Publié le 21 Octobre 2015

 

 

J'en  fabrique depuis des années, la formule est déjà sur le blog ici, -ça remonte à loin -. Je la redonne avec quelques précisions

 

 Tous les ans au mois d'août, je prépare un litre que je laisse macérer au minimum trois semaines, et j'en offre à la rentrée et pour Noël. 

Je varie les proportions selon ce que j'ai en vodka et hydrolat de rose. 

*300 à 400g de vodka à 50° (si possible, sinon, à 40°) j'en achète en duty free (Smirnoff étiquette bleue). L'alcool de fruits à 40° convient également, mais la distillation de la vodka est plus fine.  

*300g à 400g d'hydrolat de rose. On peut se contenter de 250g d'hydrolat  (la taille des flacons que l'on trouve en général) -mais il faut au minimum cette quantité- et ajouter (ou non) de la teinture de rose**. 

*Compléter pour obtenir un litre avec de l'eau déminéralisée.

 

Brume de maison roses épicées

 

Les fameux pétales de rose rouge, merveilleux aussi en infusion pour les yeux irrités. J'en ai toujours en stock (j'en emporte même un soupçon en voyage) 

Ajouter:  

*Une petite poignée de pétales de roses rouges (rosa centifolia) du Pakistan ou d'Iran. Ormenis en propose, tout comme l'herboristerie Bardou et celle du Palais Royal.  J'en ai acheté pendant des années chez Baldwins qui ne semble plus en avoir et propose des roses de Provins à la place (rosa gallica) J'ai essayé avec d'autres variétés, y compris des roses de jardin non traitées, je n'obtiens pas le même résultat. 

*Un morceau (de la taille d'un pouce) de gingembre frais coupé en grosses rondelles et pelé

*4 batons de vanille fendus sur la longueur (même s'ils sont un peu secs, ça marche).

*20 grains de poivre noir.

Tout placer dans un flacon en verre à large goulot.

Ranger le flacon dans un placard et retourner régulièrement la bouteille.

 

Brume de maison roses épicées

La macération de cette année

Filtrer au bout de trois semaines, ou plus (sentir le contenu du flacon avant de filtrer). On peut aussi garder les épices dans le bocal et filtrer au fur et à mesure des besoins.

 

Brume de maison roses épicées

 Mon flacon perso à l'étiquette déglingue (je le remplis régulièrement depuis un certain temps!)

Ce mélange sent délicieusement bon, même sans contenir d'HE. On peut donc vaporiser en présence de chats, de femmes enceintes ou de personnes allergiques. Le parfum est curieusement plus fruité qu'épicé, et très doux.

* * Teinture de roses

Mettre à macérer le maximum de pétales de roses odorantes et fraiches dans de l'alcool à 50° voire 60°. Pour un demi-litre, ajouter 1 seule goutte d'HE de rose après avoir filtré. On filtre quand les pétales ont perdu leur couleur. 

 

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Rédigé par venezia

Publié dans #parfums

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Publié le 16 Octobre 2015

 

Par curiosité, je suis en train de tester les recettes, en général très réussies,  du livre : "simple comme paléo" de Sylvie Eberena  (ed.  Thierry Souccar).

 

Le principe d'un régime paléo (pour paléolithique) est d'essayer de se nourrir comme nos plus anciens ancêtres, avec l'hypothèse que finalement le fonctionnement de nos organismes  n'a pas beaucoup changé au fil des millénaires (le génome humain n'aurait évolué que de 0,02% au cours des 40 000 dernière années)  et qu'une alimentation proche de ce qu'ils avalaient nous conviendrait mieux que ce que nous avons dans nos assiettes aujourd'hui. 

Très rapidement dit, dans cette époque lointaine, où on ne plantait pas encore des céréales pour se nourrir, on courait après le bison ou le lièvre, et on se contentait de grappiller des fruits maigrichons aux buissons. Traduire: il n'y avait pas beaucoup de produits très sucrés à se mettre sous la canine, et l'énergie pour bouger venait plus du gras ou des protéines que du sucre. 

Je n'adhère pas totalement à cette théorie, car il me semble que bien d'autres éléments entraient aussi en ligne de compte dans le style de vie paléo.

-par exemple une très grande diversité dans l'alimentation: on devait probablement  tester tout ce qui pouvait être comestible: racines, baies, petits animaux, etc. ce qui apportait sans doute de multiples nutriments précieux . Par ailleurs, les premiers hommes qui n'habitaient pas tous dans les mêmes régions devaient se débrouiller avec ce qu'ils trouvaient en haute montagne, au bord de la mer, en plaine, etc et leurs régimes devaient varier selon les lieux.

- une activité physique intense: il fallait mouiller sa chemise -ou plutôt sa peau de bête- donc se dépenser beaucoup pour parvenir à se nourrir. 

-un air et un paysages peu pollués.

Mais je trouve l'hypothèse intéressante, et ma curiosité naturelle m'a poussée à tester des recettes. 

Pour les adeptes, aujourd'hui se nourrir paléo c'est: 

-pas de céréales  

-pas de légumineuses ni de graines germées, ce qui m'étonne un peu car je vois bien Monsieur Paléo grignoter des petites pousses bien vertes pour alléger son rôti de bison carbonisé

-pas de sucres (sauf le chocolat noir à plus de 75%, hum, je vois mal nos ancêtres s'en préparer! )

-pas de produits laitiers, au moins pas trop transformés. Pourtant le lait de chamelle ou de bufflonne a dû en contenter plus d'un…  

- pas de pommes de terre (présente pourtant sur l'Altiplano péruvien depuis des millénaires) 

-pas de graisses hydrogénées ou de produits industriels. 

Programme que je ne suis pas, même si je consomme peu de sucres, de féculents ou de produits industriels, par goût. 

Le régime paléo serait intéressant pour apaiser l'état d'inflammation chronique associé aux maladies auto-immunes. 

Je mets en lien l'article très bien fait du site Passeport Santé ici

Pour tout avouer, mon but gourmand premier a été de tester des recettes que je trouvais insolites! (mais aussi suggérer ces recettes, dûment testées, à des proches).  

Donc premier essai, réussi: le banana bread

J'ai adapté la recette du livre que je trouvais bien trop riche (2 tasses et demi d'amandes en poudre, soit plus de 300g  pour 4 bananes!!).

Ma formule pour avoir un pain très moelleux:

-3 bananes mûres, coupées en rondelles et bien écrasées à la fourchette dans un saladier

-3 œufs incorporés un à un en fouettant à la fourchette

- 80g d'amandes bio entières avec la peau, mixées finement. Ajouter en touillant bien. Il va rester des morceaux pas moulus, c'est très bien, ça évitera une texture trop lisse au final

Je pense qu'on peut monter jusqu'à 100g d'amandes si on préfère une texture plus ferme. 

-1 petite cuillère à café de bicarbonate de soude

-une à deux cuillères à soupe de cannelle ou d'un mélange d'épices pour le tchai, même si je trouve qu'au final, le parfum des épices est peu présent après cuisson.

-une cuillerée à soupe d'huile de coco vierge. 

Verser le mélange dans un moule à cake (j'utilise les bons vieux moules en fer blanc que je chemise sommairement avec du papier sulfurisé).

Enfourner à 180° (chaleur tournante, c'est mieux), et laisser au moins 35mn. Eteindre, laisser 5mn de plus dans le four. La lame d'un couteau plantée en plein cœur doit ressortir à peu près sèche. 

-Prendre délicatement le papier sulfurisé contenant le cake et le poser sur une volette (grille). 

-Attendre un peu le refroidissement avant d'ôter le papier. 

 

Banana bread

Le dessus, aussi, est appétissant… 

C'est tout, c'est prêt… et c'est addictif. 

Je le sers pour accompagner une salade de mangues par exemple, mais au petit déjeuner, c'est délicieux et pas trop sucré. 

 

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Rédigé par venezia

Publié dans #notes sucrées

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Publié le 15 Octobre 2015

Pour accompagner le savon "sapin neigeux chocolat noir", réalisé pour un défi lancé par Sabrina (cliquer sur son nom pour découvrir son blog) sur Potions et Chaudron. 

 

Voir sur le blog collectif Potions et Chaudron pour ma participation: ici 

Fascinée par le beau marron obtenu lors du défi, j'ai incorporé pas mal de chocolat noir dans un baume dopant au café, refait à plusieurs reprises et dont j'ai un peu modifié la formule pour le rendre plus parfumé. Car je voulais introduire dans sa composition les huiles essentielles utilisées dans ma première série du savon du défi, peu présentes au nez malgré les 3% intégrés dans la pâte. 

Baume dopant choco-café en % (et sur 100g) 

4g chocolat noir à pâtisser à 70% cacao (Lindt)

2g cire florale de rose

26,5g macérât de vanille dans coco fractionnée (brillante création d'Irène)

32,5g macérat de rooïbos, écorces d'oranges, argousier dans son de riz (création également brillante de Mlk, parfum très orangé)

1g glycéryl stéarate

2g cetyl palmitate

7g beurre de chanvre maison

8g cire d'abeille bio en feuilles

10g teintures: mélange de teintures de cédrat, de poivre, de baies roses et de résines (je n'ai pas compté chacune)

0,5g elixir double expresso

0,5 vitamine E+ qqs gouttes d'EPP (etrait pépins de pamplemousse)

6% HE soit environ 180 gouttes

-pruche 2% (60gtes)

+sapin baumier 1% (30gtes) un cadeau délicieusement canadien de Sabrina

orange douce (plutôt que 5 fold,  trop monolithique pour un baume) 0,5%

cannelle (3 gtes)

girofle (3 gtes)

muscade (6 gtes) 

extrait C02 café 1%

extrait CO2 cacao 1%

 

Procédé 

 *Désinfecter tous les ustensiles, le plan de travail et les récipients. Pour les baumes avec phase huileuse ultra-majoritaire, j'avoue ne pas tout stériliser, je nettoie soigneusement à l'alcool et laisse sécher.  

*Préparer dans un mini bol les teintures + l'élixir floral. 

*Dans un petit saladier, placer tous les autres ingrédients sauf les HE , faire fondre au bain marie en touillant régulièrement. 

*Quand tout est fondu, verser les teintures et l'élixir en fouettant au fouet à capuccino. Puis bien remuer avec une spatule souple en silicone, car le mélange mousse souvent un peu. 

*Laisser tiédir puis incorporer les HE. Je le fais à main levée quand les flacons ont un compte-goutte et j'utilise une pipette pour prélever quand les flacons n'en n'ont pas. Si on n'est pas sûr de sa main, préparer le mélange  à part dans un autre récipient, mais je trouve qu'on en perd toujours un peu en versant le mélange sur les huiles. Bien remuer. 

*Verser dans des petits pots et bien laisser refroidir avant de refermer pour éviter la condensation. 

Baume dopant choco-café

Le mixage a été très soigneux mais il reste de minuscules particules de chocolat.

 

Malgré la couleur sombre, ce baume ne tache pas. Je trouve l'élixir double expressoefficace pour booster l'énergie, comme les HE de résineux, par ailleurs utiles à l'orée de l'hiver ainsi que les HE d'épices. Je ne souhaitais pas que l'HE d'orange domine, j'ai donc mis peu d'HE et modelé la note agrumes avec la teinture de cédrat et le macérât d'écorces d'orange. 

 

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Rédigé par venezia

Publié dans #Tout baume

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