Des plantes au parfum, des voyages, des inspirations culinaires ou botaniques
9 Octobre 2006
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J'ai assisté ce week end, à Nant (Aveyron), à la première fête des Simples, organisée, entre autres, par l'association «les Simples» qui regroupe 80 producteurs de plantes médicinales bio installés en zone montagneuse. Personnellement, je trouve que le label Simples est l'un des meilleurs gages de qualité pour les huiles essentielles, les hydrolats ou les plantes en vrac. Son cahier des charges est exemplaire. J'ai découvert à Nant quelques producteurs que je ne connaissais pas (Simples n'y était pas au complet, hélàs… ). Ce qui fera l'objet d'une autre rubrique où je donnerai leurs coordonnées. Peu sont sur internet… le sens du marketing n'est pas leur premier talent, eux qui sont pourtant aussi passionnés que passionnants quand ils évoquent leur amour pour les plantes.
Cette fête a été l'occasion de conférences et d'une table ronde sur la réglementation des plantes médicinales en France, comme en Belgique ou en Suisse, où la situation est beaucoup plus confortable. Il faut savoir qu'en Europe, deux domaines restent des choix nationaux échappant à Bruxelles: la défense et la politique de santé, ce qui explique les très grandes divergences du statut des simples d'un pays à l'autre.
Une plante "libérée " c'est quoi? Celle que l'on peut vendre hors du circuit pharmaceutique, à condition de ne pas lui attribuer de valeur thérapeutique. N'importe qui peut donc commercialiser une tisane de plantes figurant dans la liste… à condition de ne pas dire à quoi elle sert, et de ne pas indiquer de posologie. Il faut savoir aussi qu'on a le droit de gloser sur les vertus des Simples autant qu'on veut, de publier ou de conférencer… à condition de ne pas en vendre. Bonjour Monsieur Ubu.
En France, une substance végétale est soit un aliment, soit un médicament. Or beaucoup de végétaux traditionnels ont des usages multiples. Ce qui est le cas par exemple de la prêle, utilisée en décoction, voire saupoudrée sur des salades mais aussi… nettoyant ménager en raison de sa richesse en silice.
Prêle, dessin de Claudine Rabaud, extraite de ce site qui milite pour la biodiversité.
Que faire pour tirer d'un tel embroglio ces Simples qui appartiennent au patrimoine populaire? L'idée avancée par certains producteurs mais aussi par des ethnobotanistes, des universitaires et des chercheurs est de leur trouver un statut à part. Une sorte de troisième voie qui consacrerait leurs vertus confirmées par la tradition.
Parmi les sources d'inspiration de Populus: les projets Tramil et Tramaz, dont l'un des coordinateurs, Christian Moretti, pharmacologue à l'IRD (institut de recherche et développement, c'est un spécialiste des recheches botaniques pour le paludisme) était présent à Nant.
Un contact pour le réseau Populus: reseauplantmed@yahoogroupes.fr
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