Publié le 31 Mars 2009



Cette année, la virée culinaire dans le nord du pays a été un peu moins savoureuse que nos précédentes escapades méridionales.

A Bénarès notamment, dans la vieille ville, rien de transcendant. Nous avions trouvé néanmoins une toute petite gargotte près de notre guest house qui servait de très correctes masala dosa (grandes crèpes à la farine de lentilles fourrées d'une farce épicée aux pommes de terre, spécialité du sud) parfaites pour le petit déjeuner. J'avais déjà évoqué les masala dosa, ici.
(Je viens d'en faire à partir de la recette donnée via le lien ci dessus, j'en reparlerai).

Les masala dosa sont en général servies avec du chutney coco et du sambhar, une sauce épicée.


Les délicieuses lentilles du Vaatica café

  J'ai aussi savouré dans un petit bistrot sur les ghats un excellent dhal makhani (lentilles aux épices préparées au ghee) si savoureux que j'ai demandé à mon cuisinier favori d'essayer d'en refaire de retour à la maison.

Alignement des mélanges d'épices chez Roopak's dans le Karol Bagh Market, à Delhi

Mission 100% réussie avec des lentilles vertes, de l'ail, de l'échalote, de l'oignon, un soupçon de vin blanc, du ghee, et des mélanges d'épices achetés chez Roopak's, vieille belle boutique de Delhi.

Toujours à Bénarès, j'ai été fascinée par ce cuisinier des rues qui confectionnait d'incroyables beignets soufflés (grâce à un double bain de friture, je n'ai pas goûté).

Je le contemplais d'un bistrot juste en face, admirant la précision minimaliste de ses gestes. Il avait beaucoup ce succès, mais bossait 12 heures par jour… 

Pour Lucknow, ville spécialisée dans le byriani et autres plats moghols, j'avais relevé sur le blog lié à  Enfleurage, boutique new yorkaise adorée de Michèle où Trygve Harris, une folle de parfums, vend les huiles essentielles qu'elle traque autour du monde (ce qui d'ailleurs nous a fait aller à Kannauj, je raconterai, c'est prévu … ) l'adresse un bistrot qu'elle présentait comme extraordinaire.

Le Dastarkhwan,situé à deux pas du press Club de Lucknow se déploie des deux côtés d'une rue populaire vouée à la cuisine moghole privilégiant la viande de mouton et le riz aux épices.

Je n'irais pas jusque là. Son premier grand avantage: il n'est dans aucun guide, pas d'occidentaux donc et une ambiance -masculine- bon enfant.

Il me semble bien qu'il s'agit du même cuisinier que celui pris en photo sur le blog de Trygve Harris…


Le meilleur: des parothas (galettes) aériennes confectionnées par des virtuoses.

A Lucknow, devant l'un des restaurant les plus fréquentés de la ville- assez bon d'ailleurs -, tout le monde se régale d'une sorte de gloubi glouba improbable, un "chaat" '(en cas)  servi dans un petit panier en pommes de terre râpées, cuites en friture profonde.

Les "paniers" en pomme de terre préparés à l'avance 


Un "chaat" plebiscité par la foule:
le panier est rempli de riz soufflé, de fragments de pommes de terre, etc. avant d'être très abondamment arrosé de sauce au fromage, de ketchup, de graines, de raisins secs…


A Delhi, je dois avouer que j'avais choisi l'hôtel… en fonction de son restaurant, pensant- à juste titre- qu'après une journée passée à écumer la ville à pied ou en rickshow, on n'a plus forcement assez d'énergie pour ressortir diner très loin. Le Choor Bizarre a été à la hauteur de nos espérances, servant une magnifique cuisine moghole et kashmiri épicée avec sophistication et équilibre.
J'y ai même goûté une excellente salade de lentilles germées. L'une des spécialités: l'interprétation élaborée des fameux chaats servis dans la rue comme les pani puri, mini boules soufflées, délectables quand elles ont l'évanescence d'une tempura, à croquer après les avoir trempées dans une "eau parfumée" (pani signifie eau). Pour les déguster, Il faut trouer les puri du pouce avant de les plonger dans le liquide. Au Choor Bizarre, les pani puri étaient présentés déjà entrouverts et emplis d'eau épicée. Toute occupée à la dégustation, j'en ai oublié de faire des photos…

Autre découverte gourmande: les délicieux petits gâteaux (cuisinés au beurre) présentés avec grâce dans la plus ancienne patisserie de la ville.

Les créations de Ghantewala, patisserie crée en 1790…


… Et, quand on n'en peut plus des épices, on commande une salade dans un restaurant old fashioned Amérique années cinquante…

All American diner, le restaurant de l'India Habitat center.



… et on sirote un iced lemon tea (ici  parfumé à la menthe fraiche), ma boisson favorite au-dessus de 30°.


Liens

*Le lien menant directement à la page consacrée à Kannauj et à Lucknow sur le blog de Trygve Harris ne fonctionnant pas, j'indique ici l'adresse du blog:
http://absolutetrygve.blogspot.com/
(il faut ensuite aller au mois de janvier 20008)
Pour Enfleurage, c'est ici

Pani puri
*Sur Youtube, une vidéo de Manjula (avec un inimitable accent indo-anglais dont je raffole) très didactique pour la réalisation de pani puri gonflés à souhait  ici
Le site de Manjula ici . (On y trouve aussi bien sûr une recette filmée de dhal makhani)

Et une recette ( sur un blog, en anglals) de puri "enrichis en fibres", donc théoriquement moins diététiquement incorrects (hum, c'est quand même bien frit) ici

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Rédigé par venezia

Publié dans #cuisine indienne

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Publié le 29 Mars 2009

Je pensais en avoir terminé avec  les couleurs indiennes, mais pour faire plaisir à Irène, je continue un peu… dans le vert nature.


Bénarès est une ville de pierre et d'eau plus que de feuilles. En regardant mes photos après coup, j'ai réalisé que chaque fois que j'avais vu un bout de verdure, souvent incongru, il m'avait tapé dans l'œil.

Rameaux de palmes accroché à un dai dressé pour honorer des invités lors de la puja (cérémonie) quotidienne dédiée au Gange


Temple privé


Ficus aux racines sanctifiées… il faut dire qu'elles ont du mérite…


Sarnath (à dix kilometres de Bénarès) est la ville où le Bouddha aurait commencé à précher"la voie du Milieu". L' arbre photographié, un ficus religiosus, serait un descendant (via une bouture sri lankaise… ) de celui sous lequel il aurait connu l'éveil à Bodhgaya. J'ai ramassé par terre une feuille pour en faire une teinture…et sans doute un élixir par la suite  (J'avais acheté lors d'une escale à Helsinki de la vodka à 60°  au cas où je rencontrerais des plantes intéressantes… )

Après l'agitation extrème des rues non pietonnes de Bénarès à la circulation apocalyptique, Sarnath est un havre de paix.




Lucknow: le décor incroyablement romantique de la Residency, vaste enclos fortifié, demeure de l'autorité coloniale (avec palais, école, église, jardins, etc. ) où furent assiégés les Anglais lors de la révolte des Cipayes en 1857. Il fut  laissé en l'état… (mais il est en train d'être solidement retapé en ce moment)


Lucknow: les palmiers du Bara Imambara, magnifique mausolée XVIII°


Delhi: la très belle architecture de l'India Habitat Center, avec sa palmeraie s'épanouissant sous une toiture très aérienne


Lien sur le ficus religiosus (en français) :
ici


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Rédigé par venezia

Publié dans #Balades indiennes

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Publié le 28 Mars 2009

 J'avais découvert  le lancement du concours animal chez Blandine juste avant mon départ en Inde et je m'étais dit:  si j'ai un soupçon de temps de libre à mon retour, je le fais…
 
http://pagesperso-orange.fr/safran2b/Iminigifs/grenouille023.gifAvec beaucoup de chance, le  jour de clôture du jeu, j'ai trouvé quelques heures de liberté pour la réalisation de ce qui m'avait trotté dans la tête depuis le début.


Je rappelle le cahier de charges:
-imaginer un produit cosmétique maison bicolore (au minimum)
-évoquant de près ou de loin un animal
-et renfermant du karité.

Il y aura vote.

Si j'ai bien compté, dix huit intrépides se sont lancées; je dis bien "intrépides", car il n'est pas évident d'affronter le regard et le jugement d'autres blogueuses cosméto archi douées. Mais c'est d'abord un jeu, et j'ai voulu le prendre comme tel…  

Blandine nous a demandé de ne pas publier les recettes avant leur affichage sur son blog.
Je donne donc juste le titre de ce que j'ai mis au point… ainsi que quelques images.

Les explications viendront en leur temps…


Le double jeu de la Princesse Rainette



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Rédigé par venezia

Publié dans #green cosmétique

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Publié le 22 Mars 2009


Entrée du mausolée
Shah Najaf Imambara au crépuscule. Son architecture s'inspire du tombeau d'Hazrat Ali ( le beau fils de Mahomet), enterré à Najaf ("terre sacrée" des Chiites) en Irak.

Je ne vais pas décliner tout l'arc en ciel, mais à Lucknow, ville qui fut capitale de l'Avhad (ou Oudh),  royaume musulman chiite de l'Inde du nord réputé pour sa culture et son raffinement, j'ai découvert de nombreux et magnifiques mausolées.
L'un d'entre eux, délabré et assez peu visité, affiche des teintes pastel vraiment exquises, contrepoint complémentaire quasi indispensable à  " l'orange sadhu" .

Cour intérieure aux murs bleutés

En cherchant plus d' informations sur ce mausolée baptisé Shah Najaf Imambara, j'ai découvert que Guazi ud Din Haidar, le nabab (septième de la dynastie) enterré là au début du XIX° siècle, n'était pas tout seul. Sa dépouille y passe l'éternité en compagnie de trois de ses épouses dont l'une eut un destin singulier.

Dans le miroir, le reflet du tombeau plaqué de feuilles d'or de Mubarak Mahal.

J'ai trouvé sur internet
  quelques informations sur Mariam Aish, devenue Mubarak Mahal, l'épouse favorite du nabab. Fille d'un colonel anglais basé à Kanpur marié à une hindoue, elle avait fait son éducation chez les Pères Chrétiens avant de se convertir à l'islam à son mariage. Elle  survecut à son époux, à sa mort demanda à quitter la ville, ce qui lui fut refusé. Mubarak Mahal serait morte en 1856, un an avant la fameuse révolte des Cipayes qui se termina par l'annexion du royaume chiite par le compagnie des Indes.


Les lustres viennent d'Europe (mais pas de Murano)

Le décor aurait parfaitement convenu au  film du cinéaste bengali  Satajit Ray Les joueurs d'échecs (1977), (tourné en Urdu)  qui se déroule à Lucknow à l'époque des nababs.

Variations sur le bleu laiteux et le turquoise


Liens

sur Mubarak Mahal: ici
et pour les curieux erudits également , ici

Le mot avhad est passé aujourd'hui… dans le registre culinaire. On le retrouve… à toutes les sauces  pour designer des plats "moghols" , surtout à base de riz et de mouton.



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Rédigé par venezia

Publié dans #Balades indiennes

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Publié le 19 Mars 2009



Dès la première balade dans Bénarès, elle saute aux yeux: la couleur orange est omniprésente. Au fil des jours, on y prète moins attention  mais elle est vraiment comme un fil (orange) …



… qui conduit en un parcours quasi initiatique d'une fleur à une robe de sadhu, d'un tissu à une offrande, d'un pan de mur à une écharpe.  

Autel préparé pour la puja (cérémonie) quotidienne célébrée en l'honneur du Gange à la tombée de la nuit.

Pourquoi cet orange envahissant, décliné en multiples nuances? C'est la teinte de la tenue des Sadhus, ceux qui ont renoncé aux possessions matérielles et déambulent, plus ou moins vétus, -plus ou moins déguisés je dirais aussi- d'un ghat à l'autre, à la recherche de l'illumination mais aussi des appareils numériques des touristes, ravis de les photographier contre quelques roupies (bienvenues pour eux… ).




Sadhus orangés

Rousse est aussi l'abondante chevelure de Shiva, le Dieu de la ville qui retint dans ses boucles les eaux de la déesse Gange avant qu'elles ne coulent sur terre.

Méditation matinale

Et pour faire un autre lien, -si je puis dire pas trop tiré par les cheveux-,  orange est également, traditionnellement, la couleur du deuxième chakra (adhisthana ou svädhishthäna) celui de la région génitale, de l'énergie sexuelle, lotus orange à six pétales dans lequel s'inscrit un croissant de lune (présent également dans la coiffure de Shiva)…  et lié à l'eau.

Deux lingam fichés dans les yonis (symbole de l'union sexuelle masculin-féminin) dans leur niche orangée et parsemés de fleurs.



Oeillets d'Inde avec une bougie, lancés dans le Gange pour voguer au fil de l'eau, allumés, à la tombée de la nuit…

Liens


-(savant et en français) sur le chakra
svâdhishthâna: ici
-sur les représentations de Shiva (en français, avec chromos indiens): ici

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Rédigé par venezia

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Publié le 18 Mars 2009

En Inde, outre les vaches,

Vache folâtrant sur les ghats (Bénarès)

J'ai croisé pas mal d'animaux.

Une chêvre sur un toit (Bénarès)



Des singes déguisés (conteur de rue, Bénarès)



Deux serpents, mais dressés (Bénarès, Assi ghat).

(Je vous promets Michèle et Mlk, ce sont les seuls reptiles que je vais montrer… )


Une bande d'oiseaux joueurs s'ébrouant dans des flaques (Lodi gardens, New Delhi)


Un écureuil gourmand appréciant les gâteaux à la noix de coco (jardin du Fort Rouge,New Delhi)


http://mamidoo.free.fr/html/gifs/animaux/insectes/moustique_02.gifet bien sûr, des moustiques.

Avant mon départ, j'ai parcouru sur des forums les compte rendus de voyageurs revenant de Bénarès. Ce qui m'a fait découvrir quelques descriptions  apocalyptiques de la bête la plus familière de la ville: le moustique. Présenté comme énorme, goinfre et omniprésent…
Il se trouve qu'en général, je suis une proie très convoitée des insectes piqûeurs. Par ailleurs, je  partage ma vie avec un être chanceux:  je lui sers d'appat quand les bestioles débarquent. Cette fois, je m'étais jurée de changer la donne. J'ai donc passé un peu de temps à chercher sur le net les suggestions de voyageurs revenant de pays tropicaux sans s'être trop fait dévorer… et j'en ai retenu deux.

-Une voyageuse soutenait que le port d'une écharpe bleu vif éloigne les bestioles. J'ai tenté le coup. J'ai donc puisé dans mes tiroirs un foulard touareg qui a déjà beaucoup servi…

-D'autres baroudeuses vantant le port de bracelets imprégnés de géraniol (Mousticare),  j'en ai commandé deux en pharmacie sans trop y croire.

Chambre avec vue sur le Gange

A Bénarès, nous profitions d'une chambre charmante avec voile moustiquaire aussi beau qu'un dais, mais dans un premier élan dédaigné par celui-qui-ne se-fait-jamais-piquer.
Première nuit, premier sommeil. Sans mousticaire donc … et, en ce qui me concerne, avec mes bracelets. L'un au poignet, l'autre à la cheville.
Soudain, dans l'obscurité, un chuchotement me réveille:
- Ils attaquent, je suis en train de me faire bouloter
. On met la moustiquaire.http://mamidoo.free.fr/html/gifs/animaux/insectes/moustique_02.gif

Même si moi aussi, j'ai eu à cette occasion une ou deux piqûres (vites calmées avec la fameuse lotion post moskitos) j'ai secrètement jubilé: nous étions enfin à armes égales.
Toutes les nuits, j'ai donc pu dormir tranquillement sous le dais protecteur, refusé d'habitude… 


Je n'ai pas quitté mon écharpe bleue de tout le voyage, et je dois dire qu'avec elle, plus les bracelets, je n'ai pas vraiment eu à me plaindre…

Ces bracelets en plastique sont  imprégnés de géraniol (ils renferment également du géranial et du nérol). Lors d'un premier essai au poignet, j'ai dû probablement trop serrer et j'ai arboré un cercle rouge, qui a disparu en 24 heures. J'ai un peu desserré l'anneau  et changé de poignet. Ils ne sont pas d'une beauté renversante… mais ça semble vraiment marcher, si je compare avec mes autres séjours indiens.

J'ai également testé de la même marque la lotion anti moustique ( molécules actives: menthoglycol, citronellal, nerol) qui me semble moins efficace que l'Insect écran (avec DEET) que j'utilise sous les tropiques (j'en avais d'ailleurs emporté, au cas où ). Mais elle a largement suffi pour accompagner mon armure invisible…


Lien

Pour le géraniol, je n'ai pas trouvé de détails vraiment passionnants. voir ici néanmoins sur wikipedia.


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Rédigé par venezia

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Publié le 16 Mars 2009


Non, ce n'est pas l'Andalousie mais une rue de Varanasi, où une vache noire pose devant un mur peint en rouge en honneur de Shiva.

Bénarès (alias Varanasi) reste le paradis déambulatoire des vaches… Elles sont partout, en chair, en pierre, sur les marches des ghats (les gradins qui longent le Gange), dans l'enchevêtrement des rues étroites (les galis) de la vieille ville.






  Un troupeau de buffles et bufflonnes (on peut donc goûter à Benares de la mozarella à l'indienne) déambulant sur les ghats.

Varanais est la ville de Shiva, le Dieu imprévisible qui chevauche parfois son taureau blanc, Nandi, omniprésent dans la ville.
D'ailleurs, il en prend parfois l'apparence. Tout buffle blanc peut donc être une incarnation divine…


Ai-je croisé Shiva?



Petit nandi de marbre veillant sur un lingam, symbolle phallique associé à Shiva.

Entrée d'un temple dédié à Shiva (d'où le Nandi) à Ramnagar, sorte de château-forteresse dressé au bord du Gange, encore habité par un marahadjah, et situé sur la rive opposée de la ville.

  Un lien sur Shiva:
ici


Plein de vaches?


Du beurre à foison…vendu au poids dans une odeur crémeuse, ou déjà clarifié sous forme de ghee.


Marmite jaune… beurre

Plein  de yaourts,conditionnés en mini écuelles d'argile, brisées après usage
.

Yaourts préservés hygiéniquement sous vitrine, hum, ce qui n'est pas toujours le cas…

Petit lait apprécié des chiens

Plein de bouses, soigneusement recueillies, façonnées en galettes utilisées en combustible




Bref; Varanasi est une ville très meuh…




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Rédigé par venezia

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Publié le 15 Mars 2009


                                             Voyage en Inde à nouveau, mais cette fois ci dans le Nord.



 

Comme je n'ai pas la résistance à toute épreuve de ces saddhus qui s'ébrouent sans souci dans les eaux du Gange à Bénarès, j'avais préparé la veille de mon départ deux grigris (que je trouve) indispensables pour tout voyage au loin, et en pays chaud: une brume apaisante anti jet lag et une potion magique post moskitos. Cette année, j'ai sophistiqué mes formules en jouant aussi sur l'énergétique.


 Brume apaisante anti jet lag

 Dans un vaporisateur de 30ml,

*Verser 2 gouttes d'HE de géranium, les diluer avec 10 gouttes de Solubol, bien secouer pour homogénéiser.
 *Ajouter ensuite, à parts égales de l' hydrolat de rose, de menthe poivrée, et de géranium. 
*Compléter éventuellement avec 5 gouttes d'élixir anti jet lag (Andreas Korte).

Pschitter autour de soi quand le besoin s'en fait sentir. Le mélange est par ailleurs très rafraîchissant.

Mes sources d'inspiration

C'est Lydia Bosson (in: L'aromathérapie énergétique, ed. Amyris) qui recommande d'utiliser l'HE de géranium pour éloigner les importuns en voyage. Depuis que j'ai lu ça, je vaporise souvent de l'hydrolat de géranium sur les bagages avant mes départs…  On ne sait jamais… Par ailleurs, Suzanne Catty (in: Hydrosols, the next aromatherapie, ed. Healing arts press) dit de l'hydrolat de géranium qu'il équi!libre yin et yang (je reformule à ma manière… ) et de celui de menthe poivrée qu'il possède à la fois des vertus stimulantes et calmantes; l'hydrolat de rose est mon joker favori pour combattre l'effet "montagnes russes émotionnelles". Quant à Valerie Ann Worwood (in The fragrant pharmacy, Bentham books) elle cite, entre autres, les HE de menthe poivrée et de géranium comme d'efficaces anti jet lag.

J'ai donc choisi des ingrédients aux effets "harmonisants" pour remettre d'apomb les décalages. 


Lotion post moskitos


15gtes HE lavande aspic
5gtes HE menthe poivrée
10gtes HE eucalyptus citronné
10gts HE géranium bourbon
10gtes HE tea tree

5gtes elixir aura cleansing cactus (PHI essences) protecteur
5gtes  elixir d'émeraude (PHI essences), apaisant pour la peau

5ml teinture de roses maison
5ml hydrolat d'helichryse italienne (anti allergique, anti inflammatoire)
5ml hydrolat de géranium (cicatrisant)
5ml hydrolat d'ylang (anti inflammatoire)
5 ml environ de macérat huileux de calendula (Florame)
5gts EPP (conservateur léger)
2ml simulgel (émulsifiant)

Tout verser dans un flacon, bien secouer, c'est tout, c'est prêt.

En général, je me contente de diluer les HE citées dans la formule dans un peu de macérat de calendula. Cette année, je voulais une formule plus fine et sophistiquée, craignant la ruse des moustiques indiens (en fait, j'ai été très peu piquée, j'expliquerais pourquoi bientôt). J'ai donc préparé une émulsion très légère grâce au simulgel. Il faut secouer avant usage pour obtenir un liquide lactescent, d'une efficacité qui m'a convaincue. J'ai choisi d'ajouter un peu de teinture de rose, autant pour ses propriétés énergétiques qu'antiseptiques.



De gauche à droite, la lotion post moskitos (légèrement entamée); la chantilly de karité et la brume apaisante sont  quasiment terminées.

Chantilly de karité pour voyage

J'ai complété ce duo par un mini pot de chantilly de karité que j'utilise sur les mains en avion (anti sécheresse magnifique et équilibrant énergétique) et sur tous les bobos de peau sinon.

Dans 80g environ de chantilly de karité (le mini pot sur la photo en contient à peine quelques grammes) , ajouter:
5 gouttes d'anti ox,
5 gouttes d'EPP
35gtes He vetyver (anti urticaire et gratouillis)
10gtes He d'encens -boswellia carterii- (cicatrisant)
17gtes He de lavande vraie (bon pour la peau en général)

Fouetter après l'incorporation des ingrédients.

Le mélange donne un parfum exquis, ce qui ne gâte rien… le choix des He est autant thérapeutique qu'énergétique. Le vetyver relie à la terre, la lavande harmonise et l'encens fait circuler l'énergie. Lydia Bosson met en rapport l'encens et la lavande avec le chakra coronal, et le vetyver avec le chakra racine. Haut et bas sont donc là… 


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Rédigé par venezia

Publié dans #aux petits soins

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