Des plantes au parfum, des voyages, des inspirations culinaires ou botaniques
16 Mars 2007


Ce seraient les femmes souhaitant être enceintes qui font leurs dévotions aux nagas sculptés sur des pierres placées au pied des banians, explique Jaggadisa Ayyar dans "South indian customs" (Asian educational services, Madras 1989. Cette coutume s'appelle naga-pratishta). Et selon lui… ça marche car en déambulant autour des arbres, elles font de l'exercice, ce qui facilite la conception. Un argument hilarant quand on constate toute l'énergie dépensée par la gent féminine en Inde sans même avoir besoin de faire des rondes autour des ficus. 



Tous ces serpents entrelacés m'ont remis en mémoire un livre qui a beaucoup compté dans mes lectures, Le serpent cosmique de Jeremy Narby (Georg, 1995). Avec un grand écart géographique puisque Narby, ethnologue, l'a écrit après des séjours en Amazonie péruvienne. Soulignant la présence généralisée de serpents (la plupart du temps en couple) dans les mythologies du monde entier, il remarque que leur dessin est particulièrement proche … de celui de l'ADN, chaîne de deux rubans entrelacés. Et il avance que -grâce à des transes chamaniques notamment- les populations traditionnelles ont eu l'intuition profonde de la nature du vivant et qu'ils l'ont mise en scène dans leur univers symbolique. 
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