Publié le 18 Avril 2010



http://pagesperso-orange.fr/safran2c/Ikaos/boules331.gif

L'idée: préparer une lotion évanescente et très parfumée à pschitter, une sorte de brume lactée dont chaque ingrédient ou presque apporterait sa note olfactive. J'ai donc eu l'idée de m'inspirer de la formule de la 18, à base de ricinion qui donne des textures très légères.


J'avais mis en macération un cocktail d'huiles essentielles, après avoir réalisé un baume qui avait beaucoup plu, mais le mélange reste si âpre que je n'ai pu l'utiliser seul; je l'ai apprivoisé avec de l'ylang et du jasmin.


Deux cosméteuses de talent m'avaient offert des préparations agrumesques au nez exquis, que j'ai utilisées en hydro glycériné et en macérat huileux. 


J'ai également joué en résonnance avec les teintures et les hydrolats, mais finalement, j'ai dû couper un peu avec une eau très douce car le mélange était… trop concentré!  Le résultat: très fleurs blanches ylang d'abord, jasmin ensuite, d'où le nom, avec un infime soupçon d'amande (la teinture de fleurs de pecher) et un peu de rose qui vient ensuite (hydrolat et macérat). La texture: un lait coupé d'eau.  


Je n'ai pas compté en pourcentages, car j'ai dû ajuster patiemment le parfum (Michèle, tu ne m'en voudras pas…  ). On peut s'en inspirer à l'infini bien sûr… 

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Spray de peau fleurs blanches d'Avril

 


DSC01878.jpg(merci Irène pour la photo… )

 


 

*40gtes HE  du mélange suivant (macéré au préalable):

 

20gtes He camomille romaine

20gtes HE encens (b. carterii)

50gtes HE lavande vraie

20gtes HE absolue feuilles violette

10gtes He ylang extra        

10gtes  HE tagetes minuta

130gtes teinture benjoin


*40gtes He ylang extra

*20gtes HE jasmin  (Inde)

 

*7g ricinion

 

*10HG fleurs d‘oranger  (merci Lolitarose)


*5 macérat d'orange dans coco fractionné (merci MLK)

*10g macérat huileux de roses bretonnes

*3g macérat de main de bouddha (agrume) dans olive


*3g teinture de fleurs de pécher 2010

*2g teinture de jasmin

*5g teinture ginseng frais/rose


*80g hydrolat de rose

*25g hydrolat d’ylang


*36g eau de glacier


*0,5% geogard


Making of


*Verser les HE dans un becher stérilisé

Ajouter le ricinion, touiller


*Ajouter ensuite dans l'ordre des ingrédients cités,


*Touiller régulièrement,


*Mettre en vaporisateur.


c'est tout.

 

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Pour un précédent essai, plus simple avec teintures de fleurs de pécher et  ginseng, voir ici

 

 


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Rédigé par venezia

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Publié le 10 Avril 2010

 

 

Les savons précieux pour le visage fleurissent ici et avec de très jolies recettes. Je voulais aussi inventer le mien. En quète de douceur, j'ai décidé de diluer la soude dans de l'aloes. Sans penser que j'avais du gel et non du jus au frigo. Le gel à boire est un peu moins ferme que celui en tube, mais enfin, ce n'est pas un exemple de fluidité.

 


J'ai donc allègrement versé les perles de soude dans le gel -froid-, thermomètre en main pour surveiller la température. Quasiment en sifflotant (si je savais le faire). Pas pour longtemps. J'ai constaté aussitôt que les minuscules granules de soude restaient prisonniers du gel. J'ai d'abord envisagé de tout jeter… mais je me suis tout de suite demandée où et dans quoi mettre ce mélange bourré de soude en suspension. J'ai donc décidé de touiller pour voir ce que ça allait donner.

Touille et touille.

Température : 23 degrés…

Le gel emprisonnait la soude sans qu'elle puisse se dissoudre.

Touille et touille.

Peu à peu les perles ont commencé à s'amenuiser… enfin, pas toutes. Test annexe: la prise de température: péniblement frisant le 25°. Je n'arrivais pas à la faire remonter. Le comble pour une savonnière!

 

J'ai alors imaginé de tièdir légèrement la solution dans un bain marie. Peu à peu, la température a monté. Est-ce l'effet du touillage obstiné (j'avais largement dépassé la demi heure) ou celui du tiédissement du liquide? Les petites perles restantes se sont enfin estompées. J'ai fait glisser le liquide le long des parois transparentes du verre pour voir si j'apercevais des points blancs suspects: apparemment pas.

Pour plus de sécurité, j'ai pesé 10grammes d'eau déminéralisée et versé très trèèes lentement le gel à la soude sur ce fond d'eau, en scrutant la moindre aspérité: rien… ouf


Me retournant pour saisir le saladier renfermant les huiles, j'ai eu alors la joie de découvrir que tout avait figé. Damned! Trahie par le blanc de bœuf ! Il faut dire qu'on en était déjà à trois quarts d'heure de touillage pour le gel à la soude, que la température extérieure était hivernale et que je n'avais pas pensé une seconde à conserver les huiles au bain-marie.

 J'ai donc du tièdir à nouveau le mélange huileux, tout en veillant à ce que la soude ne refroidisse pas trop non plus. J'étais la seule à avoir chaud !


Quand les deux parties ont atteint les 34-35°, je les ai enfin mariées… très vite. La trace est arrivée à la seconde, je n'ai pas eu le temps de dégainer le mixer. 

 

Touille et retouille à la spatule. 

J'ai longuement mélangé à la main pour assouplir le tout et être sûre que le mélange soit impeccable. J'avais prévu d'incorporer du miel, je l'ai fait avec une délicatesse de geisha. J'avais également préparé, pour colorer, un mélange d'ocre et de lait de jument, mais je ne l'ai pas utilisé. Le vert pâle de la pate était si exquis que je n'ai pas voulu modifier la teinte. Ne me restait plus que le  parfum à ajouter. Le CO2 de thé vert -présent dans l'ajout- se présente sous la forme d'une pate épaisse, assez peu soluble dans les huiles si on ne veut pas trop en perdre (ça colle aux bords de la cuillère) … encore une séance de touillage avant de pouvoir enfin emplir les moules.


Prudemment j'ai attendu 36 heures avant de démouler. Le toucher est extrèmement doux, les savons sentent légèrement le géranium et le vert est d'un céladon evanescent.


La prochaine fois, je me contenterai de jus d'aoles comme l'ont fait si bien Irène ou Nansou pour leurs pimpants savons sombrero

 

DSCN8697.jpgNon, je n'ai pas sacrifié une feuille de mon aloes pour la photo, j'ai dû amputer la plante tombée lors d'une séance rempotage la semaine dernière. Le savon est un petit format.

 

Huiles 


C'est un savon prévu pour le visage. J'ai donc choisi des huiles et des macérats régénérants, cicatrisants ou anti inflammatoires, et privilégié des tons verts.


blanc de bœuf 150g (pour la douceur du toucher)


huile de nigelle (cumin noir) 20g (antiseptique, anti inflammatoire)


huile de tamanu 27g (très réparatrice)


huile d'olive 130g dont:

-20 macérat de consoude thé vert

-10 macérat de laurier (anti inflammatoire)


huile d'avocat 43g (régénérante, cicatrisante)


huile de rose musquée 10g (cicatrisante)


huile de ricin 20g (pour les bulles)


 toco 500

 

ce qui donne, sur Soapcalc:

un pouvoir moussant et de bulles de 8

et pour l'effet conditionnant 77

 

 

 Parfum et ajouts


Dans 10g huile de périlla (très riche en oméga 3) :


*4g He géranium bourbon co-distillé avec rose, l'HE de géranium est particulièrement bien tolérée (il m'arrive d'en utiliser pure à micro dose  sur le visage pour sa puissance cicatrisante). Co-distillée avec de la rose, elle a un parfum plus fin.


* 1 pointe de couteau extrait CO2 de thé vert (anti inflammatoire)


*0,5g extrait CO2 romarin (anti oxyant)

 

*1/2 cuil à café de miel sauvage des forêts indiennes

 

Liquide de dissolution

130g gel d’aloes à boire+10g eau déminéralisé

 

soude pour un surgraissage à 7-8

 

Au bout d'une semaine, le ton pale n'a pas bougé.

 


 

 

 

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Rédigé par venezia

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Publié le 7 Avril 2010

 

 

Un vrai choc culturel…

Je voulais marier deux ingrédients qui semblent à priori relever de deux univers différents:

-du blanc de  bœuf, autrement dit un gras animal, mais très fin et déjà purifié,  made in Belgium, (merci à Moune et à Michèle)

-une cire florale sophistiquée

 

 

Je ne suis pas du tout fan de l'utilisation des graisses animales, mais j'ai promis à quelqu'un de faire des essais pour des savons  à réaliser en majorité avec des produit issus du règne animal.  (Dans un but tout à fait louable mais que je ne peux expliquer ici). J'ai donc pensé à lait, cire d'abeille, gras…  


*En cherchant des informations sur les graisses animales, j'ai découvert notamment qu'il y a pas mal de différences d'un gras à l'autre. Ainsi le mouton aurait un pouvoir moussant et nettoyant supérieur (14 pour chaque caractéristique) )  à celui du bœuf (8), si l'on en croit soap calc.

Pour être sûre d'avoir de la mousse ( j'en ai, des petits bulles très fines)  j'ai triché et ajouté de l'huile de coco.

 

   Comme je prévois peut être d'incorporer de la cire d'abeille en petite quantité dans mes futurs essais, j'ai choisi -pour le plaisir du parfum-  une cire florale non comptée dans les gras. 

J'ai également ajouté du lait de jument (comptabilisé dans le liquide de dissoluton de la soude et versé dans les huiles)

C'est donc un savon grand écart,  à la fois simple par le petit nombre d'ingrédients mais affiné par ses apports olfactifs.

Pour diluer les HE, j'ai en effet utilisé des macérats odorants dans des huiles végétales car je n'ai pas encore eu le temps de fabriquer des macérats dans du gras de bœuf. Donc deuxième "tricherie" avec cet autre apport végétal, choisi également pour ne pas avoir un résultat trop dur.

Redoutant un rancissement rapide, j'ai mis à la fois de la vitamine E et de l'extrait de romarin, anti oxydants. 


 DSCN8690.jpg

Couleur soutenue de la cire de tubéreuse maintenue au chaud

 

Huiles


*350g gras de bœuf mis à fondre avec

 

*140g huile coco

 

*et 6 gelules de toco 500 (vitamine E) 

 

*10g cire de tubéreuse fondue au bain marie, incorporée petit à petit quand les huiles ont fondu, en conservant la cire sur son bain marie éteint pour éviter qu'elle ne fige. 

 

Liquide de dissolution de la soude


*75g lait de de jument frais, incorporé tiédi aux huiles (pour eviter que ça ne fige trop vite)

 

*100g eau de mer de Roscoff


Soude 


Surgraissage à 7-8 , calculé sans compter la cire

 

Parfum


 *7g d'une création de Mlk (merci ma belle), un macérat menthe girofle melisse dans olive et coco fractionné

*2g huile à la girofle maison (dans olive) 

*3,5g HE ylang

*5,5g HE girofle (clous)

*extrait de romarin

 DSCN8692.jpgle savon photographié humide

 

 

Couleur


*1 cuillérée à café de rhubarbe en poudre (merci Moune) mélangée avec la pâte à la trace très fine, puis filtrée au dessus du saladier.


*Comme je ne trouvais pas le résultat ssez soutenu, j'ai dilué  une  demi culillérée à café d'ocre rose (AZ)  dans un soupçon d‘eau avant de le délayer avec un peu de pate.


Le résultat (au bout de quelques jours): un rose rouge un peu moucheté assez joli.


Quant au parfum, il tient vraiment bien pour l'instant et on sent les deux notes ylang et girofle. Je pense que les macérats huileux parfumés ne sont pas étrangers à ce résultat olfactif.



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Rédigé par venezia

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Publié le 4 Avril 2010

 

Gingembre et galanga sont deux épices cousines, aux goûts relativement proches (avec une note plus "fraîche" mentholée pour le galanga), et aux vertus thérapeutiques souvent considérées comme voisines.

 

A Paris, le gingembre (zingiber officinalis) est facile à trouver. En boutique bio, il vient surtout de Chine, du Cameroun (il est alors tout petit) ou du Pérou. Je me demande néanmoins si ça ne pourrait pas pousser en pays méditerranéen… Quand j'en achète, je choisis un rhizome dodu à la peau nacrée un peu brillante, j'en casse parfois discrètement une oreille pour vérifier qu'il n'est pas trop fibreux. Je le conserve à température ambiante.

Le galanga, (alpinia galanga pour le grand galanga, alpinia officinarum pour le petit) ne se déniche que dans les épiceries asiatiques, au rayon frais. Il a des nuances rosées plus ou moins prononcées. En Europe, je suis souvent déçue par l'irrégularité de son goût, et je dois dire que j'achète plus facilement du gingembre. (Des détails sur le site Toil'd'épices ici)


Ce qui est intéressant chez Hildegarde de Bingen, (avec ses recettes du XII° siècle quand même) c'est qu'elle distingue les deux. Elle propose de nombreuses formules à base de galanga pour soigner les fièvres et soulager (mais non guérir) les douleurs cardiaques et conseille plutôt le gingembre pour les problèmes digestifs. Aujourd'hui, le galanga est nettement moins cité dans les livres de phytothérapie occidentale que le gingembre.  


Au Laos, j'ai plutôt dégusté le galanga dans les plats, en cuisine, et le gingembre dans les boissons.  

 

 

DSCN8509

  Dans un village du sud du Laos, épluchage d'un énorme rhizome de galanga.


 

DSCN8576

  Sud du Laos. Quand on sert du gingembre infusé, on ne lésine pas sur le nombre de tranches. La boisson est sucrée au miel.


En Inde du sud, on sert aussi le gingembre chaud en infusion avec du jus de citron vert et du miel; un vrai régal qui requinque par grande chaleur.


* un excellent moyen de sucrer une infusion ou du roiboos en profitant de l'effet tonifiant du gingembre: poser au fond de la tasse un petit morceau de gingembre confit avant de verser l'eau bouillante par dessus (délicieux également avec de l'angélique confite).


*une préparation (personnelle) apaisante contre les douleurs d'estomac: dans une infusion de gingembre frais bien corsée (faire bouilloter 2 ou 3 minutes et reposer au moins 5) diluer 1 goutte d'He de menthe poivrée avec un peu de miel dans une petite cuillére et s'en servir pour touiller l'infusion. 


  * voir ici pour la recette de la décoction de gingembre-poivre noir-épices, super efficace pour enrayer une crève prise à ses débuts. 

 

 Des recettes avec du gingembre sur le blog

 

*Le riz au lait gréco-thai: l'un de mes desserts favoris dans lequel je glisse toujours un morceau de gingembre frais taillé en batonnets. Recette ici

*le chutney de citron aux épices avec du gingembre, ici pour la recette

 *La différence d'usage entre gingembre sec et frais ici 

 


*La série des  trois  savons au gingembre: l'éveilleur ici   

sa copine ici et le petit frère ici


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Rédigé par venezia

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Publié le 2 Avril 2010

 

J'ai voulu expérimenter pas mal de choses dans ce savon…

 

Le nom vient d'un mélange d'huiles qu'on m'avait donné "l'ort vert "de la marque Hormeta (composé à 93% d'un mélange d'argan, bourrache, jojoba, germes de blé, soja, arnica, chardon,

carthame et avocat, vitamines A, E, F et H, He de romarin et de cyprès). Je l'ai incorporé à la trace après y avoir fait macérer mon mélange d'HE parfumées. 

 

J'ai trouvé ce nom très beau, je l'ai gardé et j'ai essayé d'en tenir compte pour composer le savon. Je voulais donc de l'or… à défaut un beau jaune, et du vert. 

 


DSCN8629.JPGDeux exemplaires démoulés de frais

 

Teintes

 

Jaune

  J'ai ajouté à la trace fine des gouttes d'une teinture maison d'un jaune jaune d'or puissant réalisée avec des  graines de jasmin du Cap (gardenia jasminoides, trouvées ici). Elles sont utilisées au Japon notamment pour colorer les desserts. 

Dans les huiles, ce qui m'évoque ce ton jaune d'or, c'est celle d'olive quand elle est puissante, ce qui est le cas des huiles d'olive (macérées ou non) intégrées à la recette. 

 

Vert

J'ai versé en deux fois la pate dans les moules. Dans la deuxième moitié, j'ai incorporé 3g de mica recif coral blue (TKB trading) qui vire au vert comme je l'ai déjà constaté avec d'autres savons (ici par exemple). J'aime beaucoup ce ton. Avec une base jaune soutenue, le virage au vert a été renforcé. 

Dans les huiles: j'ai choisi un peu de pistache, et des macérations huileuses maison de vétiver (associé à la rose) et du laurier.

 


Pour séparer les deux couches, j'ai fait  une tentative poudrée avec:


-de la craie de Rügen (Skin care online).

Je suis allée à Rügen il y a une quinzaine d'années. C'est une île du Nord de la Baltique, qui fut rattachée à l'Allemagne de l'Est jusqu'à la réunification. Elle a été la Deauville du Nord au début du XX° siècle, il en reste de spectaculaires casinos pontons sur la mer. Mais il y a aussi plein des églises baroques, des datchas champêtres, des fumaisons de saumons et de maquereaux près des plages (Michèle, tu adorerais) et lors de ma visite, des champs de blé mélés de coquelicots et de bleuets aussi beaux que dans un livre pour enfant. Rügen est surtout célèbre pour ses falaises d'un blanc éblouissant (sous le soleil, sinon c'est moins spectaculaire), encensées par les Romantiques allemands. J'ai été étonnée de découvrir qu'on pouvait en acheter des morceaux si je puis dire (C'est comme si on proposait des bouts de l'aiguille d'Etretat!) Sur le site allemand, cette craie est réputée bénéfique en masque pour les peaux sèches. On l'utilise aussi en peinture. 

 

-de la terre noire des indes (AZ)

qui m'a joué des tours car elle tache! J'ai attendu avant de publier ce savon pour savoir si ça séchait: oui, pas mal, heureusement

 

Parfum


J'ai voulu jouer la carte cardamome verte, j'en ai fait infuser (en poudre) dans le lait d'ânesse (encore merci Moune, tu vois qu'il a été bien utilisé)

et en en mettant dans mon cocktail d'HE qui comprend donc (en grammes)

5 cardamome

10 muscade

5 feuilles de curry

5 bois de rose

2 molle

Un choix épicé, qui reste très discret au final.

 

DSCN8688.jpgEn cours de séchage. A droite en bas, la bande blanche est due au saupaudrage de craie, à gauche, de terre noire


 Savon l’or vert 

 

Liquide de dissolution de la soude

 

100g lait d’ânesse tiédi et infusé à la poudre de cardamome. Après filtrage, il en reste 78g

J'ai complété (à hauteur de 350g) avec de l'eau de mer de Roscoff.

 

Huiles

 

50g ricin

300g coco

150g beurre cacao

100g pistache

200g sésame

200g olive dont :

77g macérat vetiver+rose

54g macérat de laurier

21g macérat de ginseng frais


Soude  pour un surgraissage à 7-8


A la trace


13g or vert Hormeta

+26g d'un mélange HE, soit: 

5 cardamome

10 muscade

5 feuilles de curry

5 bois de rose

2 molle (variété de poivre)

 

Couleurs


teinture de graines de jasmin du Cap

mica coral reef blue

craie de Rügen

terre noire des Indes

 

 

   Autre expérimentation: le démoulage.


J'ai fait sécher une première série 24h avant de la mettre au congelo et de la démouler; l'autre série a attendu plus de 48h (je l'ai également mis une demi heure environ au congélateur avant démoulage). 

Au bout de deux semaines et demi de séchage, les savons de la première série ont une surface un peu tâchetée (comme s'il y avait eu une phase de gel) les seconds sont impeccables.


Moralité mieux vaut cultiver la patience pour ne pas amocher ses créations savonnesques.

 


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Rédigé par venezia

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Publié le 29 Mars 2010



J'avais utilisé cet été un baume qui avait enchanté mes pieds, à tel point que je l'avais baptisé le baume rouge pour pieds aîlés!  J'ai cherché à fignoler la formule. J'ai  aussi changé de couleur. C'est le printemps, le nouveau baume est vert, j'ai tout fait pour.

J'ai gardé les éléments qui me semblaient les plus forts dans la recette initiale: huile de calophylle, teinture d'encens réduite, solution de sang de dragon (un cadeau de Malégria), une résine recommandée notamment pour la cicatrisation (voir ici) et vétiver.

Puis j'ai gambergé… et peaufiné.

*J'ai décidé d'incorporer un macérat de thé vert-consoude (anti inflammatoire, cicatrisant) fait dans de l'huile d'olive, très concentré, d'un vert émeraude somptueux

*J'ai ajouté du beurre karité/chanvre vert recommandé pour améliorer la circulation veineuse

*J'ai utilisé l'une de mes armes favorites pour obtenir des baumes très confortables: le mélange huile de coco/GMS, (j'en fabrique d'avance), que j'ai déjà évoqué ici en donnant des recettes. Pour la formule de Michèle qui m'a inspirée, c'est ici.

La texture finale met une bonne semaine à prendre, mais c'est un pur délice.

*Pour corser le ton, j'ai aussi choisi d'ajouter un peu d'HE de ruh khus, une spécialité indienne, un vétiver (khus) sauvage distillé théoriquement à basse température et en chaudron de cuivre, d'un vert profond (Voir ici quelques explications par exemple). Je trouve le vétiver à la fois intéressant pour "enraciner" (pour les pieds, ça tombe bien!) et pour apaiser les douleurs articulaires (en tout cas, sur moi, ça marche très bien).


DSCN8686.jpgJ'ai essayé de restituer sur la photo l'onctuosité de la texture



Baume vert anti inflammatoire encens, thé vert, consoude, sang de dragon


10 g de macérat thé vert/consoude dans olive

15g huile de calophylle

15g huile de sésame

15g huile de noyau d'abricot

5g beurre karité/chanvre

vit E

6g cire de soja

6g coco/GMS

15 gtes EPP (en raison d'une mini phase aqueuse avec la teinture réduite et les gouttes de sang de dragon)

1g de double teinture d'encens réduite par chauffage en partant de 20g

40gtes solution de sang de dragon

15gtes HE vétiver (Bio Mada, parfum magnifique)

15gtes He ruh khus indien


*Réduire la teinture dans un récipient pas trop petit (soit au bain marie soit même directement)


*Faire fondre beurre et huiles au bain marie avec une bonne dose de vitamine E puis verser le tout sur la teinture réduite


*Touiller vivement


*Attendre un peu le refoidissement puis incorporer les HE, le sang de dragon et l'EPP.


*Bien remuer, y compris quand on verse dans les pots car le sang de dragon est une solution aqueuse.  D'ailleurs, comme on le voit sur la photo, elle aurait tendance à migrer au fond du pot (léger reflet rouge) malgré un touillage des plus énergiques.

 

Ce baume est d'abord destiné aux pieds, surtout l'été quand on peut avoir des petits bobos en marchant en sandales et/ou  qu'on souffre de la chaleur mais on peut en appliquer ailleurs, bien sûr.




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Rédigé par venezia

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Publié le 22 Mars 2010


Après des mois de démaquillage avec des huiles végétales dopées aux tensio actifs (voir ici par exemple), j'ai eu une over dose de gras. J'ai d'abord profité d'un lait délicieux offert par Lolitarose à base de simulgel dont je n'ai pas vu la recette sur son blog. De mon côté, j'en avais déjà fait aussi, voir ici, c'est très agréable, Mais je voulais du nouveau. En fait, on veut toujours du nouveau…


http://pagesperso-orange.fr/safran2b/SmiliesKaos/mini37.gif En revenant de vacances, j'ai découvert au fond d'un placard deux mini échantillons de kymyl, et j'ai essayé le soir sur peau humide : impeccable.


Le kymyl est un produit mis au point dans les années cinquante par un biologiste français, René Jacquelain. Je l'avais utilisé il y a bien longtemps avant que la boutique Anthyllide, il y a quelques années, n'en propose à nouveau (il était quasiment devenu introuvable). C'est une lotion excessivement fluide, à la consistance d'un lait coupé d'eau je dirais, avec une petite odeur végétale et surtout une très agréable sensation de fraîcheur lors de l'application. Quand j'avais découvert le kymyl, il était alors présenté comme un produit rafraîchissant plus que réellement démaquillant, une sorte de lotion revitalisante un peu polyvalente.


http://pagesperso-orange.fr/safran2b/SmiliesKaos/mini37.gifLa formule: un mix d'extraits végétaux, d'huiles essentielles, de glycérine et d'huiles végétales:


aqua, rosa damacena*, menthyl salicylate, sesamun indicum*, ricinus oil, calendula*, glycerin*, centella asiatica*, symphytum*, malva*, equisetum*, ormenie mixta*, juniperus virginiana*, cymbopogon nardus*, pelargonium*, eucalyptus.*, hysopus*, cymbopogon citratus*, rosmarinus*, melaleuca quinquenervia*, laurus nobilis*, lavandula ang.*, myristica fragans*, origanum comp.*, salvia lavandulifolia*, pogostemon cablin*, thymus satureioïdes*, citrus aurantium*, natural tocophero**l, benzyl alcohol**, dehydroacetic acid**.
(*) substances bio issus de l’agriculture biologique, (**) substances de stabilisation biologique agréés en certification bio (EU, US, Brésil, Japon).

 

Si on la lit telle qu'elle s'affiche sur le site qui le commercialise, il y a une question immédiate: ben il est où, l'émulsifiant?


Je tournais les ingrédients dans tous les sens. Le kymyl est présenté comme une solution ultra-colloidale (en fait une pseudo-solution, mais stable). Il s'agit également  d'une formule déclarée non modifiée depuis sa création, donc peu suspectée d'intégrer des ingrédients high tech. J'en ai parlé à Michèle; elle m'a dit: "si c'est une formule ancienne, peut être ont-ils gardé la liste déposée à l'origine même si elle est un peu vague".

 

Ça a fait tilt. Après le kymyl original, un  kymyl pour bébé a été lancé plus récemment; j'ai donc imaginé que la formule du kymyl bébé pouvait m'aider. Bingo! J'ai découvert le chaînon manquant.

http://pagesperso-orange.fr/safran2b/SmiliesKaos/mini37.gifL'huile de ricin du kymyl est en fait du ricinion (indiqué dans la formule bébé), une huile de ricin hydrogénée utilisée souvent dans les préparations à l'ancienne comme émulsifiant; on fait par ailleurs des émulsions avec de l'huile de ricin sulfatée qui joue à peu près le même rôle mais cette dernière semble souvent moins bien tolérée sur le visage.


J'ai trouvé facilement ce fameux ricinion dans une pharmacie qui fait des préparations.


Yavaitpluka.


Je voulais m'inspirer du kymyl, mais pas forcemment le refaire à l'identique; il affiche 17 huiles essentielles: j'ai décortiquée la liste. Beaucoup me semblaient très puissantes, plutôt destinées à des peaux grasses, j'ai préféré une sélection plus douce. Mais je voulais garder ce principe d'un panachage savant et élevé d'huiles essentielles…  Pour faire mieux, je me suis amusée à en choisir dix huit, -une de plus-, d'où le nom de la lotion. J'ai fait une sélection parmi celles  recommandées en dermatologie et en regardant aussi bien sûr, la liste du kymyl original. (Ci dessous, je souligne celles qui sont  présentes dans le kymyl). Pour fixer et diluer, j'ai utilisé de la teinture de benjoin et j'ai préparé le mélange un peu à l'avance.


Dans la 18, il y a donc des huiles essentielles:


de fleurs

Geranium 5gtes

Rose otto 4gtes (dans la formule elle est présente en hydrolat, mais je le trouve dessechant)

Camo romaine 5 gtes (une autre camomille est utilisée dans le kymyl:ormenis mixta, je n'en avais pas et par ailleurs, je connais bien celle que j'ai utilisée)

Lavande 5gtes

 

de bois

Santal (pour les peaux sèches) 4gtes 

Bois de rose (anti ride) 4gtes

 

de feuilles

Ciste (cicatrisant) 2gtes 

Eucalyptus globulus 1gte 

Gaultherie (en raison de la présence de menthyl salicilate dans le kymyl, c'est la molécule principale de la gaultherie) 1gte 

Hélichryse (anti inflammatoire) 2gtes

Patchouli 3gtes

Thym thujanol (je n'avais pas de thym saturoide, présent dans le kymyl)1gte

 

d'herbes

Citronnelle 2gtes

Jamarosa  (je voulais en fait du palmarosa, un classique en dermato, mais je me suis trompée de flacon! Le jamarosa  ou Cymbopogon khasans est de la même famille), je l'ai classé dans les herbes, car c'en est une, meme si parfois, c'est la racine qui est distillée.  3gtes


de graines

Carotte (excellent rénénérant) 5gtes


d'une résine

Encens (cicatrisant) 4gtes


d'écorces de fruits

Mandarine (plutôt que le bigaradier de la formule, destiné aux peaux grasses, la mandarine est dermo caustique, -AZ indique néanmoins la mandarine jaune  pour les peaux sèches?-  je l'ai choisie pour son parfum apaisant) 3gtes

 

d'une racine

Nard (anti allegrgique) 3gtes 


+60gtes de teinture de benjoin


Comme je n'ai pas réussi à élucider la teneur exacte des extraits aqueux, j'ai décidé de m'en tenir à l'hydrolat de menthe poivrée, au PH assez élevé, que je tolère très bien, et à l'eau d'or pour son efficacité calmante. J'ai adjoint du D Panthenol très apaisant.


Comme tout se fait à froid, j'avais un bon éventail de possibilités pour les huiles, j'en ai choisi trois particulièrement intéressantes pour les peaux les plus fragiles:

*concombre ( adoucissante et nourrissante, odeur exquise, merci Kat)

*sésame (pour les peaux sèches),

*périlla (pour sa richesse en oméga 3 anti inflammatoires).


J'ai  tatonné, consulté les indications sur le ricinion dans La préparation mode d'emploi de Catherine Mautrait et Robert Raoult (ed. Porphyre, je m'endors souvent dessus le soir…)  fait un premier essai sur 100g, en comptant 7% de ricinion, et seulement 0,5% du mélange HE+teinture de benjoin. Il s'est néanmoins avéré trop concentré.

J'ai restérilisé le bécher, refait un nouvel essai en diluant davantage (et en ajoutant un peu plus de conservateur). Ça n'a pas suffi, j'ai dû rajouter au total 50g d'eau … 


DSCN8684.jpgIl en faut vraiment très peu. Un flacon de 5ml dure une bonne semaine, c'est très pratique pour voyager

 

http://pagesperso-orange.fr/safran2b/SmiliesKaos/mini37.gifFormule non corrigée sur 100g ou sur 100%


65% eau de source

5 eau d’or

5 hydrolat de menthe poivrée

7 ricinion

5 glycérine

4 huile de sesame 

3 huile de concombre 

3 huile de perilla 

0,5 ecogard

2 D panthenol

0,5 mix d'HE

 

J'ai donc rajouté 50g d'eau de source + écogard.


Je ne vais pas tout recalculer, mais sur 150g, le ricinion descend à un peu moins de 5% et les HE à 0,33%, Ce qui suffit largement, car le parfum, très frais, reste bien présent. Je teste déjà depuis une bonne dizaine de jours, en appliquant toujours sur peau humide (ce qui est recommandé pour le kymyl en cas de peau sèche), et j'en suis vraiment contente. Ce genre de texture est un délice pour les pays chauds.


DSCN8685.jpgOn voit bien la texture légère de la 18



http://pagesperso-orange.fr/safran2b/SmiliesKaos/mini37.gifMaking of


Dans un becher stérilisé, j'ai d'abord introduit le mix d'huiles essentielles, j'ai versé le ricinion dessus et touillé; puis j'ai ajouté les huiles et touillé longuement, ensuite versé la glycérine, puis les phases aqueuses. On passe d'une consistance un peu gélifiée à un liquide particulièrement fluide avec ce toucher lactescent caractéristique dyu kymyl. j'ai obtenu le même toucher.


Je pense à des variations, en augmentant éventuellement le pourcentage des huiles , réduit à moins de 10% après la dilution.

 


 

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Rédigé par venezia

Publié dans #lotion visage

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Publié le 16 Mars 2010





Graines





DSCN8489.jpgNon comestible : Au Laos, les graines de ricin sauvage (très toxiques)  sont récoltées en forèt par les minorités ethniques, puis depiautées et vendues à la Chine. 

DSCN8490Graines de ricin vues de près


DSCN8515Comestible: J'avais goûté de ces graines, délicieuses, sans d'abord savoir leur nom (ici, on voit surtout leur coque). Elles sont récoltées en forêt tropicale, au sud du Laos, une fois que les fruits ont pourri. Il faut ensuite casser les coques pour les extraire. J'en avais acheté, légèrement torréfiées; elles ont un excellent goût d'amandes. Ce sont des mak bok (mak signifie fruit, l'arbre est l'irvingia malayana).

Un lien gourmand   ici sur elles


Fruits




DSCN8188Non comestible: ces fruits aussi spectaculaires que vénéneux sont ceux du solanum mamosum. Lors d'un voyage au Sarawak, il y a quelques années, on m'en avais offert un que j'avais réussi à démarrer en France. Il a des tiges très épineuses. Un coup de gel lui fut fatal.



DSCN8200Comestible: une variété de groseilles à maquereaux géantes (je n'ai pas eu le loisir d'en goûter)  photographiées dans un village thai.




Protéines



DSCN8346Comestible?  … je n'ai pas tenté l'expérience: larves d'abeilles proposées sur le marché de Luang Prabang (à côté des rayons de miel vendus en l'état). Elles se dégusteraient notamment frites au miel et présentées sur feuilles de bananier. voir ici



DSCN8190Comestible?  Yes:  saucisses à la citronnelle grillées, un spécialité du nord de la Thailande, un vrai régal. Je n'arrive plus à trouver à Paris des saucisses à la citronnelle qui ne soient pas bourrées d'exhausteurs de goût et autres additifs, hélàs… je finirais bien un jour à en faire moi-même!



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Rédigé par venezia

Publié dans #en balade… naturelle ou botanique

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Publié le 14 Mars 2010

http://mamidoo.free.fr/html/gifs/personnages/anges/fee030.gif

Je constate depuis quelques temps que lorsque je publie des articles, ils ne sont pas toujours notifiés aux abonnés de ce blog; il faut parfois que j'envoie l'article cinq ou six fois!

J'ai bien coché la case: avertir les abonnés, mais le résultat est des plus capricieux. donc toutes mes excuses et … venez peut être voir de temps en temps directement sur le blog ce qui s'y passe…

Je suis allée visiter le forum d'entraide d'over blog :  manifestement, je ne suis pas la seule dans ce cas… j' y ai également découvert que les notifications sont parfois classées comme spams …

J'aurais parfois besoin d'un bon coup de baguette magique informatique…
http://mamidoo.free.fr/html/gifs/personnages/anges/fee030.gif

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Rédigé par venezia

Publié dans #divers

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Publié le 14 Mars 2010


 Michèle m'avait offert une crème pour les mains dont j'ai beaucoup apprécié l'efficacité: la crème au citron pour mains parisiennes (je ne suis pas la seule parisienne à en avoir eu la chance d'en profiter, il y a eu quelques mains parfumées aux agrumes dans la capitale… ) Je me suis dit que je pourrais réutiliser cette recette avec quelques menus changements pour l'offrir à quelqu'un dont les coudes sont très abimés par les frottements.

Le mieux étant l'ennemi du bien, je n'ai rien modifié à sa structure; ce qui m'a permis une fois de plus de vérifier  l'importance du choix des huiles, car je n'ai pas tout à fait obtenu la même résultat que l'original, légèrement mousseux. La crème pour les coudes est plus fluide.
 
Je suis donc partie de sa formule, ci-dessous, j'ai rayé les quelques ingrédients que j'ai modifiés

Phase A

- 5% Beurre d'amande
- 3% Cétyl esters
- 3% Acide stéarique
- 2% Alcool cétylique
- 1% Cire d'amande cire de riz
- 0.5% Antiox Cos Cosmévert
vitamine E


J'ai tout fait fondre au bain marie, mais je pense qu'il aurait dû être vraiment bouillant à cause de la cire de riz qui fond à plus de 80°, je l'ai constaté à cette occasion…

Phase B


- 33.5% Eau de source
- 5% Urée
- 0.5% Gomme xanthane

J'ai suivi le making of de la chef: faire tiédir l'eau, y diluer l'urée puis former le gel avec la gomme xanthane.

Ajouter les ingrédients suivants en mélangeant vivement:

- 20% Hydrolat de Petit Grain citronnier  hydrolat de géranium
- 8% Huile d'amandes douces bio  huile de son de riz
- 6% Emulsifiant à froid (Cold emulsifier, sucramulse ou gélisucre bios)
- 5% Huile de coco fractionné
- 5% Huile de jojoba macérée aux fleurs de lavande bio macérat de thé vert et consoude dans olive

Verser le tout dans la phase huileuse en touillant longuement à la cuillère magique, puis ajouter la phase C, continuer à remuer. J'ai fait ça devant la télé (une occasion de la regarder!)…  l'effet initial un peu glu glu a peu à peu disparu.


Phase C

- 2% Mélange d'huiles essentielles citronnées (soit 60 gouttes pour 100g de crème)
- 0.5% Conservateur Géogard 221.

+/- Acide lactique pour ajuster le pH.


J'ai ajouté un peu de chlorophylle liquide pour corser la couleur donnée déjà par le macérat de consoude thé vert très puissant. Le vert reste évanescent néanmoins.

 

DSCN8627.jpgL'échantillon conservé pour le test



Le pourquoi des changements


-la cire de riz, pour son effet filmogène


-l'hydrolat de géranium, dont j'apprécie aussi le parfum, -même s'il se fait très discret dans la crème-, parce que Suzanne Catty ( son livre sur les hydrolats est l'une de mes bibles) le conseille en traitement de fond sur plusieurs semaines et en compresses sur les coudes et les genoux secs ou même sur les callosités des pieds et des mains


-l'huile de son de riz, (merci Michèle), très fine, car elle très recommandée pour les peaux sèches


-le macérat de thé vert/consoude dans de l'huile d'olive, anti inflammatoire, anti oxydant, régénérant que je trouve très efficace comme cicatrisant


-la vitamine E: ça m'a semblé suffisant (à la place de l'anti ox) car je n'ai pas employé d'huiles fragiles comme celle d'amandes douces présente dans la formule originale

-le cocktail d'huiles essentielles: j'ai ciblé l'effet anti corne et régénérant


Le choix des huiles essentielles


graine de carotte 10gtes

camomille matricaire 8gts

géranium bourbon 16gtes

lavande 10gtes

patchouli CO2 8gtes

vétiver 4gtes


ça me paraissait intéressant d'avoir tout l'éventail végétal au plan énergétique:

 

 *fleurs ou sommités fleuries: lavande, géranium, camomille matricaire

*feuilles: patchouli; j'ai choisi leCO2 car je voulais aussi une puissance thérapeutique, notamment l'effet anti callosités; je fais la supposition que le CO2 est plus "pur" que l'He, j'ai peut être tort, je ne sais pas vraiment, dans le fond…

*graines: carotte  

*racines: vetiver


C'est un mélange très inspiré de l'une des propositions du site Rainbow Meadow, le mélange Médée voir ici.  J'ai néanmoins substitué le vétiver au santal, car je voulais justement une vraie note racine.

Et puis appeler une crème Médée, je trouve ça un peu dérangeant. Certes Médée a eu, dans la mythologie antique, une grande réputation de magicienne, mais aussi quelques morts sur la conscience…

 

Sinon:


graines de carotte: cicatrisation
camomille romaine: anti infammatoire
géranium bourbon: l'une de mes préférées pour, la peau régénérante, cicatrisante
lavande: la bonne fée
patchouli: anti corne
vetiver: anti gratouillis

Je pense ne pas avoir fait fondre complètement la cire de riz, il y a donc quelques menues granulations. Sinon, cette crème  sent discrètement le mélange carotte-patchouli que j'aime beaucoup (chacun ses faiblesses) et surtout me semble d'une grande efficacité. Je l'ai testée -avec le mini echantillon que j'ai conservé- sur mes mains qui ont souffert d'un week end récent en plein air, au froid et sans gants.Tout est réparé.


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Rédigé par venezia

Publié dans #aux petits soins

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