Publié le 23 Octobre 2016

Le cérat bien entamé

Le cérat bien entamé

 Pour bien commencer l'automne

Michèle m'a offert de l'huile d'avoine (dont elle parle très bien  ici), très réparatrice.  Je voulais en faire bon usage. Comme par ailleurs,  il y a longtemps que je n'avais rien préparé avec du P3R, émulsifiant qui a la particularité d'être très hydratant, j'ai eu l'idée de combiner les deux dans un cérat.  

Pourquoi un cérat? Parce que j'ai trouvé aux cérats un usage très précieux. L'eau de Paris est très calcaire, or quand je prends ma douche, je n'oublie ni le visage, ni même les yeux. Résultat, peau qui tire après, et encore bien plus si je fais un shampoing … sauf si juste avant, j'enduis le visage d'un bon cérat. J'en utilise aussi au besoin le soir, même si je préfère laisser respirer la peau. 

Michèle (encore elle, ses oreilles doivent lui siffler… ), a constaté que mixer un cérat au Bamix, c'est à dire avec un mixer qui tourne très vite, donnait lune texture  très fine. J'ai testé, banco! 

 Cérat avec P3R et huile d'avoine sur 100g (et en %)

Huiles 57 ( avoine 19,4+ jojoba 12,4+6,9 lys+23,5 avocat)

2 P3R

1 monoi de Tahiti (merci Michèle)

1 vit E

0,6 cosgard

15 cire d’abeille fine en feuilles

2 aloes concentré X10

20 eau de source

1,5  hyalomuco (j'ai eu la main lourde! je pensais mettre 1g!)

1g  elixir (inside outside cactus)

En gouttes: 

2 gtes HEde  géranium macérée avec de la résine d'encens

1 gte huile essentielle de  rose

2 gtes extrait CO2 argousier

Je dépasse légèrement 100g. ajuster la quantité d'eau. 

Stériliser les récipients et les instruments à l'eau bouillante vinaigrée, désinfecter le plan de travail. Vérifier que le récipient contenant la phase huileuse est assez grand pour introduire le pied du Bamix! 

Préparer la phase aqueuse: eau+ aloes concentré+ élixir

Préparer la phase huileuse: huiles+P3R+monoi+ vitamine E+ cire d'abeille

Faire chauffer les deux récipients dans un même bain-marie jusqu'à liquéfaction de la cire (63° environ). 

Sortir le récipient avec la phase huileuse en premier, car il refroidit moins vite que celui avec la phase aqueuse. 

Verser lentement la phase aqueuse sur la phase huileuse et mixer au Bamix. Dès que le mélange a pris, ajouter le cosgard, le hyalomuco, les HE et le CO2, donner un bon coup de mixer touiller avec une spatule en silicone et verser aussitôt dans des pots stériilisés. Refermer les pots quand ils ont bien refroidi. 

On obtient une très belle texture.

Choix des ingrédients 

*L'aloes concentré est très pratique pour avoir plein d'aloes avec un petit ajout.

*Les huiles : avoine pour nourrir (et bonne pour les peaux sensibles), jojoba pour affiner la texture finale, avocat, excellente pour les peaux sèches, macérât de lys dans sésame (une préparation que j'achète à Christine depuis que je ne trouve plus de pétales de lys séchés en herboristerie. Je lui ai suggéré d'en faire macérer sur du sésame), que ma peau hypersensible adore. C'est mon arme secrète pour calmer le jeu depuis l'époque où je ne pouvais rien mettre sans avoir de réactions intempestives (rougeurs, plaques, etc).

*Monoi: j'en ajoute dans à peu près tous les produits visage (et souvent corps) pour l'émollience supplémentaire qu'il apporte.

*J'avais découvert le hyalomuco sur le site allemand skincareonline Zinette en propose et c'est tant mieux car ce cocktail à base d'acide hyaluronique, de chitosan, d'allantoine, etc  est bien pratique.

*Elixirs: j'en ajoute toujours. Celui-ci, de son petit nom latin pilosocereus pachycladus rebaptisé inside outside cactus est censé protéger et régénérer l'énergie de la peau. On y croit! 

*Pour les huiles essentielles, je reste fidèle à l'huile essentielle de rose que j'utilise avec grande parcimonie et au mélange encens-géranium, dans une macération inventée un jour de génie par Kayacaramel et que je refais sans me lasser. 

*Quant à l'extrait CO2 d'argousier, il donne une jolie couleur jaune aux mélanges et possède de bonnes propriétés réparatrices. 

Comme j'ai un peu forcé sur le hyalomuco (ma main a fourché si je puis dire) le cérat est puissant, presque trop! 

Le P3R dans la formule me semble interessant.Je recommencerai car dans un cérat, il ne donne pas cette sensation ripolinée sur la peau qu'il a tendance à produire dans les crèmes classiques.  

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Rédigé par venezia

Publié dans #Cérats

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Publié le 20 Octobre 2016

Bonheur, une vrai bonheur… 
Bonheur, une vrai bonheur… 
Bonheur, une vrai bonheur… 

Bonheur, une vrai bonheur… 

 

Je suis passée devant par hasard !

 

*Située 31 rue Galande (près de la place Maubert), la boutique toute lumineuse a ouvert il y a à peine deux semaines. Un vrai bonheur à l'intérieur, le magasin s'appelle d'ailleurs Bonheur: huiles essentielles et macérats huileux des Senteurs du Claut (Sylviane Reina), une belle collection d'hydrolats (plus un choix de tisanes) de Biotope (quasiment introuvables, même à Marjolaine!) , les quelques productions corses de l'Astratella, (ça aussi, c'est le bonheur), Oshadi et Myrtea, la collection quasi complète du Gattilier en alcoolatures et gemmothérapie, la marque Ceven Arômes que je ne connaissais pas (avec des HE et des produits au cade) pour les noms qui me viennent sur le champ, mais il y en a d'autres.

La boutique s'appelle Bonheur, sa créatrice Sarah et et pour les amoureux (ses) des bons produits, ça vaut le déplacement.

Bonheur, 31 rue Galande, 75005 11h-19h30

tel. 01 4326 4572

*Pour mémoire, je rappellerai l'existence de la boutique Ma terre première, qui propose aussi une sélection de plantes, d'huiles essentielles et d'hydrolats élaborés par des membres du syndicat des Simples, regroupant les plus fervents et les meilleurs producteurs /cueiilleurs  de plantes médicinales. 

Ma terre première, 83 rue Oberkampf 75011 Paris.  Mardi à samedi 13h-19h30

tel. 0183949137

Le site du syndicat des Simples: ici

*Dans les nouveautés, encore: Naturathera, boutique ouverte il y a à peine quelques mois et qui offre notamment une grande sélection de plantes et compléments en gélules, en extraits,etc ainsi que des plantes en bon état plus un bar à infusions et à jus dans une cave voutée juste en dessous.

Naturathera 85 rue de la Verrerie 75003  lundi 13h30 -19h30  et mardi à samedi: 11H à 19h30. tel 0171194420

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Rédigé par venezia

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Publié le 14 Octobre 2016

La couverture du livre. Deux extraits.
La couverture du livre. Deux extraits.
La couverture du livre. Deux extraits.

La couverture du livre. Deux extraits.

 

Depuis des années, j'ai évoqué au fil des pages de ce blog des élixirs de toutes sortes, notamment de fleurs et de minéraux. Dilutions infinitésimales de plantes ou de pierres dans de l'eau et du cognac selon un protocole précis, ils ont (ou auraient) une action sur la sphère énergétique. Personnellement, avec un recul d'une dizaine d'années, je trouve que ce que je fais fonctionne mieux avec que sans. J'ai aussi expérimenté les élixirs floraux en interne dans des conditions plus tristes et ils m'ont apporté une aide que je ne regrette pas.

Ils apparaissent donc presque systématiquement dans mes formules, et j'en ai parlé au moins une fois plus longuement ici . Il y a quelque mois, j'ai eu l'opportunité d'écrire un livre sur les fleurs de Bach, historiquement les premiers élixirs à avoir été mis au point.

J'ai trouvé qu'il s'agissait d'une belle occasion d'aller y voir de plus près.

Puis j'ai appris que ce texte allait concerner (notamment) les créations d'Elixirs & Co, ce qui m'a fait hésiter. Après avoir rencontré leur fondateur Gérard Wolf et découvert sa passion et son engagement  (il part ainsi tous les ans sac à dos dans la nature pour réaliser lui-même ses cueillettes et a été le premier à le faire en France), j'ai dit banco. 

Je me suis plongée dans l'existence d'Edward Bach (j'ai imaginé une interview imaginaire d'après les écrits de son assistante Nora Weeks) qui m'a fascinée, tant il a été en longue communion avec la nature après une studieuse époque londonienne où il s'était fait un nom comme homéopathe. Dans Sur les traces du Dr Bach et de ses fleurs (ed. Ulmus), Julian Barnard a fait un merveilleux travail en racontant son parcours dans les champs mêmes, les bois et les rivières où les remèdes furent un à un choisis. Il reste néanmoins des blancs dans la vie de Bach qui détruisait ses notes au fur et à mesure.

J'ai également regardé son emploi des fleurs avec ses patients:  il n'hésitait pas à changer de prescription en suivant de près l'évolution de leurs états d'âme. Ce qui m'a fait comprendre l'intérèt des composés de plusieurs fleurs, qui permettent de tenir compte des différentes facettes d'un état d'esprit (surtout quand on n'a pas envie de se prendre trop la tête pour affiner) : dort-on mal parce qu'on est angoissé? Ou parce que trop de sujets tournent comme des petits vélos dans la tête? Ou alors par épuisement mental? Difficile parfois de trancher… alors autant prendre un composé qui s'adresse à plusieurs symptômes, -ce qui est déjà le cas avec le remède d'Urgence, le fameux Rescue-.

A partir du moment où il a mis au point ses élixirs floraux, (dans le fond, il n'y a pas si longtemps, on était dans les années trente) Bach n'a plus utilisé qu'eux pour soigner, que ce soit une crise d'asthme ou un mal de dos. Pourquoi ? Parce que pour Edward Bach, toute maladie s'enracine dans un déséquilibre émotionnel, passager ou durable et qu'en remettant le psychisme d'aplomb, le reste devrait suivre. Ces prescriptions minimalistes lui vaudraient probablement aujourd'hui de se faire rayer de l'Ordre des médecins. 

En tout cas, effet placebo ou pas, ses patients ne s'en sont pas plaints et ont afflué en nombre.  Philip M. Chancellor, personnage à la vie incroyable (Américain de Chicago, il est devenu éditeur au Mexique, puis s'est passionné pour l'acupuncture, qu'il est parti apprendre à Taiwan avant de la vulgariser en Europe et de s'intéresser à Bach)  a eu accès aux dossiers médicaux des patients de Bach. Il détaille donc des études de cas dans un livre (Le manuel des fleurs guérisseuses du Dr Bach , Ed. le Courrier du livre), où l'on comprend que Bach suivait longuement ses malades et que ces derniers ne guérissaient pas toujours d'un simple claquement de doigts.  

Aujourd'hui, les fleurs de Bach se prennent d'abord pour réguler des troubles émotionnels et apaiser des bleus à l'âme que j'ai recensés dans un abécédaire. Curiosité oblige, j'en ai aussi profité pour interroger sur leur pratique des conseillères en fleurs de Bach.

Rien n'est jamais parfait (il manque par exemple l'index des pages consacrées à chacune des 38 fleurs, éparpillées dans le livre) mais je suis contente d'être venue à bout de ce modeste projet.

 Si mon nom apparait sur la couverture, je  poursuivrai avec celui de Venezia sur le blog.

Edit: je viens d'avoir la réponse des éditeurs: le livre sort le 21 octobre

Si j'avais su, j'aurais attendu cette date pour publier l'article! 

 

 

 

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Rédigé par venezia

Publié dans #aux petits soins

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Publié le 10 Octobre 2016

La double deuxième page de A girl called Jack. Curry de lentilles à la tomate (version avec des courgettes)
La double deuxième page de A girl called Jack. Curry de lentilles à la tomate (version avec des courgettes)

La double deuxième page de A girl called Jack. Curry de lentilles à la tomate (version avec des courgettes)

Le titre est long, mais je cherchais à être un peu explicite (ce qui n'est pas gagné!)

De retour d'Angleterre, j'ai navigué sur internet à la recherche d'info et je suis tombée sur un blog de cuisine qui m'a intriguée puis passionnée. Autant par la personnalité de son auteur que par ses recettes ingénieuses (et économiques).

Quand Jack Monroe débute son blog en février 2012, elle a 24 ans, un gamin de 3 ans et le porte monnaie complètement à plat suite à un licenciement, un an auparavant. Le contexte économique archi-libéral de l'Angleterre n'est pas un environnement amical quand on est dans la dèche.

Elle s'est donc retrouvée avec 10 £ (12 euros à peu près) par semaine pour se nourrir. Et elle a décidé de relever le défi.

Elle a hanté les rayons de Sainsbury (grande chaine de supermarchés, avec une section '"basic", équivalent british d'un Lidl ou d'un Dia) pour repérer les ingrédients (non transformés) sains et bon marché à privilégier. Ce qui l'a conduite à multiplier le recours aux légumineuses comme source de protéines végétales, à se convertir aux pains maison mais sans map, à utiliser épices et aromates pour doper le quotidien, et à tester des mélanges hardis de saveurs pour l'ensoleiller. C'est très malin, et pour ce que j'ai testé, délicieux.

Comme Jack a des origines chypriotes, sa cuisine possède des accents méditerranéens et comme elle vit en Angleterre qui compte une importante communauté indienne, curries, vindaloos et autres plats indiens sont souvent au menu.

En fin d'article, je donnerai quelques liens où l'on peut retrouver nombre de ses recettes (en anglais).

Suite de l'histoire: en juin 2012, elle écrit une chronique percutante qu'elle appelle "la pauvreté, ce n'est pas seulement ne pas avoir assez de nourriture". Texte qui fut retweeté, reblogué, publié et lu (y compris au Parlement où elle fut invitée) plus de 20 millions de fois. Elle y explique sa descente vers le moins et le rien: couper le chauffage, diluer les produits d'entretien jusqu'à l'infime pour les faire durer, couper l'eau chaude, tout vendre ou mettre au clou, jusqu'à ne garder que deux bols, deux fourchettes, deux couteaux; bref aller vers une simplicité (in)volontaire radicale.

Son blog qui a eu beaucoup, beaucoup de succès l'a peu à peu sauvée. D'abord parce qu'elle a pu tenir son pari, se nourrir et nourrir son fils convenablement avec ses 10£ hebdomadaires, une vraie prouesse. Ensuite parce qu'elle a publié deux livres de cuisine qui ont bien marché, qu'elle a eu des chroniques dans les journaux (Huffington Post, the Gardian) et que grâce à son aura, elle s'est engagée dans des campagnes liées à la solidarité, ce qui lui offre une tribune et une place.

Nouvelle aventure: elle est en train de changer de sexe…

Je me suis inspirée de sa façon de faire pour mettre au point une recette dont je me délecte en la refaisant au moins une fois par semaine (avec des variantes) depuis plus d'un mois.

Je parle de "sa façon de faire" car beaucoup de ce qu'elle propose commence par "hâcher un oignon et le faire revenir à feu doux" … ce qui me rappelle d'ailleurs furieusement la cuisine à l'indienne.

Donc voilà l'un de mes essais "à la manière de Jack" , une sorte de fouzitout amélioré préparé en une demi-heure tout compris et devenu favori. Je l'ai baptisé curry de lentilles à la tomate mais on pourrait aussi l'appeler tomates épicées aux lentilles, dhal à la tomate, etc.

J'indique tout ce que j'utilise, en précisant ce qui me semble indispensable et ce qu'on peut supprimer ou substituer.

Curry de lentillles à la tomate

Pour 2 personnes affamées

60g de lentilles roses (ou vertes ou noires, j'ai déjà testé avec des béluga).

Un oignon moyen (ou un demi très gros)

un soupçon de vin blanc sec ou à défaut d'eau

une cuillère à soupe d'huile (jutiise de l'olive, on fait avec ce qu'on a)

Une carotte moyenne pelée et coupée en rondelles fines

au choix: une aubergine pelée et coupée en petits morceaux, une courgette pelée et coupée en petits morceaux, des petits piments doux coupés en petits morceaux et épépinés … ou rien.

Eventuellement, deux cuillerées à soupe de lardons ou une demi tranche de jambon cru coupé en carrés… ou rien

du sel

une cuillère à soupe de sirop (j'utilise du sirop de kittul indien, -sucre de palme- très parfumé et à l'indice glycérique pas trop élevé). On peut remplacer par du sirop de canne, d'agave ou même par du sucre en poudre ou en morceaux.

300g environ de passata (purée de tomates italienne). On remplace par du coulis de tomates, des tomates fraiches pelées et épépinées. La préparation de tomates doit être un peu épaisse, et de composition la plus simple possible.

du piment: j'utilise une sauce au piment coréenne (bulgogi) mais on peut employer de l'harissa, du piment d'espelette, du cayenne… ou rien pour les palais sensibles.

épices: deux feuilles de laurier et une cuillère à soupe de graines de coriandre. Il me semble que ces deux épices donnent vraiment le goût au plat, ainsi que l'ail que je préfère ajouter en poudre (une cuillerée à café suffit) pour un mélange plus homogène. Sinon, ajouter une gousse d'ail coupée en tranches fines en même temps que les carottes. A défaut de ce que je cite, on fait avec ce qu'on a dans ses placards. (cumin, curry, etc)

Je parfume en plus avec : un petit morceau de cannelle en bâton, deux cardamomes vertes ouvertes, une cuillerée à café de graines de fenouil et un tronçon de gingembre débité en lamelles.

Comment faire? En fait, il s'agit de préparer une sorte de ketchup maison très parfumé (d'où la présence de sucre) que l'on mélange à des lentilles cuites.

Donc:

Hacher l'oignon et le faire revenir à feu doux dans une poêle avec l'huile sans qu'il ne colore, et en le salant pour accélérer la cuisson.

Pendant ce temps couper la carotte et éventuellement l'autre légume.

Ajouter la carotte aux oignons, ainsi que le laurier et les graines de coriandre. Remonter un peu le feu, touiller. Dès que cela semble prêt à attacher, ajouter un peu de vin blanc ou à défaut d'eau (ça doit faire pschitt), c'est ce qu'on appelle déglacer. Recommencer une deuxième fois. Puis baisser le feu au maximum ajouter le deuxième légume, éventuellement les lardons, le reste des épices y compris le gingembre remuer et couvrir.

A ce moment, préparer les lentilles: les rincer jusqu'à ce que l'eau soit claire puis les couvrir largement d'eau froide et les mettre à cuire en couvrant.

Quand ça bout, découvrir, baisser au maximum et laisser cuire 15mn.

Au moment où les lentilles démarrent leur ébullition et vivent leur vie dans la casserole, verser la passata dans la poêle sur le mélange de légumes aux épices, bien remuer, ajouter le piment, le sucre ou le sirop, remuer à nouveau, et continuer la cuisson, feu minimum et à couvert. Goûter pour rectifier éventuellement le piment et la dose de sucre selon l'acidité des tomates.

Quand les lentilles sont cuites, les rincer brièvement et les égoutter avant de les ajouter dans la sauce tomate épicée. Bien remuer, laisser cuire 2 ou 3 mn encore et c'est prêt. Attendre 5mn avant de se jeter dessus pour une meilleure harmonisation des parfums.

Régalez vous.

A préparer en quantités suffisantes pour déguster le reste froid. Délicieux en apéro avec des chips tortillas indiennes.

Outre son goût exquis, c'est un plat complet, avec des épices qui aident à la digestion, de la tomate riche en lycopène, mieux assimilé si la tomate est cuite en présence d'un peu de gras, des lentilles qui apportent des protéines végétales. Si on veut le jouer 100% équilibre alimentaire, on sert avec du riz pour compléter la chaine des acides aminés.

Le blog de Jack (qui a changé de titre): https://cookingonabootstrap.com

Dix recettes publiées dans the Guardian: https://www.theguardian.com/lifeandstyle/2014/feb/16/jack-monroe-10-recipes

Onze recettes dans The Mirror:

http://www.mirror.co.uk/lifestyle/dieting/recipes/jack-monroes-11-recipes-prove-6813860​

Sa biographie sur wikipedia: https://en.wikipedia.org/wiki/Jack_Monroe

Le tire de ses deux livres: A girl called Jack et A year in 120 recipes

Edit:  piqûre de rappel, le film de Ken Loach Moi, Daniel Blake, qui n'a pas volé sa palme d'or 2016 à Cannes. Même si l'on pressent la fin au fil du film, la peinture d'une Grande Bretagne à la terrible administration hyper-libérale est sans merci, et les acteurs sont formidables. 

Lire l'interview éclairante du scénariste Paul Laverty ici  

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Rédigé par venezia

Publié dans #petits plats

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