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Publié le 8 Avril 2012

Ce ne sont pas les ascètes et les saddhus qui manquent en Inde. Celui que nous avons croisé par hasard près d'un temple jain à Khandagiri nous reste en mémoire.


 

A une dizaine de kilomètres de Bhubaneswar, dans l'Orissa, deux ensembles de grottes sculptées par des jains (certaines datent d'avant JC) sont éparpillées sur deux collines de part et d'autre de la route.

 


Dès l'entrée d'Udayagiri, le premier ensemble de grottes, une  odeur de … lilas embaumait tout le site. Doutant qu'il s'agisse de vrais lilas, j'ai reniflé plantes et buissons environnants jusqu'à trouver l'origine de ce grisant nuage parfumé. Il émanait de jambolaniers, arbres qui peuvent pousser à l'état sauvage, mais sont aussi plantés dans des enclos sacrés (notamment en lien avec Krishna et Ganesh).  Les graines et les fruits sont comestibles, ils possèdent des propriétés médicinales comme les feuilles. Voir ici, un article très complet.


 

P1240552.jpgSyzygium cumini L. Skeels (syn. Eugenia jambolana Lam.) (Myrtaceae)  prunier de Java ou jambolanier

 

 

 

P1240549.jpgEléphant à la fleur de lotus (grotte n° 10, dite de Ganesh, Udayagiri)

 

Nous avons visité différentes grottes, dont quelques unes furent occupées par des ascètes  jains jusqu'au Moyen âge.

 

 

P1240539.jpg

Le temple jain au sommet de la colline de Khandagiri; on aperçoit des grottes à droite.

 

De l'autre côté de la route,d'autres grottes et un temple jain. C'est là que nous avons découvert le sage.

 

Vétu d'un petit pagne, ses effets tenant dans un sac, il était installé non loin du portail d'entrée donnant accès au temple.

 

P1240568.jpgLe sage au beau visage près de sa flaque d'eau.

 

Il était calme, concentré, ne semblait pas particulièrement en transes.

 

 

SAGE-INDOUX.jpg

Sur les braises (photo MC)

 

 

Quatre fois d'affilée, il a semblé entrer en lui-même, avant de s'avancer et de marcher trente secondes sur des braises; ensuite il est allé rafraichir ses pieds nus dans l'eau. Il ne demandait rien, il était dans son monde.

 


 

SAGE-INDOUX-2.jpgLe sage se dirige vers le portail (photo MC)

 

Ensuite, il a tiré de son sac un tout petit pochon en plastique, en a sorti une pièce et il est allé la donner au gardien assis devant l'entrée, le saluant avec respect. Ce gardien recueillait la monnaie laissée par ceux qui avaient visité le temple et reprenaient les chaussures laissées devant la grille.

 

P1240569.jpg

  Après l'offrande, devant la grille.

 

 

Puis le sage est retourné s'assoir et a allumé ce qui était peut-être un pétard.


 

Il y a toujours quelque chose à offrir.

 

Une leçon de vie.

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Rédigé par venezia

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Publié le 30 Mars 2012

Ne pas croire qu'en Inde, on trouve facilement les ingrédients d'origine indienne. Bien au contraire, c'est un véritable défi. Il faut garder les yeux ouverts quand on se balade, surfer sur le net souvent sans résultats… et avoir un peu de chance.

 

La chance m'a souri à Calcutta car je m'y suis trouvée un jour de grêve générale, ce qui nous a permis d'arpenter la ville sans trop de bousculade, et de déchiffrer plus facilement les enseignes dans des quartiers de marchés où tout était fermé ou presque.

 

J'ai donc pu noter à la volée qu'un tronçon de la rue Colootola, dans le Barabazar (essentiellement musulman)  recelait quelques marchands d'HE qui avaient l'air sérieux.


J'y suis donc revenue un soir et, effectivement, j''ai visité trois ou quatre boutiques dans le coin, où j'ai demandé à pouvoir sentir des HE. Ces boutiques vendent des arômes pour la cuisine,des fragrances et possèdent un rayon d'HE non conditionnées. En discutant, des vendeurs ont eu la franchise de me dire que certaines HE étaient mi-naturelles mi-synthétiques (dont un jasmin, trop beau pour être honnète… ). 

Je me suis cantonnée aux He extraites de racines, par ailleurs stables, une vertu précieuse car rien n'est conservé au frais.

 

Les prix varient pas mal d'une boutique à l'autre; malgré l'usage, je n'ai pas marchandé car les prix ne me semblaient pas (trop) gonflés, par rapport à mes achats précédents à Kannauj et Lucknow, il y a trois ans.

 

PARFUMEUR.jpgMohammed Saeed, de Jaunpur Emporium, en train de conditionner du nard. (photo MC)

 

Jaunpur Emporium perfumers, 85N Maulana Ali street, m'a séduite, car le vendeur connaissait bien Kannauj, l'équivalent du Grasse indien. Ce que j'ai pu y sentir m'a d'ailleurs rappelé les odeurs de Kannauj, nom qui n'évoquait pas forcement grand chose dans d'autres magasins, par ailleurs pas inintéressants. 

 

PARFUMEUR-2.jpgRédaction des étiquettes. Je me demande si le monsieur au fond, n'était pas le papa… (photo MC)

 

 

Pour le thé, même histoire. Cacutta n'était pas très éloignée de Darjeeling, je pensais bien trouver du bon thé, ce qui a été fait.


Dans les guides, on n'indique souvent qu'une adresse, Dolly's tea shop (dans le centre commercial Dakshinapan), plus amusante qu'exceptionnelle et dont le choix est restreint.

 

P1240594.jpgLe thé glacé au gingembre et au khus


Comme il y a un mini-salon de thé avec quelques tables, nous nous sommes attablés. J'y ai dégusté un thé au gingembre et au khus (vétiver indien), assez marrant au goût, mais j'ai été dépitée d'apprendre que le parfum de khus n'était en réalité que celui d'un arôme, très réussi, je l'avoue.

 

En nous promenant, nous avons heureusement eu la chance de tomber sur une merveilleuse boutique, dans son jus, avec des dizaines de caisses de thé empilées jusqu'au plafond.

 

P1240586.jpg

 

 

Je donne l'adresse pour ceux et celles qui auraient la chance de faire un jour un stop à Calcutta, car leurs Darjeelings sont d'une grande finesse. On y trouve aussi des oolongs élaborés également à Darjeeling. Elle s'appelle Mahabodhi tea house (156 Mukherjee road, près de la station de métro Kalighat).

 

P1240587.jpgIci aussi, le conditionnement se fait au moment de l'achat et j'ai pu sentir différents Darjeelings.

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Rédigé par venezia

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Publié le 28 Mars 2012

Il se trouve à Calcutta, dans un vaste jardin botanique (où manque cruellement l'étiquetage des végétaux), dans le quartier d'Howrah.

 

 

Ce banian d'Inde (ficus benghalensis, banyan en anglais, appelé parfois figuier des banians) a plus de 200 ans et continue de s'étendre tranquillement à coup de racines aériennes vigoureuses.  Il appartient à la famille des moracées (comme le figuier ou le murier)

 

Tout est dit dans wikipedia ou presque ici

 

A ne pas confondre avec un autre banian, le ficus religiosa (ou pipal) de la même famille botanique que le ficus benghalensis, appelé aussi figuier des Pagodes. C'est sous un pipal -il a de plus petites feuilles que le benghalensis- que Bouddha connut l'illumination en méditant.

*J'avais réalisé un élixir avec une feuille d'un ficus religiosus peut-être un descendant du pipal sacré, lors d'une précédente visite en Inde (voir ici), mais je n'arrive plus à mettre la main sur le flacon…


 

BAMYAN-2.jpgL'ensemble de la voute, c'est le banian qui s'est installé hors de son enclos inital à gauche et couvre maintenant 1,5 ha. On peut donc s'y balader dessous.

 

 

BAMYAN-3.jpgUne partie des vieux troncs

 

 

BAMIAN.jpgune forêt à lui tout seul

 

 

ARBRES 2Le jardin botanique possède d'autres arbres magnifiques…  ( sans feuilles, difficile  d'identifier!)

 

Toutes les photos:  MC. J'avais oublié mon appareil le jour de cette visite que j'avais réclamée… 

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Rédigé par venezia

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Publié le 21 Mars 2012

Pour faire plaisir à celles qui apprécient cette association vigoureuse de teintes complémentaires… 

 

 

 

 

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Krishna, avec son frêre Balram et au centre, sa sœur Subhadra, un trio divin célébré au temple Jagannath de Puri, réservé aux Hindous. (figurines photographiées dans un temple de Bhubaneswar) 

 

 

P1240214.jpgShiva Ardhanarishvara, représentation androgyne de Shiva, mi-partie avec son épouse Durga, (peinture murale, Bhubaneswar)


 

 

P1240222.jpgPlus d'orange que de bleu, présent néanmois sur les murs délavés. je n'ai pas réussi à identifier cette étrange représentation (Bhubaneswar) 


 

P1240225.jpgl'autorickshaw le plus kitsch de Bhubaneswar…

 

 

P1240287-copie-1.jpgSaris séchant au vent marin de Puri

 


 

P1240510.jpgLe trident de Shiva peint sur une barque (Gopalpur on sea)

 

 

P1240670.jpgSaris orange devant un sanctuaire dédié à la déesse Kali (d'où la présence de guirlandes d'hibiscus rouges, ses fleurs emblématiques à Calcutta)


 

P1240714.jpgGuirlande d'œillets d'inde au marché aux fleurs de Calcutta

 


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Rédigé par venezia

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Publié le 20 Mars 2012

Est-ce la tradition du yoga qui donne aux corps cette souplesse?

 

 

Je suis toujours frappée, lors de mes visites en Inde, par la grâce et la souplesse des attitudes corporelles quotidiennes.Vendeurs qui restent des journées entières à croupetons, femmes dont le corps s'incline à partir de la taille pour les travaux aux champs…


Cette élégance naturelle de la posture et cette flexibilité s'observent surtout dans les classes les moins aisées; dès que le niveau de vie augmente, le tour de taille suit… L'inde est le pays qui compte le plus de diabétiques (voir ici). En cause: le manque d'exercice, l'alimentation trop riche et sucrée de ceux qui accèdent à un meilleur niveau de vie ainsi qu'une prédisposition génétique. (voir ici)

 


 


 

P1240203.jpgSculpture de temple à Bhubaneswar (Odisha)

 

 

 

P1240330.jpgPeinture murale à Rhagurajpur, petit village d'artistes de l'Odhisa, où d'une génération à l'autre se transmettent différentes techiques: peinture sur coton, gravure sur feuilles de palmes, travail de la pierre… 


 

 

P1240335.jpgBuste à l'horizontale, genoux droits… En ferait-on autant ? ( séchage du  riz paddy sous le soleil de  Rhagurajpur)


 

 

P1240217.jpg Balayeur de temple à Bhubaneswar

 

 

 

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Des heures accroupis à nettoyer le poisson…  (New market, Calcutta)

 

 

 

P1240716.jpgMarché aux fleurs (Calcutta)

 


 

 

P1240198.jpgPosition du lotus (temple à Bhubaneswar)

 

 


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Rédigé par venezia

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Publié le 18 Mars 2012

L'inde est en train de changer à la vitesse grand V: elle se modernise au prix d'une certaine uniformisation. Mais tant mieux si les routes s'élargissent un peu, si le tout à l'égout arrive et si les gares sont mieux balayées… L'Inde continue aussi à secouer tous les conforts et les certitudes. Il suffit juste d'ouvrir les yeux.

 

 


 

P1240507.jpgOn ne saurait mieux dire… mur peint à Gopalpur on sea, sur le côte de l'Odisha (le nouveau nom de l'état de l'Orissa)

 

 

P1240303.jpgLes stars de Bollywood sont omniprésentes dans la vie indienne, sur les affiches, à la télé, dans les journaux. (dans la rue à Puri, Odisha)

 

 

P1240525.jpgA Gopalpur on sea, un pécheur vient relever ses filets à vélo. Les bicyclettes et surtout les motos se multiplient. Mais le seuil de pauvreté reste fixé à … 32 roupies par jour (environ 0,5€, une misère même en Inde). Deux universitaires indiens de 26 ans qui ont fait l'expérience d'essayer de vivre avec 100 roupies par jour le racontent dans un blog très intéressant (voir ici)

 


 

P1240603.jpgAu bord de la rivière Hoogly, à Chandernagor, ancien comptoir français redevenu indien en 1950. J'ai été fascinée par les arbres spectaculaires, présents dans la région de Calcutta et dans l'Orissa, dont beaucoup de banians gigantesques. Comme un certain nombre sont situés au bord des routes, survivront-ils à l'urbanisation? 

 

 

… et les Dieux sont toujours là…

 

P1240639.jpgDans un temple jain à Calcutta

 

 

P1240687.jpgKrishna au bord de la Hoogly à Calcutta

 

 

P1240672.jpgUne effigie de Kali (pas encore achevée) dans le quartier de Kumar Tuli à Calcutta. Ces statues éphémères réalisées pour les nombreuses fêtes  sont fabriquées sur une structure de paille, enduite ensuite d'argile avant d'être peinte.

 

 

et pour le plaisir du goût

 

P1240727.jpgUn boulanger de rue virtuose qui fait souffler ses galettes de pain sur la braise (à Calcutta, qui reste le paradis inégalé des plus incroyables métiers de la rue)

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Rédigé par venezia

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Publié le 3 Avril 2011

 

 

 

La variété des techniques employée au Gujarat pour embellir les tissus est fascinante. 

 

 

Broderies avec miroirs

 

 

P1210325.jpgMotifs floraux et géométriques, que l'on rencontre aussi  dans le Kutch en peintures murales. 

 

Dans le Kutch, ce sont surtout les broderies, les appliqués et l'insertion de petits miroirs qui sont utilisés. Les petits miroirs étaient censés leurrer en les éblouissant les jeteurs de mauvais œil…

 

P1210337.jpgConfection d'appliqué


 

Impressions au tampon

 

Dans le sud, près de la côte, à Bujhpur, nous avons visité un atelier familial qui pratiquait  le batik par impression avec des tampons trempés dans de la cire . Les tissus préparés sont ensuite envoyés ailleurs pour être teints.

 

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Tampons taillés dans du bois (non, je n'en ai pas acheté pour les savons… )

 

 

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Voile de coton avec  applications de cire au tampon, ce qui fait des réserves de couleur lors de la teinture. Il faut ensuite ôter la cire pour faire apparaître le motif en blanc. On peut bien sûr prévoir plusieurs couleurs…et donc plusieurs bains


 

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Applicaton de la cire. Le coton est simplement possé sur du sable très compacté et lissé. On aperçoit derrière l'artisan le bord de la bassine contenant la cire (d'abeille) fondue dans laquelle il trempe le tampon après chaque empreinte.

 

 Patola


A Patan, nous avons découvert l'un des seuls ateliers de tissages de patola, technique du double ikat. La transmission, familiale, se ferait depuis 700 ans, a assuré le vieux monsieur maître de ce savoir-faire. Après avoir ligaturé les fils huit par huit (edit: je viens de corriger après discussion… )  pour créer des réserves, on teint (dans plusieurs bains successifs, un par teinte) fils de trame et fils de chaine pour créer un dessin qui n'apparaîtra qu'au moment du tissage. Les œuvres réalisées sont des pièces de musée, vendues des milliers d'euros (mais j'ai trouvé leur inspiration un peu conventionnelle).

 

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Ligature patiente des fils


P1210238.jpgCertains motifs ont un petit air sud américain…

 

 

 

Tie and dye

 

On le pratique dans tout le Gujarat. Tie and dye signifie ligaturer et teindre. Suivant la finesse des ligatures et la complexité des  motifs, on obtient des tissus plus ou moins sophistiqués.

 


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Ligatures fines sur une pièce de coton à Bujhpur

 

A Jamnagar, on réalise des motifs d'une grande finesse, avec des points minuscules de la taille d'un grain de riz. Parfois, ils sont ensuite ornés de miroirs ou rebrodés: des mois de travail…

 


 

 

P1210931.jpgMélange de nombreuses techniques pour ce duppata (châle) en soie de Jamnagar. Et ci dessous, un détail où l'on aperçoit les minuscules points en tie and dye enserrés dans les broderies.

 

P1210924.jpg

 

 

 

 


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Rédigé par venezia

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Publié le 31 Mars 2011

C'est pour lutter contre l'importation massive des textiles anglais qui ruinaient l'économie  et le travail de millions d'Indiens déjà très démunis que Gandhi a lancé  en 1920 le boycott de ces tissus. L'emblème de cette campagne :  le rouet (charkha)  l'instrument qui permet de filer à la main ce qu'on appelle du khadi (qui signifie coton, mais il existe aussi des khadis en laine ou en soie) et que Ghandi cherchait à promouvoir. 

 

De nombreuses photos ont d'ailleurs immortalisé le Mahatma vétu d'un dhoti blanc tissé en khadi, et filant sur un rouet.


 

P1210195.jpg"Ma vie est mon message… " une ligne de conduite impeccable.  Citation de Gandhi photographiée à son musée (en haut à droite, en hindi et en gujarati)

 



En face de son ashram devenu musée à Ahmedabad, sont installés de nombreuses échoppes  proposant du khadi (on en trouve bien sur ailleurs en Inde, notamment dans les khadi gramodyog, magasins implantés dans certaines grandes villes indiennes et qui diffusent des produits -khadis, épices, etc- issus du mouvement coopératif) et même de tous petits établissements où l'on tisse et file à la main dans le jardin.


P1210196.jpgEcheveaux de khadi de laine, devant un  métier à tisser, dans une micro-entreprsie en face du musée Gandhi à Ahmedabad

 




P1210197.jpg tension des fils de coton, en face du musée Gandhi à Ahmedabad. 

 


 

P1210198.jpgToujours dans le même petit jardin, embobinage du coton (la qualité de la photo n'est pas bonne, mais je n'en avais fait qu'une!)

 


 

P1210821.jpgPile de khadis  de coton à la boutique Asal (dont j'ai déjà parlé ici) à Ahmedabad.

 

 

 

 

*A l'initiative  de Gandhi, le rouet a figuré sur le drapeau du Congrès avant d'être remplacé par la roue boudhique (chakra) incarnant la loi du monde sur le drapeau national. Voir ici l'histoire mouvementée de ces symboles.

 

Le chakra a donc remplacé le charkha…

 

* En France, les magnifiques et luxueux  khadis de la créatrice danoise Bess Nielsen, fondatrice de Khadi and co

 

Le Gujarat est le paradis des textiles. D'autres techniques à découvrir encore  … suite donc au prochain numéro

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Rédigé par venezia

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Publié le 27 Mars 2011

 

P1210601.jpg

Petite fille en tenue de fête à Dwarka, ville de pélerinage dédié à Krishna.

 

Les couleurs ont un paradis terrestre: le sous-continent indien. Il y a deux ans,  je m'étais amusée à décliner plusieurs tons à travers des photos (voir ici pour le bleu, ici  pour l'orange par exemple). Cette année, une nuance s'est imposée: le "rose indien". 

 

 

P1210179.jpgEtal de nénuphars près d'un temple dont les cérémonies étaient consacrées à Hanuman, le dieu singe (Ahmedabad). Hanuman incarne notamment la bhakti, la dévotion.

 

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Bannières à l'effigie d'Hanuman

 

 

 

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Cérémonies pour Hanuman (Ahmedabad)

 

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Boisson rafraichissante au kokum (garcina indica, famille des mangoustans). je n'en ai trouvé proposée qu'une seule fois dans une cafétéria chic d'Ahmedabad L'acidulé proche de celui de l'hibiscus était hélàs un peu trop masqué par le sucre. C'est une boisson destinée à rafraichir en temps de canicule. 

 

 

 

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Broderie de la région du Kutch qui a subi un énorme tremblement de terre de 2002. Zone de tribus dont l'artisanat est très riche, elle est devenue un peu touristique.

 

 

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Brodeuse en rose dans le Kutch

 

 

P1210339.jpg

Entrée de maison dans le Kutch. Les habitations souvent circulaires sont bâties dans un mélange de pisé et de bouse de vache, et décorées de mini miroirs qui étincellent dans la lumière. On aurait envie de faire pareil à la maison…

 

 


 

 

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Temple aux couleurs de bonbon et  dédié à Krishna ( Jamnagar). Khrisna, l'un des avatars de Vishnou, est une divinité au caractère aimable… 

 

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Krishna et sa compagne Radha en pink sari




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Arrivée de femmes pélerins (on ne dit pas pélerines? ) à Dwarka. Nous avons croisé des milliers de gens marchant le long de la route pour une fête qui devait se tenir dans les jours suivants. Beaucoup de saris roses…

 

 

et en plus…

 

 

P1210629.jpg

Même les carottes se mettent au rose (marché de Dwarka)

 

 

 

P1210872.jpg… Et le grés rose prend des tons soutenus au soleil (Qutb Minar, le plus haut minaret indien, au sud de Delhi)


 


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Rédigé par venezia

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Publié le 25 Mars 2011

 

En voyage, je prends des photos à l'instinct, c'est en les faisant se dérouler sur l'écran ensuite que je  découvre des thématiques. C'est ce qui s'est passé pour les roses.

 

J'ai ainsi réalisé que les roses semblaient utilisées en offrande plus qu'ailleurs en Inde, ce qui m'a étonnée. Le Gujarat a en effet un climat semi désertique peu propice à leur culture, or j'en ai vu beaucoup de fraîches, surtout dans les temples jains. Le jainisme est une religion très présente au Gujarat (1% de la population) où l'on trouve deux lieux de pélerinage très importants que nous avons visités. Je n'ai pas réussi à élucider d'où venaient ces fleurs fraîches, belles mais peu odorantes. Par ignorance des rites, j'ai failli me faire gifler (un comble chez les non-violents… ) pour avoir tenté de les sentir dans un temple. Sacrilège: leur parfum (en fait, j'ai juste eu le temps de constater qu'elles ne sentaient rien!) étant exclusivement destiné à honorer les Dieux… et non à satisfaire la curiosité d'une visiteuse…


A mon retour, j'ai cherché s'il y avait un lien particulier entre le jainisme et l'offrande de roses, mais pour l'instant, je n'ai rien trouvé de concluant. Comme je reparlerai de cette religion qui respecte particulièrement la non-violence (sauf pour les renifleuses de roses… ), je ne la détaille pas trop ici.

 

P1210173.jpgUne mère et sa fille, effeuilleuses de roses -destinées aux offrandes- à l'entrée du tombeau des femmes d'Ahmed Shah, fondateur d'Ahmedabad au XV° siècle… avec le portable près des pétales 

 


 

P1210244.jpgRose fraîche à l'oreille d'un saint jain (temple à Patan);  les statues sont habillées et décorées chaque jour.

 


 

P1210440.jpgPatisserie de rue ornée de pétales de roses frais  et de dés de fruits confits (je n'ai pas goûté… )  à Mandvi


 

 

P1210537.jpgOffrande dans un temple jain à Jamnagar

 

 

 

P1210553.jpgL'entrée du temple jain à Jamnagar -il y en a tout un ensemble en centre ville-. Celui ci était fascinant par son atmosphère recueillie et accueillante.

 

P1210792.jpgVendeur de guirlandes de roses dans l'enceinte d'un temple à Palitana, grand lieu de pélerinage.

 

P1210731.jpgNonne jain  sur le chemin de Palitana (3400 marches à grimper environ… )

 

 

Avec toutes ces roses, j'ai mené l'enquète. J'ai trouvé -non sans mal- une merveilleuse boutique bio à Ahmedabad,  Asal, qui propose, entre autres, des produits à base de roses bio: huile essentielle (inabordable, plus chère qu'en France); je n'ai pas eu trop de regrets car le parfum était moins complexe que celui des roses bulgares, hydrolat et sirop de rose ou huile parfumée à la rose, obtenue en diluant dans de l'huile le fond des alambics de distillation, m'a expliqué le gérant. Les roses d'Asal viennent en fait du Rajasthan voisin.


P1210824.jpgL'enseigne d'Asal, à Ahmedabad. (Cliquer sur le lien pour avoir plus d'informations. Attention, le site met un peu de temps à s'afficher)

 

P1210808.jpgVue de l'intérieur de la boutique

 

Lien

 

En faisant des recherches sur le net à propos des roses gujaratis, j'ai appris qu'il y avait de nombreuses variétés de roses locales en Inde.

 

Voir ici sur le site de l'Indian Rose Federation la brêve et passionnante histoire des roses en Inde (en anglais)

 

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Rédigé par venezia

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