Publié le 27 Juillet 2012

Les moules dalhia (en silicone) m'enchantent. Quand on a assez de patience pour laisser sécher la pâte à savon-et la placer au congelateur queoques heures- le resultat est très séduisant. Les savons me semblent plus jolis quand les moules ne sont pas emplis jusqu'en haut, de façon à  n'avoir que les pétales. Il suffit de saponifier 300g d'huile pour obtenir six savons ravissants. 

 

 

Il s'agit de deux petites séries réalisées avant de partir en vacances en utilisant de la lessive de soude. On en trouve à 30% et à 30.5% de concentration. J'utilise Soap Calc pour faire mes calculs; Il suffit, dans la page qui affiche les quantités, d'ajouter les montants donnés pour l'eau et pour la soude pour connaître la quantité de lessive à utiliser, en prenant bien soin d'entrer les autres info bien sûr. 

Je saponifie en général vers 38°, je dois donc réchauffer la lessive de soude dans un bain marie tiède.

j'ai testé à plus basse température, mais alors, je crains toujours que mes huiles soient moins fluides, surtout quand il y a beaucoup de coco.

 

 

Savons mauves à la cameline

 

Après avoir découvert sur plusieurs savons vus sur le net (je ne parviens pas à retrouver mon inspiration principale!) que l'oxyde rose (celui d'AZ) donnait un beau mauve en étant largement dosé, j'ai choisi ce pigment que j'ai ajouté à la trace légère, au fur en à mesure pour tester le ton, après l'avoir dilué à chaque fois dans un soupçon d'hydrolat de galinsoga.

 

300g d'huiles

 240 coco

60 cameline


surgraissage à 20 env.

lessive de soude

2 toco 500 (vitamine E)

20 gtes d'extrait C02 de romarin

 

Parfum

2g HE muscade

9g HE cèdre de virginie

3g HE lemongrass à rhodinol. Malgré le fabile dosage, c'st presque lui qui mène le jeu.

 

L'huile de cameline renferme des acides gras poly-insaturés en quantité. De 30 à 35%, d'oméga-3, plus que le colza qui appartient, comme elle, à la famille des brassicacées.  Elle n'est pas trop onéreuse; bonus: elle renferme de la vitamine E antioxydante qui la protège un peu mais mieux vaut rajouter encore de la vitamine E+ extrait CO2 de romarin pour vérouiller la protection 

 

Comment doser l'extrait CO2 de romarin:

Avec parcimonie, de 0,2% à 0,4% pour les huiles fragiles.

 

P1000566.jpg

 

Je suis ravie car ce savon reste très lisse.

 

 

Savon bleu panaché

 

 

250g huiles

75 coco

75 palme bio

100 macadamia


19gtes CO2 romarin

8gtes Epp

 

lesive de soude pour un surgraissage à 10 env.

 

10g HE (4%)

8g He lavandin super

2g HE girofle de Madagascar, pour "casser" le côté ingénu du lavandin

dilués dans 2g huile de ricin

 

Couleur: technique one pot


 Une partie de la pâte a reçu du piment blueberry pop (TKB) dilué au préalable dans un soupçon d'eau. Puis j'ai reversé cette pâte teinte en bleu dans le becher contenant le reste de pâte, avec une trace légère mais pas trop quand même pour que les deux tons restent bien distincts. il faut faire la bonne évaluation.

 

P1000868.jpgPhoto prise sur savon rincé:  il ne m'en reste qu'un, laissé dehors et il avait pris un brin de poussière dans les pétales


Ensuite, j'ai coulé dans les moules… et le bleu a viré au vert pendant 24heures au moins, avant peu à peu de retourner au bleu.

 

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Rédigé par venezia

Publié dans #savons

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Publié le 24 Juillet 2012

Fourni est une île presque coupée en deux par un isthme. Une large route construite il y a quelques années le traverse avant de conduire au nord-est jusqu'au village isolé de Chrysomilia.

 

 

La première année où nous sommes allés à Fourni, cette route était en construction. Le chemin de terre était alors élargi à la dynamite. Je me souviens d'un passage si vertigineux (on passe un col à 400m; à l'époque, le chemin surplombait vraiment la mer) que j'avais préféré le franchir à pied plutôt qu'en vespa tant j'avais le tournis. Maintenant, malgré des virages en épingle à cheveux, des côtes à 12% qui enchainent des descentes à 11% et de nombreuses iconostases (mini chapelles souvenir) bâties aux endroits où il y a eu des accidents, le trajet est devenu moins impressionnant car les bas-cotés où on a planté des lauriers-rose sont bien plus larges.

 

P1000788.jpgvue du village du haut dans la brume de chaleur avec la route qui descend vers le port

 

Les parois rocheuses qui longent le bitume sont déjà toutes fissurées; il y a souvent des éboulis sur cette étrange route quatre étoiles bâtie on ne sait pourquoi, et je ne sais comment cela va évoluer.

Reste la sensation grisante et solitaire de naviguer dans le ciel bleu tant on tutoie les hauteurs en croisant  plus de chèvres que de voitures… 

 

P1000825.jpgtableau de chèvres sur un mur

 

A 16km du port de Fourni, on arrive au village du haut Chrysomilia, ancien, chaulé, bâti dans un dédale d'escaliers et où des chats se prélassent sous des treilles.

 

P1000790.jpgFour à pain du haut Chrysomilia

 

Ensuite, on descend par une immense volée d'escaliers jusqu'à la plage du village du bas. Il y a bien sûr une route sinueuse qui y mène, mais choisir d'emprunter les marches aux bords ourlés de blanc entraine dans un merveilleux voyage odorant; elles sont bordées d'origan, de chènes verts, de murets de pierres sèches et de figuiers.

 

P1000799.jpg

Au bout, c'est la mer, la récompense d'un port de poupée avec de modestes restaurants installés directement sur la plage.

 

P1000814.jpg

le bistrot sur la plage

 

P1000817.jpgPetits anchois frits, croquettes de pommes de terre maison parfumées au fenouil et vin blanc frais…


Certains bateaux qui relient Fourni à Samos font une brêve escale à Chrysomilia, véritable paradis  isolé, comme une île de plus sur l'île de Fourni.

 

P1000818.jpg

 

Ensuite, il faudra remonter dans la chaleur…

 

 

P1000802.jpg

 

… avec vue sur les oliviers plantés à flanc de pente.

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Rédigé par venezia

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Publié le 22 Juillet 2012

 

Le ciste est une plante médicinale, mais elle n'est pas citée en tant que telle dans les livres de phytothérapie, ce qui est surprenant. On parle bien plus de son huile essentielle, de l'hydrolat, ou de la résine qui en est extraite, le labdanum. 

.

 

Ainsi, Jean Michel Morel (in: traité pratique de phytothérapie, probablement le livre  français le plus pointu sur le sujet) ne cite que l'HE (pour ses propriétés hémostatiques).

 

Le petit larousse des plantes qui guérissent n'en parle pas, pas plus que le Vidal de Phythothérapie, ou les deux tomes de phyto (les plantes qui nous soignent et Plantes médicinales)  de Jacques Fleurentin. 

 

J'en ai uniquement trouvé mention dans le dictionnaire des plantes médicinales et vénéneuses de France de Paul-Victor Fournier, véritable bible de la phyto datant de 1947 et rééditée récemment (en 2010) dans la collection Omnibus. Fournier (1877-1964) était un chanoine, fou de plantes, merveilleux herborisateur et son gros livre (plus de 1000 pages dans la réédition) qui en répertorie 1500 est d'une précision de… bénédictin. 

 

Il n'évoque le ciste  que pour l'extraction du labdanum, précisant les deux variétés de cette gomme-résine.L'une est extraite du ciste de crète et l'autre d'Espagne.La première (voir le lien ci-dessous) est ramassée directement en peignant les chèvres qui se frottent aux buissons résineux;  la seconde s'obtient en faisant bouillir les rameaux dans de l'eau. Cette gomme était utilisée, explique t'il, comme "médicament nervin, stimulant, astringent, hémostatique et révulsif". Il entrait dans la composition du "baume hystérique", (formule, qui fut inscrite au codex de Paris ici) de "l'emplâtre contre la rupture (pas les sentimentales, mais les hernies infantiles… formule ici)" ajoute t'il soulignant qu'on ne l'utilise plus en raison de la difficulté à l'obtenir pur.


 

 ici sur la production de labdanum en Crête. (Ne pas rater les photos des chèvres imbibées de résine… ) 

 


Néanmoins voici quelques liens trouvés sur internet à propos de l'usage de la plante (et non de la résine) en phytothérapie. Dans tous les cas, en externe pour la peau, ce sont les feuilles qui sont citées, et non les fleurs. En interne, la plupart du temps: les feuilles (pour les liens que je donne). J'ai trouvé quelques recommandations pour les fleurs en interne, en vertu de leurs propriétés anti oxydantes, mais l'indication reste rare. 

 

ici: 

(variété helianthemum canadense) en anglais

Entre autres: pour soigner diarrhées, scarlatine, pbs de peau, irritations de la gorge ou de la bouche, soin des yeux. Emétique (=vomitif)  à forte dose.

 

ici

(4 variétés évoquées: ciste de Montpellier, ciste à feuilles de sauge, ciste à feuilles de romarin, ciste velu, nom vernaculaire (=local): mellia) site de phyto tunisien. 

"Usage externe : Traitement des blessures, morsures et brûlures.

Usage interne : dépurative."


ici

(variétés: ciste de Crète et de Montpellier) en anglais.

Panégyrique du ciste  en infusion pour sa puissance antioxydante liée à sa richesse en polyphénols,  et son action de chelation des métaux lourds (c'est un site de vente… ). L'éloge s'appuie sur diverses études scientifiques allemandes.  

Prudence en interne, le ciste ayant par tradition la réputation d'être vomitif à haute dose.

Son action sur la peau en externe est également longuement évoquée.

 

Si on la classe dans la phytothérapie, l'hydrolathérapie  s'y intéresse, aussi bien le livre de Lydia Bosson que celui de Suzanne Catty y font référence. Sont citées, avec extraction à partir des feuilles : les propriétés astringentes (pH très bas), cicatrisantes, virales, anti microbiennes, anti ride et de regénération cutanée. Des utilisations en interne en gynécologie sont aussi évoquées. 

Plus le texte d'Aroma zone: ici)

 

En elixir floral, une cistacée (Helianthemum Nummularium ou rock rose, nom du ciste en anglais) est le remède de ceux qui pensent se trouver dans une situation sans issue et s'en desespèrent avec panique ou angoisse extrème. Rock rose entre d'ailleurs dans la composition du Rescue, le remède d'urgence du Dr Bach. 

 

Dans les répertoires homéopathiques, seul le cistus canadensis est cité.

 

PS on dit le ciste (au masculin) quand il s'agit de la plante.  La ciste designe une corbeille.

 


 

P1000694.jpgTous les cistes ne Fourni ne dégagent pas la même odeur. J''ai remarqué que ceux qui avaient des feuilles foncées (comme sur cette photo) et qui étaient très poisseux, donc gorgés de résine, restaient bien parfumés au séchage. 

 

Expériences personnelles

 

J'ai déjà parlé du ciste à plusieurs reprises sur ce blog, surtout à mes retours de Fourni. Voir ici ou ici

 

Je fabrique très très régulièrement un baume qui favorise la cicatrisation à la vitesse de l'éclair en utilisant la teinture (couplée à celle de labdanum) et non l'HE. L'He me semble cicatriser presque trop vite les bobos en externe.

Par ailleurs, j'incorpore régulièrement de la teinture de ciste dans les sérums anti décrépitude pour le visage ( par exemple  ici ).

 

J'ai fait de nouveaux tests cette année en Grèce. Les deux plus probants:


J'ai frotté une coupure au doigt qui saignait avec une feuille fraiche de ciste: arrét immédiat du saignement puis cicatrisation très rapide en refrottant la plaie à deux ou trois reprises encore.


J'ai appliqué une infusion (à très petites doses) de feuilles de ciste et de pétales de rose rouge: apaisement quasi immédiat de démangeaisons recurrentes. On recommence quand les démangeaisons reprennent.

 

La note ambrée

 

il existe de nombreuses variétés de ciste. Je mise  sur celles gorgées de soleil; ce sont les plus riches en labdanum, résine repérée -et étudiée- pour ses multiples vertus depuis l'Antiquité.

Le ciste ramassé à Fourni en renferme probablement beaucoup car les feuilles séchées exhalent un merveilleux parfum à la fois chaud, légèrement fumé et résineux. Pour avoir senti des cistes dans le sud ouest en France, la différence olfactive est très nette; aussi grande qu'entre un romarin un peu âcre poussant au nord de la Loire et un romarin solaire de Méditerranée. 

 

Historiquement, ce qu'on appelle la note "ambrée" en parfumerie est un mélange de labdanum et de vanille; l'ambre gris ayant en plus des inflexions marines. Voir ici des explications sur la note ambrée et ici encore d'autres, mais en anglais.

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Rédigé par venezia

Publié dans #botanique

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Publié le 16 Juillet 2012

Comme chaque année, à l'heure de la sieste, je rôde dans le village pour récolter les fleurs de jasmin qui dépassent des murs.


 

Cette année, Coccinelle m'a un jour laissé un message un peu sybillin sur ce blog en me demandant de trouver les références d'un livre dont elle indiquait la table des matières.

 

Après avoir déniché le titre et l'auteur via google,


 Simon Barbe: Le parfumeur françois qui enseigne toutes les manières de tirer les odeurs des Fleurs, & à faire toutes sortes de composition de Parfums", 1693 (texte intégral sur Gallica, dans une édition plus tardive,  ici: clic )

 

 

et surtout son contenu en accès libre, je me suis donc mise à le lire. 


Parfumeur-gantier, Simon Barbe était installé dans le Marais, rue des Gravilliers. Il destinait son livre au "divertissement de la noblesse". Le suivant, Le parfumeur royal (1699) s'adressa aux professionnels.

 Pur bonheur, dans Le parfumeur françois, Barbe donne une méthode simplissime pour fabriquer des poudres d'amidon au jasmin ou à la rose, destinées à parfumer la chevelure. 


 Voici le texte, par la magie de Gallica, la bibliothèque numérique de la BNF (Bibliothèque Nationale de France, trésor inestimable pour certains ouvrages anciens).


p 62 de l'ouvrage

 

 "Poudre de Jasmin


Dans une caisse où il y aura vingt livres de poudre d'amidon, vous, y mélerés un millier de brins de Jasmin bien également, faisant un lit de poudre Si un lit de fleurs, & vous laisserés ainsi vos fleurs l'espace de vingt-quatre heures fans les remuer , car le Jasmin ne s'échaufe pas. Ensuite vous saíserés vos fleurs, & en remettrés de fraîches en même quantité, vous continuerés ainsi l'espace de trois jours, & elle fera faite, si vous souhaitez que l'odeur en soit plus forte, vous y remettrés dés fleurs, encore une fois. "

 

 

Je suis donc partie à Fourni avec dans la valise, du natrasorb,-version améliorée de l'amidon- pour tester.


 

P1000689.jpgJasmins au mieux de leur floraison exubérante

 

 Après la cueillette, j'ai aussitôt alterné dans une poche trois couches de natrasorb avec des fleurs de jasmin. J'ai laissé reposer 24h et j'ai recommencé à trois reprises comme indiqué. 

 

P1000687.jpgNatrasorb et fleurs de jasmin avant triage: blanc sur blanc…

 

Pour ne pas trop faire de manipulations et limiter les risques d'humidité (même si les fleurs, fraiches, étaient bien séchées par le soleil) je m'en suis tenue à trois renouvellements. 


 

P1000688.jpgLes fleurs, même  utilisées, ont gardé leur pâleur virginale

 

Le plus long: ôter une à une les fleurs sans trop tripoter la poudre. J'ai  utilisé un couteau peu affuté et désinfecté pour secouer délicatement chaque fleur. Un travail de patience.

 

Mais il en vaut la peine; le natrasorb sent vraiment le jasmin avec une grande pureté et il me semble bien sec même si je ne le garderai pas des lustres, bien sûr. 

 

Je ne pense pas me poudrer les cheveux avec, mais utiliser ce natrasorb comme agent de charge dans des baumes et des produits pour le corps.

 


 

P1000730.jpg

Alcoolo-hydro glycériné de jasmin avec deux fleurs oxydées en pas même trois heures

 

Il y a deux sortes de jasmin dans le village. j'en avais déjà parlé ici. J'ai utilisé du jasmin proche du sambac, le plus résistant. Mes tentatives avec l'autre jasmin (dit de fleuriste) dans un HG m'ont prouvé une fois de plus que si son parfum était plus fin, son oxydation était foudroyante…

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Rédigé par venezia

Publié dans #parfums

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Publié le 15 Juillet 2012

… il a été encore en rendez vous cette année, dans le ciel et dans les sourires des habitants de l'île de Fourni.

 

Moins de touristes cette année. Beaucoup de commerçants, mais pas tous, délivrent leurs tickets de caisse comme un acte de civisme (pour couper court à la rumeur, -hum parfois justifiée- de fraude fiscale chronique). Une bande de jeunes néerlandais financés par leur université comptaient les poissons péchés jour après jour pour dresser un état des fonds marins; sans même compter, nous constatons  d'année en année la diminution flagrante de la taille des "scorpinas" (rascasses rouges ou chapons), des dorades… sans parler de la quasi disparition des rougets.

 

 Et toujours le même enchantement…

 

P1000769.jpgDu parapet de l'île de Thymaina, en face de Fourni, en attendant le bateau…

 

 

Le jardin était dans la mer

Œillets d'écume cap profond

Ta main s'en allait avec l'eau

Comme une traine nuptiale

Ta main libérait tout le ciel

 

(Extrait du poème le jardin était dans la mer d' Odysseas Elytis)

 

 

Sur ce lien d'un blog magnifique consacré surtout à la poésie grecque, le poème en entier avec la VO grecque et, à ne pas rater,  l'interprétation -chantée-de Soula Birbili (le texte avait été mis en musique par  Mikis Theodorakis).


 

P1000830.jpgLe bistrot aux tamaris, sur le port au crépuscule, avec l'île deThymaina (tout au fond), en face

 

 

P1000851.jpgAu revoir, Fourni, départ au soleil couchant. La plage du village est … dans le village. En haut, la ligne correspond à la route qui grimpe allègrement pour aller vers le nord de l'île, au village de Chrysomilia.


 

P1000854.jpgune vue un peu plus large du port, toujours à l'heure bleue…

 

 

   

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Rédigé par venezia

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