Publié le 23 Mars 2008


L'image “http://mamidoo.free.fr/html/gifs/nourriture/legume/images/tomate.gif” ne peut être affichée car elle contient des erreurs.C'est un article consacré aux tomates séchées publié par l'un de mes blogs favoris voué aux délices culinaires à vocation fruits-légumesque qui a fait tilt. J'y ai appris qu'immerger des tomates séchées dans de l'huile en présence d'ail ou de fines herbes (peu acides) fait courir un risque de contamination par la toxine botulique, qui peut être mortelle. JP, l'auteur averti et gourmand du blog olharfeliz donne ce lien précieux en référence.

J 'avais donc gardé cette information dans un coin de la tête, faisant un parallèle avec les macérats obtenus à partir de plantes fraîches qui ont parfois la fâcheuse tendance de fermenter en cours de réalisation.
Je me suis alors souvenue d'une
recette expérimentée par cette chère Malégria à Lima, qui a tenté des macérats en les démarrant au vinaigre avant de passer à l'huile, ce qui m'avait beaucoup intrigué.
Il y  a aussi eu ce fil de discussion sur le forum faits maison. J' y avais participé -mais pas de façon, efficace, je le réalise aujourd'hui- car je n'avais pas encore assemblé les pièces du puzzle. Pour résumer ce fil, la conclusion -provisoire- des cogitations collectives  était qu'une macération préalable dans le vinaigre permettrait une meilleure extraction des principes actifs. Je pense aujourd'hui, quand il s'agit de plantes fraîches bien sûr, que sa fonction première est de limiter les risques de fermentation, car le vinaigre acidifie les ingrédients utilisés.

L'image “http://pagesperso-orange.fr/safran2b/SmiliesKaos/pompom-orange.gif” ne peut être affichée car elle contient des erreurs. D'autres éléments me le font dire:

-Certaines méthodes (plutôt que d'autres) choisies pour conserver les plantes fraîches (j'insiste bien, cet article concerne les plantes fraîches). L'ouvrage de Maria Treben: La santé à la pharmacie du Bon Dieu (Ennsthaler ed.) qui ne s'intéresse dans ses recettes qu'à des espèces végétales fraiches est très intéressant à cet égard. Très peu sont mises à macérer dans l'huile. Maria Treben privilégie les pommades (j'avais  tenté sa méthode avec du
souci frit). Elle prépare en huiles:
-la camomille (avec le conseil de laisser au froid ensuite), le millepertuis, le thym et c'est tout.

-Dans L'herboristerie (ed. du Sureau) de Patrice de Bonneval, je me suis amusée à consulter la liste de toutes les recettes dites "traditionnelles", collectées dans les vieux textes, dans la tradition  orale, etc. Pas une ne fait référence à des macérations de plantes fraiches dans l'huile sans une cuisson prolongée (avec ébullition: joubarbe, rose rouge, que j'ai déjà tenté
ici, sureau).De toutes façons il y en a très peu. Comme chez Maria Treben, le support gras est d'abord une pommade réalisée avec une ébullition. (bouleau, lierre terrestre, marjolaine, marrube blanc, peuplier, souci ).

Pourquoi je cite ces deux sources en particulier? Parce qu'elles renvoient à une utilisation des plantes polie par la prudence de la tradition.
 
-Dans le nouveau "sous-blog" (comme elle l'appelle elle-même) que Bluetansy vient d'ouvrir sur les huiles infusées
  ici , elle cite, parmi les méthodes,  la macération préalable  (dans l'alcool) avant infusion dans l'huile. Outre l'extraction possible de principes hydrosolubles, on peut y voir aussi un moyen d'éloigner le risque de fermentation.

Mon puzzle me parait complet:

Quand on prépare des huiles infusées avec des plantes fraiches, la macération préalable  dans l'alcool ou le vinaigre n'est pas inutile. Elles apporte une sécurité contre la fermentation, surtout quand on procède à des macérations solaires longues et sans cuisson.

 
L'image “http://mamidoo.free.fr/html/gifs/nourriture/legume/images/tomate.gif” ne peut être affichée car elle contient des erreurs.Lien: le site de Vincent le canneux, le roi enjoué de la conserve maison et ses recommandations précieuses en matière de précautions.

Attention: un liquide fermenté, c'est facile à repérer. En revanche, la toxine botulique se fait nettement moins remarquer. Le gout et l'aspect pouvant sembler intacts.
L'image “http://pagesperso-orange.fr/safran2b/SmiliesKaos/pompom-orange.gif” ne peut être affichée car elle contient des erreurs.L'image “http://pagesperso-orange.fr/safran2b/SmiliesKaos/pompom-orange.gif” ne peut être affichée car elle contient des erreurs.L'image “http://pagesperso-orange.fr/safran2b/SmiliesKaos/pompom-orange.gif” ne peut être affichée car elle contient des erreurs.

Voir les commentaires

Rédigé par venezia

Publié dans #green cosmétique

Repost 0

Publié le 16 Mars 2008

Même s'il n'a peut être pas toutes les vertus qu'on lui attribue, le rooibos bu en infusion a l'énorme avantage de donner du tonus sans énerver. Et ça, j'en suis convaincue: je le teste depuis un an au petit déjeuner ou dans la journée et j'en trimballe partout en voyage.


DSCN5005.JPG                                                              Rooibos rouge+rooibos vert+buchu+vanille = infusion rouge


Le rooibos vert
-non fermenté- serait parait-il meilleur pour la santé que le rouge, fermenté. A l'image du thé vert, plus riche en anti-oxydants que le noir.
Le  hic, c'est qu'il n'a pas beaucoup de goût alors que le fermenté exhale un délicieux parfum de fruits rouges. C'est d'ailleurs sous cette forme qu'il est traditionnellement consommé dans le bush sud africain, territoire originel de la plante
(aspalathus linearis), qui appartient à la famille des légumineuses. Ayant reçu en cadeau une énorme boite de rooibos vert, je me suis mise à le mélanger avec du rouge pour conjuguer gourmandise et bonne conscience. J'ajoute aussi un peu de vanille coupée en menus morceaux pour arrondir.


DSCN4989.JPG                                                                        Feuilles de buchu


Lors d'un voyage en  Afrique du sud, j'avais découvert le buchu, plante de la famille des labiées puissamment désintoxicante, à consommer avec modération. Son parfum est très agréable, vert feuille de cassis. J'avais rapporté un déliceux rooibos bio au buchu que j'ai terminé depuis belle lurette…

Comme j'ai réussi à trouver du buchu à Paris (avec des notes plus mentholées que cassis), j'en rajoute à mon mélange matinal (juste un peu) , ce qui donne au final une infusion aussi parfumée que-théoriquement- bénéfique.
Le rooibos, sans caféine, renferme pas mal de flavonoides anti oxydants.


DSCN4990.JPG                                                                             Le mélange avant infusion

Infusion tonique au rooibos, au buchu… et à la vanille

pour 75g environ (ce que peut contenir ma boite à infusion)

-à parts égales rooibos vert et rouge (bios les deux)
-un peu plus de  2 g (3%) de feuilles de buchu moulues (au moulin à café)
-un bâton de vanille fendu en deux et coupé en très petits tronçons.

Une bonne cuillérée à thé du mélange pour une grande tasse d'eau bouillante. Laisser infuser 4 à 5mn au moins. Moins longtemps, le parfum ne sort pas vraiment. Avec ce dosage, je peux faire deux infusions successives, en rajoutant de l'eau bouiillante.

Liens

*Une analyse mesurée des propriétés du rooibos ici

*Botanique (en anglais) du rooibos alias aspalathus linearis (famille des légumineuses) ici

*J'avais déjà parlé du buchu  ici


Voir les commentaires

Rédigé par venezia

Publié dans #boissons

Repost 0

Publié le 12 Mars 2008

Pourquoi en or?… Simple jeu de mots:
… à cause de la couleur de la lotion… et parce que je suis ravie de son efficacité.


DSCN5002.JPG                                                              Après agitation de la lotion

L'image “http://pagesperso-orange.fr/safran2c/Imini-nature/Fleur-055.gif” ne peut être affichée car elle contient des erreurs. Depuis quelques mois, j'ai adopté le démaquillage à l'huile, et je suis très contente de la formule donnée ici.
Mais comme j'applique toujours le mélange sur une peau très humidifiée à l'eau minérale, j'ai pensé qu'en fabriquant une lotion bi-phasée, j'obtiendrais un deux en un très pratique. J'ai juste dosé avec une bonne proportion d'huiles, corsées d'une touche d'extraits CO2, ce qui donne, après agitation du flacon une très belle couleur mordorée au mélange.

La nouveauté: j'ai mis une petite proportion -10%- de Regulat, ingrédient dont je n'ai pas encore parlé ici en raison de sa puissance qui m'a conduite à faire de nombreux essais, pas toujours concluants. Je pense -pour moi en tout cas- avoir trouvé un dosage qui me convient.

L'image “http://pagesperso-orange.fr/safran2c/Imini-nature/Fleur-055.gif” ne peut être affichée car elle contient des erreurs.Le Régulat c'est quoi? Un liquide archi-concentré en enzymes mis au point par un allemand. Il est obtenu par la fermentation en cascade et en milieu lactique de végétaux bio : dattes, figues, noix, noix de coco, citrons, pousses de soja, céleri, pousses germées, artichauts, millet, pois, safran. Il est utilisé par voie interne, entre autres fonctions, pour activer les processus de desintoxication et en externe comme cicatrisant et régénérant cutané. Par voie interne, j'ai essayé (goût plutôt acidulé), mais comme c'est de la dynamite, la réaction a été trop forte. Je me promets de re-tester en prenant de nombreuses précautions comme de boire vraiment beaucoup, et avec des micro-doses. Il est également conseillé de débuter une cure en l'accompagnant de spiruline, ce que j'ignorais lors de mon premier essai.

Par voie externe, il est recommandé de pulvériser le Régulat en le coupant à moitié d'eau de source pour les soins du visage, mais là encore, avec ce dosage, c'était beaucoup trop fort. J'ai donc réduit la quantité. Le résultat est épatant. Cette lotion biphasée nettoie mais entraîne aussi un éclaircissement du teint.

DSCN4999.JPG                                                    La couleur un peu trouble de la phase aqueuse est dûe à la présence de Régulat.


Lotion nettoyante bi-phasée au Régulat

pour 50ml
25ml eau d'Evian
5ml Regulat
10ml huile de sésame
5ml macérat huileux de souci et camomille romaine
3ml macérat huileux de lavande
2ml huile de roses bretonnes maison*(cliquer sur le lien pour sa préparation)
2 gouttes du mélange d'extraits CO2 : souci-argousier-rose musquée

Verser les ingrédients, en commençant par la phase aqueuse dans un vaporisateur. Bien secouer le flacon avant chaque usage.

Le mélange d'extraits CO2 que je prépare à l'avance est celui indiqué par Donna Maria dans son livre : Making aromatherapy creams and lotions (ed. Storey books).

On peut bien sûr varier le choix des huiles. L'huile de sésame est particulièrement bénéfique aux peaux sèches. Souci, camomille, lavande ont des effets calmants et anti inflammatoires. L'huile de roses serait plus régénérante.

L'image “http://pagesperso-orange.fr/safran2c/Imini-nature/Fleur-055.gif” ne peut être affichée car elle contient des erreurs. A Paris, j'achète le Régulat chez Anthyllide, 28 rue du Pont Louis-Philippe, 75004. Il existe des petits flacons de 20ml, format intéressant si on veut tester.
Le site français du Regulat ici

Voir les commentaires

Rédigé par venezia

Publié dans #cremes - serums - etc…pour le visage

Repost 0

Publié le 8 Mars 2008

DSCN4473.JPG                                                Un aide commence par peindre le buste et le visage du danseur

  Dans le nord du Kérala, notamment dans la région de Kannur, se déroulent très régulièrement d'incroyables cérémonies hindouistes, mais d'inspiration chamanique: les teyyam. (Teyyam signifie Dieu en malayalam, la langue du Kérala). Ces fêtes encore très peu touristiques se déroulent dans des temples publics ou privés, il existe près de 400 lieux de culte. Des danseurs revétus de costumes spectaculaires et très codifiés incarnent des divinités locales (arbres, animaux, personnages) ou non et mettent en scène des récits héroïques. Par exemple, un sage sanscrit rencontre le dieu Shiva qui se présente à lui en intouchable et il ne le reconnait pas… il devra lui demander pardon. Il y a aussi l'histoire tragique d'une jeune femme qui avait douze frères. Ses belles sœurs jalouses excitèrent leurs maris jusqu'à ce qu'ils la tuent avec des deux enfants… elle fut déifiée.

DSCN4560.JPG                                                         Peinture à main levée à l'aide d'un brin de fibre fraîche de coco

DSCN4572.JPG                                                   Jupe plissée main… et sur place. En second plan, débris de fibres de coco

DSCN4579.JPG                                                     Un autre aide vient d'achever une jupe en fibres de coco fraîches patiemment effilées

Après des heures de préparation, où ils sont longuements maquillés et minutieusement vétus par des aides, le tout en public, les "acteurs" commencent à danser au rythme de percussions et théoriquement, entrent peu à peu en transe. Ils deviennent alors -comme dans le candomblé brésilien- le dieu lui même qui va répondre, par leur bouche, aux questions posées par les fidèles.

Dans une inversion des codes sociaux, ces hommes -souvent de basse caste- se font bénir par les brahmanes… avant de les bénir eux mêmes, puisqu'à ce moment, ils sont l'autorité divine. Un pratiquant de teyyam peut, selon les occasions, incarner des dieux différents.

DSCN4551.JPG                                                                                    Encore des serpents… nous sommes en Inde. A la main gauche, un sceptre végétal (fibres de coco)

Les cérémonies durent parfois plusieurs jours sans interruption. Celle à laquelle j'ai pu assister en était à son troisième jour. Nous sommes restés de 4 heures à 10 heures du matin, fascinés par la métamorphose progressive et profonde des danseurs du teyyam, et l'ambiance prenante mais décontractée. Il y avait plein de gosses, des couples qui venaient se faire bénir, recevoir des offrandes, poudres de couleur, riz, etc…   après avoir glissé un billet, et on pouvait même s'attabler à une buvette.


DSCN4539.JPG                                                                                    Les petites lunettes d'argent sont juste trouées en leur milieu


Pour faciliter leur transformation spirituelle, les danseurs portent des petites lunettes en argent juste percées au niveau de la pupille. Ce qui m'a fascinée c'est de voir comment chaque personnage endossait peu à peu son rôle lors de sa méticuleuse et lente transformation. De nombreux éléments des costumes sont confectionnés sur place. Chaque aide intervient, si je puis dire, à main levée, que ce soit pour dessiner et peindre le corps ou le visage (théoriquement avec des pigments végétaux), confectionner une jupe en fibres fraîches de coco (matériau omniprésent), plisser un tissu en jupe, décorer des armatures de bois léger de papier ou de feuilles de métal jusqu'à en faire les plus somptueux couvre-chef. Ce qui envoute aussi, ce sont les rythmes du teyyam scandés par des tambours et un joueur de flûte: chaque divinité a les siens.   

DSCN4595.JPG                                                     Le personnage tournoie en dansant avec une jupe coincée au niveau des épaules.

Alors que j'avais emporté comme livre de voyage un texte passionnant sur le yoga d'Eric Baret, j'ai découvert à mon retour qu'il avait aussi assisté à des teyyam… et qu'il en parlait très bien. J'indique donc le lien ici. 




Voir les commentaires

Rédigé par venezia

Publié dans #Balades indiennes

Repost 0

Publié le 7 Mars 2008


DSCN4759.JPG

      Les lagunes et mangroves du sud du Kérala offrent des balades planantes vantées dans tous les guides touristiques. Et c'est vrai que c'est magnifique…


DSCN4871.JPG                                                                                                   Une église catholique qui semble flotter sur les eaux. Il y a depuis longtemps une importante communauté chrétienne dans le Kérala.


DSCN4806.JPG                                                                            Les cocotiers au tronc gracile sont omniprésents sur les étroites langues de terre qui quadrillent des lagunes


DSCN4710.JPG                                                                            Un pécheur et sa femme à la rame dans leur drôle de barque de jonc en forme de panier rond. Parfois, on voyait leurs enfants qui les accompagnaient. Quelques jacinthes en arrière plan…


Les visiteurs décrivent avec lyrisme les errances en bateau le long de canaux envahis de lotus et de jacinthes d'eau aux jolies fleurettes mauves… sauf que ces jacinthes sont de terribles envahisseuses qui se prennent dans les pales des bateaux, asphyxient le milieu aquatique, attirent les moustiques.

DSCN4878.JPG                                                                                        L'un des innombravbles houseboats qui sillonnent la mangrove


L'augmentation du nombre des houseboats (près de 400 autour d'Allepey), grosses maisons bateaux louées par les touristes et qui sillonnent les backwaters n'arrange pas la situation car leur passage incessant contribue à l'étalement des nappes de jacinthes et à leur prolifération.

DSCN4770.JPG                                                                  Une mer… de jacinthes


Selon l'hôtelier chez qui nous avons logé au bord d'un canal et que l'encombrement progressif des lagunes n'empéchait pas de dormir, la mousson ratatine régulièrement les envahisseuses car la mer qui pénètre alors plus avant dans les lagunes augmente leur salinité. Or plus de 5% de sel détruit les jacinthes. Leur croissance signale néanmoins une augmentation de la richesse des eaux en azote et en phosphates, signe de dégradation de leur qualité.

DSCN4853.JPG                                                         Qu'elle soit encombrée de jacinthes comme sur la photo ou non, l'eau du canal sert à tout: à se laver les dents, à faire la vaisselle, la lessive, la toilette…


Mes premiers souvenirs de balades sur les backwaters datent de 1989, et il y a presque vingt ans, les jacinthes d'eau étaient loin d'être aussi présentes… 

Lien : sur la jacinthe d'eau et la dégradation du milieu qu'elle provoque, notamment en Afrique: ici


Voir les commentaires

Rédigé par venezia

Publié dans #Balades indiennes

Repost 0

Publié le 4 Mars 2008

Quelques plantes interessantes rencontrées lors de mes récentes balades indiennes…


DSCN4430.JPG

Michelia champaca
, vu dans une plantation biologique (Mojo plantation) près de Madikeri, dans le Karnataka. Sur cette photo, il n'est pas à son époque de floraison. On produit une absolue de ses fleurs très parfumées.

DSCN4433.JPG

Jeunes pousses flamboyantes d'un cannelier sauvage (cinnamomum zeylanicum), dans la même plantation.


DSCN4442-copie-1.JPG


Toujours près de Madikeri, j'ai photographié cet arbre au feuillage empourpré car il est baptisé arbre à encens. Peut être un boswellia serrata,variété que l'on trouve bien dans les forêts indiennes.   



DSCN4749-copie-1.JPG


Fleur d'un "snake tree", (nagalingapoovu, couroupita guianensis) arbre que j'ai découvert devant le Mannasarala Sree Nagaraja temple, à une trentaine de kilomètres au sud d'Allepey, temple dédié aux serpents. Comme je me demandais comment j'allais réussir à l'identifier, j'ai eu la chance, en ouvrant un journal quelques jours après … de tomber sur un long article qui lui était consacré. Il est originaire d'Amérique du sud, porte des fruits ressemblant un peu aux noix de coco (on l'appelle l'arbre boulet de canon en Guadeloupe) qui mettent un an à mûrir. Les fleurs ont une apparence des plus sophistiquée et une odeur suave. En inde, elles sont dédiées au dieu Shiva en raison de leur forme qui serait proche du lingam (phallus symbolique) shivaite.

DSCN4740.JPG                                                                         l'entrée du temple de Mannasarala


DSCN4737.JPG
                                 Serpent de pierre saupoudré de curcuma jaune, l'offrande spécifique à ce temple.



DSCN4754.JPG


Un arbre à la floraison intrigante
, très présent le long des magnifiques mangroves du Kérala. Ses feuilles sont en forme de cœur, il possède à la fois des fleurs jaunes épanouies et des rouges roulées en cornet. Peut-être un hibiscus de mer, hibiscus tiliaceus sp tiliaceus variété possèdant des fleurs jaunes qui deviennent rouges quand elles vont se faner et qui pousse en bord de rivage, d'où son nom.


DSCN4753.JPG
J'ai quand même un léger doute car les fleurs photographiées sont plus juponnées que celles découvertes en images sur internet. Et il existe aussi des hibiscus mutabilis, (aux fleurs plus fournies comme ici)  qui changent également de couleur… mais ils passent du blanc (et non du jaune) au rouge.



DSCN4434-copie-1.JPG


Et juste pour le plaisir, des fleurs de caféier au merveilleux parfum jasminé.


Liens
: un site très précieux pour identifier la flore indienne:  ici

Voir les commentaires

Rédigé par venezia

Publié dans #botanique

Repost 0

Publié le 27 Février 2008


Mysore dans le Karnataka est la capitale de l'huile essentielle de santal (santalum album) dont, à ma connaissance, le meilleur est produit dans une petite usine gérée par la province.
Elle se trouve à trois kilomètres du centre, on peut la visiter (photos interdites) et y découvrir la simplicité monacale du processus de fabrication. 


DSCN0001_3.JPG                                   Entrée de l'usine, (photo faite à la volée) installée dans un vieux bâtiment datant de 1917.

L'image “http://pagesperso-orange.fr/safran2b/Imini-gif7/gif_70_03.gif” ne peut être affichée car elle contient des erreurs. Près de l'entrée, un arbre tout maigrelet: un santal de 25 ans (famille des santalacées, je n'ai pas eu le droit de lui tirer le portrait… ), âge à partir duquel on l'utilise pour la distillation. Ce sont les racines et le cœur du bois qui sont odorants. Les arbres sauvages poussent à l'état endémique dans la région, mais même s'ils sont protégés par les autorités, les forèts sont encore pillées et ils sont en voie de raréfaction, d'où l'augmentation régulière du prix de l'huile.

Quand on pénètre dans les bâtiments, on découvre d'énormes blocs de santal (vieux de 90 ans, paraît-il). Ramassés en 1980, il y en a pour 455kg de bois, lourdes racines aux formes tourmentées.

Aujourd'hui, explique le gardien qui fait office de guide, les troncs proviennent d'Inde (des états du Tamil Nadu,
de Maharashtra, de la région de Mysore) et … d'Afrique du Sud, a-t il ajouté. Ce qui m'intrigue, car le santal sud africain semble être en majorité d'une autre variété (santalum spicatum).
Les gros tronçons sont débité en éclats de plus en plus fins, au moyen de machines d'un mécanisme minimaliste trônant dans de grandes pièces vétustes et vides, jusqu'à la réduction en poudre fine, dont l'odeur imprègne tout. C'est la poudre qui est distillée à la vapeur d'eau; il en faut 2500 kg pour obtenir de 45 à 50 l d'huile essentielle. La poudre utilisée est ensuite récupérée pour faire des savons ou des bâtons d'encens.
L'eau des gros alambics en métal est recyclée lors de la distillation pratiquée en continu. Quatre étaient en fonction lors de notre visite, sur une douzaine d'appareils. L'usine tourne six mois avec l'élaboration  d'huile essentielle, les six autres sont réservés à la fabrication des bâtons d'encens.
Une autre salle, interdite au public, est destinée à la redistillation de l'huile essentielle pour une meilleure qualité. C'est à peu près tout ce que j'ai pu obtenir comme détails, la visite se faisant au pas de charge.

Dans un coin, deux ou trois ouvriers taillaient à la  hachette des morceaux de santal, vendus au poids dans les boutiques de Mysore.On y trouve aussi de la poudre de santal, proposée pour faire des masques de beauté.





DSCN0001.JPG
                                                                 On aperçoit la haute cheminée d'où s'échappent les fumées de chauffage des gros alambics.


DSCN0001_1.JPG


L'image “http://pagesperso-orange.fr/safran2b/Imini-gif7/gif_70_03.gif” ne peut être affichée car elle contient des erreurs. De l'autre coté de la rue, le modeste magasin où l'on peut acquérir de l'huile essentielle (en flacons de 5g seulement, vendus l'équivalent de 11€), des savons (rien de transcendant) ou des bâtons d'encens. L'huile essentielle pure avec le label du Karnataka ne se trouve que dans cette petite échoppe. Pas d'achat possible par correspondance, aucun autre point de vente…

On trouve aussi à Mysore, dans l'Emporium (grand magasin) Cauvery de l'huile essentielle, mais elle est coupée et n'a pas cette finesse au nez. C'est elle que l'on peut dénicher dans certaines boutiques de la rue du Faubourg Saint Denis à Paris.

SANDELHOLZ.jpg                                                   illustration de F.E. Köhler représentant le santalum album trouvée sur ce site


Propriétés et utilisations de l'huile essentielle de santal

Composants principaux : sesquiterpènes, sesquiterpinols sesquiterpinals, acides.

L'huile essentielle de santal a un parfum très doux et onctueux, avec une pointe citronnée,des notes boisées. Lydia Bosson écrit que "sa fragrance rappelle le musc et la rose réunis", je ne suis pas convaincue.
Outre sa senteur délicieuse et son pouvoir fixatif quand on l'associe avec d'autres HE, c'est une huile que je trouve merveilleuse pour la peau, à la fois antiseptique, anti inflammatoire et calmante.Comme les autres He extraites de bois, elle se bonifie et se complexifie en vieillissant.

*Lydia Bosson (in L'aromathérapie énergétique, ed. Amyris) suggère de masser le cou avec quelques gouttes en cas de picotement lors d'un début de mal de gorge. Je n'ai pas encore essayé. Elle  la conseille aussi contre les inflammations articulaires et musculaires, incorporée dans une huile de massage. Elle la recommande également pour chasser le bavardage mental avant la méditation avec l'application d'une goutte sur le troisième œil. Enfin, elle la suggère en massage sensuel sur le ventre (coupée aux 2/3 d'huile de noyau d'abricot) pour éveiller la libido.

*E.Joy Bowles (Guide des huiles essentielles, Le courrier du livre) la recommande :
-contre les démangeaisons cutanées, diluée (5 gouttes dans une cuilérée à café, un dosage corsé). 
-en soin apaisant, avec 3 gouttes mélangées à une crème base (je suppose qu'il ne faut pas appliquer les 3 gouttes d'un coup… )
-contre les infections génito-urinaires et démangeaisons, avec 3 gouttes dans l'eau pour un bain de siège de dix minutes.

*Dans L'aromathérapie exactement (ed. Roger Fallois), une référence, l'HE est recommandée comme décongestionnante dans le cas de varices, d'hémorroïdes, contre la fatigue cardiaque, les névralgies, sciatique et lumbago. Remarque glanée  dans le livre: "le santalol de santalum album est un excellent toni-cardiaque mais un piètre anti-infectieux (son prétendu pouvoir anti-infectieux urinaire est totalement surfait)".

*Le plus dityrambique est Michel Sommerard -dans
Le chemin des arômes (ed. Medicis) -.  Pour lui, le santal est l'antibactérien n°1 de la flore cutanée et l'arme la plus efficace contre les bactéries à l'origine de l'odeur de transpiration
-Il le conseille aussi dilué à 8% dans un macérat huileux de millepertuis contre les varices, les hémorroïdes.

*D. Baudoux n'en parle pas et Nelly Grosjean indique de telles proportions (du style 20ml à diluer avec d'autres HE ) qu'elle n'a peut être pas dû en utiliser souvent, vu le prix et la rareté.



L'image “http://pagesperso-orange.fr/safran2b/Imini-gif7/gif_70_03.gif” ne peut être affichée car elle contient des erreurs.Recettes avec de l'HE de santal données sur ce blog


-crème veloutée pour le corps à l'aloes (sans cire émulsifiante)

-baume précieux pour l'esprit et le corps

-lait d'agrumes pour le corps

-déodorant parfumé santal-patchouli

-soins à l'ylang et au santal, pour cheveux secs (huile de soin, brume hydratante, miel avant-shampoing)



L'image “http://pagesperso-orange.fr/safran2b/Imini-gif7/gif_70_03.gif” ne peut être affichée car elle contient des erreurs. Lien: un article (en anglais) du Deccan Herald sur l'usine de santal de Mysore : ici


Voir les commentaires

Rédigé par venezia

Publié dans #parfums

Repost 0

Publié le 24 Février 2008

Lors de notre premier jour à Bangalore, nous avons fait un tour au marché, gigantesque entrelac de ruelles étroites, où se croisent et se frôlent portefaix, bagnoles, commerçants affairés. C'était la fin de l'après midi, vers 17h30 peut etre plus, les boutiques commençaient à fermer et le ciel à sombrer. La bonne heure pour siroter un masala tchai, thé au lait corsé d'épices, -poivre, cardamome, cannelle, etc-, aussi délicieux que remontant quand il est bien fait. Devant un tea stall, un homme nous a interpellé. On a dit oui pour deux thés. C'est alors que nous avons assisté à une mini-scène que je ne suis pas prète d'oublier. 

DSCN4360.JPG                                                                    Le teaman devant sa marmite, un client et à droite, le caissier…

Celui qui nous avait proposé les thés, le caissier, probablement le patron, a fourni un peu de pétrole pour alimenter les fourneaux et le "teaman" s'est mis à fabriquer le meilleur masala tea que je boirais jamais. Il a d'abord vidé le récipient en fer blanc du reste de la décoction précédente, sans l'essuyer. Il a mis du lait à bouillir à grand feu, l'a laissé réduire en frottant les parois de la marmite avec le dos d'une petite casserole pour incorporer les éléments caramélisés, il a mélangé, remélangé, ajouté thé, sucre, épices en poudre, a maintenu une ébullition fracassante pendant deux minutes au moins, a goûté puis rectifié  ses dosages. Il a filtré avec une chaussette, ocre de tous les thés précédents, a refroidi sa préparation en la versant d'une casserole à l'autre et l'a servie dans des gobelets de plastique… 4 roupies le verre (moins de dix centimes d'euro). Du grand art, avec rien ou presque.

DSCN4362.JPG                                                                                        Le teaman en action

Par ici la monnaie, ce n'est pas lui qui a encaissé, mais son patron… Le marché ouvre à six heures du  matin, et je suis persuadée que depuis l'aurore, cet homme transpirait devant un feu d'enfer  à  confectionner ce merveilleux thé sans prendre de répit, sous l'œil serré de  son maître;… On lui a souri, mais on le sentait si fatigué, vidé de sa substance, la peau noircie par le pétrole, qu'il n'avait plus la force de rien… sauf de concocter ce breuvage qui lui brûlait la santé au jour le jour. 


Voir les commentaires

Rédigé par venezia

Publié dans #Balades indiennes

Repost 0

Publié le 23 Février 2008


Regards à l'indienne, après trois semaines  de voyage dans le  sud du pays.



DSCN4355.JPG
                                                                 
                                                           Marché de Bangalore


DSCN4399.JPG
                                                    
                                                       Marché de Mysore: vendeuse d'herbes aromatiques


undefined

                                                         Enseigne à Madikéri

DSCN4405.JPG

                                                        Regard intériorisé (temple de Somnathpur, près de Mysore)



DSCN4909.JPG

                                                         Mondialisation oblige, Barbie est là, mais en sari…



DSCN4544.JPG


                                              Personnage de Teyyam, cérémonie d'inspiration chamanique 
à Kannur (nord du Kérala) . Le danseur porte des mini lunettes miroir avec juste un trou pour la pupille.



Voir les commentaires

Rédigé par venezia

Publié dans #Balades indiennes

Repost 0

Publié le 22 Février 2008

Je  n'avais pas prévu de célébrer mon retour des Indes par un article aussi bzzifiant mais en mon absence devant l'écran, ce blog a été "transféré" par les administrateurs d'over-blog sur un nouveau support technique dont je ne maitrise pas tous les arcanes.  Ainsi, pour l'instant, impossible d'inclure des photos dans les articles, le fichier images s'affiche"saturé" (alors qu'il n'occupe que 35% de la place affirment de mystérieux chiffres) et surplus cadeau, il bugue à répétition … J'espère pouvoir résoudre cette énigme technique ce week end… sinon, j'irai peut être m'installer ailleurs…  


L'image “http://mamidoo.free.fr/html/gifs/animaux/insectes/moustique_02.gif” ne peut être affichée car elle contient des erreurs. Juste avant de partir, je n'ai pas réussi à mettre la main sur un vieux flacon de mélanges d'huiles essentielles anti moustique que je traîne depuis un ou deux ans. J'ai donc concocté à la volée une nouvelle mouture  plus destinée à calmer les piqûres qu'à les prévenir.  Je me suis largement inspirée d'une formule du Gattilier, qui associe trois huiles essentielles (que j'ai retenues) avec de l'hydrolat d'hysope et un dispersant. J'ai préféré un support huileux pour des raisons de conservation et j'ai donc préparé le cocktail suivant:

huile calmante post moustiques

Pour 5ml
30 gouttes d'He de geranium bourbon,
30 gouttes d'HE de citronnelle,
30 gouttes d'eucalyptus citronné, les trois provenant de  Bio Mada
complétées avec du macérat huileux de lavande (le Gattilier).


Rien dans ce mélange n'étant photosensibilisant, j'ai pu en appliquer même en plein soleil sans dommage… car j'ai eu droit non seulement à des bzz nocturnes mais aussi à des vrrr diurnes…
Excellente efficacité de cette formule simple, que je retiens désormais. 

L'image “http://mamidoo.free.fr/html/gifs/animaux/insectes/moustique_02.gif” ne peut être affichée car elle contient des erreurs. Comme j'avais emporté à la fois pour l'énergie qu'il dispense et en mémento amical le vinaigre de voyage offert par Michèle (composé d'HE diluées dans du vinaigre de cidre bio, corsé d'un peu de sel et d'alcool), j'en ai pschitté un jour par curiosité sur une piqûre particulièrement irritante, puis j'ai massé avec le mélange anti -moustique. J'ai découvert à cette occasion que le vinaigre potentialisait remarquablement l'efficacité de l'huile en accélérant notamment la venue de l'apaisement.
Il n'y a pas que les moustiques qui attaquent. Même après l'agression de bêtes volantes non identifiées particulièrement hargneuses, l'association d
es deux produits s'est révélée efficace, en renouvelant parfois deux ou trois fois l'application de l'huile aux HE pour ratatiner plus vite les boursouflures.

Pour calmer les piqûres de l'été, vive la vinaigrette aux huiles essentielles.

L'image “http://mamidoo.free.fr/html/gifs/animaux/insectes/moustique_02.gif” ne peut être affichée car elle contient des erreurs.L'image “http://mamidoo.free.fr/html/gifs/animaux/insectes/moustique_02.gif” ne peut être affichée car elle contient des erreurs.





Voir les commentaires

Rédigé par venezia

Publié dans #green cosmétique

Repost 0