Publié le 20 Mars 2016

 

En hommage au Kérala

 

Lors d'un récent voyage dans le sud de l'Inde, j'ai découvert que l'endroit où je me trouvais et où j'avais déjà séjourné l'an dernier (cette année, ce fut un peu plus tard dans l'année) était planté d'une multitude de muscadiers.

Il a fallu que j'observe au bord de la route de grandes bâches couvertes de noix pour que je me pose la question: c'est quoi ?

Muscadier, muscade et … savon à la muscade

muscades

J'ai pensé aux noix d'arec, le bétel mastiqué en coupe- faim ou en stimulant car il renferme des alcaloïdes- activés en présence de chaux que l'on mâche avec-. Ce n'était pas ça.

Muscadier, muscade et … savon à la muscade

Noix d'arec séchant aussi au même moment au bord des routes au Kerala

Ma connaissance du malayalam (la langue du Kérala) étant nulle, j'ai demandé par gestes l'autorisation d'en ouvrir une. J'ai ouvert, j'ai gratté avec mon canif, j'ai senti: muscade! Ensuite, j'ai pensé à secouer la noix, il y avait bien ce bruit de grelot caractéristique d'une noix à l'inérieur d'une autre noix.

 

Muscadier, muscade et … savon à la muscade

Muscades avec leur gaine de macis

Quelques jours plus tard, je n'aurais même pas eu à renifler car sur le bord d'une autre route, j'ai vu de splendides noix encore enrobées de leur macis comme une résille de dentelle rouge. Macis et muscade que j'avais observés il y a déjà bien longtemps aux îles Banda, dans les Moluques, berceau originel de cette épice (c'était avant l'époque du numérique, et je ne sais meme pas si j'ai encore des images de ce voyage).

 

Muscadier, muscade et … savon à la muscade

 

Le muscadier a de belles feuilles vertes bien luisantes (peu odorantes), et ses fruits ressemblent d'abord à des petites pommes.

 

Muscadier, muscade et … savon à la muscade

 

Quand elles se fendent avant maturité, on peut alors, en ouvrant complètement la bogue, découvrir la noix encore verte et la résille de macis en formation.

 

Muscadier, muscade et … savon à la muscade

Muscadier, muscade et … savon à la muscade

Muscadier, muscade et … savon à la muscade

 

Dans le Kerala, je n'ai pas goûté de plat assaisonné de manière spécifique avec cette épice,utilisée en médecine ayurvédique surtout pour ses propriétés digestives. Sur place, j'ai appris que le macis est même parfois grignoté cru (à doses mini bien sûr, son parfum est très puissant avec une note âpre! ) comme soutien à la digestion. Ne pas oublier qu'ingérée à hautes doses, la muscade intoxique sérieusement, peut donner des hallucinations (propriété connue des psychédélistes en herbe dans les années 70) , tape sur le foie, a des effets secondaires détestables et peut être mortelle. (On donne 20g comme dose létale).

En cherchant sur le net, j'ai découvert qu'il y avait une muscade de Malabar (le nom de la côte du Kerala), -myristica malabarica- variété sauvage (et protégée) différente et pas avec le même gout que la vraie muscade (myristica fragrans) . Pourtant, celles que j'ai achetées sur place et au bord de la route ont un parfum… muscade. Mais sans doute s'agissait-il de muscade cultivée?

En son honneur, j'ai décidé de lui dédier un savon à mon retour (dès que j'ai eu un peu de temps).

J'ai donc fait macérer à chaud une bonne quantité de muscade râpée et de macis dans de l'huile d'olive mais j'avais oublié de lire que la muscade supporte mal la chaleur, et l'huile n'a pas senti grand chose!

 

Muscadier, muscade et … savon à la muscade

Eau de cuisson du riz noir gluant

Pour compléter ce savon retour des Indes, j'ai utilisé comme eau de dissolution de la soude de l'eau de cuisson de riz noir, sombre comme la nuit -pour voir ce que cela pouvait donner!- J'ai déjà évoqué ce riz noir ici.

 

Muscadier, muscade et … savon à la muscade

Poudre très fine de santal blanc, en fait rose beige, je pense qu'elle a peut-être contribué à la teinte du savon.

Et j'ai ajouté de la poudre de santal blanc, particulièrement odorante.

Le résultat: un savon d'un joli ton… rose-ambré qui sent davantage la lavande que la muscade, meme si la note est bien présente, heureusement. J'ai en effet trouvé dans un vieille pharmacopée à "esprit de lavande" une association muscade-lavande-santal (avec d'autres ingrédients que j'ai omis) qui m'a inspirée… sans résultat flagrant. (Pharmacopée universelle ou Conspectus des Pharmacopées d'Amsterdam, Anvers de A.J.L Jourdan; 1828 ici )

 

Muscadier, muscade et … savon à la muscade

Savon muscade-lavandin-santal

400g huiles :

100g huile d' olive macérée à la muscade et au macis

20g huile de ricin bio

32g blanc de boeuf

88g huile de coco indienne odorante

80g palme bio

80g arachide raffinée

2 gelules de vit E+ 2 gouttes CO2 romarin

2,7 g de poudre de santal dans les huiles

à la trace: 3,4 g HE muscade et 9g HE lavandin

142 g d'eau de cuisson de riz noir gluant pour dissoudre la soude

soude pour un sugraissage à 8

INS 148

J'ai choisi des moules poisson (et œuf) car nous atteignons Pâques.

J'avais déjà réalisé il y a longtemps un savon carotte-muscade

 

 


 

 

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Rédigé par venezia

Publié dans #savons

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Publié le 20 Mars 2016

De retour de vadrouille, j'ai repris mes tests "paléo", surtout par curiosité. 

 

Au menu: une fois de plus (comme déjà iciici et ici), une adaptation d'une recette du livre Simple comme paléo de Sylvie Eberena (ed. Thierry Souccar),  une véritable mine car tout a été testé, fonctionne et que très souvent, il n'y a pas trop d'ingrédients. Comme à mon goût, les recettes me paraissent riches, je reformule en allégeant.  

La V.O.,  intitulée brownies au myrtilles (mais le résultat- en tout ça cuit dans un moule à cake-  a d'avantage la consistance d'un moelleux) est ainsi composée: 

1 tasse de purée d'amandes non sucrée (220g environ)

100g de chocolat noir à 75% de cacao minimum

1/3 de tasse de sirop d'érable (environ 110  grammes?)

2 œufs

200g de myrtilles congelées

1 cuil à café de bicarbonate de soude. 

cuisson: 20mn à 170°

 

Moelleux chocolat noir-airelles simplissime (sans farine, à la purée de sésame)

Vue du moelleux de dessus

Et voici ma recette perso  (testée déjà à deux reprises) du Moelleux chocolat-airelles

-155g de purée de sésame (moins coûteuse que la purée d'amandes). L'amertume du sésame broyé s'évanouit totalement à la cuisson.

-100g de chocolat noir à 70% (pour éviter trop d'amertume, je ne choisis pas un dosage plus élevé en cacao car j'ai diminué la quantité de sucre dans la recette; par ailleurs, j'emploie de la purée de sésame, moins douce au goût que celle d'amandes)

-75g de mélasse de kittul que j'achète en boutique indienne. Elle vient du Sri Lanka, n'est pas bio, mais je doute que les palmiers dont elle est issue soient traités. C'est mon sucre favori (avec un indice glycémique raisonnable et un léger parfum caramel) depuis des années. Elle est également moins coûteuse en France que le sirop d'érable. Mais tout sirop devrait pouvoir fonctionner. 

-2 œufs

-180g d'airelles sauvages congelées (je n'ai pas trouvé de myrtilles, et l'acidulé de l'airelle me plait bien)

-1 cuil à café de bicarbonate de soude alimentaire

30 à 35 mn à 180° au four à chaleur tournante.

 

Moelleux chocolat noir-airelles simplissime (sans farine, à la purée de sésame)

Le moelleux refroidissant sur la volette. 

-Faire fondre le chocolat dans un bol placé au bain-marie et allumer le four à 180°, si possible à chaleur tournante.  

-Ajouter la purée de sésame dans le bol et touiller pour bien homogénéiser.

-Ajouter le bicarbonate, touiller, puis la mélasse, retouiller, enfin les œufs battus au préalable. Remuer encore.

-La pâte est un peu compacte. La verser dans un moule à cake chemisé de papier cuisson (même si le moule est anti-adhésif) car cela permet de démouler sans effort.

-Ajouter les airelles congelées directement dans le moule en les répartissant sur la longueur et touiller délicatement mais avec application à la spatule pour les incorporer à la pâte. Terminer en aplatissant la surface du moelleux. 

-Glisser le moule dans le four déjà chauffé.

-Planter un couteau dans la pâte en fin de cuisson pour vérifier la consistance, la lame n'en ressort pas entièrement sèche mais pas trop colorée quand même. On peut éventuellement laisser 5mn de plus dans le four éteint.

 

Moelleux chocolat noir-airelles simplissime (sans farine, à la purée de sésame)

En coupe: j'ai coupé à chaud une tranche pour goûter, d'où la présence de "cavernes!

-Sortir du four. Extraire le moelleux du moule, ce qui est très facile  grâce au papier sulfurisé qui dépasse et poser le tout sur une volette. Dès que c'est un peu refroidi, ôter le papier… et patienter pour pouvoir déguster sans se brûler les babines.  

Le blog de Sylvie Eberena est là:  http://paleoh.fr (toutes les recettes de son livre n'y sont pas, mais il y en a plein d'autres!) 

 

 

 

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Rédigé par venezia

Publié dans #notes sucrées

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Publié le 29 Décembre 2015

Nourrissant, il agit aussi sur la circulation lymphatique.

J'ai souvent préparé des baumes ou des gels liftants pour le décolleté,(ici, ici ou ici) mais je réalise que celui qui m'a convenu le mieux, c'est celui que je viens de terminer, jamais posté, à base d'HE de bois de ho, de bois de rose et de pamplemousse, réalisé suite à un article de Loulou sur Potions qui m'avait vraiment inspiré.

J'ai pris l'habitude de me masser le décolleté, les trapèzes et la poitrine avec un baume le matin avant la douche (pour pouvoir ensuite ôter le gras avec le savon).

il y a déjà quelques années, j'avais assisté à une conférence d'une sage-femme, Valérie Supper, chez Weleda qui m'avait beaucoup impressionnée, car elle avait bien expliqué l'importance de ne pas vivre en permanence avec la poitrine serrée dans un carcan, ce qui ralentit la circulation lymphatique et congestionne, entrainant à bas bruit l'inflammation de la zone. Elle avait aussi donné une leçon de massage.

Je mets un lien vers un article de Top Santé qui explique ces techniques destinées à tonifier mais aussi à désengorger.

C'est ici

Je ne fais jamais le cycle entier je l'avoue, mais assez pour soulager, détendre et, je l'espère, tonifier.

Penser aussi à dégrafer son soutien-gorge- dès que c'est possible bien sûr!- pour laisser respirer les tissus. Ce n'est pas forcément une incitation aux galipettes mais d'abord une façon efficace de ne pas bloquer la circulation lymphatique et sanguine, surtout quand on porte en permanence un machin à armatures.

 

Baume du décolleté manjistha-bois de ho-pamplemousse

 

Baume du décolleté manjistha-bois de ho-pamplemousse

Macérât huileux de manjistha-nard-encens sur sésame bio 9,3 (voir l'article précédent)

Huile d'argan non torréfiée 26,6

*Macérât de lys sur carthame bio 9,6 (Catherine Castille, à ma connaissance, la seule à en préparer artisanalement).

Huile de dattier du désert 15,8

11,5 Beurre de cacao

11,5 beurre de mangue

11 cire d’abeille bio en feuilles

2 Cétyl palmitate

1 glyceryl stéarate

vit E

30 gtes HE pomelo distillé (Lueur du sud, sent presque le yuzu!)

15 gtes HE bois de ho

15gtes HE bois de rose

 

5gtes élixir d'hématite

 

Exceptionnellement, le total n'est pas sur 100g mais sur 90g car j'ai conservé ma formule habituelle en ôtant les 10g de teinture alcoolique. On obtient un beurre très moelleux. Si on veut une texture plus ferme, ajouter une poudre: rice NS, Natrasorb, voire une argile blanche ultra ventilée.

 

* Je lance un appel: si quelqu'un sait où se fournir en pétales de lys blanc (lilium candidum) séchés, je suis preneuse; j'avais même laissé un message sur le site des producteurs de Simples, hélas sans réponse. J'en ai acheté pendant des années à l'herboristerie Bardou qui n'en propose plus. Le marché est désormais occupé par le lys asiatique.

Il y a donc le très bon macérât de Catherine Castille, qui en produit très peu, donc je suis toujours un peu en manque si je puis dire. Faute de mieux, j'en prends parfois chez AZ, mais je ne le trouve moyennement efficace. Je me demande quand même où AZ peut trouver ses pétales de lys !

Je renvoie à un de mes articles du blog ou j'en parle déjà… ici

 

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Rédigé par venezia

Publié dans #Tout baume

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Publié le 28 Décembre 2015

  •  
  • Tests en tous genres

    J'ai découvert la garance indienne (rubia cordifolia) en potassant un merveilleux bouquin offert par de non moins merveilleuses copines. Le monde des teintures naturelles de Dominique Cardon (Belin) est un fascinant pavé de près de 800 pages consacré à toutes les substances tinctoriales utilisées au fil du temps.

    J'ai cherché beaucoup dans les rouges, particulièrement difficiles à mater en savonnerie car beaucoup sont sensibles au pH et virent hélàs au marronnasse avec la soude, même s'ils sont au départ du plus bel écarlate.

    Autre obstacle: beaucoup de ces ingrédients naturels, d'abord destinés à teindre des matières textiles nécessitent l'emploi d'un "mordant" (qui va de l'alun à l'urine) pour pouvoir prendre et se fixer. Technique difficile à transposer en savonnerie.

    Au détour d'une page, je me suis arrêtée à la légende d'une photo évoquant l'utilisation de la racine pilée de la garance du Sikkim (une proche cousine de la garance indienne) pour avoir du rouge, sur un fond jaune curcuma qui booste la couleur; sans trop chercher plus loin, je me suis dit pourquoi ne pas tester?

    J'ai alors découvert qu'AZ vendait de la garance indienne sous le nom de manjistha. J'ai préparé une infusion corsée de manjistha et de curcuma pour dissoudre la soude et tester dans un savon, sans résultat probant. J'ai obtenu un joli beige.

    Poursuivant mon enquête, j'ai vu que la manjistha s'utilisait aussi en macérât huileux et surtout qu'il avait toute une gamme d'applications thérapeutiques. En dermato, de nombreux blogs en font l'éloge pour clarifier le teint, l'unifier, atténuer les cicatrices d'acné.

    J'ai donc préparé une macération huileuse pour faire d'autres tests. Mais comme j'ai ajouté des ingrédients précieux, je n'en n'ai pas (encore ) mis dans des savons, mais dans un baume et une crème dont je reparlerai bientôt.

    Le savon à l'infusion de manjistha

    400g d'huiles:

    olive 200g,

    coco 112g

    ricin 28g

    blanc de bœuf 40g

    karité 20g

    1 cuil à café de crême fraiche dans les huiles

    6 gélules de vitamine E

    10ml de fragrance sorbet citron (agréable mais pas convaincant pour la fidélité au nom)

    infusion de garance indienne et de curcuma frais dans de l'eau déminéralisée 131,

    soude (surgraissage 8-9) , filtrer le mélange au dessus des huiles.

    Le rouge brique est obtenu avec… de l'ocre rose d'Italie.

     

    Madame manjistha, la garance indienne

    Les pâtes, à la trace moyenne, ont été coulées l'une après l'autre dans le moule incliné

     

    La macération huileuse de manjistha

    200g d' huile de sésame bio

    15g de poudre de racine de manjistha

    5g de poudre de nard

    10g d'encens d’Oman écrasé au mortier

    3 gelules de vit E+2 gtes d'extrait CO2 de romarin

     

    *Chauffer le mélange au bain-marie (je l'ai fait trois fois par tranches de deux heures)

     

    *Laisser déposer un jour avant de filtrer: de rouge sombre opaque, l'huile devient orangé translucide.

    Madame manjistha, la garance indienne

    Dans ce macérat, j'ai associé à la garance indienne des ingrédients anti-inflammatoires, réparateurs et parfumés

     

    *La manjistha appartient au vaste répertoire des plantes ayurvediques. Pour son utilisation médicinale en ayurveda, la médecine traditionnelle indienne, voir ici (en français, simple mais bien fait même s'il s'agit d'un site de vente,).

    *Un excellent résumé scientifique (en anglais) de ses multiples propriétés, (dont anti-oxydantes, anti inflammatoires, hémostatiques, anti radicaux libres) ici. Les préparations se font, selon les applications, en phase aqueuse, en phase huileuse (avec du ghee, beurre clarifié notamment). Ce sont surtout les racines qui sont employées, mais les feuilles servent aussi.

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Rédigé par venezia

Publié dans #botanique

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Publié le 6 Décembre 2015

 
  •  

    Recette délicieuse servie avec une salade de mangue fraiche 

     

    Je la donne car j'ai eu des surprises avec ce riz gluant qu'il a fallu mater!

    En effet, sur le web - en version française- , on conseille presque partout de cuire ce riz -après trempage- à la vapeur. Pour le riz thai que j'ai acheté, cela fut impossible! Après plus d'une heure, il était toujours aussi croquant.  Je me suis donc résolue à le préparer comme mes riz au lait habituels. Voir ici

     

    Riz gluant violet au coco, au pandanus et à la cardamone

     

    J'ai d'ailleurs découvert après coup- et en anglais cette fois- qu'il s'agissait de riz complet, ce qui explique sa fermeté. Les recettes (en anglais) se font d'ailleurs à l'eau et non à la vapeur. Elles indiquent un temps de cuisson plus important ( 40mn environ après trempage d'une nuit) que le mien. Je testerai, mais j'ai beaucoup apprécié (mes invités aussi)  le résultat obtenu qui reste un soupçon ferme. 

     Pour 4 personnes très affamées

    -200g de riz gluant violet thai (sur l'étiquette: c'est indiqué riz noir, mais l'eau de trempage est très violette!) 

    -1  brique de 200ml de lait de coco (repérer  le % de coco sur l'étiquette- à choisir le plus élevé possible. Ils sont très variables)

    -5 gousses de cardamome vertes

    -quelque feuilles fraiches de pandanus

    -une demi-cuillère à café de sel

    -2 à 3 cuillères à soupe de sirop de kitul, dont l'indice glycémique n'est pas trop élevé.  (ou à défaut, du sucre roux)

    Comment faire? 

     *Faire tremper le riz une nuit entière dans de l'eau fraiche, le lendemain, le rincer abondamment

    *Faire bouillir de l'eau avec une feuille de pandanus (assez d'eau pour que le riz soit bien immergé) 

    *Ajouter le riz à ébullition, remuer, et laisser bouilloter 15 mn

    *Egoutter le riz

    *Faire bouillir  le lait de coco coupé avec autant d'eau pour plus de légèreté, 

    *Ajouter les gousses de cardamome ouvertes

    * Ajouter le sel et remuer 

    *A ébullition, verser le riz gluant pré-cuit et touiller très régulièrement pendant 12 mn. 

    * Ajouter le sirop de kitul, remuer et laisser cuire 3mn de plus environ

    *Dans un saladier, disposer en étoile les feuilles de pandanus lavées et essuyées   (je les fixe au milieu avec un bout de brochette en bois) 

    *Répartir le riz dessus  

    *Couper les bouts de feuilles qui dépassent du saladier. La présentation, très facile à faire, donne sans efforts un résultat très esthétique

    *Laisser bien refroidir. L'idéal est de préparer ce dessert plusieurs heures avant de déguster. 

     

    Riz gluant violet au coco, au pandanus et à la cardamone

    Photo prise juste après avoir versé le riz. Au fil des heures, la crème s'épaissit. 

    Servir avec une salade de mangue fraiche. Et régalez-vous. 

    L'intérêt de ce riz gluant violet est qu'il reste un peu ferme, en raison de sa richesse en fibres. Son indice glycémique (IG) reste donc très raisonnable. A contrario, plus les riz sont mous, plus leur IG est élevé. 

     

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Rédigé par venezia

Publié dans #notes sucrées

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Publié le 17 Novembre 2015

 
  • En ces temps plus que moroses, voici une recette réalisée à plusieurs reprises cet été et dont la couleur comme le goût ont le don de remonter… au moins un peu… le moral. 

    En allant chez une copine cet été, je l'ai vue préparer une boisson au gingembre si tonique que de retour à Paris, j'ai cherché à m'en inspirer. En effet, elle a utilisé une râpe japonaise* qui permet d'obtenir rapidement une purée de gingembre à presser entre ses doigts pour en extraire un jus concentré. Peu suffit, il suffit ensuite de délayer ce liquide très corsé  selon son goût. Ma copine ajoutait aussi du jus de citron et de la menthe fraiche et le résultat était à la fois tonique et rafraichissant.  

    J'ai fait plus minimaliste. 

     

    Une boisson au gingembre bonne pour le moral

     

    J'ai donc râpé du gingembre frais. Choisir un rhizome bien ferme, à la peau fine légèrement beige nacrée. En boutique bio, je trouve que les meilleurs viennent du Pérou. Pour donner une couleur plus pimpante au jus, j'ai également râpé un peu de betterave crue et coupé avec de l'eau. Mieux vaut garder la main légère pour que le gingembre domine. Je buvais  ce cocktail gingembre-betterave bien frais et dans un joli verre. 

     

    Une boisson au gingembre bonne pour le moral

     

    * J'ai testé avec plusieurs types de râpes jusqu'à ce que je retrouve chez Kyoko à Paris plus ou moins la même que ma copine. Le secret de son efficacité: les trous   sont armés de minuscules petites dents, ce qui permet d'obtenir une purée et non des filaments (style carotte râpée).

     

    Une boisson au gingembre bonne pour le moral

    Bouteille d'eau très chic dénichée un jour à la Grande épicerie du Bon Marché

     

    Comme râper cochonne un peu le plan de travail, autant préparer un litre à garder au frigo et à boire dans la journée. 

    Si le gingembre possède notamment des propriétés digestives et anti-inflammatoires,  tout dépend néanmoins des quantités qu'on ingère… 

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Rédigé par venezia

Publié dans #boissons

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Publié le 21 Octobre 2015

 

 

J'en  fabrique depuis des années, la formule est déjà sur le blog ici, -ça remonte à loin -. Je la redonne avec quelques précisions

 

 Tous les ans au mois d'août, je prépare un litre que je laisse macérer au minimum trois semaines, et j'en offre à la rentrée et pour Noël. 

Je varie les proportions selon ce que j'ai en vodka et hydrolat de rose. 

*300 à 400g de vodka à 50° (si possible, sinon, à 40°) j'en achète en duty free (Smirnoff étiquette bleue). L'alcool de fruits à 40° convient également, mais la distillation de la vodka est plus fine.  

*300g à 400g d'hydrolat de rose. On peut se contenter de 250g d'hydrolat  (la taille des flacons que l'on trouve en général) -mais il faut au minimum cette quantité- et ajouter (ou non) de la teinture de rose**. 

*Compléter pour obtenir un litre avec de l'eau déminéralisée.

 

Brume de maison roses épicées

 

Les fameux pétales de rose rouge, merveilleux aussi en infusion pour les yeux irrités. J'en ai toujours en stock (j'en emporte même un soupçon en voyage) 

Ajouter:  

*Une petite poignée de pétales de roses rouges (rosa centifolia) du Pakistan ou d'Iran. Ormenis en propose, tout comme l'herboristerie Bardou et celle du Palais Royal.  J'en ai acheté pendant des années chez Baldwins qui ne semble plus en avoir et propose des roses de Provins à la place (rosa gallica) J'ai essayé avec d'autres variétés, y compris des roses de jardin non traitées, je n'obtiens pas le même résultat. 

*Un morceau (de la taille d'un pouce) de gingembre frais coupé en grosses rondelles et pelé

*4 batons de vanille fendus sur la longueur (même s'ils sont un peu secs, ça marche).

*20 grains de poivre noir.

Tout placer dans un flacon en verre à large goulot.

Ranger le flacon dans un placard et retourner régulièrement la bouteille.

 

Brume de maison roses épicées

La macération de cette année

Filtrer au bout de trois semaines, ou plus (sentir le contenu du flacon avant de filtrer). On peut aussi garder les épices dans le bocal et filtrer au fur et à mesure des besoins.

 

Brume de maison roses épicées

 Mon flacon perso à l'étiquette déglingue (je le remplis régulièrement depuis un certain temps!)

Ce mélange sent délicieusement bon, même sans contenir d'HE. On peut donc vaporiser en présence de chats, de femmes enceintes ou de personnes allergiques. Le parfum est curieusement plus fruité qu'épicé, et très doux.

* * Teinture de roses

Mettre à macérer le maximum de pétales de roses odorantes et fraiches dans de l'alcool à 50° voire 60°. Pour un demi-litre, ajouter 1 seule goutte d'HE de rose après avoir filtré. On filtre quand les pétales ont perdu leur couleur. 

 

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Rédigé par venezia

Publié dans #parfums

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Publié le 16 Octobre 2015

 

Par curiosité, je suis en train de tester les recettes, en général très réussies,  du livre : "simple comme paléo" de Sylvie Eberena  (ed.  Thierry Souccar).

 

Le principe d'un régime paléo (pour paléolithique) est d'essayer de se nourrir comme nos plus anciens ancêtres, avec l'hypothèse que finalement le fonctionnement de nos organismes  n'a pas beaucoup changé au fil des millénaires (le génome humain n'aurait évolué que de 0,02% au cours des 40 000 dernière années)  et qu'une alimentation proche de ce qu'ils avalaient nous conviendrait mieux que ce que nous avons dans nos assiettes aujourd'hui. 

Très rapidement dit, dans cette époque lointaine, où on ne plantait pas encore des céréales pour se nourrir, on courait après le bison ou le lièvre, et on se contentait de grappiller des fruits maigrichons aux buissons. Traduire: il n'y avait pas beaucoup de produits très sucrés à se mettre sous la canine, et l'énergie pour bouger venait plus du gras ou des protéines que du sucre. 

Je n'adhère pas totalement à cette théorie, car il me semble que bien d'autres éléments entraient aussi en ligne de compte dans le style de vie paléo.

-par exemple une très grande diversité dans l'alimentation: on devait probablement  tester tout ce qui pouvait être comestible: racines, baies, petits animaux, etc. ce qui apportait sans doute de multiples nutriments précieux . Par ailleurs, les premiers hommes qui n'habitaient pas tous dans les mêmes régions devaient se débrouiller avec ce qu'ils trouvaient en haute montagne, au bord de la mer, en plaine, etc et leurs régimes devaient varier selon les lieux.

- une activité physique intense: il fallait mouiller sa chemise -ou plutôt sa peau de bête- donc se dépenser beaucoup pour parvenir à se nourrir. 

-un air et un paysages peu pollués.

Mais je trouve l'hypothèse intéressante, et ma curiosité naturelle m'a poussée à tester des recettes. 

Pour les adeptes, aujourd'hui se nourrir paléo c'est: 

-pas de céréales  

-pas de légumineuses ni de graines germées, ce qui m'étonne un peu car je vois bien Monsieur Paléo grignoter des petites pousses bien vertes pour alléger son rôti de bison carbonisé

-pas de sucres (sauf le chocolat noir à plus de 75%, hum, je vois mal nos ancêtres s'en préparer! )

-pas de produits laitiers, au moins pas trop transformés. Pourtant le lait de chamelle ou de bufflonne a dû en contenter plus d'un…  

- pas de pommes de terre (présente pourtant sur l'Altiplano péruvien depuis des millénaires) 

-pas de graisses hydrogénées ou de produits industriels. 

Programme que je ne suis pas, même si je consomme peu de sucres, de féculents ou de produits industriels, par goût. 

Le régime paléo serait intéressant pour apaiser l'état d'inflammation chronique associé aux maladies auto-immunes. 

Je mets en lien l'article très bien fait du site Passeport Santé ici

Pour tout avouer, mon but gourmand premier a été de tester des recettes que je trouvais insolites! (mais aussi suggérer ces recettes, dûment testées, à des proches).  

Donc premier essai, réussi: le banana bread

J'ai adapté la recette du livre que je trouvais bien trop riche (2 tasses et demi d'amandes en poudre, soit plus de 300g  pour 4 bananes!!).

Ma formule pour avoir un pain très moelleux:

-3 bananes mûres, coupées en rondelles et bien écrasées à la fourchette dans un saladier

-3 œufs incorporés un à un en fouettant à la fourchette

- 80g d'amandes bio entières avec la peau, mixées finement. Ajouter en touillant bien. Il va rester des morceaux pas moulus, c'est très bien, ça évitera une texture trop lisse au final

Je pense qu'on peut monter jusqu'à 100g d'amandes si on préfère une texture plus ferme. 

-1 petite cuillère à café de bicarbonate de soude

-une à deux cuillères à soupe de cannelle ou d'un mélange d'épices pour le tchai, même si je trouve qu'au final, le parfum des épices est peu présent après cuisson.

-une cuillerée à soupe d'huile de coco vierge. 

Verser le mélange dans un moule à cake (j'utilise les bons vieux moules en fer blanc que je chemise sommairement avec du papier sulfurisé).

Enfourner à 180° (chaleur tournante, c'est mieux), et laisser au moins 35mn. Eteindre, laisser 5mn de plus dans le four. La lame d'un couteau plantée en plein cœur doit ressortir à peu près sèche. 

-Prendre délicatement le papier sulfurisé contenant le cake et le poser sur une volette (grille). 

-Attendre un peu le refroidissement avant d'ôter le papier. 

 

Banana bread

Le dessus, aussi, est appétissant… 

C'est tout, c'est prêt… et c'est addictif. 

Je le sers pour accompagner une salade de mangues par exemple, mais au petit déjeuner, c'est délicieux et pas trop sucré. 

 

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Rédigé par venezia

Publié dans #notes sucrées

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Publié le 15 Octobre 2015

Pour accompagner le savon "sapin neigeux chocolat noir", réalisé pour un défi lancé par Sabrina (cliquer sur son nom pour découvrir son blog) sur Potions et Chaudron. 

 

Voir sur le blog collectif Potions et Chaudron pour ma participation: ici 

Fascinée par le beau marron obtenu lors du défi, j'ai incorporé pas mal de chocolat noir dans un baume dopant au café, refait à plusieurs reprises et dont j'ai un peu modifié la formule pour le rendre plus parfumé. Car je voulais introduire dans sa composition les huiles essentielles utilisées dans ma première série du savon du défi, peu présentes au nez malgré les 3% intégrés dans la pâte. 

Baume dopant choco-café en % (et sur 100g) 

4g chocolat noir à pâtisser à 70% cacao (Lindt)

2g cire florale de rose

26,5g macérât de vanille dans coco fractionnée (brillante création d'Irène)

32,5g macérat de rooïbos, écorces d'oranges, argousier dans son de riz (création également brillante de Mlk, parfum très orangé)

1g glycéryl stéarate

2g cetyl palmitate

7g beurre de chanvre maison

8g cire d'abeille bio en feuilles

10g teintures: mélange de teintures de cédrat, de poivre, de baies roses et de résines (je n'ai pas compté chacune)

0,5g elixir double expresso

0,5 vitamine E+ qqs gouttes d'EPP (etrait pépins de pamplemousse)

6% HE soit environ 180 gouttes

-pruche 2% (60gtes)

+sapin baumier 1% (30gtes) un cadeau délicieusement canadien de Sabrina

orange douce (plutôt que 5 fold,  trop monolithique pour un baume) 0,5%

cannelle (3 gtes)

girofle (3 gtes)

muscade (6 gtes) 

extrait C02 café 1%

extrait CO2 cacao 1%

 

Procédé 

 *Désinfecter tous les ustensiles, le plan de travail et les récipients. Pour les baumes avec phase huileuse ultra-majoritaire, j'avoue ne pas tout stériliser, je nettoie soigneusement à l'alcool et laisse sécher.  

*Préparer dans un mini bol les teintures + l'élixir floral. 

*Dans un petit saladier, placer tous les autres ingrédients sauf les HE , faire fondre au bain marie en touillant régulièrement. 

*Quand tout est fondu, verser les teintures et l'élixir en fouettant au fouet à capuccino. Puis bien remuer avec une spatule souple en silicone, car le mélange mousse souvent un peu. 

*Laisser tiédir puis incorporer les HE. Je le fais à main levée quand les flacons ont un compte-goutte et j'utilise une pipette pour prélever quand les flacons n'en n'ont pas. Si on n'est pas sûr de sa main, préparer le mélange  à part dans un autre récipient, mais je trouve qu'on en perd toujours un peu en versant le mélange sur les huiles. Bien remuer. 

*Verser dans des petits pots et bien laisser refroidir avant de refermer pour éviter la condensation. 

Baume dopant choco-café

Le mixage a été très soigneux mais il reste de minuscules particules de chocolat.

 

Malgré la couleur sombre, ce baume ne tache pas. Je trouve l'élixir double expressoefficace pour booster l'énergie, comme les HE de résineux, par ailleurs utiles à l'orée de l'hiver ainsi que les HE d'épices. Je ne souhaitais pas que l'HE d'orange domine, j'ai donc mis peu d'HE et modelé la note agrumes avec la teinture de cédrat et le macérât d'écorces d'orange. 

 

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Rédigé par venezia

Publié dans #Tout baume

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Publié le 24 Août 2015

 

  • Quatre presque baumes avec une phase aqueuse de 25% 

     

    Mlk et Michèle ont posté sur Potions des formules avec du veg'line qui m'ont titillé la cervelle jusqu'à ce que je m'y colle moi aussi.

    ici  et ici : deux formules de Michèle avec peu de veg'line 

    ici : toujours de Michèle une formule avec 12,5% de veg'line, % que j'ai retenu

    et ici celle de Mlk qui a fait tilt, car elle y incorpore 25% de teinture-mère, ce qui m'arrange bien pour des baumes à visée thérapeutique.

    Je prépare  beaucoup de teintures alcooliques car l'alcool est un support très efficace pour extraire des principes actifs même si sa présence peut en déranger certains. En général, j'incorpore 10% de teintures  dans des baumes en combinant des co-émulsifiants en petites quantités (1% de VE ou de glycéryl stéarate+1% de cetyl esters suffisent). Avoir l'opportunité d'augmenter la quantité de teintures alcooliques (je n'aime pas trop les réduire, je dois l'avouer… ) m'est tout de suite apparu comme un plus surtout quand on cherche justement à valoriser l'efficacité de certaines teintures.

    Christophe Bernard du site et du blog Altheaprovence si intéressant vient de publier Vins médicinaux et élixirs  (ed. La source vive, j'ai dû le commander par internet, je n'arrivais pas à le trouver! ). C'est un petit livre de recettes sur vin (18, il y a une recette à l'angélique qui me tente bien) ou alcool (19 dont l'élixir des garrigues qui me fait de l'œil) + 4 recettes  anciennes, à utilisation en interne. J'apprécie beaucoup la précision de ses explications. 

    *Veg'line

    Mes copines ont déjà souligné l'intérêt du veg'line, un substitut sophistiqué et végétal de la vaseline (INCI: castor oil, hydrogenated castor oil, copernicia cerifera wax, soit: huile de ricin, huile de ricin hydrogéné, cire de carnauba).  Il donne une texture émolliente, souple, facile à masser et dont le gras se résorbe vite.

    Les quatre-presque baumes.

    *J'ai d'abord testé sur une petite quantité en me préparant un baume de voyage pour l'avion, à la fois doudou et un peu thérapeutique.

    Baumes soignants au veg'line 

    le ton vert vient du tamanu

    Baume de voyage (sur 50g, multiplier par 2 pour obtenir les %)

     25g huile de tamanu

    6g cire d’abeille bio en feuilles

    6g veg'line

    10g teinture de rose

    2g teinture fleurs de pêcher (anti allergique)

    3 gtes elixir rescue

    0,5 vit E 

    10gtes HE de lavande, 5 gtes HE de rose bulgare, 5 HE gouttes HE encens, 5gtes HE khus (vétiver indien)

    Je l'utilise en petites quantités sur les poignets pour l'effet psycho-apaisant, et malgré le dosage conséquent en HE, à l'entrée du nez (mais à l'extérieur) en prévention de narines qui sèchent, d'où le choix de l'huile de tamanu, anti- inflammatoire et cicatrisante. 

    Pour ce baume et les suivants, j'ai utilisé le même procédé:

    *J'ai fait fondre au bain-marie veg'line, huile, et vitamine E dans un saladier en inox désinfecté.

    *J'ai préparé à part les teintures avec l'élixir dans un petit récipient  en inox désinfecté.

    *J'ai incorporé les teintures peu à peu quand les huiles étaient liquéfiés en fouettant au fouet à cappucino, puis au refroidissement, j'ai ajouté les HE avant de mettre en pot. C'est tout.

    Sur ce principe, j'ai préparé un baume pour un ami en radiothérapie. Sa femme désire lui masser les pieds régulièrement pour le soutenir, j'ai imaginé une formule sans HE pour ne pas trop booster l'organisme, mais plutôt lui apporter un apaisement.

    Baume apaisant pour massage des pieds sans HE

    (pas de photo, le baume est déjà parti en voyage)

    Macérats huileux dans olive: 30g àl' achillée, 15g à la lavande, 5g au patchouli

    12,5 cire abeille

    12,5 veg'line

    1gte CO2 romarin+ 5 gtes EPP

    25 HG et teintures: 10 HG lavande, 8 teinture achillée, 7 AG jasmin

    élixirs: 5 gtes élixir environmental yarrow+ 5 gtes elixir ailes d’abeille

     Les choix:

    *l'achillée (présente dans le macérat huileux, en teinture et dans l'élixir environmental yarrow) : cicatrisante, équilibrante, et je dirais  "protectrice" tant au plan physique que psychique.

    *la lavande (en macérat huileux et en teinture): apaisante, très équilibrante

    le patchouli (en macérat huileux): tonique, et pour avoir une note plus "terrienne".

    * le jasmin (en AG, alcoolo-glycériné), pour l'effet anxiolytique… et le parfum

    *les élixirs:

    -environmental yarrow (contre l'effet des radiations, action au niveau énergétique)

    -ailes d'abeille: pour contribuer à la  transformation intérieure

     

    *Toujours dans une lignée thérapeutique, j'ai concocté un baume  anti inflammatoire (douleurs d'arthrose) pour un proche sous anticoagulants. Pour ne pas interférer avec le traitement déjà difficile à équilibrer, j'ai donc tenté d'éviter les HE, les huiles végétales et les plantes qui seraient soit anticoagulantes, soit hémostatiques, ce qui en fait disparaitre pas mal du paysage.

    Ainsi, pour les huiles végétales,  éviter celles riches en oméga 3, qui fluidifient le sang, ainsi que le tamanu.

    Les plantes déconseillées: le ciste (très hémostatique), l'hélichryse italienne (anti -hématomes), les plantes riches en coumarines (angélique par ex. ou agrumes très dosés), mais aussi le mélilot, la gaulthérie (riche en salicylate de méthyle, un proche de l'aspirine grand fluidifiant sanguin), le millepertuis, le géranium, la lavande, etc.

    Toujours bien vérifier les interactions des plantes avec les médicaments pour éviter une potentialisation comme un affaiblissement possible en cas de traitement sérieux.

    Pour ce baume, j'ai joué la carte énergétique autant que physique.

    Baumes soignants au veg'line

    A vec l'argile rouge, le baume est rosé en réalité.

    Baume anti inflammatoire à l'encens et au palo santo (sur 100g ou en %)

    44g huile de jojoba bio

    3g monoi

    12,5 veg'line

    12,5g cire d'abeille bio en feuilles

    12,5g teinture d'encens d'Oman

    12,5g teinture de bois de palo santo

    0,5g vitamine E

    HE: 2,5%

    30 gtes HE katrafay, 15 gtes HE encens (boswellia carterii, le serrata est mieux mais impossible de retrouver le flacon!) 15gtes HE eucalyptus citronné, 15 gtes HE palo santo (merci Irène ma pourvoyeuse)

    élixirs: 5 gtes Rescue, 5 gtes Delph

    0,5g d'argile rouge dispersée à la fin (j'ai donc dépassé les 100%) pour la couleur.

    Encens et palo santo sont très harmonisants… et anti inflammatoires. 

    Le katrafay est souvent suggéré en substitut de la gaulthérie pour les personnes sous anticoagulants. Pour l'eucalyptus citronné, je le trouve également très anti inflammatoire, et je n'ai pas relevé de contre-indication majeure. 

    De toutes façons, je suis restée prudente avec les dosages. HE d'encens, de palo santo et d'eucalyptus citronné figurant chacune à hauteur de 0,5% dans la formule.

    *Enfin, je me suis préparée un baume bien dosé en encens, pour stopper des crises d'asthme déclenchées par étourderie. J'ai en effet découvert dans un tiroir un bout de tissu sud-américain réduit en poudre (par des bestioles?), ce qui me faisait éternuer chaque fois que j'ouvrais ce tiroir. Mais au lieu d'ôter la poussière avec un aspirateur, j'ai eu la mauvaise idée de secouer le tiroir au dessus de la poubelle en nettoyant avec un chiffon humidifié, ce qui a déclenché de l'asthme. Je me suis tartinée d'HE d'encens qui, chez moi, a la vertu d'enrayer net une crise, mais… emportée par mon élan, j'ai eu la main trop lourde et ma peau a vraiment chauffé. J'ai donc concocté prudemment un baume très apaisant.

    Baume à l'encens anti allergies respiratoires

     

    Baumes soignants au veg'line

    Pour une fois, la couleur est fidèle…

    45g macérats huileux sur olive: 2g paquerette, 18g lavande, 25g matricaire

    12,5 cire abeille

    12,5 veg'line

    25% HG et T: 15g teinture d'encens 5g teinture aux resines, 5 HG mélisse

    5 gtes EPP, 1 gte CO2 de romarin.

    5% HE: 30 gtes palo santo, 120 gtes boswellia carterii

    10 gtes elixir environmental yarrow

    *La teinture aux résines sent très bon, je m'en sers souvent comme fixatif, là, je l'ai retenue pour le cocktail de résines (benjoin, encens, opoponax , etc)  anti spasmodiques et traditionnellement considérées comme apaisantes en cas d'asthme.

    *la mélisse (ici en HG) est aussi un bon anti spasmodique.

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Rédigé par venezia

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