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Publié le 10 Juin 2017

 

Ayant pas mal d'élixirs floraux à la maison, j'ai pu scruter de près leur concentration en alcool et en principes actifs. Conclusion: belle disparité et pas mal de flou pour certaines marques.

Cet article est pour les fans. J'ai tenté d'être la plus informative possible, quitte à me montrer austère. 

Bach (original flower essences): concentration en macérât mère :  1/500 soit 0,2%, une quantité reprochée à cette société qui affiche le label "officiel"  car elle est inférieure à celle que pratiquait Bach. Alcool de raisin: 27°

Ballot Flurin: dilution du macérât mère à 1/10 puissance 18. Sans alcool.

Biofloral: dilution du macérât mère: 1/240, soir un peu plus de 0,4%. Alcool bio Demeter: 27°

Mechthild Scheffer dans le Manuel complet des quintessences florales du Dr Edward Bach (le Courrier du livre, une vraie bible) donne 1 goutte de macérât mère pour 240 gouttes de brandy soit une concentration de 1/240, un soupçon de plus que 0,4 %  (Si l'on compte 20 gtes dans un ml) 

Deva: concentration en macérât mère: 0,5%. Alcool bio: 20°

Elixirs&Co: concentration en macérât mère: 0,4%. Alcool bio: 40°

Même dosage que l'Anglais Julian Barnard, l'un des meilleurs connaisseurs des fleurs de Bach. Dans Sur les traces du Dr Bach, (ed. Ulmus ltd) il a refait les parcours de Bach sur les lieux de cueillette originelles. Il pratique donc lui aussi la dilution à 0,4% dans du brandy à 40°, mais compte pour ces proportions 2 gouttes de macérât mère pour 30ml (j'ai compté 2 gtes pour 25ml quand nous avons fabriqué)

Gaialab (Jacques David, un clin d'oeil aux anciennes qui ont connu le forum aromalves!  ) : concentration en macérat-mère 0,4%, alcool bio: 40°

Ladrôme: concentration en macérât mère:  1/240 (un peu plus de 0,4%) Le degré d'alcool n'est pas indiqué sur le site et je n'ai plus de flacon de cette marque dans ma boite pour vérifier.

Living tree orchid essences: infusion "éthérique" de la fleur (pas d'indication de concentration) Alcool: 20°

Phi essences (Andreas Korte), très nombreuses gammes: infusion "energétique" de la fleur, de la plante ou d'un minéral (via un cristal) : 0,777%. Cognac: 20°

Un certain nombre de marques ne donne pas la composition exacte et n'explique pas vraiment le mode de réalisation du macérât mère.

Les textes de Bach

Ils ne sont pas simples à utiliser car il a détruit au fur à mesure la plupart de ses notes, tout en peaufinant ses recherches au fil du temps. Dans un texte de 1933, il explique la méthode de solarisation avec moitié brandy moitié eau de source pour le macérât mère. Puis il donne comme mode d'utilisation: 4 gouttes de ce macérât mère dans un flacon de 4 onces ( 28,4ml). Bien agiter et donner à la petite cuillère au patient. On fabrique donc sur le champ sans idée de conservation et la dose administrée est plus importante qu'aujourd'hui. 

En 1934, il parle de 3 ou 4 gouttes de macérât mère dans l'eau du flacon de 4 onces, à laquelle on peut ajouter un peu de brandy pour une meilleure conservation, et le dosage reste d'une cuillère à thé.

En 1936, -l'année de sa mort, il a bouclé la liste de ses remèdes-, il conseille 2 ou 3 gtes de macérât mère  dans le flacon de 4 onces avec éventuellement du brandy, et "peu de gouttes" seulement de ce mélange dans un liquide quel qu'il soit (lait, eau, etc. )

(Informations tirées d'un ouvrage au titre un peu trompeur: Œuvres complètes… car elles ne le sont pas, se contentant parfois d'extraits!  (Macroeditions)

Au fil du temps, les dosages ont donc diminué.

Portrait énergétique d'une fleur, temps d'attente après la préparation, rôle de l'alcool, durée de conservation 

Dans une étude très intéressante parue dans feue la revue Euphrasia (n°4, 2002, créée par l'un des fondateurs des Laboratoires Deva), un chercheur, Jo Ligné relate ses expériences de cristallisations sensibles réalisées avec des macérats mères et des élixirs dilués. Je ne vais pas entrer dans les détails, mais citer les conclusions, très utiles pour ceux et celles qui souhaiteraient se lancer dans la fabrication d'élixirs.  

"Une plante spécifique  possède une image en cristallisation sensible qui lui est propre (… ). cette image est un "portrait" stable et fiable, qui met en évidence la structure énergétique du végétal étudié. Pour une espèce végétale déterminée, on obtiendra toujours la même image de base, quel que soit le lieu, la date de préparation et le préparateur" (si on respecte le strict protocole du laboratoire, ici, Deva). (C'est moi qui souligne, ci-dessous aussi)

(…)

"L'eau reçoit le message énergétique (thérapeutique) du végétal au cours de la préparation de l'infusion. Cependant, ce message ne s'exprime pas dans son intégralité et sa plénitude pendant la préparation, ni juste après qu'elle vienne d'être réalisée. 

La pleine expression des potentialités énergétiques n'apparait qu'après 3 à 10 jours pour les infusions, et après un ou deux jours pour les élixirs-mères."

(…) 

"Les fortes variations de température ont des effets désastreux sur la structure énergétique des élixirs floraux". 

(…)

L'alcool joue un rôle essentiel dans la conservation des élixirs. Sans sa présence, les infusions dégénèrent au bout d'un laps de temps situé entre dix jours et quatre mois. La présence du cognac stabilise les élixirs au bout d'un laps de temps qui varie entre 7 et 30 jours". 

Enfin, le vieillissement se confirmerait après 6 ans. 

Au delà de son rôle de conservateur, "le support eau-cognac agit comme un stimulant à l'émergence des potentialités de l'infusion florale, potentialités qu'il maintient après quelques oscillations. "

NB: Qu'est ce qu'une cristallisation sensible? l'explication de Wikipedia: ici

Un résumé abrupt et succint: on met en présence une solution de chlorure de cuivre et le produit à étudier, selon un protocole précis. Au bout de quelques temps, il se forme des figures  formées de minuscules aiguilles plus ou moins ordonnées. Ce sont ces dessins que l'on observe.  Cette technique est notamment utilisée en biodynamie et en anthroposophie. 

Un petit tour d'horizon des élixirs disponibles ici

 

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Rédigé par venezia

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Publié le 8 Juin 2017

 Frangipaniers à Wat Phou, l'élixir en préparation au soleil mais à l'abri des feuilles
 Frangipaniers à Wat Phou, l'élixir en préparation au soleil mais à l'abri des feuilles

Frangipaniers à Wat Phou, l'élixir en préparation au soleil mais à l'abri des feuilles

Lors de divers voyages, j'avais déjà fabriqué des élixirs, qui, dans le fond, n'en étaient pas réellement. 

(voir ici par exemple)

 

Après avoir écrit le livre sur les fleurs de Bach, j'ai mémorisé et assimilé la façon de procéder dans les règles de l'art. 

J'étais déjà allée au Laos en 2010 et à cette époque j'avais été fascinée par le très beau site du temple de Wat Phou, non loin de Champasak, dans le sud du pays. J'avais alors rencontré Nathalie, qui avait ouvert depuis peu un merveilleux spa dans une  maison traditionnelle en bois. 

J'y suis retournée sept ans plus tard pour la voir (et bosser un peu…  )

Parmi mes projets: montrer comme se fabrique un élixir énergétique. J'ai choisi le site de Wat Phou, si chargé d'énergies et d'histoire, et laissé à Nathalie le soin de sélectionner une fleur qui lui "parlait". Nous n'avons pas fait de recherches particulière sur la flore environnant le temple. Elle a juste cueilli où son cœur lui disait d'aller. 

Comme il y a de splendides allées de frangipaniers, elle a élu la fleur de ces arbres, appelée Dok champa au Laos. 

Edward Bach utilisa deux méthodes pour élaborer ses élixirs: l'exposition solaire ou l'ébullition. Nous avons retenu la première possibilité. 

Il s'agit, en manipulant les fleurs le moins possible, de les placer dans un bol en verre transparent en se concentrant vraiment sur ce qu'on fait. Le bol est empli d'eau (de source ou faiblement minéralisée) et on couvre la surface de fleurs. Puis on dépose le bol dans un endroit proche du lieu de la cueillette, tranquille (sans passage) et on le laisse en plein soleil au moins trois heures d'affilée. Il faisait vraiment très chaud, nous avons raccourci le temps de l'exposition solaire. L'idée: que les fleurs "se donnent à l'eau".

Ensuite, on ôte les fleurs sans les toucher (avec une brindille par exemple ou mieux, une tige de la plante "solarisée"). On transvase le liquide à l'aide d'un entonnoir dans une bouteille déjà remplie à moitié d'alcool. On agite pour dynamiser. Bach utilisait du brandy titrant au moins à 40°, ce qui donne une concentration en alcool à 20°, minimum nécessaire pour une conservation indéfinie de la solution. Le jour où je suis allée visiter la petite maison d'Edward Bach à Mount Vernon, en Grande Bretagne, on m'avait montré des macérâts qu'il avait lui-même fabriqués des décennies auparavant.  

Nous avons dilué avec l'alcool local le lao lao pour rester dans un environnement laotien. Le liquide obtenu est ce qu'on nomme le macérât mère. On ne l'utilise pas tel quel. Pour préparer l'élixir employé au final, on prélève un soupçon de la solution que l'on dilue dans de l'alcool à 40° minimum. La concentration en macérât mère est de 0,4% si l'on respecte le dosage d'Edward Bach.  

Un exemple : pour un flacon de 100ml, on verse au fond du flacon 0,4% de 100ml en macérât mère, soit 0,4ml. Si on compte environ 20 gouttes dans un ml, cela fait 8 gouttes et on complète avec l'alcool. 

On peut partir de ce calcul pour préparer des flacons plus petits. Par exemple, il faudra 2 gouttes de macérât mère pour un flacon d'élixir de 25ml.

Il s'agit d'un remède énergétique, avec une concentration très faible des substances extraites (ici par macération solaire) de la fleur choisie.  

Ensuite, il a fallu le tester. Une amie laotienne de Nathalie nous a déconseillé de l'employer en interne, tout en estimant que les "esprits du lieu" étaient bien présents dans le flacon et qu'on pouvait utiliser l'élixir de Dok Champa en externe. 

Comme l'a souligné Nathalie dans un commentaire sur l'article précédent, cette fleur a une symbolique ambiguë. Elle est l'emblème du Laos. Mais elle est aussi associée à la fois aux cérémonies sacrées, aux démons et à la mort (frangipaniers dans les cimetières).

Il existe un élixir de fleur de frangipanier rouge  (red suva frangipani)  répertorié dans les élixirs floraux du bush australien, Il apporte calme et sérénité à ceux fragilisés par une rupture sentimentale ou une séparation, et dans le fond, cette indication peut se comprendre si l'on tient la mort (à laquelle la fleur est liée en Aise) pour La grande séparation. 

J'ai souvent testé cet élixir de dok champa blanc sur les mains avant de m'endormir, ou pour essayer de m'endormir, et je trouve qu'il joue sur la qualité du sommeil, mais sans avoir réussi à bien qualifier l'effet pour le moment. Si l'on juge que la nuit nous sépare de nos activités diurnes, le dok champa peut donc avoir son mot à dire…

*Après moult recherches, j'ai trouvé un élixir de frangipanier blanc commercialisé avec des propriétés liées au sommeil, car destiné à écarter les frayeurs nocturnes.Cet élixir est produit par une société basée dans l'Oregon, la power of flower healing essence company. Sa créatrice a vécu à Hawaii et a été membre de la fameuse communauté écossaise de Findhorn. (Voir Ici) Il y a d'autres sites (américains ou anglais) qui proposent de l'élixir de fleur de frangipanier, avec des explications un peu différentes. 

* Sur la famille botanique du frangipanier et ses représentations symboliques (en anglais) : https://en.wikipedia.org/wiki/Plumeria

 

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Rédigé par venezia

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Publié le 6 Juin 2017

 

Pourquoi des mois de silence sur le blog? Pour une bonne cause, la rédaction d'un nouveau livre qui devrait sortir en septembre. Ça, c'est pour la surprise.

 

La brume de sommeil dont je vais parler dans cet article a été testée pour le bouquin. Je donne ici une formule à peine modifiée que je viens de refaire et que j'apprécie beaucoup. Le thème central de ce nouveau travail (avec pas mal d'essais ces dernier mois… ) tourne en effet autour des parfums maison et des ambiances parfumées… en version moins sophistiquée que les recettes données au fil des années sur ce blog mais avec de nombreux supports que j'ai cherché à diversifier et à apprivoiser.

Quant aux élixirs floraux, que j'ajoute quasi systématiquement dans mes recettes, j'expliquerai dans un prochain article comment en fabriquer…En effet, lors d'un récent voyage au Laos où je suis allée voir une amie, nous en avons confectionné un. 

Brume de sommeil à la fleur d'oranger

 

25 gtes HE petit grain bigarade

10 gtes HE petit grain mandarine

20 gtes HE lavande

5 gtes HE vetiver

8g solubol (dispersant des HE)

10g teinture de roses maison

1g elixir Sommeil (Elixirs&co)

1g élixir de fleurs de champaca du Laos

0,7 cosgard (conservateur)

78,6 g eau de fleurs d’oranger (je l'achète dans une boutique de produits tunisiens à Belleville)

 

Dans le livre, -pour limiter les coûts- je n'ai choisi que trois huiles essentielles, comme dans les 9/10 des recettes présentées, et un seul élixir.  

 

Procédé

Il est simplissime. 

Compter les gouttes d'HE dans un bécher stérilisé. Ajouter le solubol, bien touiller.

Puis ajouter le reste des ingrédients en suivant l'ordre de la liste ci-dessus, c'est à dire en commençant par ceux qui renferment de l'alcool pour parfaire la dispersion. Bien touiller avec une baguette après chaque ajout.

 Conditionner en vaporisateur.

Le choix des ingrédients 

J'ai cherché à réaliser un mélange parfumé à vocation apaisante, à la fois équilibré et qui tienne.

Petit gain bigarade et lavande: dans son livre à couverture rose (je l'appelle par affection le livre rose… ) "Aromathérapie", Monica Werner rapproche ces  HE tant leurs effets sont voisins, en raison de la présence chez les deux, en quantité élevée,  d'esters (acétate de linalyle) et de linalol aux vertus relaxantes, rééquilibrantes et antidépressives. 

Petit grain mandarine: là, c'est la présence d'anthranilate de méthyle, un autre ester, qui rend cette HE si apaisante. 

Vetiver: j'adore son parfum racine. C'est dans le livre rose de Monica Werner que j'ai découvert avec ravissement que son HE favorisait, elle aussi, le sommeil et apportait de l'apaisement, notamment en raison de la présence de cétones sesquiterpéniques. 

Teinture de roses : en interne, la teinture de rose apaise et calme. En externe, c'est surtout pour son léger parfum que je l'utilise. 

Eau de fleurs d'oranger: son parfum solaire est une incitation à la détente 

Elixirs : pour la touche énergétique. J'en ai combiné deux dans cette recette. L'un, déjà prêt, l'autre fabriqué au Laos. j'en reparlerai dans un prochain article. 

Utilisation

Je conditionne cette brume en vaporisateur et pschitte directement sur l'oreiller. Puis je passe délicatement ma main sur le tissu et  plonge mon nez dedans avec délices.

 

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Rédigé par venezia

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Publié le 15 Décembre 2016

le vinaigre de toilette, le géranium espagnol, le rosier de Roscoff
le vinaigre de toilette, le géranium espagnol, le rosier de Roscoff
le vinaigre de toilette, le géranium espagnol, le rosier de Roscoff

le vinaigre de toilette, le géranium espagnol, le rosier de Roscoff

 

A préparer en suivant des recettes ou à sa façon: des produits aussi efficaces que polyvalents… et pas ruineux ni difficiles à fabriquer.   

 

Vinaigre de toilette

Il y a des années, j'achetais régulièrement le vinaigre de toilette préparé par l'Herboristerie du Palais Royal… mais au fil du temps, la recette a été peu à peu bidouillée et j'ai laissé tomber. 

Voici l'INCI actuelle: ACETUM (BIOLOGIC CIDER VINEGAR), AQUA (WATER), PPG-26-BUTEH-26, PROPYLENE GLYCOL, PEG-40 HYDROGENATED CASTOR OIL, CITRUS LIMON (LEMON) PEEL OIL, CEDRUS ATLANTICA BARK OIL, ROSMARINUS OFFICINALIS (ROSEMARY) LEAF OIL, THYMUS ZYGIS FLOWER OIL, NASTURTIUM OFFICINALE (WATERCRESS) EXTRACT, ARCTIUM LAPPA ROOT EXTRACT, CHAMAEMELUM NOBILE LEAF EXTRACT, HEDERA HELIX (IVY) LEAF EXTRACT, ROSMARINUS OFFICINALIS (ROSEMARY) LEAF EXTRACT, LIMONENE, CITRAL, LINALOOL, PHENOXYETHANOL, METHYLPARABEN, BUTYLPARABEN, ETHYLPARABEN, PROPYLPARABEN.

Celle des débuts ne renfermait ni conservateur ni PEG, ni, si ma mémoire est bonne, d'huile de ricin hydrogénée mais un soupçon d'huile de coco et peu d'huiles essentielles. Il s'agissait surtout  de macérations de plantes. 

Je m'en servais un peu pour tout, notamment pour neutraliser le calcaire de l'eau (du bain surtout!) . 

Comme cet été, j'ai préparé divers vinaigres de plantes, je me suis dit qu'il était temps de faire des assemblages pour réaliser un bon vinaigre de toilette.  

En général, je fais macérer plusieurs plantes ensemble pour préparer du vinaigre pour les cheveux ou des potions anti-inflammatoires très efficaces. Mais là, j'ai préparé de façon unitaire car  si j'ai eu des plantes ou des feuilles très fraîches sous la main, ce n'était pas au même moment.

Déjà présents sur le blog: 

vinaigre de rose amélioré ici

vinaigre anti-inflammatoire au buchu (une plante sud-africaine) ici

gelée vinaigrée pour cheveux en voyage ici

gelée vinaigrée anti-inflammatoire ici

 

Vinaigre de toilette rose-lavande-géranium (sur 200g, diviser par deux pour avoir les %)  

59g vinaigre à la lavande ( des fleurs très odorantes envoyées par Irène)

60g vinaigre au géranium d’Espagne (feuilles d'un géranium rosat très odorant) 

60g vinaigre aux roses de Roscoff

20 g teinture alcoolique de rose-brunelle à l'HE de rose

1g élixir de venin d’abeille (Ballot Flurin, équivalent du Rescue)

3 gtes HE encens (b. carterii)

tout peser et mélanger. Les quelques gouttes d'HE se dissolvent facilement. 

Pour préparer les vinaigres 

En général, je remplis une bouteille désinfectée et à goulot large de la plante et je verse dessus, soit du vinaigre de cidre bio, soit du vinaigre d'alcool bio, plus concentré en acide acétique. Je range la bouteille dans un placard, je la secoue quand j'y pense et je filtre quand le parfum de la plante arrive à trouver sa place à côté de l'odeur du vinaigre. 

Pourquoi de  l'encens en HE? Parce que j'avais trouvé une vieille recette traditionnelle apaisante qui se préparait en faisant macérer de l'encens pilé fin dans du vinaigre.  J'ai tenté un jour, mais le résultat olfactif a été vraiment étrange. Je me suis donc contentée pour cet essai de l'HE.

Que faire de ce vinaigre:

-J'en ai conditionné dans un petit flacon compte-gouttes, j'en verse un peu dans le creux de la main où j'ajoute de l'eau pour rincer le visage après le démaquillant. Impeccable, même plus la peine de pschitter une lotion. 

-J'en verse aussi pur sur les mains après les avoir lavées et je les frotte, excellent pour neutraliser le calcaire de l'eau, ce qui laisse la peau toute douce. 

-J'en mets pur sur un bobo quand je m'écorche en cuisinant ou en bricolant. 

Vinaigre de ménage

La recette très simple et très présente sur internet consiste à remplir un récipient de zestes d'agrumes au fur et à mesure de la consommation des fruits et à les recouvrir de vinaigre. On filtre ou pas. 

Pour la booster, j'ai ajouté des clous de girofle dont le parfum s'accorde bien avec l'orange et qui ont des propriétés antiseptiques.

Je conditionne en vapo et je pschitte pour nettoyer. C'est tout. 

 

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Rédigé par venezia

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Publié le 14 Octobre 2016

La couverture du livre. Deux extraits.
La couverture du livre. Deux extraits.
La couverture du livre. Deux extraits.

La couverture du livre. Deux extraits.

 

Depuis des années, j'ai évoqué au fil des pages de ce blog des élixirs de toutes sortes, notamment de fleurs et de minéraux. Dilutions infinitésimales de plantes ou de pierres dans de l'eau et du cognac selon un protocole précis, ils ont (ou auraient) une action sur la sphère énergétique. Personnellement, avec un recul d'une dizaine d'années, je trouve que ce que je fais fonctionne mieux avec que sans. J'ai aussi expérimenté les élixirs floraux en interne dans des conditions plus tristes et ils m'ont apporté une aide que je ne regrette pas.

Ils apparaissent donc presque systématiquement dans mes formules, et j'en ai parlé au moins une fois plus longuement ici . Il y a quelque mois, j'ai eu l'opportunité d'écrire un livre sur les fleurs de Bach, historiquement les premiers élixirs à avoir été mis au point.

J'ai trouvé qu'il s'agissait d'une belle occasion d'aller y voir de plus près.

Puis j'ai appris que ce texte allait concerner (notamment) les créations d'Elixirs & Co, ce qui m'a fait hésiter. Après avoir rencontré leur fondateur Gérard Wolf et découvert sa passion et son engagement  (il part ainsi tous les ans sac à dos dans la nature pour réaliser lui-même ses cueillettes et a été le premier à le faire en France), j'ai dit banco. 

Je me suis plongée dans l'existence d'Edward Bach (j'ai imaginé une interview imaginaire d'après les écrits de son assistante Nora Weeks) qui m'a fascinée, tant il a été en longue communion avec la nature après une studieuse époque londonienne où il s'était fait un nom comme homéopathe. Dans Sur les traces du Dr Bach et de ses fleurs (ed. Ulmus), Julian Barnard a fait un merveilleux travail en racontant son parcours dans les champs mêmes, les bois et les rivières où les remèdes furent un à un choisis. Il reste néanmoins des blancs dans la vie de Bach qui détruisait ses notes au fur et à mesure.

J'ai également regardé son emploi des fleurs avec ses patients:  il n'hésitait pas à changer de prescription en suivant de près l'évolution de leurs états d'âme. Ce qui m'a fait comprendre l'intérèt des composés de plusieurs fleurs, qui permettent de tenir compte des différentes facettes d'un état d'esprit (surtout quand on n'a pas envie de se prendre trop la tête pour affiner) : dort-on mal parce qu'on est angoissé? Ou parce que trop de sujets tournent comme des petits vélos dans la tête? Ou alors par épuisement mental? Difficile parfois de trancher… alors autant prendre un composé qui s'adresse à plusieurs symptômes, -ce qui est déjà le cas avec le remède d'Urgence, le fameux Rescue-.

A partir du moment où il a mis au point ses élixirs floraux, (dans le fond, il n'y a pas si longtemps, on était dans les années trente) Bach n'a plus utilisé qu'eux pour soigner, que ce soit une crise d'asthme ou un mal de dos. Pourquoi ? Parce que pour Edward Bach, toute maladie s'enracine dans un déséquilibre émotionnel, passager ou durable et qu'en remettant le psychisme d'aplomb, le reste devrait suivre. Ces prescriptions minimalistes lui vaudraient probablement aujourd'hui de se faire rayer de l'Ordre des médecins. 

En tout cas, effet placebo ou pas, ses patients ne s'en sont pas plaints et ont afflué en nombre.  Philip M. Chancellor, personnage à la vie incroyable (Américain de Chicago, il est devenu éditeur au Mexique, puis s'est passionné pour l'acupuncture, qu'il est parti apprendre à Taiwan avant de la vulgariser en Europe et de s'intéresser à Bach)  a eu accès aux dossiers médicaux des patients de Bach. Il détaille donc des études de cas dans un livre (Le manuel des fleurs guérisseuses du Dr Bach , Ed. le Courrier du livre), où l'on comprend que Bach suivait longuement ses malades et que ces derniers ne guérissaient pas toujours d'un simple claquement de doigts.  

Aujourd'hui, les fleurs de Bach se prennent d'abord pour réguler des troubles émotionnels et apaiser des bleus à l'âme que j'ai recensés dans un abécédaire. Curiosité oblige, j'en ai aussi profité pour interroger sur leur pratique des conseillères en fleurs de Bach.

Rien n'est jamais parfait (il manque par exemple l'index des pages consacrées à chacune des 38 fleurs, éparpillées dans le livre) mais je suis contente d'être venue à bout de ce modeste projet.

 Si mon nom apparait sur la couverture, je  poursuivrai avec celui de Venezia sur le blog.

Edit: je viens d'avoir la réponse des éditeurs: le livre sort le 21 octobre

Si j'avais su, j'aurais attendu cette date pour publier l'article! 

 

 

 

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Rédigé par venezia

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Publié le 20 Avril 2014

Je prépare depuis pas mal de temps un produit multi-usages que je pensais avoir publié… Et bien non. Je viens réparer cet oubli.

 

 

C'est un mélange à vaporiser sur un mouchoir à utiliser en avion à la place du mélange d'huiles essentielles usuel (voir ici) car son parfum est très agréable et doux. Comme il est dilué, je le trouve plus simple d'usage.

On peut aussi en pschitter sur les mains comme barrière anti microbes -notamment en voyage-.

Je l'utilise parfois le soir, toujours pschitté sur un support (papier ou mouchoir) que je glisse sous l'oreiller pour enrayer dans l'œuf un début de crève.

On peut enfin le vaporiser autour de soi et respirer, toujours pour lutter contre un début de refroidissement.

 

Brume protectrice anti-crève sur 100g ou en %

 

Alcool à 90° non modifié 63

hydrolat de monarde 26

hydrolat de géranium 4

hydrolat d'encens 3

 

4% HE +elixirs en gouttes

30 gtes lavande

20 gtes eucalyptus radiata

15gtes niaouli

10 gtes genevrier

10 gtes sapin géant

9gtes encens (boswellia carterii)

9gtes romarin  de Corse (à verbenone)

6 gtes menthe poivrée

5 gtes thym à géraniol-linalol (ou monarde si on en a)

 2 gtes mastic

 2 gtes girofle

 10 gtes environmental yarrow elixir

5 gtes elixir rescue (ou des 5 fleurs)

 3gtes EPP

 

P1080723.jpg

 

Fabrication, simplissime

 

-Verser les gouttes d'huiles essentielles dans un bécher désinfecté.

 

-Les diluer avec l'alcool à 90° et touiller vivement. On obtient un liquide lactescent.

 

-Compléter avec les hydrolats. Conditionner en vaporisateur.

 

Le pourquoi du choix des ingrédients

 

* L'alcool à 90°

 

Il permet la dilution des HE. Il fait aussi fonction de conservateur. En le diluant avec les hydrolats, on obtient une concentration alcoolique comprise entre 65° et 70°. Si on ajoute les 4% d'HE, on obtient un produit pour les mains correctement désinfectant (il faut en effet une dilution alcoolique titrant au mimimum à 60° et avec environ 2% d'HE). Voir ici les précautions à prendre pour fabriquer un gel suffisamment antiseptique.

Comme cette brume ne contient aucune substance adoucissante, la réserver à des usages occasionnels pour ne pas dessécher la peau. Elle permet néanmoins de ne pas multiplier les flacons à garder sous la main au cours d'un long voyage.

 

* Les hydrolats

 

Monarde dydime


Mon hydrolat vient d'ici, je l'avais acheté lors d'un salon. C'est une plante dont j'achète les fleurs séchées quand j'en trouve tant leur ton rouge me fascine. Je la trouve plus douce que le thym, par ailleurs très efficace, pour les problèmes respiratoires. Son parfum possède une note légèrement safranée. Je l'utilise aussi dans des desserts. Voir ici

On peut remplacer par un hydrolat de thym, choisir une variété douce.

 

Géranium:

 

Pour ses propriétés anti-stress. J'ai utilisé celui de la nouvelle boutique Buly, rue Bonaparte, au parfum très fin. C'est le produit que j'ai préféré de cette échoppe dédiée à quelques ingrédients cosméto (huiles surtout), au décor et aux packagings vraiment très réussis. En revanche, mon avis sur les produits proposés est plus mitigé. 

 

Encens:

 

A la fois anti microbe, avec un tropisme respiratoire,  et apaisant. (ici, c'est celui de Bilby).


* Les élixirs

 

Rescue ou remède des cinq fleurs: très polyvalent, conseillé dans les situations d'urgence. 

 

Yarrow Environmental solution : un elixir un peu particulier puisqu'il renferme aussi des teintures d'achillée et d'échinacée en plus d'elixirs floraux. A l'origine, il avait été créé contre l'exposition aux radiations. 

 

* Les huiles essentielles

 

Pour mémoire, voici la liste des HE utilisées dans la sniffette aux HE que j'ai longtemps préparée. J'ai souligné les HE  conservées. 


Cajeput 18, j'ai remplacé par du niaouli
Girofle 1, pour sa richesse en eugénol très antiseptique
Eucalyptus globulus 36, j'ai préféré radiata.
Genevrier 4, anti inflammatoire et effets tonifiants
Menthe poivrée 35, antalgique
Gaultherie 5
Mastic grec 4, excellent contre la sinusite
Calament 2

 

J'ai changé les dosages (notament pour la menthe poivrée et le genevrier),  ai ôté certaines HE, en ai ajouté d'autres que j'utilise depuis longtemps, en privilégiant des HE efficaces mais pas coup de poing.

 

lavande: apaisante, fluidifiante, équilibrante

 

eucalyptus radiata: voir sur Potions l'excellent article de Loulou sur cette HE anti infectieuse et anti virale, efficace dans la lutte contre les affections respiratoires 

 

sapin géant: parfum exquis, facilite la respiration.

 

niaouli: décongestionnant respiratoire, anti microbien, anti viral.

 

encens: anti inflammatoire, anti-essoufflement, expectorant.

 

romarin de Corse: anti bronchitique

 

thym à géraniol-linalol: fluidifiante et anti infectieuse.

 

 

Ce mélange possède un parfum très agréable. On peut bien sûr s'en inspirer pour composer un mélange à sa façon, en veillant à conserver un résultat olfactif plaisant.  


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Rédigé par venezia

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Publié le 13 Juin 2012

Comment augmenter sa dose d'antioxydants dans l'alimentation sans se fatiguer?

 

En se concoctant des mélanges à l'avance… si possibles avec du goût.


Pourquoi vouloir plus anti-oxydants? Parce qu'ils jouent un rôle protecteur très polyvalent. J'ai choisi un trio qui apporte des polyphénols à hautes doses. Les polyphénols sont une catégorie d'antioxydants fabriqués par les végétaux  pour se protéger des agressions liées à la température, au soleil, au vent, aux insectes, aux attaques de champignons… On en découvre tous les jours des bienfaits. Ils protègeraient d'à peu près tout: des maladies cardio vasculaires, du cancer, des troubles inflammatoires, etc

 

Gros bémol: on les assimile plus ou moins bien et comme on est dans la prévention, on ne sait pas encore déterminer sûrement les doses nécessaires.

 

P1000583.jpgLa poudre d'agrumes est d'une couleur plus vive que sur la photo…


 

Mon choix

 

-la poudre de cacao crue. Je la trouve amère utilisée en solo. Quand je vois les doses utilisées dans certaines recettes, je m'interroge sur leur résultat gustatif…  Elle serait sept fois plus riche en polyphénols que le cacao torréfié.

 

 

-la cannelle: l'un des aliments les plus antioxydants, sauf qu'on n'en avale pas des kilos! A acheter en bâton et à moudre soi-même pour plus de fraicheur; un coup de mixer, et hop… c'est fait; Il s'agit de la cannelle de Ceylan, au goût plus fin  que la cannelle de Chine.

 


-la poudre de zeste d'agrumes bio, à réaliser soi même au four à basse température.  J'ai déjà expliqué la méthode ici. (Trois heures au four à 60°porte du four entrouverte. Poser les zestes sur du papier sulfurisé, laisser refroidir, mixer et eventuellement tamiser). J'en prépare deux fois par an environ, j'en mets parfois dans les salades, la mayonnaise, etc. 

 

 

P1000581.jpg

Le mélange réalisé. Le cacao colore le tout

 

Le dosage, à ajuster selon son goût:


-4 cuillérées à café de poudre de cacao cru bio

-3 cuillérées à café de de poudre de zeste d'agrumes bio

-2 cuillérées à café de cannelle bio moulue (on peut en mettre moins, tout dépend de la puissance de la cannelle).

 

Mettre le tout dans un bocal, bien secouer. Garder au frais et ne pas fabriquer en grande quantité pour limiter l'oxydation.

 

A utiliser à petites doses en raison de la force des ingrédients; une demi cuillérée à café, voire moins, pour un yaourt nature ou sur le muesli (non sucré, la cannelle et les agrumes apportent du "rond") du matin. On peut aussi saupoudrer au dernier moment une salade de fruits.


L'idée, je me répète: booster ses repas sans effort.

 

Je me demande si je ne vais pas tenter aussi en teinture pour la cosméto… On ne se refait pas…

 

 

 

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Rédigé par venezia

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Publié le 21 Février 2012

Michèle a réalisé et offert un excellent sirop aromatique à diluer dans un liquide à des fins aussi gourmandes que thérapeutiques. Je vous laisse découvrir son ingéniosité ici, sur le blog collectif Potions et Chaudron. Elle l'a réalisé à base d'HE, de miel et de sirop d'agave.

 

Ce style de potion magique est particulièrement précieux car on a du presque tout prèt et sophistiqué sous la main…

 

Il se trouve que lors d'un trop bref séjour à New York en décembre dernier, m'avait été offert une potion également ingénieuse, mais différente, et je me demandais si j'allais ou pas en parler sur ce blog; j'ai reculé jusqu'à aujourd'hui car c'était évoquer un voyage de plus et donc suggérer encore d'avantage la situation de "rentière" que me prètent certains lecteurs et lectrices. (Je n'aurais rien contre…  )

 

P1230896.jpgAnwar est un passionné de préparations ayurvediques


Je saisis donc l'occasion, et je me lance. Lors de ce séjour à New York, j'ai découvert un merveilleux lieu de perdition, une boutique d'herbes, de plantes, et de produits souvent indiens, magasin tenu par le plus gentil des Bangladeshi, Anwar. J'y ai déniché notamment de la poudre de boswellia serrata, ingrédient très anti-inflammatoire que j'ai préparé en teinture.

 

P1230898.jpg

La boutique s'appelle Dual speciality store, elle est située dans l'East Village et ouvre tard le soir.  (91 1° avenue). Je l'ai découverte en marchant, j'ai vu après qu'elle était répertoriée dans le Zagat…

 

Après avoir discuté plus d'une heure avec Anwar, il m'a offert un pot de "chai masala female", un produit de sa fabrication et dont on devrait pouvoir s'inspirer; même si dans la texture, il est moins abouti que celui de Michèle, l'idée est assez ingénieuse pour je l'explique ici.

 

P1230897.jpgUne idée des rayons. Il y a plein d'épices, de graines, de farines…

 


 

P1240135.jpgL'étiquette du  Chai masala

 

C'est un mix bio de thé noir et d'épices ( cardamome, girofle, cannelle, quatre-épices, plus ou moins celles d'un chai) très finement broyés avec, en plus, des herbes spécifiquement destinées aux femmes; fenouil, astragale, Dong quai, Blue cohosh, framboise (la boutique propose  aussi un chai masala en version homme). Le tout est dilué dans du sirop d'agave et un peu de sucre brun dit l'étiquette. Le mélange d'herbes et d'épices est à hauteur de presque 10%.

 

NB:-l'astragale probablement astragalus membranaceus, est une plante chinoise qui renforce l'immunité

-le dong quai (angelique chinoise) est un régulateur du système hormonal

-le blue cohosh (actée à grappes bleue) est une plante américaine indigène anti inflammatoire, qui combat la fièvre et a de nombreuses autres propriétés. 

 

-Quant au fenouil et à la framboise, ils ont aussi de nombreuses applications, notamment pour la sphère gynécologique (les feuilles de framboise)

 

Son mode d'emploi: une cuillérée à thé dans une tasse d'eau que l'on porte à ébulliton six à huit minutes, avant d'ajouter un peu de lait et éventuellement plus de sucre, ce que je ne fais pas. C'est un excellent remontant à boire le matin; je ne pense pas le refaire à l'identique néanmoins, car je ne maîtrise pas bien l'usage de toutes les plantes énumérées.


La texture est un peu chewingumesque, mais l'avantage, c'est que, là aussi, c'est presque prét, quoique plus long à finaliser que le sirop de Michèle; le sucre étant un excellent conservateur, c'est une idée à retenir si on veut préparer des suspensions de plantes qui ont besoin de chauffe (donc plutôt des feuilles et des racines)  car ce chai masala concentré préparé à l'avance est vraiment parfumé. 

 

Du coup, j'en profite aussi pour évoquer une autre façon d'obtenir une macération de végétaux agréable, et que j'ai testée avec de la racine d'osha, plante amérindienne anti bactérienne au parfum puissant. Il suffit de l'immerger dans un pot de miel très fluide  qui va s'en parfumer peu à peu; j'avais trouvé l'idée ici sur le blog de Kiva Rose qui suggère de nombreuses autres préparations. Le pot est fini, pas de photos…


Je pense tenter avec d'autres racines odorantes: gingembre, angelique ou même ginseng. On peut bien sûr tester avec des pétales ou des feuilles, avec le risque d'en retrouver sur sa tartine… 

 

  P1240134.jpg

A gauche, le sirop  préparé par Michèle, très limpide car il n'y a pas de plantes en suspension, uniquement des HE. A droite, bien plus sombre, le masala  chai new yorkais. L'un pour le sommeil, l'autre pour l'énergie: avec ça, je suis parée…

 

 

 


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Rédigé par venezia

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Publié le 11 Février 2012

 

Je suis fascinée par les beaux ongles, car les miens sont modestes. Je les porte courts pour déjouer leur fragilité. Je potasse donc souvent le sujet : beaux ongles. 

 

 

Dans la mesure où je suis en quelque sorte en "formation continue" sur ce thème, j'ai décidé, pour offrir, de préparer une petite ligne spécial ongles en tenant compte de mes découvertes. 

 

Sur le net et dans les livres, il y a énormément d'ingrédients censés booster les ongles; j'ai essayé de repérer ceux qui étaient le plus cités (en tenant compte de la crédibilité des sources).

 

Huiles végétales

 

*Il y a quelques temps déjà, j'avais fait un baume pour les mains et les ongles que Michèle avait beaucoup aimé, avec une huile au gaillet préparée par Christian Nugier, et que j'ai donc rachetée par la suite.

 

* J'ai tenu compte également des indications données par Kolbjorn Borseth d'Aromantic dans son e-book sur les huiles végétales.

 

Dans les diverses formules qu'il propose pour les ongles, on trouve:

 

pépins de raisin

sésame

son de riz

chanvre

noyau d'abricot ou  noyau de pêche

jojoba

carthame

pépins de citrouille (pour la présence de zinc)

macérat de consoude

 

 

*J'ai regardé les formules de Hauschka, de Décléor et quelques autres encore (dont Talika, une vieille marque qui propose un soin avec myrrhe, benjoin, encens) pour compléter la liste. Les huiles réputées bonnes pour les cheveux sont souvent conseillées pour les ongles.

 

 

Huiles essentielles

 

Celle de citron est citée de la façon la plus récurrente, notamment pour soigner des ongles cassants; l'ylang est également souvent évoqué (pour les mêmes raisons), comme il l'est pour les cheveux. Et comme les deux se marient bien, j'ai gardé ce duo.  J'ai aussi introduit des macérats huileux à base d'agrumes, combawa, yuzu, cédrat. 

J'ai composé ma formule avec ce que j'avais chez moi, on peut bien entendu choisir d'autres combinaisons.

 

 

Huile pour les ongles  (en % ou en g)

 

10 sésame au gaillet

10 zestes de combawa dans tournesol /soja

10 avocat

10 pépins de citrouille

10 zestes de yuzu/cédrat dans coco fract

5 macérat de résines d'encens et de benjoin dans sésame desodorisé

10 argan

30 carthame oléique

5 géelules vit E 1000

20 gtes HE citron bio

15gtes HE ylang complète bio


 

P1240022.jpgLe rouge profond est apparu après macération. L'huile de pépins de citrouille est sombre, il y a peut être eu une réaction avec les macérat d'agrumes et/ou de résines…

 

J'ai conditionné dans des petits flacons avec pinceau que j'avais eu la chance de récupérer pour que cette huile puisse être appliquée facilement.

 

Deux conseils de base

 

*Si on a les ongles fragiles, porter au minimum une base, ce qui les protège un peu.  Mais, au moins une jour par semaine, il faut ôter le vernis et nourrir l'ongle, cuticule et lunule comprises, en massant doucement.

 

*Limer les ongles avec une lime à grain très fin, en carton ou en cristal, comme on en trouve mantenant; éviter de les couper à la pince à ongles, ce qui est pourtant plus rapide (je le fais parfois encore, honte à moi…  )

 

Pour booster l''huile, j'ai préparé un baume qui théoriquement devrait rester plus longtemps en contact. 

Pour ce baume, j'ai décidé d'ajouter de la myrrhe car on la trouve dans de très nombreux produits destnés à fortifier les ongles, dans des marques bio comme Logona ou Santé mais aussi dans des marques spécialisées, qui utilisent un extrait de myrrhe baptisé Onymyrrhe, recommandé notamment par  …  les guitaristes.

 

Je suis très intriguée par cette indication de la myrrhe, résine de la même famille botanique que l'encens. J'ai passé beaucoup de temps à en trouver l'origine. En vain. La myrrhe a des propriétés antiseptiques, anti-bactériennes, elle est très utilisée pour les soins buccaux (je traque d'ailleurs les dentifrices à la myrrhe car je les apprécie).

 

ici par exemple, dans une Pharmacopée universelle publiée à Anvers (1840?) on trouve de  nombreuses applications mais impasse sur les ongles.

.

Dans un petit livre bien documenté,  Frankincense & myrrh de Martin Watt et Wanda Sellar (ed. the C-W-Daniel company ltd) qui recense  de nombreux usages, quelques mots évoquent la myrrhe contre la chute des cheveux; c'est la seule indication que l'on pourrait rapprocher d'un emploi pour les ongles.

 

Bon, on y va quand même parce qu'on y croit…


Onymyrrhe: extrait de myrrhe? Lequel? Il existe du CO2 de myrrhe,  j'ai préféré faire  avec ce que j'avais et préparé une teinture, que j'ai introduite à 10% comme dans beaucoup de baumes que je réalise depuis l'été dernier.

 

teinture de myrrhe

 

5g de résine pilée au mortier

21g d'alcool à 95°

laisser macérer au moins deux semaines, filtrer. 

 

Les résines s'extraient mieux avec un degré d'alcool élevé.

 

J'ai également ajouté un"élixir" de myrrhe de la marque Elixalp qui propose des produits que je trouve efficaces. Cet élixir comporte de la teinture, de l'He et les cendres de l'ingrédient utilisé, c'est à dire un totum à la manière des alchimistes.


J'ai fait le pari que les autres ingrédients étaient assez nourrissants pour atténuer l'effet desséchant de l'alcool des teintures; Mes testeuses  diront…

 

P1240027.jpgarrow root bio stérilisé (j'avais fermé le bocal avec du papier sulfurisé maintenu par un élastique en silicone)

 

j'ai introduit du ricin à la fois en cire et en huile et ajouté un peu d'arrow root (stérilisé maison 4h au four) pour une texture agréable à passer.

 

Baume à ongles (en % ou sur 100g) 

 

1 Arrow root

2 Cetyl palmitate

 

11Beurre de chanvre maison

 9 Céralan maison

2 Cire de ricin

 

 23 huile de ricin

30 Huile pour ongles (formule ci dessus) 

10 Carthame oléique

4 Myrrhe teinture maison

6 Myrrhe (Elixalp)

 

15gtes  HE Citron

20 gtes HE Ylang

1g Vit E

2gtes EPP

 

P1240128.jpgA gauche de la résine de myrrhe, à droite le baume pour les ongles, légèrement plus rouge que sur la photo

 

J'ai mis en pots … pour celles qui ont gardé leur âme d'enfant…

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Rédigé par venezia

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Publié le 16 Novembre 2011

C'est un test personnel… validé par ma dentiste, étonnée que j'aie eu mal aussi modérement malgré une rage de dents (merci le tea tree) et que j'aie si peu de tartre  (merci, l'hydrolat de menthe poivrée).

 

http://mamidoo.free.fr/html/gifs/nature/vegetation/feuilles_12.gifPartie tout dernièrement en voyage avec une rage de dents déclarée la veille, j'ai eu la bienheureuse idée d'emporter un fond d'huile essentielle de tea tree. Pour l'avoir souvent expérimentée, je connais son efficacité pour enrayer les otites naissantes avec une goutte d'He massée autour de  l'oreille --mais surtout pas dedans-.

 

Pour les dents, j'ai prélevé un soupçon d'HE sur le doigt (frotté près du goulot du flacon) et j'ai massé la gencive proche de la dent douloureuse. Effet apaisant quasi immédiat; j'ai répété le geste trois ou quatre fois par jour pendant le temps du voyage; je n'ai même pas pris d'antalgique et, en évitant d'avaler du sucré, j'ai pu vivre normalement. J''ai foncé me faire soigner au retour bien sûr…

 

Sur un article de son blog aujourd'hui au repos, Raffa avait donné un lien vers un petit livret consacré aux multiples vertus et propriétés du tea tree, lien que je redonne ici (il permet d'arriver à un pdf) car il détaille les façons d'utiliser cette HE, si polyvalente.

Quant au goût très présent du tea tree, personnellement, j'aime bien, mais je connais d'irréductibles réfractaires… prévoir un test olfactif avant achat, certains tea tree étant plus virulents que d'autres. J'utilise depuis longtemps un tea tree bio de white lotus aromatics

 

http://mamidoo.free.fr/html/gifs/nature/vegetation/feuilles_12.gifL'emploi de l'hydrolat de menthe poivrée relève d'un hasard heureux. Faisant régulièrement des bains de bouche avec des teintures maison (une demi cuillérée à café de teinture de sauge, de thym, ou de laurier dans un verre d'eau tiède), de l'hydrolat de ciste (contre les saignements de gencive) ou de sarriette, je suis restée un jour en panne de tout ou presque. N'ayant plus que de l'hydrolat de menthe poivrée sous la main, je l'ai essayé à raison d'un bouchon dans un verre d'eau tiède. Comme j'ai beaucoup apprécié le parfum (un bonheur en comparaison de la sarriette, véritable bulldozer), j'ai poursuivi l'expérience. J'ai observé que l'hydrolat agissait positivement sur les gencives, moins sensibles. Et j'ai aussi découvert que je ne fabriquais quasiment plus de tartre…


Le pH élevé de l'hydrolat de menthe poivrée agirait-il en atténuant l'acidité du milieu buccal? Je n'en sais rien, mais en tout cas, ça marche… et les flacons d'hydrolat défilent les uns après les autres.


http://mamidoo.free.fr/html/gifs/nature/vegetation/feuilles_12.gifJ'ai essayé celui d'AZ, très correct mais sans trop d'âme, celui de Sévessence, qui tire un peu vers la menthe des champs, celui d'Essenciagua, excellent, mon préféré (site ici, où l'on trouve également des hydrolats de menthe verte et citronnée) jusqu'à ce que j'essaie un hydrolat trouvé au salon Marjolaine chez un producteur de Simples: les plantes des Cévennes, et qui offre une très belle vivacité aromatique. Voir ici leur site

On trouve par ailleurs chez Christian Nugier à côté d'hydrolats de menthe poivrée ou de menthe citronnée très réussis, un hydrolat de menthe verte, vrai régal olfactif. Comme la commande sur le site est parfois fantasque, on peut en obtenir plus facilement auprès de Simples pluriels

En Drôme provençale, La ferme de Saussac produit également de merveilleux hydrolats, dont celui de menthe poivrée. Voir ici

 

http://mamidoo.free.fr/html/gifs/nature/vegetation/feuilles_12.gifL'hydrolat de menthe poivrée est souvent évoqué dans les soins de la bouche, mais sans faire allusion à une éventuelle action anti tartre.

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Rédigé par venezia

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