'ai en ce moment, en bio: Dr Theiss, qui fonctionne bien je trouve. On peut se passer d'élixirs bien sûr ou n'utiliser que du Rescue.

 

Ici, j'ai ajouté 2 autres elixirs:


Delph (Andreas Korte): un très joli cadeau que j'ai reçu. A la fois porteur d'un message d'amour universel et dépolluant. ce qui me semble parfaitement convenir quand on a reçu un coup de cigare sur la tête. 


Consoude (laboratoires Deva) présenté à la fois comme tonifiant de l'organisme tout en favorisant la détente corporelle. En cas de gros stress, il me semble que nous nous recroquevillons et que nous nous rigidifions en tension.

 

  P1230637.jpg

 

Pschitt remontant parfumé (sur 30g)

 


 

3gtes HE rose blanche+rouge de Bulgarie (White lotus aromatics) 

1g ricinion, touiller vivement

 

5g teinture de jasmin maison

2g teinture de fleurs de pécher maison 

2g teinture de bois d’agar  maison

2g teinture d'écorces de citron bio maison

17g teinture de rose maison à l’absolue de rose 

 

5gtes elixir delph

4gtes elixir consoude

1g elixir rescue

 

Préparation

 

Dans un becher stérilisé, compter les gouttes d'HE, ajouter le ricinion et touiller très vigoureusement. 

 

Ajouter les teintures, touiller à nouveau. Un conservateur n'est pas nécessaire car toutes les teintures ont un degré d'alcool élevé.

 

Si on a choisi d'en mettre, compter les gouttes d'élixir.

 

Conditionner en vaporisateur. On peut préparer un peu à l'avance (au moins 4-5 jours) pour une meilleure homogénéisation des parfums.

 


 


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Rédigé par venezia

Publié dans #parfums

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Publié le 16 Novembre 2011

C'est un test personnel… validé par ma dentiste, étonnée que j'aie eu mal aussi modérement malgré une rage de dents (merci le tea tree) et que j'aie si peu de tartre  (merci, l'hydrolat de menthe poivrée).

 

http://mamidoo.free.fr/html/gifs/nature/vegetation/feuilles_12.gifPartie tout dernièrement en voyage avec une rage de dents déclarée la veille, j'ai eu la bienheureuse idée d'emporter un fond d'huile essentielle de tea tree. Pour l'avoir souvent expérimentée, je connais son efficacité pour enrayer les otites naissantes avec une goutte d'He massée autour de  l'oreille --mais surtout pas dedans-.

 

Pour les dents, j'ai prélevé un soupçon d'HE sur le doigt (frotté près du goulot du flacon) et j'ai massé la gencive proche de la dent douloureuse. Effet apaisant quasi immédiat; j'ai répété le geste trois ou quatre fois par jour pendant le temps du voyage; je n'ai même pas pris d'antalgique et, en évitant d'avaler du sucré, j'ai pu vivre normalement. J''ai foncé me faire soigner au retour bien sûr…

 

Sur un article de son blog aujourd'hui au repos, Raffa avait donné un lien vers un petit livret consacré aux multiples vertus et propriétés du tea tree, lien que je redonne ici (il permet d'arriver à un pdf) car il détaille les façons d'utiliser cette HE, si polyvalente.

Quant au goût très présent du tea tree, personnellement, j'aime bien, mais je connais d'irréductibles réfractaires… prévoir un test olfactif avant achat, certains tea tree étant plus virulents que d'autres. J'utilise depuis longtemps un tea tree bio de white lotus aromatics

 

http://mamidoo.free.fr/html/gifs/nature/vegetation/feuilles_12.gifL'emploi de l'hydrolat de menthe poivrée relève d'un hasard heureux. Faisant régulièrement des bains de bouche avec des teintures maison (une demi cuillérée à café de teinture de sauge, de thym, ou de laurier dans un verre d'eau tiède), de l'hydrolat de ciste (contre les saignements de gencive) ou de sarriette, je suis restée un jour en panne de tout ou presque. N'ayant plus que de l'hydrolat de menthe poivrée sous la main, je l'ai essayé à raison d'un bouchon dans un verre d'eau tiède. Comme j'ai beaucoup apprécié le parfum (un bonheur en comparaison de la sarriette, véritable bulldozer), j'ai poursuivi l'expérience. J'ai observé que l'hydrolat agissait positivement sur les gencives, moins sensibles. Et j'ai aussi découvert que je ne fabriquais quasiment plus de tartre…


Le pH élevé de l'hydrolat de menthe poivrée agirait-il en atténuant l'acidité du milieu buccal? Je n'en sais rien, mais en tout cas, ça marche… et les flacons d'hydrolat défilent les uns après les autres.


http://mamidoo.free.fr/html/gifs/nature/vegetation/feuilles_12.gifJ'ai essayé celui d'AZ, très correct mais sans trop d'âme, celui de Sévessence, qui tire un peu vers la menthe des champs, celui d'Essenciagua, excellent, mon préféré (site ici, où l'on trouve également des hydrolats de menthe verte et citronnée) jusqu'à ce que j'essaie un hydrolat trouvé au salon Marjolaine chez un producteur de Simples: les plantes des Cévennes, et qui offre une très belle vivacité aromatique. Voir ici leur site

On trouve par ailleurs chez Christian Nugier à côté d'hydrolats de menthe poivrée ou de menthe citronnée très réussis, un hydrolat de menthe verte, vrai régal olfactif. Comme la commande sur le site est parfois fantasque, on peut en obtenir plus facilement auprès de Simples pluriels

En Drôme provençale, La ferme de Saussac produit également de merveilleux hydrolats, dont celui de menthe poivrée. Voir ici

 

http://mamidoo.free.fr/html/gifs/nature/vegetation/feuilles_12.gifL'hydrolat de menthe poivrée est souvent évoqué dans les soins de la bouche, mais sans faire allusion à une éventuelle action anti tartre.

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Rédigé par venezia

Publié dans #aux petits soins

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Publié le 8 Novembre 2011

 

Ils sont moelleux comme leur nom l'indique, et très coco, c'est une variante des rochers que je fais souvent.

 

 

Ce qui change radicalement le résultat final, c'est la matière première. Pour les rochers, j'utilise de la pulpe de coco bio râpée sèche.

Pour cette recette, j'ai trouvé chez Paris Store de la pulpe de coco fraiche congelée (non bio, rien n'est jamais parfait);  décongelée, elle est bien plus souple que la sèche.

 

 

J'ai fait un premier essai en augmentant légèrement le % de farine par rapport à la recette initiale des rochers, mais c'était encore un peu trop souple. J'ai ajusté à nouveau.

 

Voici la formule qui donne de très bons moelleux coco

 

100g de pulpe de coco hachée fraîche (la mienne est décongelée)

1œuf

30g de farine de blé (ou d'épeautre) bio

100g de sucre de canne bio roux clair

eventuellement un zeste de citron bio râpé

 

Battre l'œuf et le sucre jusqu'au léger blanchissement,

 

Incorporer la farine, rebattre


Puis ajouter le coco et bien homégéneiser le mélange à la spatule en silicone

 

On peut ajouter un peu de zeste d'agrume râpé


On obtient une pâte assez liquide.

 

Allumer le four à 180° à chaleur tournante si possible,

 

Un truc pour arriver à en faire des petits tas qui se tiennent sans trop couler (ça coule un peu quand même mais c'est exquis en cuisant)


Verser de l'eau (éventuellement coupée d'hydrolat pour le parfum) dans un bol et y tremper les doigts régulièrement pour bien les humidifier, ce qui permet d'amalgamer plus facilement la pâte. 


Placer les "boules" l'une après l'autre sur une plaque recouverte de papier sulfurisé, enfourner au moins un quart d'heure. La pâte doit être colorée sur les bords, mais rester souple

 

Détacher du papier sulfurisé dès que possible, finir de refroidir sur grille.

 

Si les moelleux ne sont pas croqués dans l'instant, les ranger impérativement dans une boite en métal sinon, ils deviennent mou-mous.


Dans ce cas, ne pas hésiter à les réchauffer au four à 180°pendant 3 à 4 mn.


 

P1230212Les moelleux coco avec leur petite collerette

 

Ils sont délicieux en compagnie d'une salade de mangues fraiches aromatisée avec un soupçon de sirop (ou à défaut d'hydrolat) de rose.

 

Pour les amis du Mexique, du Brésil ou plus généralement de l'Amérique Latine, le goût se rapproche des cocadas qu'on mange dans la rue ou sur les plages mais en moins sucré (et moins cuit), car les cocadas se font en immergeant la pulpe fraiche de coco dans un sirop de sucre; certains ajoutent du lait condensé, voire des œufs.

 

 

Liens gourmands


*Trois variantes de cocadas brésiliennes ici (en anglais)

 

*Une très belle recette mexicaine que je tenterai sans doute un jour car ça semble trop bon, mais il faut de la patience… : le citron vert confit fourré au coco ici (en anglais).

 


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Rédigé par venezia

Publié dans #notes sucrées

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Publié le 2 Novembre 2011

C'est un premier test avec un nouveau moule minimaliste comportant des cavités cubiques.

 

Il vient de chez Mora et il est réalisé en silicone platine, le plus fiable.

Mora fournit les professionnels de la patisserie… et les foldingues de savonnerie ou de cosmeto. C'est un lieu de perdition, j'ai vaillamment résisté car j'ai découvert lors de ma plus récente visite de nombreux nouveaux moules (qui ne sont pas tous, loin de là, sur leur site) à prix très raisonnables pour leur qualité.

 

J'en ai profité pour continuer la série "ajout d'alcool à la trace". J'ai choisi de la teinture de sauge sclarée réalisée avec les fleurs ramassées lors d'un voyage en haute Provence en juin dernier. Pour soutenir l'évocation, j'ai parfumé avec des HE de lavandins. J'ai juste ajouté un fond d'élémi pour fixer. 

 

  Pour les huiles, j'ai vidé mes fonds de (bonnes) bouteilles, d'où les chiffres un peu étranges. J'ai veillé à avoir un indice d'iode dans les clous (s'il est trop élevé, c'est à dire au-dessus de 70, indique par exemple le calculateur soap calc, le risque de rancissement devient grand en raison de la présence de trop d'acides gras poly-insaturés), et dû ajouter un peu d'acide stéarique pour équilibrer, même si elle fige le temps d'éternuer…

J'ai également compté un peu de lait d'ânesse, mixé à peine fondu dans les huiles pour adoucir l'éventuel effet asséchant de la teinture (à 2%, je doute néanmoins qu'elle assèche beaucoup).

 

 La pâte à savon a vite pris en raison de la présence de lait à peine fondu, j'ai donc touillé à la main pour reliquéfier un  peu.

 

J'ai ajouté des micas et de l'ocre, mais au final, il n'en reste quasiment rien.


 

P1230178

Après démoulage, j'ai tamponné un petit L (pour lavandin).

 

 

Savon cubique lavandin-sauge sclarée (en grammes)

   

Huiles de:

  Babassu 150

Coco 30

gras de bœuf 126

Sésame 89

Macadamia 9

Avocat 18

Ricin 70

Son de riz 180

Acide stéarique 28

Glaçons fondus de lait d’ânesse 49

Une pointe d’ocre rose 

 

Soude pour un surgraissage à 8

200g d'eau déminéralisée très froide

 

Ajouts


HE d'élémi 3

He de lavandin abrial 10

HE de lavandin super 8

teinture de sauge sclarée maison 13

pigment blueberry pop (TKB)

 

  J'ai obtenu l'effet semi translucide comme dans la série précédente.

 

 Les savons ont bien durci et sentent bon… le lavandin. Il ont une dégaine minimaliste qui n'est pas faite pour me déplaire.

 

 

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Rédigé par venezia

Publié dans #savons

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