Des plantes au parfum, des voyages, des inspirations culinaires ou botaniques
19 Mai 2008
Je m'apprétais à préparer un niéme lait pour le corps avec quelques notes d'agrumes si commodes pour arrondir un parfum quand j'ai pensé que ce serait un peu bête si ces doses, même minimes, d'huiles essentielles, venaient jouer au trouble fête au soleil, en raison de la photosensibilisation qu'elles pourraient provoquer. Genre tache de léopard indélébile, voire brûlures graves ou risques potentiels de cancérisation…
J'ai découvert que beaucoup d'idées approximatives couraient sur le net, notamment au sujet des petits grains (huiles essentielles d'agrumes extraites par distillation des rameaux et des fruits quand ils sont encore tout petits, de la taille d'un grain, d'où le nom) parfois présentées comme non photosensiblisantes, ce qui n'est pas le cas pour toutes, loin de là.
Deux composants chimiques sont facteurs de photosensiblisation: les furocoumarines (avec le bergaptène) et le N methyl anthranylate de méthyle, un composé azoté aux propriétés calmantes (quasi stupéfiantes, et notamment présent… dans l'absolue de jasmin) mais particulièrement phototoxique et que l'on trouve plus ou moins concentré dans les petits grains.
Les recommandations de l'IFRA:
De façon générale, selon des recommandations récentes citées par l'IFRA (newsletter de juillet 2007), un produit mis sur une peau exposée au soleil ne devrait pas renfermer plus de 1 pour mille de furocoumarines.
Comment évaluer la quantité d'huile essentielle que l'on veut incorporer dans un produit quand on doit le faire à dose mini? En comptant par gouttes.
Donc à vos calculettes, avant le plein soleil. 
Voir le profil de venezia sur le portail Overblog