Publié le 10 Mai 2010

 

J'ai connu une chatte très délicate qui n'aimait que les biscuits pur beurre. A la maison, j'héberge des mites encore plus snobs: elles n'apprécient que le cachemire et l'alpaga… à la rigueur le lambswool.


Très pressée, j'ai enfilé la semaine dernière pour aller bosser une grosse veste sans me poser de question… avant de découvrir -un peu tard - qu'elle avait été habilement transformée en dentelle de laine.

Contre les mites, j'ai déjà tenté pas mal de choses: les plaquettes de camphre, le poivre noir, les morceaux de bois de cèdre, les pomanders, des cotons embibés d'huile essentielle de lavande… leur efficacité me semble illusoire, ou au moins très éphémère.


En me baladant sur le net, j'ai découvert que l'huile de neem (Azadirachta indica) était maintenant très présente dans les produits anti-mites dits naturels. J'en avais un flacon qui trainait, peu utilisé en raison de l'odeur d'ail faisandé qui s'en dégage. Je l'ai acheté dans une épicerie indienne. J'ai  décidé de l'utiliser en l'amadouant avec d'autres ingrédients tenus pour répulsifs, et j'ai sorti le flacon de ricinion pour élaborer une lotion à vaporiser. 

 

Le choix des ingrédients


J'ai hésité entre plusieurs hydrolats: j'ai retenu celui de citronnelle d'abord pour son parfum aussi agréable que présent; accessoirement, il est parfois cité contre les mites (et surtout contre les autres insectes).


j'ai ajouté un peu de teinture de palo santo, très boisée avec également une bonne réputation cotre les mites  et quelques gouttes d'un élixir  symbolique de nettoyage.


Pour les huiles essentielles, (dosées à 2% au total), j'ai fait simple: cèdre, très souvent évoqué, lavande (j'ai préféré l'aspic que je trouve plus puissante), et bois de rose, cité à mon grand étonnement à plusieurs reprises contre les mites (Florame en parle par exemple).


j'ai incorporé de l'huile de neem à  hauteur de 10%, ce qui me semble retenu dans les spays commercialisés.

Et voilà.

J'ai testé aussitôt, l'odeur est des plus supportable.On verra à l'usage… ce matin en tout cas, aucune mite n'est venue me narguer quand j'ai ouvert le placard. Mais peut-être étaient-elles encore toutes assoupies. Je viendrai rendre compte de l'efficacité de la formule.


Néanmoins, ayant découvert à travers mes lectures que l' huile de neem était très sensible à la lumière, peut être tenterai-je avec un flacon plus récent (et bio) si cet essai est peu concluant.

 

Par ailleurs, j'ai aussi découvert que l'azadirachtine, insecticide puissant extrait de l'huile de neem est interdit en Europe car on le suppose génotoxique, entre autres. Voir le site de wikipedia en français ici . Le site en anglais de wikipedia rappelle, lui, que la plante (et non son extrait) est utilisée avec un recul de 2000 ans en Inde, voir ici.

L'agence américaine de la protection de l'environnement certifie l'innocuité de l'huile de neem (voir ici). 


DSCN8709.jpg

 

http://mamidoo.free.fr/html/gifs/animaux/insectes/insecte_divers_21.gifLotion anti mite à l'huile de neem

   


1Ogtes HE cèdre de l’Atlas

10gtes HE lavande aspic

10gtes He bois de rose

3g ricinion 

5g huile de neem

3g teinture de palo santo au rhum

3gtes cleansing aura elixir

compléter jusqu'à 50g avec de l'hydrolat de citronnelle



Secouer avant l'emploi.

 

http://mamidoo.free.fr/html/gifs/animaux/insectes/insecte_divers_21.gifQuelques liens (commerciaux surtout) autour de cette formule

 

Huile de neem. clic ici

Bois de rose clic ici

Cèdre +lavande clic ici

Hydrolat de citronnelle (site pour animaux domestiques… ) clic ici

Palo santo clic ici et ici (en anglais, mais plus intéressant)


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Rédigé par venezia

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Publié le 7 Mai 2010

 

Le titre fait un peu nom de code, je le reconnais… sauf pour les addicts aux émulsifiants (elle se reconnaitront). 

 

Comment j'en suis venue à combiner ces deux émulsifiants? Un concours de circonstance. Depuis deux ans, je me contente de faire des cérats-crème pour le visage sans me poser de question car ils me vont très bien. J'en prépare tous les mois et demi environ. Les deux dernières fois, j'ai décidé d'ajouter un nouvel ingrédient qui me semble prometteur: le hyalomuco, (INCI: Aqua, Sodium Hyaluronat, Hydroxypropyl Chitosan, Sodium Lactate, Lactic Acid, Glycerin, Serine, Sorbitol, TEA-Lactate, Urea, Sodium Chloride, Lauryl Diethylendiaminoglycine, Laryl Amonipropylglycine, Allantoin, Alcohol denat., Panthenol ), trouvé sur skin care online. 


 Or, -je ne crois pas que ce soit un hasard- le parfum très chargé en rose du cérat-crème a brusquement viré au bout de 2-3 semaines dans les deux cas, il s'est mis à sentir un peu l'amande. Comme ce cérat est conservé à l'EPP seulement, je me suis demandée si 1% de hyalomuco ne le fragilisait pas trop et me suis dit que la prochaine fois, j'allais conserver à l'écogard.


J'ai alors pensé que changer pour changer, je pouvais me lancer dans un essai audacieux: tester enfin un nouvel émulsifiant, le fameux P3R si gentiment offert par Moune. Il semble prometteur  car il est indiqué pour renforcer l'hydratation. 


DSCN8705.jpg j'ai révé d'avoir le teint aussi rosé que celui de  ces pivoines


 

Comme d'autres aventurières des émulsifiants, j'ai longuement feuilleté des pages sur le net. Par le plus grand des hasards (bis), je suis tombée sur l'INCI d'une crème de nuit à la rose de Logona que j'aimais beaucoup il y a quelques années … Or elle était déjà faite au P3R (que l'on trouve dans nombre de cosmétiques plus conventionnels si on fait la recherche sous son nom non abrégé Polyglyceryl-3 Polyricinoleate).


 INCI de la crème de nuit à la rose de Logona

 
 Aqua (Water) Glycine soja (Soybean Oil), Prunus amygdalus dulcis (Sweet Almond Oil), Simmondsia chinensis (Jojoba Oil), Vitis vinifera (Grape Seed Oil), Polyglyceryl-3 Polyricinoleate, Cera flava (Beeswax), (Glycerine), Parfum (Essential Oils), Rosa canina (Rose Hips Oil), Rosa centifolia (Rose Extract),Tocopherol,  Sodium Hydroxide


Une formule simplissime qui associe le P3R à de la cire d'abeille, ce qui m'a donné envie de garder le céralan dans ma recette. J'ai pris un crayon et me suis lancée dans des calculs. Mon idée: partir de la recette du cérat-crème que j'aime beaucoup et l'adapter pour en faire une crème au P3R.

Voici donc: 

la formule du cérat-crème habituel (pas en %, nul n'est parfait, j'en fait moins de 100g, juste assez  pour deux petits pots )

 

http://pagesperso-orange.fr/safran2c/Ikaos/boules598.gifCérat-crème hyalomuco-rose-ceralan (en grammes)


22 eau de glacier (le Bon Marché à Paris propose de nouvelles eaux de glacier très peu minéralisées) 

2 eau d’or

1 phytolate de rose

2 glycérine

3gtes elixir de consoude

3gtes elixir d’émeraude

 

8g squalane

2 phytostérols avocat (mis à fondre avec jojoba et compelxe orchidées)

1 jojoba

1perilla

2 avocat

2 substitut de lanoline 

3 complexe orchidée

3g ceralan

3 gtes vit E

 

4gtes Epp

3 gtes He rose bulgare

1 CO2 rose musquée

1 CO2 cassis

1 CO2 argousier

2 CO2 carotte

1CO2 grenade

15gtes hyalomuco soit environ 1% (le maximum recommandé)


puis la formule de la nouvelle crème (en % cette fois ci)

 

DSCN8706.jpgLa crème au P3R doit sa couleur poussin aux extraits  CO2

http://pagesperso-orange.fr/safran2c/Ikaos/boules598.gifCrème visage P3R ceralan (en %) 

 

A. 68%
Eau de glacier 60,3

Sulfate magnesium 0,7 (recommandé pour stabiliser le P3R) 

Eau d’or 4

Phytolate de rose 2

Elixir de cousoude+elixir d'emeraude 1

 

B. 30%

Jojoba 4

Complexe orchidée 4

Céralan 1

Squalane 6

Avocat 4

Substitut de lanoline 2

Périlla 3

Écume des près 3

P3R 3

vit E


C. 2%

hyalomuco 1

conservateur 0,5 ecogard

reste 0,5 répartis ainsi: 

HE rose bulgare 3gtes

He géranium bourbon 1gte

2 gouttes de chaque extrait CO2 suivant:

cassis,

argousier,

grenade,

carotte,

rose musquée


 Remarques sur certains choix

 

 

* J'ai choisi d'incorporer seulement 3% de P3R (le minimum recommandé) en raison de la présence de céralan et de substitut de lanoline, cela a largement suffi. Irène dans son lait du plat pays avait choisi le haut de la fourchette : 5 %.

J'ai découvert ensuite (après avoir fait mon expérience) que Lolitarose avait retenu 3% lors de ses deux essais ici et la

 

*Je m'en suis tenue à 30% de phase huileuse (le maximum recommandé avec cet émulsifiant me semble-t-il) pariant sur la présence du P3R pour l'hydratation.


  *J'ai considéré les élixirs comme des ingrédients à part entière, j'en ai incorporé 1% que j'ai comptés dans la phase aquesuse


  * J'ai supprimé les phytostérols d'avocat (par ailleurs très intéressants pour hydrater) car ils fondent à très haute température et ont tendance à se resolidifier très vite en refroidissant. Or je ne souhaitais pas chauffer, le P3R permettant les émulsions à froid. Pour le céralan, je l'ai fait fondre dans le jojoba et le complexe d'orchidée au bain marie, puis j'ai rajouté les ingrédients de la phase huileuse un à un en touillant à la cuillère magique (hors du feu bien sûr). Quand on incorpore le P3R à cette phase  au final, on obtient une belle matère un peu épaisse, mais bien fluide.


* J'ai également supprimé la glycérine, ce que recommande le savant Copaiba -qui commercialise cet émulsifiant- dans un forum ( voir ici) car le P3R en  renferme déjà. Je remarque néanmoins que la crème à la rose de Logona inclut de la glycérine.


* J'ai mis pas mal de jojoba, squalane et coco fractionnée (la base du complexe d'orchidée) car ils sont recommandés avec le P3R.


http://pagesperso-orange.fr/safran2c/Ikaos/boules598.gifPour réaliser la crème, il suffit ajouter peu à peu la phase aqueuse dans la phase huileuse  en touillant à la cuillère magique. La crème épaissit sans problème et  prend la consistance d'une crème anglaise épaisse. Sur certains formulaires, il est recommandé de mixer très longtemps. Je le ferai peut être une prochaine fois, mais la crème était si homogène que j'ai hésité. J'ai peut être eu tort, car cela aurait pu avoir des effets sur la texture. 


En effet, à l'application, c'est la surprise. On a l'impression (c'est une image bien sûr) d'étaler de la peinture acrylique sur le visage. Il faut masser un peu en acceptant de luire… C'est moins agréable que le cérat-crème, certes un peu épais, mais presque gelifié. Il n'y a pas la sensation fraiche d'une crème à l'olivem ou à la cire n2 par exemple.

Deuxième surprise: hop hop hop, en moins de 3 minutes, la peau boit tout et devient mate à souhait!


Je vais donc tester à l'usage les propriétés hydratantes de cette crème étonnante avant d'aviser. 


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Rédigé par venezia

Publié dans #cremes - serums - etc…pour le visage

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Publié le 30 Avril 2010

 

 

 Utilisant souvent des baumes le soir pour me masser les pieds, j'ai depuis un an environ testé des huiles essentielles considérées comme propices aux rêves.


 

La plus réputée est celle de fragonia (agonis fragrans), distillée à partir des feuilles (et des fleurs?) d'un arbuste de la famille des myrtacées, comme le tea tree dont il partage les propriétés anti microbiennes. Le fragonia, qui pousse au sud ouest de l'Australie, est généralement riche en 1-8 cineole (certaines variétés néanmoins n'en ont pas). C'est un bon anti-inflammatoire. J'ai déjà testé les HE de fragonia d'Osmobiose en France, de Luminescents en Angleterre et … grâce à Catherine, qui m'avait fait parvenir un flacon, celle de New directions Australie (un immense merci, ma belle). Les effets de cette He sur le sommeil sont parfois (d)étonnants car elle donne des rêves mouvementés.

Comme je prépare en général des synergies, j'ai fait divers essais en l'associant à d'autres He, censées également agir sur les songes ou le sommeil. Un jour, j'ai trouvé cet article (clic ici) sur un blog fort intéressant appelé joliment l'attrape songes et consacré à ce qu'on appelle le rêve lucide (on a conscience qu'on rêve dans un rêve).

 

http://pagesperso-orange.fr/safran2c/Ikaos/boules420.gifPour ceux et celles qui ont du mal à naviguer sur internet, j'énumère ci-dessous les He citées dans ce texte.


Pour favoriser le sommeil

lavande

angélique


Pour la remémoration onirique

clou de girofle


Pour faciliter la venue des rêves

 sauge sclarée : intuition et créativité

nard indien: rèves sereins


Pour favoriser certains types de rêves

ylang ylang: rêves roses

santal: rêves à caractère spirituel

 

Les conseils donnés sont pour des applications en externe sur différentes parties du corps (là où ça pulse, plexus solaire, poignets, etc)

Je suis addict aux baumes, j'ai donc préféré les prendre comme suppports.

 

J'en avais fait un au fragonia qui s'est révélé jusque là -sur moi- le plus tonitruant dans ses effets, il y a un an (voir ici la recette, qui renferme des HE de fragonia, petits grains et rose).  J'ai persisté dans mes esssais entre deux pauses. 

 

Deux baumes récents m'ont permis de faire des comparaisons car je les ai utilisés l'un après l'autre. Dans les deux (comme dans le premier cité), j'ai inclus de la rose pour pacifier et harmoniser.

  DSCN8703.jpgA gauche le baume à rêver, à droite celui des songes verts. Tous deux induisent vraiment le sommeil.


 

Baume des songes verts 


9g macérat des 3 thés dans olive (Michèle)

6 macérat de girofle dans olive (maison)

10 macérat de rose dans olive (maison)

30 macérat de jasmin dans jojoba/bourrache (Michèle)

35 huile de noyau d’abricots

20 g huile de sésame

10 beurre karité/chanvre

12 cire soja

15coco/GMS

vit E

HE

25gtes fragonia

20 gtes lavande 

12 gtes genevrier des montagnes rocheuses

8 gtes angélique racine

10 gtes petitgrain bigarade

3 CO2 nard

 

La belle couleur verte est due à la fois au macérat de thé et au beurre chanvre/karité.

Au nez, c'est l'angélique qui domine. Personnellement, ce baume me fait vraiment rêver, avec des scénarios assez spectaculaires. Une véritable deuxième vie nocturne, un peu plus pacifiée néanmoins que lors de ma toute première expérience.

 

 

Baume à rêves  


25g cire d'abeille 

6g lécithine

7g beurre coco/GMS

8g beurre ucuuba

4g beurre mangue

40g macérats huileux de rose dont:

(2g rose/jojoba maison

16g rose dans coco+cocofractionnée (Michèle)

  le reste en rose de Provins dans Biofritol (maison))

30g rose+matricaire dans biofritol (maison)

30g main de bouddha dans olive (maison)

11 macérat de chevrefeuille dans pépin de raisin (Irène)

15 macérat de vanille dans tournesol (maison)

40g huile de sésame

vit E

4  gtes EPP

 

HE

HE fragonia 35 gtes

He nard de lucknow10 gtes

HE genevrier des montagnes rocheuses 10 gtes

He angélique 10gtes

HE petitgrain clémentine 15 gtes

HE petitgrain bigarade 10 gtes

 

 Dans celui-ci, il y a pas mal de macérats différents, car j'ai fait un grand rangement dans mon frigo cosméto. Comme c'est la fin du beurre d'ucuuba, je trouve qu'on le sent un peu plus qu'on ne le devrait. Curieusement, ce baume qui renferme plus de fragonia que le précédent produit des rêves moins extravagants. Il renferme plus de nard, censé donner des rêves sereins (et pas de lavande ni de jasmin). Je rève beaucoup, mais les souvenirs arrivent de façon capricieuse (je n'ai rien mis à base de girofle, mais ce n'est peut être qu'une coincidence). 

 

Sur les petits grains

 

A priori, les HE de petitgrain (combava, citron, bigarade, etc. J'ai découvert que Myrtea proposait une HE de petit grain de cedrat!) ont une vraie action sédative. Mais celles de petitgrain mandarinier et de clémentinier renferment, comme le jasmin d'ailleurs, de l'anthranilate de méthyle, une molécule aux effets quasi stupéfiants (au sens d'une drogue).

 

  http://pagesperso-orange.fr/safran2c/Ikaos/boules420.gifLiens

  plein de pistes en anglais.

 

*Sur l'association nard lavande voir ici clic

 

*Une liste très intéressante, et à explorer, de mélanges pour le mental dont le dream catcher avec du genevrier des rocheuses (juniper scopularum), de l'ylang, du santal du poivre, etc…  voir ici clic

 

*Une page qui décrit des "rituels" pour se souvenir de ses rêves avec, entre autres , un bain qui associe le genevrier (sans plus de précision ) et la lavande, , ou un bain " de conte de fées" avec, entre autres, petit grain bigaradier, jasmin chevrefeuille et lavande voir ici, clic

 

*L'huile essentielle de génévrier pour se relaxer avant de dormir clic ici

 

* Un lien indiqué par Irène dans son commentaire  (qui évoque la rose, le santal, l'helichryse et le palo santo) clic ici

 


 


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Rédigé par venezia

Publié dans #green cosmétique

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Publié le 27 Avril 2010



Je suis en train d'explorer les usages du ricinion qui permet de faire des laits archi légers à pschitter sans souci.


Nouvelle tentative pour une amie qui se plaint de jambes lourdes à la belle saison (le printemps est là) : une lotion lactée à vaporiser sur les gambettes avec effet frais dès le premier pschitt.

J'ai donc incorporé des cristaux de menthol dilués dans une teinture. Il ne m'en restait que 2g, j'ai fait avec. J'ai également décliné la menthe en teinture, hydrolat et HE. Pour le parfum, j'ai ajouté un peu de rose en hydrolat et en hydro-glyceriné, car la rose et la menthe se marient comme dans un jardin anglais. 

Pour le reste, j'ai fait une sélection d'ingrédients susceptibles de favoriser la circulation veineuse.


-He de mastic grec (extrait de la résine du lentisque pistachier) , une vraie merveille (hélàs onéreuse, même en Grèce), au parfum très spécifique (avec des notes réglissées et d'horchata, pour ceux et celles qui connaissent) très efficace pour les problèmes circulatoires. Je l'utilise aussi pour stopper un début de sinusite en fumigation, c'est d'une efficacité étonnante. A défaut, utiliser l'HE de lentisque pistachier, extraite des jeunes rameaux mais l'odeur n'est pas la même, meme si les propriétés sont proches. 


-HE de cyprès (cupressus sempervirens) à vraiment acheter en bio car l'arbre est un grand chélateur de métaux lourds. Décongestionnant veineux et tonique de la circulation. (Je vérifie souvent vite fait dans les fiches informatives d'AZ très bien faites) 


-He de romarin à camphre (décongestionnant veineux) que Michèle m'a fait apprécier en association avec le genevrier dans une crème pour les pieds, c'est très délassant


-HE de génévrier des montagnes rocheuses (juniper scopulorum) associée à une teinture de genevrier… finlandais (j'avais rapporté quelques menus rameaux de Finlande). L'HE de ce génévrier a notamment des propriétés detoxifiantes. Vitalba recommande celle du genevrier nain en association avec le lentisque pour lutter contte les jambres lourdes. 


-HE d'hélichryse italienne, associée à son hydrolat, tonifiants de la circulation sanguine


J'ai pioché dans des macérats maison: souci, laurier, matricaire, tous anti inflammatoires

 

J'ai pensé à l'huile de tamanu pour sa force anti inflammatoire (et sa couleur verte)

 

J'ai également ajouté du silicium recommandé pour alléger les gambettes (Michèle, merci pour les unidoses, drôlement pratiques)


et j'ai ajouté de l'élixir d'émeraude pour harmoniser le tout

 

  DSCN8701.jpg

Le ton vert très pâle est dû au tamanu, mais en pschittant,le liquide se fait évanescent sur la peau. Vive le ricinion…

 

Pschitt mentholé pour gambettes légères

 

En poids


120gtes d'He :

 25gtes genevrier des rocheuses

15gtes  romarin à camphre

10 gtes menthe poivrée

25 gtes mastic grec

15 gtes  hélichryse

30 gtes cyprès 

 

8g ricinion


20g huiles:

8g tamanu

3 macérat souci dans biofritol

3 macérat laurier matricaire dans olive

6 coco fractionnée (pour alléger la texture)

 

10g teinture de genevrier finlandais

10g teinture de menthe fraîche de Roscoff

tiédiees dans lesquelles j’ai dilué  2g cristaux de menthol

 

15 g silicium

10g hydroglycériné de rose

30g hydrolat d'helichryse

50g hydrolat de rose centifolia

43,6g hydrolat de menthe poivrée

 

10gtes elixir d'emeraude

1,4g géogard

 

en %


2% HE

4 ricinion

10 huiles végétales et/ou macérats huileux

10 teintures

0,7 géogard

1 cristaux de menthol  (on pourrait en mettre 2%)

7,5 silicium

5 glycérine ou hydrogycériné

61,8 hydrolats

 

 

http://mamidoo.free.fr/html/gifs/objets/jeux/bebe001.gif

Verdict personnel: effet frais immédiat, odeur mentholée très nette, puis note boisée-résineuse revigorante, sensation de glisse quand on étale. 

 

PS après avoir réalisé ce pschitt, j'ai découvert que la formule précédente réalisée pour la même amie il y a deux ans n'était finalement pas très éloignée (voir ici). Personnellement, je préfère la lotion au gel car l'application est particulièrement plaisante, et le parfum plus présent. 

 


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Rédigé par venezia

Publié dans #laits - beurres - crèmes corporels

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Publié le 21 Avril 2010

 

 

En regardant les photos prises lors de mon récent voyage en Asie, j'ai réalisé que beaucoup étaient liées au travail manuel: tisser, râper, sculpter, masser, plier, trier … des gestes du quotidien qui m'ont semblé accomplis dans la conscience du moment  et  avec la grâce du geste. 

Une fois de plus, j'ai constaté combien, en Occident, nous avions la chance de pouvoir choisir: par exemple de prendre du temps pour faire nos savons maison… parce que le reste nous tombe souvent tout prêt et tout rôti. C'est donc un modeste hommage à ceux et celles qui ont peu de choix mais font ce qu'ils ont à faire avec une belle harmonie. 

 

  

DSCN8393.jpgDans un temple à Luang Prabang, les feuilles d'or appliquées sur les statues sont des offrandes.

 


 

DSCN8321Savant pliage… de billets, offrande de temple à Luang prabang

 


DSCN8417 Sculpture d'une statue de bouddha (il faudra environ un mois pour en venir à bout) dans un village près de Pakse, au sud Laos. Ce sont des jeunes moinrs qui s'y collent, en musique souvent, d'où la grosse radio suspendue… 

 

 

DSCN8348-copie-1

Fleur de bananier, débitée menu en rondelles à main levée au marché de Luang prabang

 


DSCN8491 Triage des piments dans un village du plateau des Bolovens, sud Laos

 


DSCN8506Tissage en soie sur l'île de Don Khone, au sud Laos

 


  Je voudrais également évoquer la très belle rencontre faite à Champasak, dans le sud Laos avec Nathalie Bazin, une Française qui y a ouvert un merveilleux centre de massage. Elle a tout dessiné et fait faire sur place avec des matériaux locaux: mobilier, coussins, lvoilages, tenues de travail… Elle fabrique elle-même son huile de coco. Elle a engagé un maître de massage pour qu'il enseigne les techniques traditionnelles à de jeunes laotiennes. Son pari: arriver à lancer et à faire tourner le centre puis le laisser aux laotiens quand il sera devenu rentable. Elle a largué son boulot pour  monter ce projet avec ses économies et celles de son compagnon. On peut découvrir quelques images du spa sur son site ici.


 

OR124951Nathalie, dans la lumière tamisée de son spa (photo MC)

 



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Rédigé par venezia

Publié dans #aux petits soins

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Publié le 18 Avril 2010



http://pagesperso-orange.fr/safran2c/Ikaos/boules331.gif

L'idée: préparer une lotion évanescente et très parfumée à pschitter, une sorte de brume lactée dont chaque ingrédient ou presque apporterait sa note olfactive. J'ai donc eu l'idée de m'inspirer de la formule de la 18, à base de ricinion qui donne des textures très légères.


J'avais mis en macération un cocktail d'huiles essentielles, après avoir réalisé un baume qui avait beaucoup plu, mais le mélange reste si âpre que je n'ai pu l'utiliser seul; je l'ai apprivoisé avec de l'ylang et du jasmin.


Deux cosméteuses de talent m'avaient offert des préparations agrumesques au nez exquis, que j'ai utilisées en hydro glycériné et en macérat huileux. 


J'ai également joué en résonnance avec les teintures et les hydrolats, mais finalement, j'ai dû couper un peu avec une eau très douce car le mélange était… trop concentré!  Le résultat: très fleurs blanches ylang d'abord, jasmin ensuite, d'où le nom, avec un infime soupçon d'amande (la teinture de fleurs de pecher) et un peu de rose qui vient ensuite (hydrolat et macérat). La texture: un lait coupé d'eau.  


Je n'ai pas compté en pourcentages, car j'ai dû ajuster patiemment le parfum (Michèle, tu ne m'en voudras pas…  ). On peut s'en inspirer à l'infini bien sûr… 

  http://pagesperso-orange.fr/safran2c/Ikaos/boules331.gif

 



Spray de peau fleurs blanches d'Avril

 


DSC01878.jpg(merci Irène pour la photo… )

 


 

*40gtes HE  du mélange suivant (macéré au préalable):

 

20gtes He camomille romaine

20gtes HE encens (b. carterii)

50gtes HE lavande vraie

20gtes HE absolue feuilles violette

10gtes He ylang extra        

10gtes  HE tagetes minuta

130gtes teinture benjoin


*40gtes He ylang extra

*20gtes HE jasmin  (Inde)

 

*7g ricinion

 

*10HG fleurs d‘oranger  (merci Lolitarose)


*5 macérat d'orange dans coco fractionné (merci MLK)

*10g macérat huileux de roses bretonnes

*3g macérat de main de bouddha (agrume) dans olive


*3g teinture de fleurs de pécher 2010

*2g teinture de jasmin

*5g teinture ginseng frais/rose


*80g hydrolat de rose

*25g hydrolat d’ylang


*36g eau de glacier


*0,5% geogard


Making of


*Verser les HE dans un becher stérilisé

Ajouter le ricinion, touiller


*Ajouter ensuite dans l'ordre des ingrédients cités,


*Touiller régulièrement,


*Mettre en vaporisateur.


c'est tout.

 

http://pagesperso-orange.fr/safran2c/Ikaos/boules331.gif

Pour un précédent essai, plus simple avec teintures de fleurs de pécher et  ginseng, voir ici

 

 


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Rédigé par venezia

Publié dans #parfums

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Publié le 10 Avril 2010

 

 

Les savons précieux pour le visage fleurissent ici et avec de très jolies recettes. Je voulais aussi inventer le mien. En quète de douceur, j'ai décidé de diluer la soude dans de l'aloes. Sans penser que j'avais du gel et non du jus au frigo. Le gel à boire est un peu moins ferme que celui en tube, mais enfin, ce n'est pas un exemple de fluidité.

 


J'ai donc allègrement versé les perles de soude dans le gel -froid-, thermomètre en main pour surveiller la température. Quasiment en sifflotant (si je savais le faire). Pas pour longtemps. J'ai constaté aussitôt que les minuscules granules de soude restaient prisonniers du gel. J'ai d'abord envisagé de tout jeter… mais je me suis tout de suite demandée où et dans quoi mettre ce mélange bourré de soude en suspension. J'ai donc décidé de touiller pour voir ce que ça allait donner.

Touille et touille.

Température : 23 degrés…

Le gel emprisonnait la soude sans qu'elle puisse se dissoudre.

Touille et touille.

Peu à peu les perles ont commencé à s'amenuiser… enfin, pas toutes. Test annexe: la prise de température: péniblement frisant le 25°. Je n'arrivais pas à la faire remonter. Le comble pour une savonnière!

 

J'ai alors imaginé de tièdir légèrement la solution dans un bain marie. Peu à peu, la température a monté. Est-ce l'effet du touillage obstiné (j'avais largement dépassé la demi heure) ou celui du tiédissement du liquide? Les petites perles restantes se sont enfin estompées. J'ai fait glisser le liquide le long des parois transparentes du verre pour voir si j'apercevais des points blancs suspects: apparemment pas.

Pour plus de sécurité, j'ai pesé 10grammes d'eau déminéralisée et versé très trèèes lentement le gel à la soude sur ce fond d'eau, en scrutant la moindre aspérité: rien… ouf


Me retournant pour saisir le saladier renfermant les huiles, j'ai eu alors la joie de découvrir que tout avait figé. Damned! Trahie par le blanc de bœuf ! Il faut dire qu'on en était déjà à trois quarts d'heure de touillage pour le gel à la soude, que la température extérieure était hivernale et que je n'avais pas pensé une seconde à conserver les huiles au bain-marie.

 J'ai donc du tièdir à nouveau le mélange huileux, tout en veillant à ce que la soude ne refroidisse pas trop non plus. J'étais la seule à avoir chaud !


Quand les deux parties ont atteint les 34-35°, je les ai enfin mariées… très vite. La trace est arrivée à la seconde, je n'ai pas eu le temps de dégainer le mixer. 

 

Touille et retouille à la spatule. 

J'ai longuement mélangé à la main pour assouplir le tout et être sûre que le mélange soit impeccable. J'avais prévu d'incorporer du miel, je l'ai fait avec une délicatesse de geisha. J'avais également préparé, pour colorer, un mélange d'ocre et de lait de jument, mais je ne l'ai pas utilisé. Le vert pâle de la pate était si exquis que je n'ai pas voulu modifier la teinte. Ne me restait plus que le  parfum à ajouter. Le CO2 de thé vert -présent dans l'ajout- se présente sous la forme d'une pate épaisse, assez peu soluble dans les huiles si on ne veut pas trop en perdre (ça colle aux bords de la cuillère) … encore une séance de touillage avant de pouvoir enfin emplir les moules.


Prudemment j'ai attendu 36 heures avant de démouler. Le toucher est extrèmement doux, les savons sentent légèrement le géranium et le vert est d'un céladon evanescent.


La prochaine fois, je me contenterai de jus d'aoles comme l'ont fait si bien Irène ou Nansou pour leurs pimpants savons sombrero

 

DSCN8697.jpgNon, je n'ai pas sacrifié une feuille de mon aloes pour la photo, j'ai dû amputer la plante tombée lors d'une séance rempotage la semaine dernière. Le savon est un petit format.

 

Huiles 


C'est un savon prévu pour le visage. J'ai donc choisi des huiles et des macérats régénérants, cicatrisants ou anti inflammatoires, et privilégié des tons verts.


blanc de bœuf 150g (pour la douceur du toucher)


huile de nigelle (cumin noir) 20g (antiseptique, anti inflammatoire)


huile de tamanu 27g (très réparatrice)


huile d'olive 130g dont:

-20 macérat de consoude thé vert

-10 macérat de laurier (anti inflammatoire)


huile d'avocat 43g (régénérante, cicatrisante)


huile de rose musquée 10g (cicatrisante)


huile de ricin 20g (pour les bulles)


 toco 500

 

ce qui donne, sur Soapcalc:

un pouvoir moussant et de bulles de 8

et pour l'effet conditionnant 77

 

 

 Parfum et ajouts


Dans 10g huile de périlla (très riche en oméga 3) :


*4g He géranium bourbon co-distillé avec rose, l'HE de géranium est particulièrement bien tolérée (il m'arrive d'en utiliser pure à micro dose  sur le visage pour sa puissance cicatrisante). Co-distillée avec de la rose, elle a un parfum plus fin.


* 1 pointe de couteau extrait CO2 de thé vert (anti inflammatoire)


*0,5g extrait CO2 romarin (anti oxyant)

 

*1/2 cuil à café de miel sauvage des forêts indiennes

 

Liquide de dissolution

130g gel d’aloes à boire+10g eau déminéralisé

 

soude pour un surgraissage à 7-8

 

Au bout d'une semaine, le ton pale n'a pas bougé.

 


 

 

 

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Rédigé par venezia

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Publié le 7 Avril 2010

 

 

Un vrai choc culturel…

Je voulais marier deux ingrédients qui semblent à priori relever de deux univers différents:

-du blanc de  bœuf, autrement dit un gras animal, mais très fin et déjà purifié,  made in Belgium, (merci à Moune et à Michèle)

-une cire florale sophistiquée

 

 

Je ne suis pas du tout fan de l'utilisation des graisses animales, mais j'ai promis à quelqu'un de faire des essais pour des savons  à réaliser en majorité avec des produit issus du règne animal.  (Dans un but tout à fait louable mais que je ne peux expliquer ici). J'ai donc pensé à lait, cire d'abeille, gras…  


*En cherchant des informations sur les graisses animales, j'ai découvert notamment qu'il y a pas mal de différences d'un gras à l'autre. Ainsi le mouton aurait un pouvoir moussant et nettoyant supérieur (14 pour chaque caractéristique) )  à celui du bœuf (8), si l'on en croit soap calc.

Pour être sûre d'avoir de la mousse ( j'en ai, des petits bulles très fines)  j'ai triché et ajouté de l'huile de coco.

 

   Comme je prévois peut être d'incorporer de la cire d'abeille en petite quantité dans mes futurs essais, j'ai choisi -pour le plaisir du parfum-  une cire florale non comptée dans les gras. 

J'ai également ajouté du lait de jument (comptabilisé dans le liquide de dissoluton de la soude et versé dans les huiles)

C'est donc un savon grand écart,  à la fois simple par le petit nombre d'ingrédients mais affiné par ses apports olfactifs.

Pour diluer les HE, j'ai en effet utilisé des macérats odorants dans des huiles végétales car je n'ai pas encore eu le temps de fabriquer des macérats dans du gras de bœuf. Donc deuxième "tricherie" avec cet autre apport végétal, choisi également pour ne pas avoir un résultat trop dur.

Redoutant un rancissement rapide, j'ai mis à la fois de la vitamine E et de l'extrait de romarin, anti oxydants. 


 DSCN8690.jpg

Couleur soutenue de la cire de tubéreuse maintenue au chaud

 

Huiles


*350g gras de bœuf mis à fondre avec

 

*140g huile coco

 

*et 6 gelules de toco 500 (vitamine E) 

 

*10g cire de tubéreuse fondue au bain marie, incorporée petit à petit quand les huiles ont fondu, en conservant la cire sur son bain marie éteint pour éviter qu'elle ne fige. 

 

Liquide de dissolution de la soude


*75g lait de de jument frais, incorporé tiédi aux huiles (pour eviter que ça ne fige trop vite)

 

*100g eau de mer de Roscoff


Soude 


Surgraissage à 7-8 , calculé sans compter la cire

 

Parfum


 *7g d'une création de Mlk (merci ma belle), un macérat menthe girofle melisse dans olive et coco fractionné

*2g huile à la girofle maison (dans olive) 

*3,5g HE ylang

*5,5g HE girofle (clous)

*extrait de romarin

 DSCN8692.jpgle savon photographié humide

 

 

Couleur


*1 cuillérée à café de rhubarbe en poudre (merci Moune) mélangée avec la pâte à la trace très fine, puis filtrée au dessus du saladier.


*Comme je ne trouvais pas le résultat ssez soutenu, j'ai dilué  une  demi culillérée à café d'ocre rose (AZ)  dans un soupçon d‘eau avant de le délayer avec un peu de pate.


Le résultat (au bout de quelques jours): un rose rouge un peu moucheté assez joli.


Quant au parfum, il tient vraiment bien pour l'instant et on sent les deux notes ylang et girofle. Je pense que les macérats huileux parfumés ne sont pas étrangers à ce résultat olfactif.



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Rédigé par venezia

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Publié le 4 Avril 2010

 

Gingembre et galanga sont deux épices cousines, aux goûts relativement proches (avec une note plus "fraîche" mentholée pour le galanga), et aux vertus thérapeutiques souvent considérées comme voisines.

 

A Paris, le gingembre (zingiber officinalis) est facile à trouver. En boutique bio, il vient surtout de Chine, du Cameroun (il est alors tout petit) ou du Pérou. Je me demande néanmoins si ça ne pourrait pas pousser en pays méditerranéen… Quand j'en achète, je choisis un rhizome dodu à la peau nacrée un peu brillante, j'en casse parfois discrètement une oreille pour vérifier qu'il n'est pas trop fibreux. Je le conserve à température ambiante.

Le galanga, (alpinia galanga pour le grand galanga, alpinia officinarum pour le petit) ne se déniche que dans les épiceries asiatiques, au rayon frais. Il a des nuances rosées plus ou moins prononcées. En Europe, je suis souvent déçue par l'irrégularité de son goût, et je dois dire que j'achète plus facilement du gingembre. (Des détails sur le site Toil'd'épices ici)


Ce qui est intéressant chez Hildegarde de Bingen, (avec ses recettes du XII° siècle quand même) c'est qu'elle distingue les deux. Elle propose de nombreuses formules à base de galanga pour soigner les fièvres et soulager (mais non guérir) les douleurs cardiaques et conseille plutôt le gingembre pour les problèmes digestifs. Aujourd'hui, le galanga est nettement moins cité dans les livres de phytothérapie occidentale que le gingembre.  


Au Laos, j'ai plutôt dégusté le galanga dans les plats, en cuisine, et le gingembre dans les boissons.  

 

 

DSCN8509

  Dans un village du sud du Laos, épluchage d'un énorme rhizome de galanga.


 

DSCN8576

  Sud du Laos. Quand on sert du gingembre infusé, on ne lésine pas sur le nombre de tranches. La boisson est sucrée au miel.


En Inde du sud, on sert aussi le gingembre chaud en infusion avec du jus de citron vert et du miel; un vrai régal qui requinque par grande chaleur.


* un excellent moyen de sucrer une infusion ou du roiboos en profitant de l'effet tonifiant du gingembre: poser au fond de la tasse un petit morceau de gingembre confit avant de verser l'eau bouillante par dessus (délicieux également avec de l'angélique confite).


*une préparation (personnelle) apaisante contre les douleurs d'estomac: dans une infusion de gingembre frais bien corsée (faire bouilloter 2 ou 3 minutes et reposer au moins 5) diluer 1 goutte d'He de menthe poivrée avec un peu de miel dans une petite cuillére et s'en servir pour touiller l'infusion. 


  * voir ici pour la recette de la décoction de gingembre-poivre noir-épices, super efficace pour enrayer une crève prise à ses débuts. 

 

 Des recettes avec du gingembre sur le blog

 

*Le riz au lait gréco-thai: l'un de mes desserts favoris dans lequel je glisse toujours un morceau de gingembre frais taillé en batonnets. Recette ici

*le chutney de citron aux épices avec du gingembre, ici pour la recette

 *La différence d'usage entre gingembre sec et frais ici 

 


*La série des  trois  savons au gingembre: l'éveilleur ici   

sa copine ici et le petit frère ici


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Rédigé par venezia

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Publié le 2 Avril 2010

 

J'ai voulu expérimenter pas mal de choses dans ce savon…

 

Le nom vient d'un mélange d'huiles qu'on m'avait donné "l'ort vert "de la marque Hormeta (composé à 93% d'un mélange d'argan, bourrache, jojoba, germes de blé, soja, arnica, chardon,

carthame et avocat, vitamines A, E, F et H, He de romarin et de cyprès). Je l'ai incorporé à la trace après y avoir fait macérer mon mélange d'HE parfumées. 

 

J'ai trouvé ce nom très beau, je l'ai gardé et j'ai essayé d'en tenir compte pour composer le savon. Je voulais donc de l'or… à défaut un beau jaune, et du vert. 

 


DSCN8629.JPGDeux exemplaires démoulés de frais

 

Teintes

 

Jaune

  J'ai ajouté à la trace fine des gouttes d'une teinture maison d'un jaune jaune d'or puissant réalisée avec des  graines de jasmin du Cap (gardenia jasminoides, trouvées ici). Elles sont utilisées au Japon notamment pour colorer les desserts. 

Dans les huiles, ce qui m'évoque ce ton jaune d'or, c'est celle d'olive quand elle est puissante, ce qui est le cas des huiles d'olive (macérées ou non) intégrées à la recette. 

 

Vert

J'ai versé en deux fois la pate dans les moules. Dans la deuxième moitié, j'ai incorporé 3g de mica recif coral blue (TKB trading) qui vire au vert comme je l'ai déjà constaté avec d'autres savons (ici par exemple). J'aime beaucoup ce ton. Avec une base jaune soutenue, le virage au vert a été renforcé. 

Dans les huiles: j'ai choisi un peu de pistache, et des macérations huileuses maison de vétiver (associé à la rose) et du laurier.

 


Pour séparer les deux couches, j'ai fait  une tentative poudrée avec:


-de la craie de Rügen (Skin care online).

Je suis allée à Rügen il y a une quinzaine d'années. C'est une île du Nord de la Baltique, qui fut rattachée à l'Allemagne de l'Est jusqu'à la réunification. Elle a été la Deauville du Nord au début du XX° siècle, il en reste de spectaculaires casinos pontons sur la mer. Mais il y a aussi plein des églises baroques, des datchas champêtres, des fumaisons de saumons et de maquereaux près des plages (Michèle, tu adorerais) et lors de ma visite, des champs de blé mélés de coquelicots et de bleuets aussi beaux que dans un livre pour enfant. Rügen est surtout célèbre pour ses falaises d'un blanc éblouissant (sous le soleil, sinon c'est moins spectaculaire), encensées par les Romantiques allemands. J'ai été étonnée de découvrir qu'on pouvait en acheter des morceaux si je puis dire (C'est comme si on proposait des bouts de l'aiguille d'Etretat!) Sur le site allemand, cette craie est réputée bénéfique en masque pour les peaux sèches. On l'utilise aussi en peinture. 

 

-de la terre noire des indes (AZ)

qui m'a joué des tours car elle tache! J'ai attendu avant de publier ce savon pour savoir si ça séchait: oui, pas mal, heureusement

 

Parfum


J'ai voulu jouer la carte cardamome verte, j'en ai fait infuser (en poudre) dans le lait d'ânesse (encore merci Moune, tu vois qu'il a été bien utilisé)

et en en mettant dans mon cocktail d'HE qui comprend donc (en grammes)

5 cardamome

10 muscade

5 feuilles de curry

5 bois de rose

2 molle

Un choix épicé, qui reste très discret au final.

 

DSCN8688.jpgEn cours de séchage. A droite en bas, la bande blanche est due au saupaudrage de craie, à gauche, de terre noire


 Savon l’or vert 

 

Liquide de dissolution de la soude

 

100g lait d’ânesse tiédi et infusé à la poudre de cardamome. Après filtrage, il en reste 78g

J'ai complété (à hauteur de 350g) avec de l'eau de mer de Roscoff.

 

Huiles

 

50g ricin

300g coco

150g beurre cacao

100g pistache

200g sésame

200g olive dont :

77g macérat vetiver+rose

54g macérat de laurier

21g macérat de ginseng frais


Soude  pour un surgraissage à 7-8


A la trace


13g or vert Hormeta

+26g d'un mélange HE, soit: 

5 cardamome

10 muscade

5 feuilles de curry

5 bois de rose

2 molle (variété de poivre)

 

Couleurs


teinture de graines de jasmin du Cap

mica coral reef blue

craie de Rügen

terre noire des Indes

 

 

   Autre expérimentation: le démoulage.


J'ai fait sécher une première série 24h avant de la mettre au congelo et de la démouler; l'autre série a attendu plus de 48h (je l'ai également mis une demi heure environ au congélateur avant démoulage). 

Au bout de deux semaines et demi de séchage, les savons de la première série ont une surface un peu tâchetée (comme s'il y avait eu une phase de gel) les seconds sont impeccables.


Moralité mieux vaut cultiver la patience pour ne pas amocher ses créations savonnesques.

 


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Rédigé par venezia

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