Publié le 28 Décembre 2015

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  • Tests en tous genres

    J'ai découvert la garance indienne (rubia cordifolia) en potassant un merveilleux bouquin offert par de non moins merveilleuses copines. Le monde des teintures naturelles de Dominique Cardon (Belin) est un fascinant pavé de près de 800 pages consacré à toutes les substances tinctoriales utilisées au fil du temps.

    J'ai cherché beaucoup dans les rouges, particulièrement difficiles à mater en savonnerie car beaucoup sont sensibles au pH et virent hélàs au marronnasse avec la soude, même s'ils sont au départ du plus bel écarlate.

    Autre obstacle: beaucoup de ces ingrédients naturels, d'abord destinés à teindre des matières textiles nécessitent l'emploi d'un "mordant" (qui va de l'alun à l'urine) pour pouvoir prendre et se fixer. Technique difficile à transposer en savonnerie.

    Au détour d'une page, je me suis arrêtée à la légende d'une photo évoquant l'utilisation de la racine pilée de la garance du Sikkim (une proche cousine de la garance indienne) pour avoir du rouge, sur un fond jaune curcuma qui booste la couleur; sans trop chercher plus loin, je me suis dit pourquoi ne pas tester?

    J'ai alors découvert qu'AZ vendait de la garance indienne sous le nom de manjistha. J'ai préparé une infusion corsée de manjistha et de curcuma pour dissoudre la soude et tester dans un savon, sans résultat probant. J'ai obtenu un joli beige.

    Poursuivant mon enquête, j'ai vu que la manjistha s'utilisait aussi en macérât huileux et surtout qu'il avait toute une gamme d'applications thérapeutiques. En dermato, de nombreux blogs en font l'éloge pour clarifier le teint, l'unifier, atténuer les cicatrices d'acné.

    J'ai donc préparé une macération huileuse pour faire d'autres tests. Mais comme j'ai ajouté des ingrédients précieux, je n'en n'ai pas (encore ) mis dans des savons, mais dans un baume et une crème dont je reparlerai bientôt.

    Le savon à l'infusion de manjistha

    400g d'huiles:

    olive 200g,

    coco 112g

    ricin 28g

    blanc de bœuf 40g

    karité 20g

    1 cuil à café de crême fraiche dans les huiles

    6 gélules de vitamine E

    10ml de fragrance sorbet citron (agréable mais pas convaincant pour la fidélité au nom)

    infusion de garance indienne et de curcuma frais dans de l'eau déminéralisée 131,

    soude (surgraissage 8-9) , filtrer le mélange au dessus des huiles.

    Le rouge brique est obtenu avec… de l'ocre rose d'Italie.

     

    Madame manjistha, la garance indienne

    Les pâtes, à la trace moyenne, ont été coulées l'une après l'autre dans le moule incliné

     

    La macération huileuse de manjistha

    200g d' huile de sésame bio

    15g de poudre de racine de manjistha

    5g de poudre de nard

    10g d'encens d’Oman écrasé au mortier

    3 gelules de vit E+2 gtes d'extrait CO2 de romarin

     

    *Chauffer le mélange au bain-marie (je l'ai fait trois fois par tranches de deux heures)

     

    *Laisser déposer un jour avant de filtrer: de rouge sombre opaque, l'huile devient orangé translucide.

    Madame manjistha, la garance indienne

    Dans ce macérat, j'ai associé à la garance indienne des ingrédients anti-inflammatoires, réparateurs et parfumés

     

    *La manjistha appartient au vaste répertoire des plantes ayurvediques. Pour son utilisation médicinale en ayurveda, la médecine traditionnelle indienne, voir ici (en français, simple mais bien fait même s'il s'agit d'un site de vente,).

    *Un excellent résumé scientifique (en anglais) de ses multiples propriétés, (dont anti-oxydantes, anti inflammatoires, hémostatiques, anti radicaux libres) ici. Les préparations se font, selon les applications, en phase aqueuse, en phase huileuse (avec du ghee, beurre clarifié notamment). Ce sont surtout les racines qui sont employées, mais les feuilles servent aussi.

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Rédigé par venezia

Publié dans #botanique

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Publié le 6 Décembre 2015

 
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    Recette délicieuse servie avec une salade de mangue fraiche 

     

    Je la donne car j'ai eu des surprises avec ce riz gluant qu'il a fallu mater!

    En effet, sur le web - en version française- , on conseille presque partout de cuire ce riz -après trempage- à la vapeur. Pour le riz thai que j'ai acheté, cela fut impossible! Après plus d'une heure, il était toujours aussi croquant.  Je me suis donc résolue à le préparer comme mes riz au lait habituels. Voir ici

     

    Riz gluant violet au coco, au pandanus et à la cardamone

     

    J'ai d'ailleurs découvert après coup- et en anglais cette fois- qu'il s'agissait de riz complet, ce qui explique sa fermeté. Les recettes (en anglais) se font d'ailleurs à l'eau et non à la vapeur. Elles indiquent un temps de cuisson plus important ( 40mn environ après trempage d'une nuit) que le mien. Je testerai, mais j'ai beaucoup apprécié (mes invités aussi)  le résultat obtenu qui reste un soupçon ferme. 

     Pour 4 personnes très affamées

    -200g de riz gluant violet thai (sur l'étiquette: c'est indiqué riz noir, mais l'eau de trempage est très violette!) 

    -1  brique de 200ml de lait de coco (repérer  le % de coco sur l'étiquette- à choisir le plus élevé possible. Ils sont très variables)

    -5 gousses de cardamome vertes

    -quelque feuilles fraiches de pandanus

    -une demi-cuillère à café de sel

    -2 à 3 cuillères à soupe de sirop de kitul, dont l'indice glycémique n'est pas trop élevé.  (ou à défaut, du sucre roux)

    Comment faire? 

     *Faire tremper le riz une nuit entière dans de l'eau fraiche, le lendemain, le rincer abondamment

    *Faire bouillir de l'eau avec une feuille de pandanus (assez d'eau pour que le riz soit bien immergé) 

    *Ajouter le riz à ébullition, remuer, et laisser bouilloter 15 mn

    *Egoutter le riz

    *Faire bouillir  le lait de coco coupé avec autant d'eau pour plus de légèreté, 

    *Ajouter les gousses de cardamome ouvertes

    * Ajouter le sel et remuer 

    *A ébullition, verser le riz gluant pré-cuit et touiller très régulièrement pendant 12 mn. 

    * Ajouter le sirop de kitul, remuer et laisser cuire 3mn de plus environ

    *Dans un saladier, disposer en étoile les feuilles de pandanus lavées et essuyées   (je les fixe au milieu avec un bout de brochette en bois) 

    *Répartir le riz dessus  

    *Couper les bouts de feuilles qui dépassent du saladier. La présentation, très facile à faire, donne sans efforts un résultat très esthétique

    *Laisser bien refroidir. L'idéal est de préparer ce dessert plusieurs heures avant de déguster. 

     

    Riz gluant violet au coco, au pandanus et à la cardamone

    Photo prise juste après avoir versé le riz. Au fil des heures, la crème s'épaissit. 

    Servir avec une salade de mangue fraiche. Et régalez-vous. 

    L'intérêt de ce riz gluant violet est qu'il reste un peu ferme, en raison de sa richesse en fibres. Son indice glycémique (IG) reste donc très raisonnable. A contrario, plus les riz sont mous, plus leur IG est élevé. 

     

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Rédigé par venezia

Publié dans #notes sucrées

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Publié le 17 Novembre 2015

 
  • En ces temps plus que moroses, voici une recette réalisée à plusieurs reprises cet été et dont la couleur comme le goût ont le don de remonter… au moins un peu… le moral. 

    En allant chez une copine cet été, je l'ai vue préparer une boisson au gingembre si tonique que de retour à Paris, j'ai cherché à m'en inspirer. En effet, elle a utilisé une râpe japonaise* qui permet d'obtenir rapidement une purée de gingembre à presser entre ses doigts pour en extraire un jus concentré. Peu suffit, il suffit ensuite de délayer ce liquide très corsé  selon son goût. Ma copine ajoutait aussi du jus de citron et de la menthe fraiche et le résultat était à la fois tonique et rafraichissant.  

    J'ai fait plus minimaliste. 

     

    Une boisson au gingembre bonne pour le moral

     

    J'ai donc râpé du gingembre frais. Choisir un rhizome bien ferme, à la peau fine légèrement beige nacrée. En boutique bio, je trouve que les meilleurs viennent du Pérou. Pour donner une couleur plus pimpante au jus, j'ai également râpé un peu de betterave crue et coupé avec de l'eau. Mieux vaut garder la main légère pour que le gingembre domine. Je buvais  ce cocktail gingembre-betterave bien frais et dans un joli verre. 

     

    Une boisson au gingembre bonne pour le moral

     

    * J'ai testé avec plusieurs types de râpes jusqu'à ce que je retrouve chez Kyoko à Paris plus ou moins la même que ma copine. Le secret de son efficacité: les trous   sont armés de minuscules petites dents, ce qui permet d'obtenir une purée et non des filaments (style carotte râpée).

     

    Une boisson au gingembre bonne pour le moral

    Bouteille d'eau très chic dénichée un jour à la Grande épicerie du Bon Marché

     

    Comme râper cochonne un peu le plan de travail, autant préparer un litre à garder au frigo et à boire dans la journée. 

    Si le gingembre possède notamment des propriétés digestives et anti-inflammatoires,  tout dépend néanmoins des quantités qu'on ingère… 

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Rédigé par venezia

Publié dans #boissons

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Publié le 21 Octobre 2015

 

 

J'en  fabrique depuis des années, la formule est déjà sur le blog ici, -ça remonte à loin -. Je la redonne avec quelques précisions

 

 Tous les ans au mois d'août, je prépare un litre que je laisse macérer au minimum trois semaines, et j'en offre à la rentrée et pour Noël. 

Je varie les proportions selon ce que j'ai en vodka et hydrolat de rose. 

*300 à 400g de vodka à 50° (si possible, sinon, à 40°) j'en achète en duty free (Smirnoff étiquette bleue). L'alcool de fruits à 40° convient également, mais la distillation de la vodka est plus fine.  

*300g à 400g d'hydrolat de rose. On peut se contenter de 250g d'hydrolat  (la taille des flacons que l'on trouve en général) -mais il faut au minimum cette quantité- et ajouter (ou non) de la teinture de rose**. 

*Compléter pour obtenir un litre avec de l'eau déminéralisée.

 

Brume de maison roses épicées

 

Les fameux pétales de rose rouge, merveilleux aussi en infusion pour les yeux irrités. J'en ai toujours en stock (j'en emporte même un soupçon en voyage) 

Ajouter:  

*Une petite poignée de pétales de roses rouges (rosa centifolia) du Pakistan ou d'Iran. Ormenis en propose, tout comme l'herboristerie Bardou et celle du Palais Royal.  J'en ai acheté pendant des années chez Baldwins qui ne semble plus en avoir et propose des roses de Provins à la place (rosa gallica) J'ai essayé avec d'autres variétés, y compris des roses de jardin non traitées, je n'obtiens pas le même résultat. 

*Un morceau (de la taille d'un pouce) de gingembre frais coupé en grosses rondelles et pelé

*4 batons de vanille fendus sur la longueur (même s'ils sont un peu secs, ça marche).

*20 grains de poivre noir.

Tout placer dans un flacon en verre à large goulot.

Ranger le flacon dans un placard et retourner régulièrement la bouteille.

 

Brume de maison roses épicées

La macération de cette année

Filtrer au bout de trois semaines, ou plus (sentir le contenu du flacon avant de filtrer). On peut aussi garder les épices dans le bocal et filtrer au fur et à mesure des besoins.

 

Brume de maison roses épicées

 Mon flacon perso à l'étiquette déglingue (je le remplis régulièrement depuis un certain temps!)

Ce mélange sent délicieusement bon, même sans contenir d'HE. On peut donc vaporiser en présence de chats, de femmes enceintes ou de personnes allergiques. Le parfum est curieusement plus fruité qu'épicé, et très doux.

* * Teinture de roses

Mettre à macérer le maximum de pétales de roses odorantes et fraiches dans de l'alcool à 50° voire 60°. Pour un demi-litre, ajouter 1 seule goutte d'HE de rose après avoir filtré. On filtre quand les pétales ont perdu leur couleur. 

 

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Rédigé par venezia

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Publié le 16 Octobre 2015

 

Par curiosité, je suis en train de tester les recettes, en général très réussies,  du livre : "simple comme paléo" de Sylvie Eberena  (ed.  Thierry Souccar).

 

Le principe d'un régime paléo (pour paléolithique) est d'essayer de se nourrir comme nos plus anciens ancêtres, avec l'hypothèse que finalement le fonctionnement de nos organismes  n'a pas beaucoup changé au fil des millénaires (le génome humain n'aurait évolué que de 0,02% au cours des 40 000 dernière années)  et qu'une alimentation proche de ce qu'ils avalaient nous conviendrait mieux que ce que nous avons dans nos assiettes aujourd'hui. 

Très rapidement dit, dans cette époque lointaine, où on ne plantait pas encore des céréales pour se nourrir, on courait après le bison ou le lièvre, et on se contentait de grappiller des fruits maigrichons aux buissons. Traduire: il n'y avait pas beaucoup de produits très sucrés à se mettre sous la canine, et l'énergie pour bouger venait plus du gras ou des protéines que du sucre. 

Je n'adhère pas totalement à cette théorie, car il me semble que bien d'autres éléments entraient aussi en ligne de compte dans le style de vie paléo.

-par exemple une très grande diversité dans l'alimentation: on devait probablement  tester tout ce qui pouvait être comestible: racines, baies, petits animaux, etc. ce qui apportait sans doute de multiples nutriments précieux . Par ailleurs, les premiers hommes qui n'habitaient pas tous dans les mêmes régions devaient se débrouiller avec ce qu'ils trouvaient en haute montagne, au bord de la mer, en plaine, etc et leurs régimes devaient varier selon les lieux.

- une activité physique intense: il fallait mouiller sa chemise -ou plutôt sa peau de bête- donc se dépenser beaucoup pour parvenir à se nourrir. 

-un air et un paysages peu pollués.

Mais je trouve l'hypothèse intéressante, et ma curiosité naturelle m'a poussée à tester des recettes. 

Pour les adeptes, aujourd'hui se nourrir paléo c'est: 

-pas de céréales  

-pas de légumineuses ni de graines germées, ce qui m'étonne un peu car je vois bien Monsieur Paléo grignoter des petites pousses bien vertes pour alléger son rôti de bison carbonisé

-pas de sucres (sauf le chocolat noir à plus de 75%, hum, je vois mal nos ancêtres s'en préparer! )

-pas de produits laitiers, au moins pas trop transformés. Pourtant le lait de chamelle ou de bufflonne a dû en contenter plus d'un…  

- pas de pommes de terre (présente pourtant sur l'Altiplano péruvien depuis des millénaires) 

-pas de graisses hydrogénées ou de produits industriels. 

Programme que je ne suis pas, même si je consomme peu de sucres, de féculents ou de produits industriels, par goût. 

Le régime paléo serait intéressant pour apaiser l'état d'inflammation chronique associé aux maladies auto-immunes. 

Je mets en lien l'article très bien fait du site Passeport Santé ici

Pour tout avouer, mon but gourmand premier a été de tester des recettes que je trouvais insolites! (mais aussi suggérer ces recettes, dûment testées, à des proches).  

Donc premier essai, réussi: le banana bread

J'ai adapté la recette du livre que je trouvais bien trop riche (2 tasses et demi d'amandes en poudre, soit plus de 300g  pour 4 bananes!!).

Ma formule pour avoir un pain très moelleux:

-3 bananes mûres, coupées en rondelles et bien écrasées à la fourchette dans un saladier

-3 œufs incorporés un à un en fouettant à la fourchette

- 80g d'amandes bio entières avec la peau, mixées finement. Ajouter en touillant bien. Il va rester des morceaux pas moulus, c'est très bien, ça évitera une texture trop lisse au final

Je pense qu'on peut monter jusqu'à 100g d'amandes si on préfère une texture plus ferme. 

-1 petite cuillère à café de bicarbonate de soude

-une à deux cuillères à soupe de cannelle ou d'un mélange d'épices pour le tchai, même si je trouve qu'au final, le parfum des épices est peu présent après cuisson.

-une cuillerée à soupe d'huile de coco vierge. 

Verser le mélange dans un moule à cake (j'utilise les bons vieux moules en fer blanc que je chemise sommairement avec du papier sulfurisé).

Enfourner à 180° (chaleur tournante, c'est mieux), et laisser au moins 35mn. Eteindre, laisser 5mn de plus dans le four. La lame d'un couteau plantée en plein cœur doit ressortir à peu près sèche. 

-Prendre délicatement le papier sulfurisé contenant le cake et le poser sur une volette (grille). 

-Attendre un peu le refroidissement avant d'ôter le papier. 

 

Banana bread

Le dessus, aussi, est appétissant… 

C'est tout, c'est prêt… et c'est addictif. 

Je le sers pour accompagner une salade de mangues par exemple, mais au petit déjeuner, c'est délicieux et pas trop sucré. 

 

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Rédigé par venezia

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Publié le 15 Octobre 2015

Pour accompagner le savon "sapin neigeux chocolat noir", réalisé pour un défi lancé par Sabrina (cliquer sur son nom pour découvrir son blog) sur Potions et Chaudron. 

 

Voir sur le blog collectif Potions et Chaudron pour ma participation: ici 

Fascinée par le beau marron obtenu lors du défi, j'ai incorporé pas mal de chocolat noir dans un baume dopant au café, refait à plusieurs reprises et dont j'ai un peu modifié la formule pour le rendre plus parfumé. Car je voulais introduire dans sa composition les huiles essentielles utilisées dans ma première série du savon du défi, peu présentes au nez malgré les 3% intégrés dans la pâte. 

Baume dopant choco-café en % (et sur 100g) 

4g chocolat noir à pâtisser à 70% cacao (Lindt)

2g cire florale de rose

26,5g macérât de vanille dans coco fractionnée (brillante création d'Irène)

32,5g macérat de rooïbos, écorces d'oranges, argousier dans son de riz (création également brillante de Mlk, parfum très orangé)

1g glycéryl stéarate

2g cetyl palmitate

7g beurre de chanvre maison

8g cire d'abeille bio en feuilles

10g teintures: mélange de teintures de cédrat, de poivre, de baies roses et de résines (je n'ai pas compté chacune)

0,5g elixir double expresso

0,5 vitamine E+ qqs gouttes d'EPP (etrait pépins de pamplemousse)

6% HE soit environ 180 gouttes

-pruche 2% (60gtes)

+sapin baumier 1% (30gtes) un cadeau délicieusement canadien de Sabrina

orange douce (plutôt que 5 fold,  trop monolithique pour un baume) 0,5%

cannelle (3 gtes)

girofle (3 gtes)

muscade (6 gtes) 

extrait C02 café 1%

extrait CO2 cacao 1%

 

Procédé 

 *Désinfecter tous les ustensiles, le plan de travail et les récipients. Pour les baumes avec phase huileuse ultra-majoritaire, j'avoue ne pas tout stériliser, je nettoie soigneusement à l'alcool et laisse sécher.  

*Préparer dans un mini bol les teintures + l'élixir floral. 

*Dans un petit saladier, placer tous les autres ingrédients sauf les HE , faire fondre au bain marie en touillant régulièrement. 

*Quand tout est fondu, verser les teintures et l'élixir en fouettant au fouet à capuccino. Puis bien remuer avec une spatule souple en silicone, car le mélange mousse souvent un peu. 

*Laisser tiédir puis incorporer les HE. Je le fais à main levée quand les flacons ont un compte-goutte et j'utilise une pipette pour prélever quand les flacons n'en n'ont pas. Si on n'est pas sûr de sa main, préparer le mélange  à part dans un autre récipient, mais je trouve qu'on en perd toujours un peu en versant le mélange sur les huiles. Bien remuer. 

*Verser dans des petits pots et bien laisser refroidir avant de refermer pour éviter la condensation. 

Baume dopant choco-café

Le mixage a été très soigneux mais il reste de minuscules particules de chocolat.

 

Malgré la couleur sombre, ce baume ne tache pas. Je trouve l'élixir double expressoefficace pour booster l'énergie, comme les HE de résineux, par ailleurs utiles à l'orée de l'hiver ainsi que les HE d'épices. Je ne souhaitais pas que l'HE d'orange domine, j'ai donc mis peu d'HE et modelé la note agrumes avec la teinture de cédrat et le macérât d'écorces d'orange. 

 

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Rédigé par venezia

Publié dans #Tout baume

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Publié le 24 Août 2015

 

  • Quatre presque baumes avec une phase aqueuse de 25% 

     

    Mlk et Michèle ont posté sur Potions des formules avec du veg'line qui m'ont titillé la cervelle jusqu'à ce que je m'y colle moi aussi.

    ici  et ici : deux formules de Michèle avec peu de veg'line 

    ici : toujours de Michèle une formule avec 12,5% de veg'line, % que j'ai retenu

    et ici celle de Mlk qui a fait tilt, car elle y incorpore 25% de teinture-mère, ce qui m'arrange bien pour des baumes à visée thérapeutique.

    Je prépare  beaucoup de teintures alcooliques car l'alcool est un support très efficace pour extraire des principes actifs même si sa présence peut en déranger certains. En général, j'incorpore 10% de teintures  dans des baumes en combinant des co-émulsifiants en petites quantités (1% de VE ou de glycéryl stéarate+1% de cetyl esters suffisent). Avoir l'opportunité d'augmenter la quantité de teintures alcooliques (je n'aime pas trop les réduire, je dois l'avouer… ) m'est tout de suite apparu comme un plus surtout quand on cherche justement à valoriser l'efficacité de certaines teintures.

    Christophe Bernard du site et du blog Altheaprovence si intéressant vient de publier Vins médicinaux et élixirs  (ed. La source vive, j'ai dû le commander par internet, je n'arrivais pas à le trouver! ). C'est un petit livre de recettes sur vin (18, il y a une recette à l'angélique qui me tente bien) ou alcool (19 dont l'élixir des garrigues qui me fait de l'œil) + 4 recettes  anciennes, à utilisation en interne. J'apprécie beaucoup la précision de ses explications. 

    *Veg'line

    Mes copines ont déjà souligné l'intérêt du veg'line, un substitut sophistiqué et végétal de la vaseline (INCI: castor oil, hydrogenated castor oil, copernicia cerifera wax, soit: huile de ricin, huile de ricin hydrogéné, cire de carnauba).  Il donne une texture émolliente, souple, facile à masser et dont le gras se résorbe vite.

    Les quatre-presque baumes.

    *J'ai d'abord testé sur une petite quantité en me préparant un baume de voyage pour l'avion, à la fois doudou et un peu thérapeutique.

    Baumes soignants au veg'line 

    le ton vert vient du tamanu

    Baume de voyage (sur 50g, multiplier par 2 pour obtenir les %)

     25g huile de tamanu

    6g cire d’abeille bio en feuilles

    6g veg'line

    10g teinture de rose

    2g teinture fleurs de pêcher (anti allergique)

    3 gtes elixir rescue

    0,5 vit E 

    10gtes HE de lavande, 5 gtes HE de rose bulgare, 5 HE gouttes HE encens, 5gtes HE khus (vétiver indien)

    Je l'utilise en petites quantités sur les poignets pour l'effet psycho-apaisant, et malgré le dosage conséquent en HE, à l'entrée du nez (mais à l'extérieur) en prévention de narines qui sèchent, d'où le choix de l'huile de tamanu, anti- inflammatoire et cicatrisante. 

    Pour ce baume et les suivants, j'ai utilisé le même procédé:

    *J'ai fait fondre au bain-marie veg'line, huile, et vitamine E dans un saladier en inox désinfecté.

    *J'ai préparé à part les teintures avec l'élixir dans un petit récipient  en inox désinfecté.

    *J'ai incorporé les teintures peu à peu quand les huiles étaient liquéfiés en fouettant au fouet à cappucino, puis au refroidissement, j'ai ajouté les HE avant de mettre en pot. C'est tout.

    Sur ce principe, j'ai préparé un baume pour un ami en radiothérapie. Sa femme désire lui masser les pieds régulièrement pour le soutenir, j'ai imaginé une formule sans HE pour ne pas trop booster l'organisme, mais plutôt lui apporter un apaisement.

    Baume apaisant pour massage des pieds sans HE

    (pas de photo, le baume est déjà parti en voyage)

    Macérats huileux dans olive: 30g àl' achillée, 15g à la lavande, 5g au patchouli

    12,5 cire abeille

    12,5 veg'line

    1gte CO2 romarin+ 5 gtes EPP

    25 HG et teintures: 10 HG lavande, 8 teinture achillée, 7 AG jasmin

    élixirs: 5 gtes élixir environmental yarrow+ 5 gtes elixir ailes d’abeille

     Les choix:

    *l'achillée (présente dans le macérat huileux, en teinture et dans l'élixir environmental yarrow) : cicatrisante, équilibrante, et je dirais  "protectrice" tant au plan physique que psychique.

    *la lavande (en macérat huileux et en teinture): apaisante, très équilibrante

    le patchouli (en macérat huileux): tonique, et pour avoir une note plus "terrienne".

    * le jasmin (en AG, alcoolo-glycériné), pour l'effet anxiolytique… et le parfum

    *les élixirs:

    -environmental yarrow (contre l'effet des radiations, action au niveau énergétique)

    -ailes d'abeille: pour contribuer à la  transformation intérieure

     

    *Toujours dans une lignée thérapeutique, j'ai concocté un baume  anti inflammatoire (douleurs d'arthrose) pour un proche sous anticoagulants. Pour ne pas interférer avec le traitement déjà difficile à équilibrer, j'ai donc tenté d'éviter les HE, les huiles végétales et les plantes qui seraient soit anticoagulantes, soit hémostatiques, ce qui en fait disparaitre pas mal du paysage.

    Ainsi, pour les huiles végétales,  éviter celles riches en oméga 3, qui fluidifient le sang, ainsi que le tamanu.

    Les plantes déconseillées: le ciste (très hémostatique), l'hélichryse italienne (anti -hématomes), les plantes riches en coumarines (angélique par ex. ou agrumes très dosés), mais aussi le mélilot, la gaulthérie (riche en salicylate de méthyle, un proche de l'aspirine grand fluidifiant sanguin), le millepertuis, le géranium, la lavande, etc.

    Toujours bien vérifier les interactions des plantes avec les médicaments pour éviter une potentialisation comme un affaiblissement possible en cas de traitement sérieux.

    Pour ce baume, j'ai joué la carte énergétique autant que physique.

    Baumes soignants au veg'line

    A vec l'argile rouge, le baume est rosé en réalité.

    Baume anti inflammatoire à l'encens et au palo santo (sur 100g ou en %)

    44g huile de jojoba bio

    3g monoi

    12,5 veg'line

    12,5g cire d'abeille bio en feuilles

    12,5g teinture d'encens d'Oman

    12,5g teinture de bois de palo santo

    0,5g vitamine E

    HE: 2,5%

    30 gtes HE katrafay, 15 gtes HE encens (boswellia carterii, le serrata est mieux mais impossible de retrouver le flacon!) 15gtes HE eucalyptus citronné, 15 gtes HE palo santo (merci Irène ma pourvoyeuse)

    élixirs: 5 gtes Rescue, 5 gtes Delph

    0,5g d'argile rouge dispersée à la fin (j'ai donc dépassé les 100%) pour la couleur.

    Encens et palo santo sont très harmonisants… et anti inflammatoires. 

    Le katrafay est souvent suggéré en substitut de la gaulthérie pour les personnes sous anticoagulants. Pour l'eucalyptus citronné, je le trouve également très anti inflammatoire, et je n'ai pas relevé de contre-indication majeure. 

    De toutes façons, je suis restée prudente avec les dosages. HE d'encens, de palo santo et d'eucalyptus citronné figurant chacune à hauteur de 0,5% dans la formule.

    *Enfin, je me suis préparée un baume bien dosé en encens, pour stopper des crises d'asthme déclenchées par étourderie. J'ai en effet découvert dans un tiroir un bout de tissu sud-américain réduit en poudre (par des bestioles?), ce qui me faisait éternuer chaque fois que j'ouvrais ce tiroir. Mais au lieu d'ôter la poussière avec un aspirateur, j'ai eu la mauvaise idée de secouer le tiroir au dessus de la poubelle en nettoyant avec un chiffon humidifié, ce qui a déclenché de l'asthme. Je me suis tartinée d'HE d'encens qui, chez moi, a la vertu d'enrayer net une crise, mais… emportée par mon élan, j'ai eu la main trop lourde et ma peau a vraiment chauffé. J'ai donc concocté prudemment un baume très apaisant.

    Baume à l'encens anti allergies respiratoires

     

    Baumes soignants au veg'line

    Pour une fois, la couleur est fidèle…

    45g macérats huileux sur olive: 2g paquerette, 18g lavande, 25g matricaire

    12,5 cire abeille

    12,5 veg'line

    25% HG et T: 15g teinture d'encens 5g teinture aux resines, 5 HG mélisse

    5 gtes EPP, 1 gte CO2 de romarin.

    5% HE: 30 gtes palo santo, 120 gtes boswellia carterii

    10 gtes elixir environmental yarrow

    *La teinture aux résines sent très bon, je m'en sers souvent comme fixatif, là, je l'ai retenue pour le cocktail de résines (benjoin, encens, opoponax , etc)  anti spasmodiques et traditionnellement considérées comme apaisantes en cas d'asthme.

    *la mélisse (ici en HG) est aussi un bon anti spasmodique.

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Rédigé par venezia

Publié dans #Tout baume

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Publié le 15 Août 2015

Avant de partir en vacances, Mlk m'a prêté un merveilleux moule en silicone que j'ai bien utilisé… 

Mlk m'avait offert ce magnifique savon, rejeton d'une série réalisée dans un grand moule épais en silicone dont le fond est constitué d'un motif parterre de roses bien marqué.

 

Savons parterre de roses: trois déclinaisons

Le très beau savon marbré de Mlk

 

Je me suis donc lancée, et à trois reprises, pour tester des variations, autant sur les couleurs que sur les parfums Je les présente par ordre de production.

 

Savons parterre de roses: trois déclinaisons

La série au complet, au premier plan à gauche, le dernier, puis le deuxième,  au fond le premier. 

 

Pour la première série, j'ai  surtout travaillé le parfum et les plantes. J'ai utilisé une infusion de mélisse pour dissoudre la soude et fait macérer également de la mélisse dans de l'huile d'arachide raffinée, stable à la chauffe.

J'ai repris la formule du savon bleu et or (ici) qui donne des savons très agréables. Comme j'avais obtenu un joli bleu pâle avec de la poudre de pastel, j'ai récidivé. Mais avec la mélisse, j'ai obtenu un gris vert chic…  pas bleu du tout!

 

Savons parterre de roses: trois déclinaisons

le savon est un peu plus vert en réalité.

 

Savons à l’infusion de mélisse

600g d'huiles

150 g coco

120g palme bio

120 arachide raffinée macérée avec mélisse

90 cacao

120 sésame bio

vit E+ CO2 romarin

crème fraiche fleurette bio dans les huiles

Pastel et mica bleu

225 infusion de sommités fleuries de mélisse

 soude pour un surgraissage à 8-9

HE fonds dilués de patchouli et de marjolaine à coquille dans olive+ 10ml mélange HE Ma nuit câline (Néroliane, à base d'orange, de cyprès,  de géranium, d'ylang-Ylang, de magnolia, de cèdre et de clous de girofle)+5g lavandin

Savons parterre de roses: trois déclinaisons

Sur la tranche du savon au fond, on aperçoit les différences de tons entre intérieur et extérieur. C'est le savon qui a attendu le plus avant d'être découpé. 

 

J'ai également voulu tester la façon dont le grand moule jouait avec les couleurs. J'ai réservé un peu de pâte que j'ai coulée dans des petits moules rectangulaires en silicone: la différence de tons est ténue.

Savons parterre de roses: trois déclinaisons

Ne pas se fier à la taille du savon sur la photo, il est petit. En revanche, la couleur est vraiment proche de la réalité. 

 Pour les trois séries réalisées avec ce moule, il y a eu une belle phase de gel sans couvrir. J'ai démoulé au bout de 24 heures environ après un passage au froid de 3/4 d'heure. et j'ai attendu 24 heures de plus pour couper en morceaux. j'aurais même pu attendre plus pour la découpe car le savon est encore frais et colle à la spatule. Le hic, en attendant plus, c'est que la différence des tons intérieur/extérieur semble s'accentuer.

 

 Pour la deuxième série,  j'ai découvert chez Soap Queen ces jolis savons dégradés sur un même ton et avec une ligne réalisée en mica, ce que je n'avais encore jamais expérimenté en démarcation.

 

Savons parterre de roses: trois déclinaisons

un ton rose pâle que j'aime beaucoup

 

Savons  deux tons de rose parfum d'agrumes

 600g huiles

Ricin bio 30

Cacao 60

Coco 150

Son de riz  pression à froid 120

Arachide raffinée 150

Palme bio 90

Lessive de soude pour un surgraissage à 8-9

Crème fraiche fleurette bio dans les huiles

HE 1,3 g girofle , 6g mélange d'HE pain d’épices (Martinetti: girofle, cannelle, petit grain, orange, myrte commun) 6,5g  orange 5 folds.

Savons parterre de roses: trois déclinaisons

on distingue la ligne qui se fond dans la deuxième couche d'un ton plus soutenu sur la tranche du savon au premier plan à gauche.

ligne réalisée avec le mica  glitter sienna (TKB) saupoudré finement. Le résultat est très délicat.

Pour la couleur:  *ocre rose d'Italie d'AZ, à dose mini  pour la première dilution, un peu plus corsée pour la deuxième partir, en rajoutant un peu d'ocre, toujours dans le même bécher.

 *Je range mes colorants dans des boites en regroupant par couleurs. J'avais égaré depuis des mois un vieux sachet d'ocre rose d'Italie que je viens juste de retrouver. Je sais qu'Emadra a testé une nouvelle version de cet ocre que j'affectionne car il donne des tons délicats mais apparemment elle n'obtient pas le même résultat avec la nouvelle mouture d'ocre. Donc à voir!

 

Pour la troisième série, j'ai expérimenté la formule de Mlk sans palme ici (testée également par Michèle ici) J'ai eu un peu de mal à dénicher de l'huile de soja. Pour la raffinée, j'en ai trouvé de la marque Maurel, très présente dans les épiceries asiatiques. Pour le soja bio, rien trouvé en boutique bio!

J'avais vu  ce très joli savon qui m'a inspiré pour cette série.

 

Savons parterre de roses: trois déclinaisons

Le savon n'est pas tout à fait droit car j'ai savonné par grosse chaleur et avec le baume la pâte a vite pris et même en tapotant le moule, la surface ne s'est pas parfaitement aplanie

 

Savons rose avec fond texturé et baume au rhéopearl

 600g huiles

30% huile d’olive 180

30% coco 180

12% karité 72

8% cacao 48

5% ricin 30

5% soja 30

10% son de riz 60

 lessive de soude  pour un surgraissage à 6-7

3 vit E + co2 romarin

 

Savons parterre de roses: trois déclinaisons

Le ton obtenu pour les roses est très mat et la ligne de poudre de nard, inexistante… 

Couleur:

pour le fond 1 cuil à café d'ocre rose d’Italie+ glitter sienna.

J'ai tenté une ligne de démarcation avec de la poudre de nard pour essayer de fixer les parfums, mais j'ai utilisé une passoire si fine (je n'aime pas trop les savons exfoliants) que le résultat a été impalpable… donc invisible.

J'ai laissé le reste de pâte au naturel, et texturé le dessus du moule avec le fond de pâte teintée à l'ocre rose.  
 

Savons parterre de roses: trois déclinaisons

Le fond texturé à l'aide d'une baguette en acier coréenne, la pâte était très épaisse. 

Le "baume au rhéopearl" a une histoire;

J'ai fabriqué une série de baumes bonne humeur  qui n'a jamais pris! Je m'interrogeais. J'ai alors découvert que j'avais utilisé (et pas en majorité pourtant)  une huile au rhéopearl au parfum délicieux fabriquée et offerte par Mlk. Avis: le rhéopearl  empêche vraiment la solidification d'une huile! J'ai donc décidé de recycler ce baume et j'en ai ajouté 4% à la trace, choisissant pour la pâte  un surgraissage à 6-7. Il ne reste rien pour l'instant du parfum pourtant très odorant du baume.  Patientons, mais je garde peu d'illusions!

 

 

 


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Rédigé par venezia

Publié dans #savons

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Publié le 15 Juin 2015

  • Le savon a été offert, je peux le publier!

    Très régulièrement, et depuis longtemps, c'est Bloody Mary pour mon amie M.R. et caïpirinha pour moi quand nous nous retrouvons pour nous raconter la vie qui va en sirotant un cocktail. Un petit plaisir qui m'est cher.

    Pour l'anniversaire de M.R., j'ai donc décidé de lui préparer un savon Bloody Mary. Une bonne recette de Bloody Mary est répertoriée sur le site de 1001 cocktails, très bien fait (ici). Elle comporte de la vodka, du jus de tomate, du jus de citron, de la sauce Worcestershire -sucrée-épicée-vinaigrée-, du Tabasco -pimenté-vinaigré - , du sel de céleri, sel, poivre.

     

    Savon Bloody Mary Macération dans sésame, tomates séchées bio à la vodka et concentré de tomate bio

    Mes idées:

    *décliner au maximum la tomate. Elle est présente:

     

    Savon Bloody Mary

    Le beau rouge rubis de la macération huileuse

    - dans une macération huileuse sur sésame (avec des tomates séchées bio, associées à du curcuma frais et de l'urucum pour booster la couleur et la puissance anti -oxydante du mélange. J'ajoute souvent un peu de cette macération dan mes fabrications cosméto)

    -avec du concentré de tomate bio ajouté à la trace

    - avec du jus de tomates bio utilisé pour diluer la soude

    * J'ai remplacé le jus de citron, trop acide dans un savon par une décoration: une petite tranche d'agrume en savon, réalisée avec la pâte de de savon à l'ananas coulé dans un moule silicone… en forme de tranchettes d'agrumes.

    *Pour la vodka, j'ai fait macérer des morceaux de tomates bio séchées dans de la vodka, avec un peu d'opopanax pour fixer, comme dans ma recette de savon à l'ananas.

    * Pour la couleur, j'ai obtenu un rouge-orangé, faute d'avoir assez dosé l'oxyde rouge je suppose. J'ai employé de l'huile de palme rouge, plus un mélange de mica rouge rubis, oxyde rouge et de poudre de rhubarbe dilués dans de l'eau déminéralisée.

    * Pour le reste, j'ai essayé de retrouver - symboliquement- le parfum du cocktail, relevé, avec une pointe d'amertume (due à la Worscestershire sauce, que par ailleurs j'ai testé sur des salades, en place de vinaigre, pas mal du tout) par un mélange d'HE: amyris, feuilles de curry et girofle. L'HE de feuilles de curry (dénichée il y a longtemps sur Lotus aromatics) est puissante et poivrée, avec une note verte, celle de l'amyris est plus boisée. Le girofle est là pour la note épicée, j'aurais pu mettre du poivre ou du céleri mais je craignais qu'ils ne soient trop repérables, mon souhait étant de trouver un parfum où les notes se fondent, comme dans un Bloody Mary bien fait.

     

    Savon Bloody Mary

    Le savon Bloody Mary

    Savon Bloody Mary pour M.R.

    500g huiles

    Coco 25% 125

    Palme rouge 20% 100

    Sésame macéré avec urucum, curcuma, tomate séchée 5% 25

    Ricin 5% 25 (j'ai hélàs oublié de l'ajouter, ce qui a fait descendre le surgraissage de 8 à à peine 5, heureusement, j'avais un peu dépassé la quantité d'huile de coco en la versant. Mais je ne me suis rendue compte de cet oubli, effondrée, qu'en rangeant mes flacons)

    Blanc de bœuf 10% 50

    olive 35% 170

    160 jus de tomate, dont la moitié congelé pour diluer la soude

    Soude (avec l'oubli du ricin, surgraissage à 5)

    1 cuil à café concentré de tomates bio dans les huiles

    vodka macérée avec tomates séchées et curcuma + opopanax(1 cuil à café)

    Mica rouge rubis, oxyde rouge et poudre de rhubarbe dans eau déminéralisée

    Parfum: amyris 8,6g, feuilles de curry 3,6g girofle: 3g

    J'ai sagement attendu avant de démouler, puis lustré à la chiffonnette microfibre et collé étoile et tranche d'agrume avec de la cire d'abeille.

     

    Savon Bloody Mary

    a g. savon à la cire de jasmin, à droite, à la cire de rose

    Dans la foulée, j'ai réalisé deux autres savons tomate, avec de l'huile de palme rouge et du concentré de tomates bio, et en y intégrant 4% de cires florales ajoutées à la trace. Comme ils sont faits avec de la lessive de soude, je n'ai pas utilisé de jus de tomate. La couleur est très semblable néanmoins.

     

     

     

     

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Rédigé par venezia

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Publié le 5 Février 2015

Je pratique le tartare d'algues depuis pas mal de temps, si c'est facile à faire, encore faut-il équilibrer les goûts.

 

 

En effet, soit les recettes abondent en citron, cornichons ou capres et le résultat est trop acide, soit elles recommandent de t faire tremper directement dans l'huile, ce qui n'est pas non plus une solution car diffiicle ensuite de faire émerger la note acidulée qui équilibre.

 

C'est Hooly me semble t'il qui m'avait fait découvrir le tartare d'algues il y a dix ans sur son blog pionnier Hoolistique (encore ouvert, heureusement) ici

 

J'ai fait de multiples expériences, la recette qui suit a ma préférence, et celle de mes convives aussi, meme les plus récalcitrants aux nouveautés dites "saines".

 

La recette est simple, l'important réside dans les détails.


Je la donne pour 3 prersonnes car j'en ai refait récement en notant les proportions que je dose d'habitude à la volée.

 

*9 cuil à soupe du mélange d'algues en paillettes (salade du pécheur: noti, dulse, laitue de mer. Je corse en rajoutant parfois un peu plus de nori en paillettes; elles viennent d'ici: algoplus), ce qui fait 3 cuil à soupe/personne.


*Le jus d'un gros citron (ou de deux petits) et à peu près autant d'eau. Il faut mouiller les algues, les imbiber sans en faire un bain de pied.


* 9 amandes  (3 par personne) mises à tremper quelques heures puis blanchies (jetées dans l'eau bouillante) 30 secondes pour pouvoir les peler facilement. Le trempage rend les amandes très  douces et moelleuses.


* Un gros cornichon malossol (à la russe) , bien plus doux que les petits cornichons croquants et acidulés que j'aime bien, mais pas pour cette recette. Ceux de Maille sont délicieux.


* une cuillérée à café de câpres, (si elles sont au sel, bien les dessaler)


* Une échalotte


* l'équivalent d'une phalange  de gingembre frais


* 1 cuil à café d'huile de sésame non toréfié+1 cuil à café d'huile d'olive (on peut remplacer par d'autres huiles. C'est mon mélange préféré, le sésame apporte de la douceur, je prend l'huile de sésame de la Vie Claire, délicieuse)

 

 

Procédé


Placer les algues dans un bol, les mouiller avec l'eau et le citron, ajuster pour que les algues soient bien mouillées.

Raper le gingembre sur les algues.

Couper le cornichon et l'échalote en gros morceaux.

 

Mixer-sans réduire en purée- échalotte, cornichon, câpres et amandes,

 

*Verser le tout sur les algues, bien remuer et réserver au frais quelques heures


* astuce que j'ai lu quelque part (mais où?): égoutter dans une passoire les algues de façon à éliminer le maximum d'eau citronnée (je bois le jus ,ça reveillerait un moribond )


*Ajouter les deux cuillérées à café d'huile qui suffiront car elles ne seront pas détrempées par le jus.


Replacer au froid; Servir bien frais. le mélange se garde quelques jours au frais.

 

je sers ce tartare sur des feuilles d'algues très fines frites  coréennes, à dénicher dans les épiceries exotiques; ces feuilles sont très très fines, ne tartiner qu'au dernier moment car elles ramolissnet très vite;

 

J'utilise aussi de ces feuilles pour  présenter des rillettes de saint jacques que (algoplus), un vrai délice.;

 

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Rédigé par venezia

Publié dans #petits plats

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