Publié le 10 Octobre 2016

La double deuxième page de A girl called Jack. Curry de lentilles à la tomate (version avec des courgettes)
La double deuxième page de A girl called Jack. Curry de lentilles à la tomate (version avec des courgettes)

La double deuxième page de A girl called Jack. Curry de lentilles à la tomate (version avec des courgettes)

Le titre est long, mais je cherchais à être un peu explicite (ce qui n'est pas gagné!)

De retour d'Angleterre, j'ai navigué sur internet à la recherche d'info et je suis tombée sur un blog de cuisine qui m'a intriguée puis passionnée. Autant par la personnalité de son auteur que par ses recettes ingénieuses (et économiques).

Quand Jack Monroe débute son blog en février 2012, elle a 24 ans, un gamin de 3 ans et le porte monnaie complètement à plat suite à un licenciement, un an auparavant. Le contexte économique archi-libéral de l'Angleterre n'est pas un environnement amical quand on est dans la dèche.

Elle s'est donc retrouvée avec 10 £ (12 euros à peu près) par semaine pour se nourrir. Et elle a décidé de relever le défi.

Elle a hanté les rayons de Sainsbury (grande chaine de supermarchés, avec une section '"basic", équivalent british d'un Lidl ou d'un Dia) pour repérer les ingrédients (non transformés) sains et bon marché à privilégier. Ce qui l'a conduite à multiplier le recours aux légumineuses comme source de protéines végétales, à se convertir aux pains maison mais sans map, à utiliser épices et aromates pour doper le quotidien, et à tester des mélanges hardis de saveurs pour l'ensoleiller. C'est très malin, et pour ce que j'ai testé, délicieux.

Comme Jack a des origines chypriotes, sa cuisine possède des accents méditerranéens et comme elle vit en Angleterre qui compte une importante communauté indienne, curries, vindaloos et autres plats indiens sont souvent au menu.

En fin d'article, je donnerai quelques liens où l'on peut retrouver nombre de ses recettes (en anglais).

Suite de l'histoire: en juin 2012, elle écrit une chronique percutante qu'elle appelle "la pauvreté, ce n'est pas seulement ne pas avoir assez de nourriture". Texte qui fut retweeté, reblogué, publié et lu (y compris au Parlement où elle fut invitée) plus de 20 millions de fois. Elle y explique sa descente vers le moins et le rien: couper le chauffage, diluer les produits d'entretien jusqu'à l'infime pour les faire durer, couper l'eau chaude, tout vendre ou mettre au clou, jusqu'à ne garder que deux bols, deux fourchettes, deux couteaux; bref aller vers une simplicité (in)volontaire radicale.

Son blog qui a eu beaucoup, beaucoup de succès l'a peu à peu sauvée. D'abord parce qu'elle a pu tenir son pari, se nourrir et nourrir son fils convenablement avec ses 10£ hebdomadaires, une vraie prouesse. Ensuite parce qu'elle a publié deux livres de cuisine qui ont bien marché, qu'elle a eu des chroniques dans les journaux (Huffington Post, the Gardian) et que grâce à son aura, elle s'est engagée dans des campagnes liées à la solidarité, ce qui lui offre une tribune et une place.

Nouvelle aventure: elle est en train de changer de sexe…

Je me suis inspirée de sa façon de faire pour mettre au point une recette dont je me délecte en la refaisant au moins une fois par semaine (avec des variantes) depuis plus d'un mois.

Je parle de "sa façon de faire" car beaucoup de ce qu'elle propose commence par "hâcher un oignon et le faire revenir à feu doux" … ce qui me rappelle d'ailleurs furieusement la cuisine à l'indienne.

Donc voilà l'un de mes essais "à la manière de Jack" , une sorte de fouzitout amélioré préparé en une demi-heure tout compris et devenu favori. Je l'ai baptisé curry de lentilles à la tomate mais on pourrait aussi l'appeler tomates épicées aux lentilles, dhal à la tomate, etc.

J'indique tout ce que j'utilise, en précisant ce qui me semble indispensable et ce qu'on peut supprimer ou substituer.

Curry de lentillles à la tomate

Pour 2 personnes affamées

60g de lentilles roses (ou vertes ou noires, j'ai déjà testé avec des béluga).

Un oignon moyen (ou un demi très gros)

un soupçon de vin blanc sec ou à défaut d'eau

une cuillère à soupe d'huile (jutiise de l'olive, on fait avec ce qu'on a)

Une carotte moyenne pelée et coupée en rondelles fines

au choix: une aubergine pelée et coupée en petits morceaux, une courgette pelée et coupée en petits morceaux, des petits piments doux coupés en petits morceaux et épépinés … ou rien.

Eventuellement, deux cuillerées à soupe de lardons ou une demi tranche de jambon cru coupé en carrés… ou rien

du sel

une cuillère à soupe de sirop (j'utilise du sirop de kittul indien, -sucre de palme- très parfumé et à l'indice glycérique pas trop élevé). On peut remplacer par du sirop de canne, d'agave ou même par du sucre en poudre ou en morceaux.

300g environ de passata (purée de tomates italienne). On remplace par du coulis de tomates, des tomates fraiches pelées et épépinées. La préparation de tomates doit être un peu épaisse, et de composition la plus simple possible.

du piment: j'utilise une sauce au piment coréenne (bulgogi) mais on peut employer de l'harissa, du piment d'espelette, du cayenne… ou rien pour les palais sensibles.

épices: deux feuilles de laurier et une cuillère à soupe de graines de coriandre. Il me semble que ces deux épices donnent vraiment le goût au plat, ainsi que l'ail que je préfère ajouter en poudre (une cuillerée à café suffit) pour un mélange plus homogène. Sinon, ajouter une gousse d'ail coupée en tranches fines en même temps que les carottes. A défaut de ce que je cite, on fait avec ce qu'on a dans ses placards. (cumin, curry, etc)

Je parfume en plus avec : un petit morceau de cannelle en bâton, deux cardamomes vertes ouvertes, une cuillerée à café de graines de fenouil et un tronçon de gingembre débité en lamelles.

Comment faire? En fait, il s'agit de préparer une sorte de ketchup maison très parfumé (d'où la présence de sucre) que l'on mélange à des lentilles cuites.

Donc:

Hacher l'oignon et le faire revenir à feu doux dans une poêle avec l'huile sans qu'il ne colore, et en le salant pour accélérer la cuisson.

Pendant ce temps couper la carotte et éventuellement l'autre légume.

Ajouter la carotte aux oignons, ainsi que le laurier et les graines de coriandre. Remonter un peu le feu, touiller. Dès que cela semble prêt à attacher, ajouter un peu de vin blanc ou à défaut d'eau (ça doit faire pschitt), c'est ce qu'on appelle déglacer. Recommencer une deuxième fois. Puis baisser le feu au maximum ajouter le deuxième légume, éventuellement les lardons, le reste des épices y compris le gingembre remuer et couvrir.

A ce moment, préparer les lentilles: les rincer jusqu'à ce que l'eau soit claire puis les couvrir largement d'eau froide et les mettre à cuire en couvrant.

Quand ça bout, découvrir, baisser au maximum et laisser cuire 15mn.

Au moment où les lentilles démarrent leur ébullition et vivent leur vie dans la casserole, verser la passata dans la poêle sur le mélange de légumes aux épices, bien remuer, ajouter le piment, le sucre ou le sirop, remuer à nouveau, et continuer la cuisson, feu minimum et à couvert. Goûter pour rectifier éventuellement le piment et la dose de sucre selon l'acidité des tomates.

Quand les lentilles sont cuites, les rincer brièvement et les égoutter avant de les ajouter dans la sauce tomate épicée. Bien remuer, laisser cuire 2 ou 3 mn encore et c'est prêt. Attendre 5mn avant de se jeter dessus pour une meilleure harmonisation des parfums.

Régalez vous.

A préparer en quantités suffisantes pour déguster le reste froid. Délicieux en apéro avec des chips tortillas indiennes.

Outre son goût exquis, c'est un plat complet, avec des épices qui aident à la digestion, de la tomate riche en lycopène, mieux assimilé si la tomate est cuite en présence d'un peu de gras, des lentilles qui apportent des protéines végétales. Si on veut le jouer 100% équilibre alimentaire, on sert avec du riz pour compléter la chaine des acides aminés.

Le blog de Jack (qui a changé de titre): https://cookingonabootstrap.com

Dix recettes publiées dans the Guardian: https://www.theguardian.com/lifeandstyle/2014/feb/16/jack-monroe-10-recipes

Onze recettes dans The Mirror:

http://www.mirror.co.uk/lifestyle/dieting/recipes/jack-monroes-11-recipes-prove-6813860​

Sa biographie sur wikipedia: https://en.wikipedia.org/wiki/Jack_Monroe

Le tire de ses deux livres: A girl called Jack et A year in 120 recipes

Edit:  piqûre de rappel, le film de Ken Loach Moi, Daniel Blake, qui n'a pas volé sa palme d'or 2016 à Cannes. Même si l'on pressent la fin au fil du film, la peinture d'une Grande Bretagne à la terrible administration hyper-libérale est sans merci, et les acteurs sont formidables. 

Lire l'interview éclairante du scénariste Paul Laverty ici  

Voir les commentaires

Rédigé par venezia

Publié dans #petits plats

Repost 0

Publié le 24 Septembre 2016

Pain de nuit. Tranches vues de jour…
Pain de nuit. Tranches vues de jour…

Pain de nuit. Tranches vues de jour…

Il se congèle très bien.

 

J'ai trouvé la recette sur le blog Cooking Julia qui donne une ribambelle de formules de pains appétissants, dont pas mal en cocotte. Celle que j'ai testée, présentée ici, est à base de lait ribot (fermenté) et de bicarbonate, association courante dans les pays anglo-saxons. Je voulais rester dans l'esprit des scones.

 

450 de farine à patisserie bio t45

1 cuillère à café bombée de bicarbonate de soude

1 cuillère à café de sel fin

35cl de lait fermenté ou caillé (pour moi du lait caillé)

1 œuf

1 cuillère à soupe de miel liquide

 

Préchauffer le four à 200° (j'utilise la chaleur tournante)

Verser les ingrédients secs (farine, bicarbonate et sel) dans un saladier, bien mélanger.

Fouetter rapidement ensemble lait, œuf, ajouter le miel, remuer, puis verser le tout en plusieurs fois sur le mélange sec en remuant après chaque ajout. La pâte étant assez collante, mieux vaut touiller à la cuillère pour former une boule.

Tapisser le fond d'une cocotte (dont le couvercle peut aller au four) de papier cuisson, y placer la boule.

Passer au pinceau ou au doigt du lait fermenté ou caillé sur la surface. L'entailler d'une croix. Fariner légèrement.

Enfourner. Laisser cuire 20mn avec le couvercle, puis 15mn sans (Julia dit 10 mn mais ce n'était pas assez cuit, donc agir selon son four).

Sortir le pain et poser la boule sur une volette pour la laisser refroidir.

J'ai fait ce pain très tard un soir, donc la photo d'ensemble n'est pas terrible.

Une fois refroidi, je l'ai coupé en tranches que j'ai congelées et placées dans des sacs de congélation.

Je trouve ce pain, assez rustique quand même, bien meilleur s'il est un peu grillé.

 

Je l'ai servi, pour un apéritif, en tranches toastées accompagnant des poivrons rouges à l'huile.

Il suffit de placer les poivrons au four à 210° (je n'aime pas les mettre sous le gril, ils crament trop) pendant 30 à 45 mn en les retournant au moins une fois, jusqu'à ce que leur peau se boursoufle, et de les laisser refroidir après les avoir enroulés dans du papier journal. Ce truc permet d'ôter la peau facilement.

Ensuite, j'épépine, je les découpe en lanières que j'allonge dans un plat. Je recouvre le tout d'huile d'olive, je saupoudre d'ail en poudre et de pimenton basque (une poudre de piment séché fumé, très parfumée, c'est celle utilisée dans les chorizos) et je garde au froid.

C'est à préparer la veille. J'adore et j'oublie toujours de les photographier car ils sont mangés trop vite!

Préférer des poivrons bio, car les poivrons appartiennent hélàs au club des légumes les plus traités.

(Voir une liste  ici pour l'année 2014)

 

 

 

 

Voir les commentaires

Rédigé par venezia

Repost 0

Publié le 20 Septembre 2016

Scones sucrés. Scones salés (piquetés de jambon). Scones  dégustés au bord de la rivière Fowey, en Cornouailles
Scones sucrés. Scones salés (piquetés de jambon). Scones  dégustés au bord de la rivière Fowey, en Cornouailles
Scones sucrés. Scones salés (piquetés de jambon). Scones  dégustés au bord de la rivière Fowey, en Cornouailles

Scones sucrés. Scones salés (piquetés de jambon). Scones dégustés au bord de la rivière Fowey, en Cornouailles

J'ai succombé aux scones lors d'un récent séjour dans le sud de l'Angleterre, où ils se dégustent avec une crème fraiche bien épaisse et de la confiture de fraises.

Je pense que c'est le gout peu sucré des scones qui m'a séduite. J'ai donc fait des essais de retour à la maison avec des recettes trouvées sur internet et parfois arrangées.

Premier essai sans toucher à la recette trouvée ici, (en fin d'article), grâce à l'excellent blog sur la cuisine anglaise Chez Becky et Liz

225g de farine avec levure incorporée (impossible d'en trouver en bio)

1 cuil à café de bicarbonate de soude

une pincée de sel fin

25g de sucre

1 oeuf

75g de beurre mou

5 cl de lait

+ un œuf et un soupçon de lait pour dorer.

Tous les ingrédients sont bio sauf la farine, le bicarbonate et le sel.

C'est très bon, j'en ai refait déjà à plusieurs reprises.

Procédé

Allumer le four à 210° C (j'utilise la chaleur tournante).

Mélanger farine, bicarbonate, sucre et sel. Ajouter le beurre coupé en petits morceaux, touiller à la cuillère rapidement avant d'émietter avec les doigts comme lors de la réalisation d'un crumble.

Ajouter ensuite l'œuf et le lait en touillant puis en y mettant les mains. On obtient une pate un peu collante aux doigts.

Se laver les mains, les sécher, les fariner ainsi que le plan de travail. Etaler la pate avec les mains (ou avec un rouleau) et découper des cercles à l'emporte pièce (j'en ai un, dentelé, parfait pour l'opération). ne pas hésiter à refariner le plan de travail si nécessaire. Installer les scones sur une plaque revetue de papier sulfurisé. Enduire au pinceau leur surface d'un mélange d'œuf battu avec un peu de lait. Enfourner pour 13 à 15mn, tout dépend du four.

Laisser refroidir les scones sur une volette. Servir tiède.

Un grand avantage: ils se congèlent très bien. J'en décongèle parfois un pour le petit déjeuner.

Dans les recettes anglo-saxonnes, on utilise souvent du bicarbonate en place ou en plus de levure.

Pour qu'il réagisse au mieux, c'est à dire pour qu'il produise assez de CO2 pour faire monter la pate, il faut le combiner avec un élément acide. C'est pourquoi les recettes anglaises emploient du buttermilk (lait fermenté au pH acide) plutôt que du lait. C'est le meme principe quand on mélange bicarbonate et acide citrique pour confectionner des bombes de bain qui fizzent.

Qu'à cela ne tienne, j'ai trouvé dans mon quartier un excellent lait caillé (plus que fermenté) que j'ai mis à la place du lait pour réaliser une recette salée. On pourrait aussi employer du kéfir de lait. Le résultat est délicieux mais honnêtement, la différence de goût n'est pas flagrante d'avec la première recette. Comme j'ai diminué la quantité de beurre pour pouvoir incorporer plus de lait, l'un doit compenser l'autre.

 

Deuxième essai (en version salée)

125 farine avec levure incorporée

100 g farine bio T45 (farine à patisserie)

1 cuil à café de bicarbonate de soude

1 pincée de sel fin

60g de beurre mou

10 cl de lait caillé

1 œuf

dorure au lait caillé

lardons coupés très menus, revenus à la poêle et mis à sécher sur du papier absorbant.

La façon de faire est la même. Il faut juste ne pas oublier d'ajouter les lardons avant cuisson et une fois les scones découpés. J'ai doré au lait car je n'avais plus d'œuf.

Comme il me restait du lait caillé, j'ai trouvé et testé une excellente recette de pain cuit en cocotte que je donnerai prochainement.

Régalez-vous et amusez-vous à mettre les mains à la pâte. C'est excellent pour le moral quand l'été a dit bye bye.

Voir les commentaires

Rédigé par venezia

Publié dans #notes sucrées

Repost 0

Publié le 18 Septembre 2016

Le jardin enchanté. La poudre conditionnée en boite.  Le tube mystérieux
Le jardin enchanté. La poudre conditionnée en boite.  Le tube mystérieux
Le jardin enchanté. La poudre conditionnée en boite.  Le tube mystérieux

Le jardin enchanté. La poudre conditionnée en boite. Le tube mystérieux

 

Facile à réaliser, douce au toucher

 

J'ai déjà évoqué une façon patiente d'employer un végétal pour parfumer une poudre (ici), en l'occurence du Natrasorb, un tapioca au toucher cosmétique très fin et qui a notamment le pouvoir d'absorber facilement des huiles. (On en trouve chez Zinette).

J'ai réalisé mon premier essai avec des fleurs de jasmin pendant l'été 2012, et le fond de poudre qui me reste (conservé dans une boite) sent toujours autant le jasmin.

On n'a pas toujours du jasmin sous la main… Cet été, j'ai donc testé avec des feuilles de menthe poivrée toutes fraiches cueillies dans un très beau jardin d'amis.

Comme la texture des feuilles est bien plus épaisse que celle des pétales de jasmin, je me suis contentée de laisser les feuilles au contact du Natrasorb jusqu'à ce qu'elles deviennent crissantes et comme cristallisées. Ensuite, il suffit de tamiser et l'odeur de la menthe est bien là, assez présente pour ne pas avoir envie de répéter l'opération (et je n'avais plus de feuilles fraiches!). Je pense que ça doit fonctionner pour toute feuille odorante à condition qu'elle ne soit pas trop épaisse.

 

Sans l'avoir publié, j'avais déjà réalisé une poudre pour les pieds que j'utilise beaucoup par temps chaud quand je suis pieds nus dans mes baskets. Je rappelle que pour que l'emploi de talc soit efficace, mieux vaut se poudrer les pieds plutôt que les chaussures.

Je frotte parfois l'intérieur de mes tennis avec une goutte d'HE de palmarosa, ce qui arrange bien les choses après une journée de canicule.

Il y a bien longtemps, dix ans déjà, Hooly, sur son blog très pionnier, avait publié une recette dont le titre suffit à expliquer l'usage: boulapoudre et piekipuplu où elle propose d'enfermer une poudre qu'elle avait préparée à base de talc dans deux bouts de collant pour en faire des boules désodorisantes à glisser dans les chaussures de sport.

L'un n'empêche pas l'autre…

Pour couper le Natrasorb, j'ai choisi d'employer de l'argile qui possède de vraies propriétés absorbantes. Pour faire joli, j'ai utilisé de l'argile blanche coupée avec de l'argile violette, ce qui donne un ton lilas très doux.

L'argile blanche est très douce et conseillée pour les peaux sèches, tout comme l'argile violette.

La façon de procéder est très simple, mais un vrai conseil que je n'ai pas suivi (j'ai donc toussé pendant plusieurs heures): porter un masque sur le nez et la bouche pendant la préparation car les poudres volètent lors de la préparation.

 

40g Natrasorb à la menthe poivrée

13g argile violette

27g argile blanche

30 gtes HE menthe poivrée

10 gtes HE patchouli

20 gtes HE géranium rosat

 

Le choix des huiles essentielles:

la menthe poivrée pour l'effet antalgique.

le patchouli pour le pouvoir anti callosités

le géranium rosat pour ses propriétés cicatrisantes.

C'est le parfum de la menthe poivrée qui domine tout. 

 

Intégrer goutte à goutte les huiles essentielles dans le Natrasorb en touillant soigneusement.

Ajouter ensuite les argiles en tamisant à l'aide une passoire fine.

Mélanger, conditionner. Pour offrir, j'ai choisi les jolies boites à poudre d'AZ. Pour mon usage personnel et car c'est très pratique en voyage, je glisse la poudre dans un tube à ouverture très étroite (Je ne sais plus d'où il vient). 

Cette poudre est aussi très efficace en cas de pieds fragiles qui rechignent à adopter des chaussures neuves.  

 

 

Voir les commentaires

Rédigé par venezia

Publié dans #parfums

Repost 0

Publié le 16 Septembre 2016

1. Baume au néroli à 10% de lecithine. 2 Baume au charbon activé à 9% de lecithine. 3. à g. baume à 6% et à droite, baume à 8%.  4. Baume à 2%1. Baume au néroli à 10% de lecithine. 2 Baume au charbon activé à 9% de lecithine. 3. à g. baume à 6% et à droite, baume à 8%.  4. Baume à 2%
1. Baume au néroli à 10% de lecithine. 2 Baume au charbon activé à 9% de lecithine. 3. à g. baume à 6% et à droite, baume à 8%.  4. Baume à 2%1. Baume au néroli à 10% de lecithine. 2 Baume au charbon activé à 9% de lecithine. 3. à g. baume à 6% et à droite, baume à 8%.  4. Baume à 2%

1. Baume au néroli à 10% de lecithine. 2 Baume au charbon activé à 9% de lecithine. 3. à g. baume à 6% et à droite, baume à 8%. 4. Baume à 2%

Cet été, j'ai donc fait divers essais de baumes à la lécithine avec ces choix d'ingrédients simples: 

-de la lecithine

- des poudres à l'occasion: argile, charbon activé, benoin

-parfois  des teintures

-de l'huile d'olive ou des macérats huileux sur olive (toujours en raison des exigences du demandeur!)

-de la cire d'abeille en feuilles.

 

Selon la concentration en lécithine, les résultats sont vraiment différents. Voici une sélection des essais les plus représentatifs (j'en ai fait pas mal). Comme je n'aime pas gaspiller les matières premières, j'ai chaque fois construit une formule qui puisse être utile (pour moi mais surtout pour offrir!). 

J'ai classé les baumes par quantité décroissante de lécithine préparée ainsi : 49% de lécithine de soja non OGM GaylordHauser réduite en poudre fine+49% huile d'olive bio + 2% vitamine E. Mélanger soigneusement, placer au froid.

La plupart de mes essais se sont faits sur 50g. Je donne le poids des ingrédients et leur %.

 

 

Avec 10% de lécithine préparée

Baume sommeil au néroli

10% 5 g lécithine préparée

9% 5g teinture de fleurs d’oranger

10% 5g cire d’abeille en feuilles

68% 34g macérat matricaire dans olive

2% 1g HE en gtes:

5 lavande, 15 néroli, 10 petit grain bigarade

 1% O,5 elixir achuma (cactus san pedro) 

5 gtes EPP

On obtient presque un gel huileux. 

 

Avec 9% de lecithine préparée

Baume sommeil au charbon activé

1% 0,5g poudre charbon activé

9% 4,5g lécithine à 50%

20% 10g cire d'abeille en feuilles

77 % 38, 5g huile olive avec primevere, violette, romarin

1% vitamine E 0,5g vitamine E

2% HE en gtes:

2-3 verveine

8 fragonia

6 kunzea

8 lavande sauvage

4 cape camomille

On obtient un baume très souple (j'ai dû ajouter de la cire, j'avais démarré avec 12% de cire) 

 

Avec 8% de lecithine préparée

Baume pour pieds avec callosités (sur 100g donc pourcentage identique)

60,5g huiles vegétales: matricaire dans olive-calendula dans olive-kukui (j'ai un peu triché avec le kukui)

18 cire d'abeille en feuilles

8g lecithine préparée

0,5g vitamine E

10g  teintures: 4,5 patchouli+ 4,5ciste+ 1 elixir venin d'abeille (Ballot flurin)

3g HE (90 gouttes): lavande 22, bois de ho 15, géranium rosat 15, carotte graines 15, patchouli 15, nard 8.

Texture ferme mais très onctueuse à l'application et qui s'apparente à celle de baumes au veg'line.  Sensation de peau "gantée". 

 

Avec 6% de lécithine préparée

Baume cicatrisant achillée-benjoin

20% Cire d'beille 10

6% Lecithine mélangée 3

69% Huile à l’achillée (olive) 34,5

1% Vit E 0,5

1% Poudre de benjoin 0,5

1% Teinture de souci 0,5

1% Elixir venin d’abeille 0,5

HE 0,5

5gtes de chaque: lavande, geranium, benjoin

La texture qui reste ferme est très fine et le benjoin en poudre très fine parfume le mélange sans sensation de grains. 

 

et plus classiquement avec 1% de lecithine préparée

Baume parfumé dopant au café (sur 100g, donc pourcentage identique) 

 0,5 poudre de benjoin

23 macération de "café civette" sur coco fractionnée (voir ici)

59 huile de jojoba (parfumée à la rose + jojoba sans parfum)

4 monoi de Tahiti (offert par Michèle) 

10 cire d'abeilles en feuilles 

1 lecithine préparée 

1 beurre de cacao cru 

0,5 vitamine E 

1 HE  en gouttes: 

8 extrait CO2 café (Bilby)

5 vetyver

3 coriandre

4 santal blanc

5 vanille (Valnet)

2 davana

3 bois de rose

Texture ferme et fine

 

J'ai donné ces quelques exemples comme autant de pistes à explorer. Fabriquer sa propre lecithine peut sembler un peu fastidieux mais réellement, je trouve que l'effort en vaut vraiment la peine tant sa présence dans un baume -sans autre émulsifiant- peut ouvrir des portes.  

Voir les commentaires

Rédigé par venezia

Repost 0

Publié le 14 Septembre 2016

dans une coupelle, le démaquillant, liquide uniforme lécithine homogène, liquide avec granules: la version récalcitrante!
dans une coupelle, le démaquillant, liquide uniforme lécithine homogène, liquide avec granules: la version récalcitrante!
dans une coupelle, le démaquillant, liquide uniforme lécithine homogène, liquide avec granules: la version récalcitrante!

dans une coupelle, le démaquillant, liquide uniforme lécithine homogène, liquide avec granules: la version récalcitrante!

La lécithine est une excellente amie.

 

Ayant perdu mon texte, j'ai un peu hésité à recommencer… mais je trouve que ça vaut le coup tant le résultat de mes expériences estivales a été concluant.

J'ai reçu cette demande: comment faire des baumes avec des ingrédients les plus naturels possible? -Sous entendu, sans co émulsifiant comme je le fais-, tout en obtenant des textures impeccables et même en introduisant des teintures?

J'ai pensé à la lécithine de soja, utilisée à mes débuts pour amadouer le toucher de mes baumes, à une époque où je n'avais pas encore recours à ces co-emulsifants tels que le VE ou les cetyl esters qui rendent possible l'ajout de phases aqueuses. (Voir ici par exemple ou là)

La lécithine a des propriétés émulsifiantes. C'est la richesse en lécithine qui fait du jaune d'œuf l'atout émulsifiant d'une mayonnaise. 

Aroma Zone en proposeune à 60% de lécithine dans une huile non précisée, mais je voulais partir d'ingrédients bruts et fabriquer une dilution 50-50 moins pégueuse pour faciliter son utilisation.

J'ai fait mes premiers essais avec de la lécithine (bio) en granules de Gayelord Hauser (je ne suis pas certaine qu'ils en proposent encore). Conservée au froid, malgré une date de péremption dépassée, elle n'a pas bougé, juste séché un peu.

J'ai découvert que des cosmeteuses maison réduisaient la lécithine au mortier, (ici par exemple) j'ai testé, ça collait au pilon, et cela ne m'a pas satisfaite. J'ai alors eu l'idée de la passer au mixer et de la tamiser avant de la mélanger moitié- moitié avec de l'huile d'olive, plus 1% de vitamine E, et là, j'ai obtenu une texture parfaite, un vrai miel liquide.

Je précise qu'une lécithine avec des grains présents dans le mélange huileux demeure récalcitrante: les grains ne se dissolvent pas malgré un long passage au frigo. J'ai testé (voir l'image au dessus).

Comme je voulais offrir du mélange à celui qui m'avait demandé de l'aide, je n'ai pas osé lui donner un mélange fabriqué avec un ingrédient périmé. J'ai donc racheté de la lécithine bio (pas si facile à trouver!) de Melvita et j'ai recommencé l'opération mixage, rendue plus difficile en raison de la fraicheur des grains, et surtout plutôt galère à tamiser. Ne pas presser la poudre, se contenter de la secouer dans le tamis, sinon, tout colle! On en perd donc pas mal.

Je pense qu'il faudrait sécher à peine la lécithine en grains pour éviter cet inconvénient;

Avant de donner dans un prochain article toutes mes variations dans les baumes, je ne résiste pas au plaisir d'indiquer la formule d'un démaquillant maison fait quasiment à main levée (si on ne compte pas le temps de stérilisation) et au résultat très satisfaisant.

 

lait démaquillant à la lécithine en % ou sur 100g

 

Dans un récipient stérilisé: verser

60% mélange hydrolats (ferme de Saussac que je commande comme tonique; à parts égales: bambou, calendula, carotte, mauve, mélilot). On peut remplacer par de l'eau de source

+1% teinture de ciste (cicatrisante).On peut supprimer

+ 0,6% elixir venin d’abeille (Ballot-Flurin, leur équivalent du Rescue) pour la touche énergétique, mais pas obligé.

+0,3% xanthane AZ

Mélanger le tout, attendre un peu que le mélange perde de sa fluidité

Puis ajouter

10% mélange lécithine au sesame bio (j'ai utilisé de l'huile de sésame bio très nourrissante)

Touiller

puis 0,7% cosgard

Puis 20% huile de sesame bio (La vie Claire)

8,5 % huile de jojoba bio

Touiller de nouveau, (le fouet à capuccino suffit)

Enfin 0,2% HE: 3 gtes ravintsara+3 gtes immortelle de Corse (contre quelques grains de milium près du nez liés au soleil estival, je pense. C'est le site Oleassence qui suggère ces deux huiles essentielles. Je teste donc)

C'est tout.

Je me masse le visage avec le soir avant de rincer à l'eau avec une vraie éponge naturelle offerte par une amie et je ne mets pas de crème de nuit ensuite, la peau ne tire pas.

Voir les commentaires

Rédigé par venezia

Publié dans #démaquillants

Repost 0

Publié le 2 Août 2016

 

Publié le 2 Août 2016

Je renoue avec ce blog dans la gourmandise.

 

Le houmous, c'est quoi? Juste une purée de pois chiches mêlée à de la purée de sésame, plus divers ajouts selon les pays méditerranéens, il sont plusieurs à se disputer son certificat de baptème; (Il y a même eu un film là dessus: http://www.makehummusnotwar.com/index.html pour les infos)

C'est délicieux et rassasiant, on peut en préparer à l'avance, mais si on démarre la recette avec des pois chiches non cuisinés, il faut aussi apprendre la patience…

Après pas mal d'essais, j'ai fini par fignoler une recette -peu grasse- qui me ravit, en partant tout simplement de flocons de pois chiches, ce qui réduit drastiquement le temps de la préparation.

Voici donc la formule magique pour 3 à 4 personnes

50g de flocons de pois chiches (j'aime beaucoup ceux de la Vie Claire)

-2 à 3 feuilles de laurier séché

-1/2 bouillon cube de légumes bio (Rapunzel en particulier)

-2 grosses cuillerées à soupe de purée de sésame

-une cuillerée à café d'ail bio en poudre (ça aussi, ça aide!)

-de l'eau

et c'est tout.

Verser les flocons de pois chiche en pluie dans deux fois leur volume d'eau bouillante.

Ajouter les feuilles de laurier.

Après la reprise de l'ébullition, baisser le feu.

Au bout de 10mn, c'est cuit, ajouter alors le demi bouillon cube, touiller pour le dissoudre. Le mettre en fin de cuisson évite de trop saler le mélange. Il ne doit rester que peu de liquide. Les flocons ont les pieds dans l'eau sans être noyés.

Verser le tout dans un mixer.

Ajouter la purée de sésame

Saupoudrer d'ail en poudre. Si on veut utiliser de l'ail entier, le mettre à cuire avec les pois chiches, mais je trouve que la poudre d'ail apporte une bonne homogénéité de goût.

Touiller un peu avant de mixer fin après avoir ôté les feuilles de lauirer. 

C'est fini. Le laurier apporte une note verte intéressante, le bouillon de légumes donne ce qu'il faut de sel et de parfum végétal qui allège le mélange pois-chiches-sésame.

On peut si on aime -mais je ne trouve pas cela vraiment nécessaire- ajouter en remuant bien

-un demi jus de citron

- et/ou une cuillerée à café d'huile de sésame non torréfiée.

Placer au frais avant de servir.

 

 

​C'est un excellent en-cas ou meme déjeuner si on prépare des petites "barquettes": il suffit de placer une cuillerée à café de houmous dans une feuille de salade…

Voir les commentaires

Rédigé par venezia

Publié dans #petits plats

Repost 0

Publié le 16 Mai 2016

Encore un baume… un  prétexte pour évoquer le curcuma de Java (curcuma xanthorrhiza) ou temulawak, anti-inflammatoire, protecteur hépatique, etc. hors pair.

 

Lors d'une visite sur l'île de Java -et notamment à  Yogyakarta- en 2014, j'ai découvert -trop brièvement hélàs- la médecine traditionnelle indonésienne Jamu(Jamu signifie herbe, plante), encore très vivante dans cette région. 

 

Baume anti-douleur et anti-inflammatoire à l'arnica et au curcuma de Java

Boissons jamu servies au petit déjeuner dans un hôtel de Yogyakarta

 

Elle a recours en particulier aux rhizomes de la famille des zingibéracées : gingembre, curcuma, galanga… particulièrement bien représentés à Java. 

Parmi eux, une variété locale de curcuma,  le temulawak (temu= rhizome, lawak = vieux) appelé aussi temu besak (besak= gros), d'un puissant jaune orangé, qui tient aussi bien sur les doigts et le reste que son cousin curcuma domestica. 

 

Baume anti-douleur et anti-inflammatoire à l'arnica et au curcuma de Java

J'avais également rapport du temulawak séché. 

 

Il entre dans la composition de très nombreuses préparations jamu, souvent des boissons particulièrement tonifiantes à avaler dès le petit déjeuner et dans la journée. J'en avais goûté d'excellentes sur place et m'étais promis d'en parler un jour sur ce blog. 

De nombreuses études scientifiques (j'indique quelques liens en fin d'article) attestent de son efficacité thérapeutique comme protecteur hépatique,  anti-tumoral,  anti-inflammatoire, etc. Il est également utilisé en cosméto. 

Dès mon retour de Java, racines fraiches dans la valise, j'ai donc préparé une teinture corsée à base de temulawak, d'un galanga local (également rapporté) et de baies de goji pour booster l'ensemble.

Le galanga local utilisé est encore plus confidentiel que le temulawak.  Il s'agit du  kencur (kaempferia galanga) utilisé par ailleurs  en cuisine. Le kencur a également de multiples propriétés thérapeutiques, il s'emploie en cataplasmes,  en décoction, etc. contre la toux, les rhumatismes, le mal de tête, les douleurs abdominales, … et bien sûr comme anti inflammatoire.

Pour l'ajout de baies de goji, j'ai vérifié qu'elles possédaient des composants hydrosolubles. On trouve d'ailleurs de la teinture de baies de goji déjà préparée et maintenant des extraits de goji dans des soins cosmétiques.  

J'ai associé cette teinture à des macérats huileux antalgiques et anti inflammatoires, ainsi qu'à des huiles essentielles anti inflammatoires. C'est donc une formule assez costaud. 

Les macérats huileux: 

 J'ai trouvé un jour  sur un salon un magnifique macérât bio d'arnica sur  huile de sésame d'une petite marque vosgienne, K.NA  (C'est aussi  ici).

Le macérat consoude-thé vert-matcha est employé ici pour ses propriétés anti-inflammatoires. 

Le macérât de thym grec sur olive est un bon antalgique/anti inflammatoire.

 J'utilise ma formule de baume avec un soupçon de VE, émulsifiant qui  permet d'intégrer de la teinture sans dommage. Toujours bien mixer le mélange au fouet à capuccino après avoir incorporé la teinture aux gras fondus.`

 

Baume anti douleur et anti -inflammatoire à l'arnica et au curcuma de Java

63g d'huiles:

20g macérat d'arnica sur sésame bio(K. NA) 

30g macérât maison de consoude, thé vert, thé matcha  dans sésame/olive bio

13g macérât maison de thym grec dans olive bio

1gelule vit E, 3 gtes EPP

10g cire d’abeille bio en feuilles

11g beurre de chanvre maison

2 cetyl palmitate

1 VE

10% teinture de temulawak, galanga, goji dans alcool 96°

3% HE (soit 90 gouttes) : 15gtes de chaque : romarin à camphre, eucalyptus citronné, encens serrata, lavande, gaultherie odorante, gingembre

10 gtes élixir ailes d’abeille

 10 gtes élixir calling all angels

 

Baume anti-douleur et anti-inflammatoire à l'arnica et au curcuma de Java

La teinture contribue à la couleur jaune du baume. 

 

Liens 

 (en français) sur la médecine jamu, avec des recettes de boissons jamu au curcuma ici

(en français) une recette de boisson jamu balinaise : ici 

 

(en anglais) le temulawak et ses propriétés anti infectieuses dans les soins dentaires:ici

(en anglais) wikipedia sur le kencur  ici

(en anglais) recettes médicinales à base de kencur ici

J'avais rapporté un très bon petit livre (en anglais) sur la médecine jamu: 

Jamu the ancient indonesian art of healing,  de Susan-Jane Beers (ed. Tuttle)  dont on peut lire quelques extraits ici

 

Voir les commentaires

Rédigé par venezia

Repost 0

Publié le 18 Avril 2016

Pour décliner un mélange de sept huiles essentielles liées aux sept couleurs de l'arc en ciel et aux sept chakras.   

Le cocktail des sept huiles essentielles dont j'ai parlé dans l'article précédent m'a inspirée. J'ai d'abord  testé le mélange en olfaction. Puis je me suis amusée à faire un baume qui reprendrait aussi les sept substances du mélange  (avec ce que j'ai dans mes placards). 

J'ai d'abord préparé  le mélange en jouant avec le chiffre sept et en comptant 7 gouttes de chaque huile essentielle de la liste (je les avais toutes… en cherchant bien)

olibanhélichryse d'Italiesauge sclaréemyrrheachillée millefeuillesantal blancnard de l'Himalaya. 

Comme je possède un nard indien particulièrement puissant,  c'est lui qui domine. Et comme l'achillée millefeuille en ma possession (elle vient de Norfolk Essential Oils, Neoils, qui produit d'excellentes huiles essentielles, mais dont les frais d'envoi sont hélas très élevés) est très bleue, car très riche en azulène, le mélange tire sur le bleu-marron. 

Je n'ai pas trop voulu charger le baume en huiles essentielles pour privilégier l'effet énergétique. 

J'ai  préparé dans un fond d'huile à l'hélichryse et à la rose musquée  (Puressentiel, dont j'apprécie beaucoup leur ligne de mélanges d'huiles tout préparé) un macérât de nard, myrrhe et encens. J'ai complété avec un macérât d'helichryse maison que je ne souhaitais pas faire chauffer trop longuement. En effet, il faut du temps aux résines pour que leur parfum commence à passer dans une huile. 

L'achillée et la sauge sclarée ont été intégrées en teinture alcoolique.

Le santal, en poudre

et le compte était bon.  

Comme Gilles Gras fait une comparaison entre le Rescue et ces 7 huiles essentielles. J'ai donc ajouté du Rescue, ainsi que du yarrow environnement solution (qui renferme de la teinture et deux élixirs d'achillée) pour vivifier la teinture d''achillée, plante que je trouve très protectrice. 

 Baume SOS arc-en-ciel

62,7g  huiles végétales dont:

     *25 macérat nard-myrrhe-encens dans huile à l'hélichryse

     *37,7 macérat maison d'helichryse dans olive bio

10g cire d'abeille bio

11g beurre maison (7  au chanvre, un cadeau d'Emadra, 4 au millepertuis, un cadeau de Mlk, deux de mes bonnes fées, ça ne peut que doper l'ensemble!)  

2g cetyl palmitate

1g VE

0,5 poudre de santal blanc indienne

1 vitamine E

5g teinture alcoolique d'achillée rose des Alpes Maritimes

5g teinture alcoolique de sauge sclarée des Alpes de Haute Provence 

0,5g du mélange des 7 huiles essentielles

0,3 g  environmental yarrow solution

 1g elixir Urgences (Rescue)

Un soupçon de mica vert enchanté

 

Baume de protection arc en ciel

 

Le  baume tirait déjà sur le vert avant l'ajout du mica. je lui ai néanmoins laissé le nom "arc-en-ciel"

Le parfum reste très discret.

Son utilisation: sur les poignets ou le plexus comme doudou protecteur en cas de blues ou de gros stress. 

Voir les commentaires

Rédigé par venezia

Publié dans #Tout baume

Repost 0

Publié le 16 Avril 2016

 

Pour les amis des plantes, de la botanique, … et de la cosméto maison. 

 

Deux blog à découvrir

Fleur de lantana indienne, un arc-en-ciel à elle toute seule… 

 

En faisant je ne sais plus quelle recherche sur internet, j'ai découvert un blog indien qui m'a ravie. Sa créactrice vit à la campagne dans le Tamil Nadu , une province d'Inde du Sud (capitale: Chennai, avant nommée Madras). Elle s'appelle Ramya Venkateshwaran  et son blog  wild turmeric (curcuma sauvage): 

http://www.wildturmeric.net

Avec les moyens du bord mais aussi une bonne connaissance des pratiques locales, Ramya donne des recettes de cosméto maison minimalistes, des précisions sur l'utilisation des épices et  des plantes.  Bien sûr, certaines formules sont très simples, voire simplistes, mais j'ai eu un vrai coup de cœur car cela m'a rappelé les débuts   il y a une bonne dizaine d'années quand on avait si peu d'ingrédients techniques sous la main (notamment les émulsifiants). Par ailleurs, on se demande souvent quoi faire avec les épices. Et là, ce ne sont par les idées qui manquent! 

Il faut comprendre au moins un peu l'anglais, mais la visite vaut le coup et les recettes sont très simplement expliquées (même si on bute sur la langue). A la lecture, on réalise aussi la prise conscience des Indiens qui s'inquiètent  de l'utilisation massive des pesticides dans les zones rurales.  

Je vous donne quelques liens vers des articles qui m'ont bien plu.

Fabrication d'un beurre d'amande maison: ici 

Préparer un lait de curcuma aux usages multiples (anti toux, pour la peau, et. ) : ici

Un remède au poivre contre les toux sèches: ici

Un thé de curcuma anti douleur/anti inflammatoire : ici

Fabrication d'huile avocat maison: ici

Une recette de confiture de rose très tentante: ici

Une macérât huileux de cardamome pour la peau: ici

Pour avoir les thèmes des articles, cliquer dans les rubriques inscrites dans le bandeau vert. 

 

Deux blog à découvrir

(fleurs de lotus, Bangkok)

 

Le deuxième blog qui m'a vraiment séduite est en français, malgré son nom anglais: (Books of) Dante: 

https://booksofdante.wordpress.com

 

Son auteur, Gilles Gras, présente des monographies particulièrement bien écrites et documentées sur un certain nombre de plantes communes et médicinales: ortie, hêtre,  mélilot pour ne citer que les toutes dernières. Un vrai bonheur de lecture. A visée moins pratique qu'Altheaprovence, il apporte un autre angle plus ethnographique, très intéressant. Il y a aussi des articles sur le chamanisme et les couleurs (qui devraient bien intéresser Irène).

L'auteur a publié un petit livre sur les huiles essentielles Parfums sacrés (avec un titre pareil, je craque!) que j'ai trouvé chez Pescalune à la Cabane aux arômes, où il est maintenant en rupture de stock  Il est aussi vendu sur (Books of) Dante. Le livre est succinct sur les huiles essentielles mais intéressant car il y a toute une réflexion sur les couleurs, les chakras en relation avec les HE et une longue introduction ainsi que de vraies notes et références. Ils présente 22 huiles essentielles "sacrées"(dont bien sûr le nard, l'oliban, la rose et le santal) en détail, plus quelques autres. 

Il livre une synergie personnelle qu'il appelle"arc en ciel" car selon ses recherches, elle décline les sept couleurs du spectre lumineux en relation avec les sept chakras définis par la tradition indienne, et il compare son effet énergétique à celui du fameux Rescue, le remède d'Urgences des fleurs de Bach.

Je me promets de la tester. Je la donne à titre indicatif -du violet au rouge-

olibanhélichryse d'Italiesauge sclaréemyrrheachillée millefeuillesantal blancnard de l'Himalaya.  

Gilles Gras a également publié deux autres livres: l'un sur les animaux-totem et l'autre  sur les herbes de la Saint Jean.  

Bonnes lectures!

Voir les commentaires

Rédigé par venezia

Repost 0