Publié le 31 Août 2009



                                                  … jusqu'au 5 septembre…


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Rédigé par venezia

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Publié le 30 Août 2009


Je fais une consommation effrénée d'eau d'Uriage, particulièrement apaisante. Pour varier un peu les plaisirs, j'ai cherché à concocter une eau tonique très douce, légèrement salée -puisque  l'eau d'Uriage l'est-  à utiliser comme  alternative.



http://mamidoo.free.fr/html/gifs/objets/argent/bague_18.gifPour jouer la sécurité, j'ai choisi des ingrédients qui entrent dans la composition du cérat crème que j'applique tous les jours (en alternance avec la magnifique crème aux Simples offerte par Irène).


Il suffit de mettre les ingrédients dans un flacon vaporisateur neuf ou stérilisé en respectant l'ordre.




Eau de peau toute simple (mais à l'or et au saphir… )


6gtes solubol

1gte HE géranium rosat


Bien secouer pour assurer la dispersion de l'HE.


Puis ajouter, en secouant entre chaque ajout:


1 ampoule de plasma de Quinton isotonique (eau de mer)

2 g eau d'or (laboratoires Catalyons) très calmante, notamment pour les yeux

3g de glycérine végétale (pour l'hydratation)

5gtes élixir de saphir (Phi essences, harmonisation)

90g eau de source, (en fait la quantité qui a permis d'emplir le flacon)

5gtes EPP (pour la conservation)

 

Image d'un saphir tirée de ce site incroyable, ici consacré à l'orpaillage et aux lieux où l'on peut trouver des pierres précieuses brutes dans la nature en France.



http://mamidoo.free.fr/html/gifs/objets/argent/bague_18.gifLiens


*Sur le saphir en lithothérapie (l'élixir que j'utilise ne vient pas de là, mais c'est intéressant) ici


*(en anglais) Les produits qui m'avaient inspirée quand j'ai commencé à glisser des élixirs de pierres dans les formules ici

*Ça existe, commercialisés!:

- un masque bio au saphir ici

-une crème (non bio) pour peau sensible au saphir ici

http://mamidoo.free.fr/html/gifs/objets/argent/bague_18.gifLectures

Quelques livres que je consulte sur la lithothérapie. Certains ont une connotation ésotérique. A chacun(e) de forger son jugement.

 *Robert Blanchard: La lithothérapie scientifique (presses du midi) interessant mais très touffu.

Le plus, à mes yeux: part de la composition chimique des pierres.

*Reynald Boschiero :Le guide des pierres précieuses (Marabout, en version poche, sans les photos de la V.O. que je n'ai pas, qui a été publiée chez Vivez soleil). Je crois qu'il est en bisbilles avec l'auteur précédent…

Les plus: répertoire des pierres assez pratique; écrit par un minéralogiste.

* Andreas Korte et Helmut Hofmann:Elixirs d'orchidées et de pierres précieuses (ed. le point insolite): avec des cartes qui représentent les plantes et les pierres (toutes, dont le saphir, n'y sont pas… ). Les Phi essences sont élaborées sous la direction d'Andréas Korte.

Le plus:  part d'une expérimentation; même si c'est empirique, je trouve la démarche précieuse.


*Aigle bleu: Le cristal et la santé (livre auto-édité au Canada). je l'avais découvert car Aigle Bleu fabrique un encens liquide très branché. Semble aussi partir de sa pratique.

Le plus: explique comment fabriquer une essence de pierre précieuse  (je ne me suis pas encore lancée).

et… inclassable,
Dominique Mirambeau: Le sourire de cristal (Tredaniel)

Un roman à clefs illustré par le dessinateur Mœbius, avec une préface de P. Van Eersel (j'avoue ne pas tout comprendre mais ce bouquin est très intrigant).


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Rédigé par venezia

Publié dans #lotion visage

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Publié le 25 Août 2009





Cirrocumulus place Saint Marc




A la Biennale, une exposition m'a passionnée, celle de l'artiste belge Jef Geys: Quadra medicinale.

Il a demandé à quatre connaissances habitant à New York, Moscou, Bruxelles ou Villeurbanne, d'herboriser pour lui. Chaque botaniste de fortune devait donc photographier, ramasser, faire sécher et présenter douze plantes sauvages, dénichées sur une superficie de 1 km2. Une cueillette urbaine de végétaux souvent comestibles ou médicinaux.

L'interrogation provocatrice de Jef Geys: pourquoi ne pas appprendre à ceux qui vivent dehors  à se soigner avec ce qui pousse en bord de trottoir?
(Hum? et la pollution urbaine quand même?)

Ce qui m'a surtout fascinée, c'est la diversité botanique.


A Villeurbanne, une violette de Rivinius, (viola riviniana) ramassée…


rue Nazareth




soigneusement séchée et présentée avec ses caractéristiques botaniques.


Achillée millefeuile moscovite…


Ce qui m'intrigue (alors que j'avais juste choisi cette plante pour son éclat immaculé):

C'est une très belle eupatoire rugueuse  (astéracée), trouvée dans le Bronx à New York. Sa racine est présentée dans la légende comme anti fièvre, simulante, tonique, anti diarrhéique. Or en cherchant plus de précisions sur le net, j'ai découvert que la plante (feuilles et fleurs) très toxique  provoquait des empoisonnements en Amérique du Nord.

Voir ici 

et
… où on explique néanmoins que les Indiens utilisaient la racine (en cataplasme) contre les morsures de serpents, d'où son nom anglais:  (white) snakeroot. 




 

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Rédigé par venezia

Publié dans #en balade… naturelle ou botanique

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Publié le 24 Août 2009

 

 


On marche toujours beaucoup à Venise, ville qui se parcourt souvent plus vite à pied qu'en bateau (sauf si on dispose d'une vedette rapide bien sûr!). 


Je viens de passer quelques jours à Venise, où j'ai beaucoup beaucoup marché et où il faisait très très chaud. J'avais emporté un peu d'un gel quelconque au menthol pour jambes lourdes (tout fait, oh honte, mais j'étais à la bourre et j'en avais déjà transféré dans un mini flacon pour un voyage précédent). Résultat= effet délassant moyen…


Comme mes pieds me pesaient et chauffaient dur, j'ai décidé de les masser. Je n'avais pas emporté grand chose (mini trousse de toilette oblige pour ne pas avoir à enregistrer mon sac en avion), sauf un mini pot d'un baume que j'avais fait, exprimentalement, cet hiver. Je l'ai choisi car le pot était tout petit, qu'il y avait de l'encens dedans… et parce qu'il avait une consistance un peu plus dure que celle de la plupart des baumes que je fais. Je craignais la liquéfaction.

  Je me suis donc massé les pieds et… surprise totale, j'ai éprouvé un réel et si rapide soulagement que j'ai donc décidé de le faire trois fois par jour (le pot est fini bien sûr). Un vrai bonheur, complètement inattendu. Je l'ai appelé le baume pour pieds ailés, ce n'est pas exagéré. L'effet est tout à fait différent d'une application d'un produit au menthol qui apporte du frais. La sensation avec le baume est celle d'une tonification des pieds, comme s'ils reprenaient des forces.

De retour à la maison, je me suis précipitée pour relire la formule. Je l'avais réalisée … la veille de Noël, sur le modèle d'un baume à l'achillée mis alors au point par Michèle et qui m'avait beaucoup intrigué; recette ici, sur Potions et Chaudron.

J'avais choisi d'utiliser les même cires qu'elle; en revanche, tout en suivant le même process, j'avais moins faire réduire la teinture. Elle partait de 100ml; je suis partie de 10. Suivant ses recommandations, j'ai chauffé la teinture au bain marie dans le récipient utilisé ensuite pour faire le baume.


 

Heureuse surprise: j'ai retrouvé un autre petit pot de baume rouge en rentrant! Je poursuis donc le test


Baume rouge surprise pour pieds ailés


5g macérat huileux de tepezcohuite

15g huile de calophylle

10g huile d'argan

3g cire de soja

3g cire de riz

2g alcool cétéarylique 

20gtes vit E

20gtes EPP

10ml teinture d’encens maison réduite à  0,5ml

20gtes résine de sang de dragon (merci à Malégria)

15gtes HE vetyver

 

Dans cette liste, les ingrédients vraiment utiles pour une meilleure circulation et avec des propriétés anti inflammatories avérées sont probablement:

-la teinture d'encens

-le vetiver

-l'huile de calophylle

Je prépare régulièrement une chantilly de karité aux He de lavande, d'encens et de vetiver que j'emporte en voyage car je la trouve très polyvalente, mais elle ne requinque pas les pieds comme le fait le baume rouge.

 

Pour l'entretien de la qualité de la peau (car mes pieds n'ont ni chauffé ni séché avec la chaleur):

-le tepezcohuite (bien que le macérat huileux ne soit pas la forme la plus efficace pour extraire les principes acitfs)

-le sang de dragon,

tous deux très cicatrisants

-l'huile d'argan

 

La couleur marron brique est donnée à la fois par le macérat de tepezcohuite et par le sang de dragon. Je l'appelle le baume rouge car il a des reflets rougeoyants.

 

Je publie cette formule car on me demande souvent quoi faire avec des teintures. Je réponds: réduisez les et incorporez les dans des crèmes et des baumes, vous serez épatée.

 

Chabou avait eu la grande gentillesse de m'offrir un jour de sa teinture de griffe du chat; je l'avais intégrée dans un baume anti arthrose (avec une formule un peu différente) pour offrir; les testeuses ont été bluffées.

 

 

 

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Rédigé par venezia

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Publié le 19 Août 2009



… jusqu'au 23 août…

http://mamidoo.free.fr/html/gifs/nature/temps/soleil/soleil_75.gifhttp://mamidoo.free.fr/html/gifs/nature/temps/soleil/soleil_75.gifhttp://mamidoo.free.fr/html/gifs/nature/temps/soleil/soleil_75.gifhttp://mamidoo.free.fr/html/gifs/nature/temps/soleil/soleil_75.gif

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Rédigé par venezia

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Publié le 18 Août 2009






Est-ce la chaleur? J'ai eu envie de créer un baume teinté de bleu pour les pieds. Le bleu pâle m'évoque la fraicheur. 


Il se trouve que lors de ma récente virée dans le Sud Ouest, j'ai eu la chance de visiter la boutique-atelier consacrée au pastel à Lectoure, dans le Gers. On y présente l'élaboration du pastel, pigment extrait de la plante tinctoriale du même nom qui fit la fortune de Toulouse et de sa région au XVI°  siècle. Quand on parle de pays de Cocagne, en fait, il faut savoir que la cocagne, c'était une boule tinctoriale fabriquée à partir de la plante… C'est l'indigo ainsi que l'apparition des bleus chimiques qui eurent la peau du pastel.


reconsitution d'un laboratoire à l'ancienne pour l'extraction du pastel.

L'explication du processus d'extraction étant très clair sur le site du Bleu de lectoure (avec petit film à l'appui), je ne vais pas m'y attarder. Pour résumer, j'ai appris qu'il fallait passer par une  oxydation pour obtenir le pigment, qui devient alors parfaitement… insoluble. Pour son utilisation dans la teinture des textiles, on procède ensuite par oxydo-réduction. Une fois fixées par l'oxygène de l'air, les couleurs deviennent d'une résistance à toute épreuve.
  
 Des chercheurs ont  réussi à (re)trouver un liant qui permet également de créer des peintures d'extérieur, aussi séduisantes que solides. On voit réapparaitre ces nuances sur les volets et les portes des alentours. Je me suis amusée, à Auch, à en photographier.











Les trois nuances de bleus commercialisées pour la peinture en extérieur et photographiées dans les rues de Auch

On dit parfois que peindre les volets en bleu repousserait les insectes; en fait, seul le bleu de pastel aurait cette propriété.

Tout ça pour dire que j'étais à la fois ravie de découvrir ce pigment somptueux, mais triste d'apprendre qu'ils ne se dissolvait dans rien. Ni dans l'huile ni dans l'eau. Je n'ai donc pas acheté de pigment pur. J'errais l'âme en peine dans la boutique bleue (qui présente par ailleurs la gamme de cosmétiques Graine de pastel, ravissante, mais dont les formulations sont hélàs conventionnelles, avec EDTA dans les savons… )  quand j'ai découvert soudain… des crayons pastel au fameux bleu de Lectoure… Avec, écrit sur le présentoir:…  à la cire d'abeille…
Sur le champ, j'ai pensé cire d'abeille=baume… et j'ai acheté un crayon.

La vendeuse m'a certifié qu'il n'y avait rien de toxique dans les composants. De retour à Paris, j'ai trouvé le très beau site de l'artisan pastellier qui les fabrique à Albi; dans les pastels gras naturels, il n'y a pas que de la cire et du pigment mais aussi une" huile végétale faiblement siccative". Laquelle? je ne sais pas; je compte bien le demander. En tout cas, "faiblement siccative" signifie qu'elle reste liquide à température ambiante et qu'il ne s'agit ni de lin ni d'œillette utilisés en peinture, qui sèchent vite et s'oxydent rapidement.


Pour mon baume pieds bleus, j'ai tout bètement fait fondre un peu du crayon en compagnie des huiles et procédé comme d'habitude, en mixant néanmoins régulièrement avec un mini fouet à capuccino pour maintenir les pigments en suspension.
Le baume a mis presque une semaine à prendre… Sa couleur est exquise, mais je le trouve légèrement granuleux d'aspect, même si à l'application, ça ne se sent pas. Je ne sais si c'est dû au pastel ou au karité qui réagit parfois ainsi dans quelques rares baumes.

J'ai choisi une recette déjà testée et dont j'ai beaucoup apprécié la texture: celle du cacao addict. 

Puisque j'étais déjà dans le détournement, j'ai poursuivi avec les huiles, je me suis amusée à incorporer des mélanges déjà faits…

*L'huile relaxante à la lavande de Weleda … est très relaxante, effectivement et me semblait bien dans le ton.
Quant à l'huile aromatiquee bio de Biguine qu'on m'a donnée un jour, elle m'a semblé appropriée;  elle renferme des HE de naiouli, géranum,  cyprès,  citron, etc drainantes et tonifiantes.

J'ai ajouté des He de menthe poivrée et de lavande pour équilibrer le tout. C'est la lavande qui domine. Le bleu obtenu est particulèrement délicat. Il ne colore pas la peau.




Baume pieds bleus au pastel


90g karité
4g acide stéarique
48g huile coco neutre
15g beurre cacao
2g pastel gras teinte"fleur de Guesde". Guesde est l'un des noms du pastel. (Un crayon pèse 7g)

J'ai tout fait fondre, laissé tiédir sans que ça ne prenne -ce qui est facile avec la présence d'acide stéarique- puis ajouté:

16g huile à la lavande weleda
23g huile aromatique bio Biguine
6gtes He menthe poivrée
20gtes HE lavande vraie d'altitude



Il existe d'autres nuances 


Je compte utiliser le reste du crayon dans un essai savons. Je pense qu'on peut très facilement détourner de la même manière d'autres pastels gras, notamment ceux étiquetés non toxiques, et destinés aux petits enfants.

PS. J'ai voulu acheter de l'huile de pastel, (extraite des graines et très riche en acides gras insaturés) que j'avais déjà testée grâce à la générosité de Michèle, mais elle ne se vend que sur commande.



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Rédigé par venezia

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Publié le 13 Août 2009


http://mamidoo.free.fr/html/gifs/nourriture/fruits/images/framboises.gifJe voulais faire de la confiture de sureau. C'est chose faite et j'en suis ravie, elle est délicieuse, très douce, avec un parfum mûr de fruits noirs, auréolé de notes très discrètes d'orange et de cardamome.
 
Nous la consommons sagement à petites doses, car les fruits ont une réputation mitigée. On les dit  excellents pour la prévention anti grippale en raison de leur richesse en anthocyanes, pigments colorés très anti oxydants et de la présence d'antivirin, une molécule anti virale (est-elle bien là dans la confiture? Les articles évoquant un extrait de sureau antiviral disent que non, mais sans explication scientifique… Par ailleurs, le sirop de baies de sirop est un remède traditionnel anti grippe, donc…je ne sais pas trop ). Mais on les présente aussi comme frisant la toxicité (crus, ils sont à éviter, et cuits, laxatifs à hautes doses).

Image tirée de l'un de mes blogs préférés, cuisine sauvage, qui ne propose pas moins de 22 recettes à base de sureau


Le week end dernier, j'ai eu la chance de faire une balade dans le Sud Ouest. Je suis allée saluer ma pourvoyeuse en fleurs de pécher. Ayant évoqué mon envie de trouver du sureau, elle m'a révélé un lieu où elle en avait vu. Mais à l'endroit indiqué, il y avait deux sortes de baies. Des fruits, dressés vers le haut, présents avec les fleurs sur des arbustes pas très haut, et, juste à côté, une haie d'arbres plus hauts, sans fleurs, avec des fruits en grappe pendant vers le bas.
Lesquels choisir? Evidemment, nous n'avons pas cueilli les bons… Après vérification botanique (de retour à la maison bien sûr), nous avons dû tout balancer… et refaire le trajet en voiture vers la haie aux sureaux. Il était neuf heures du soir, un peu tard pour des photos. Il n'y en a pas.

Comment identifier le sureau noir (sambucus niger) dont on utilise les fleurs et les fruits (cuits)?


A retenir impérativement:

-le sureau noir (sambucus niger) est un arbre et non un arbuste
-ses feuilles sont opposées, avec une feuille en bout de rameau
-il fleurit en fin de printemps, 
-en fin d'été, il ne porte que des fruits
-les fruits pendent vers le bas


L'autre, un arbuste poussant sur des friches, était un sureau yèble, à écarter de toute récolte.

J'ai donc emporté les baies à Paris et le soir de mon retour ( toutes affaires cessantes, pour éviter la fermentation… du coup pas de photos non plus pour éviter le flash)  j'ai décidé de faire la confiture.

Après avoir navigué sur le net, j'en ai déduit deux choses:

-que la confiture de sureau pouvait ne pas prendre, par défaut de pectine. Mais damned, je n'avais pas de citron sous la main. J'ai remplacé par une petite pomme bio nouvelle coupée en morceaux en gardant peau, trognon et  pépins, et j'ai ajouté un soupçon de vinaigre de jerez. J'ai aussi décidé de mouliner au moulin à légumes (grille assez fine) pour avoir de la  matière. Je me suis inspirée de ma recette de pâte de coing: je ne pèle pas les fruits avant de les cuire, puis je les mouline.

-qu'il ne fallait pas trop sucrer pour éviter d'avoir du doucereux en bouche. Pour le sucre, j'ai compté 3/4 du poids des baies et j'ai relevé avec des graines de cardamome et un peu de jus d'orange frais. J'ai sagement utilisé du sucre cristal, le plus facile pour bien faire prendre les confitures.

Yavaitpluka.

Le jus très sombre du sureau tâche terriblement. J'ai donc égrainé … avec des gants. J'ai aussi tout rincé et lavé au fur et à mesure.


Confiture de baies de sureau à la cardamome

Stériliser pots  et couvercles 10mn à l'eau bouillante vinaigrée et les placer sur un torchon propre.

460g baies de sureau égrainées, séchées sur sopalin
après avoir été lavées avant égrainage
une pomme bio brossée (130g), coupée en morceaux, trognon et peau inclus
le jus d’une demi orange
4 cardamomes vertes entrouvertes
½ cuil à café vinaigre de xerez
345g sucre cristal 

Tout mettre ensemble à bouillir à feu assez vif, écumer.
Quand les baies ont bien éclaté,
transférer dans un saladier.
 
Rincer la casserole,
puis la poser sur feu doux
Placer au dessus un moulin à légumes grille fine,
Et mouliner les baies au fur et à mesure en rajoutant un peu du jus déjà passé si ça colle trop dans le moulin
Gratter régulièrement le fond de la grille

Quand on sent l’odeur basculer vers un parfum confiture, on arrète.
J'ai vaiment fait cette confiture au nez. Je n'avais pas mis ma montre.

On obtient un liquide épais, d’un magnifique rouge noir brillant.

 
Pour mettre en pots, verser à la louchette. Nettoyer eventuellement les bords (je le fais avec de l'eau de vie pour fruits).
Quand le pot est plein, visser aussitôt le couvercle, retourner le pot et le laisser retourné jusqu'au refroidissement.

http://mamidoo.free.fr/html/gifs/nourriture/fruits/images/framboises.gifLiens

La formule qui m'a le plus inspirée ici
(elle se trouve dans les commentaires, c'est la recette de mumu's confiote)

Les nombreuses recettes à base de sureau du blog cuisine sauvage ici

Sur l'antivirin et les baies de sureau ici
 
Sur la toxicité des sureaux (CHRU de Lille) ici

et en anglais

sirop anti-crève de baies de sureau  ici

La recette de l'élixir de baies de Sureau de Kiva Rose(elle y explique que la cuisson diminue la force thérapeutique des baies) ici
 et les dix raisons d'utiliser cet élixir ici

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Rédigé par venezia

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Publié le 5 Août 2009










J'ai eu récemment la grande chance de trouver au marché des fleurs fraîches de coriandre, au parfum pétillant, à la fois frais et légèrement poivré. En rapportant le bouquet à la maison, j'ai découvert que beaucoup étaient déjà montées en graines. Je les ai donc égrainées …





J'ai testé quelques fleurs parsemées sur un melon Galia avec du zeste de citron rapé, après avoir trouvé mon inspiration dans les essais appétissants si bien racontés depuis un jardin enchanté du Portugal.

Je me suis virtuellement régalée en lisant les notes précieuses sur l'utilisation de la coriandre verte, révélée par le même jardinier-cuisinier virtuose. J'avais déjà tout utilisé quand j'y ai appris qu'on pouvait aussi préparer une huile, utilisée en cosmétique…

Nous avons goûté les graines semi-séchées avec un exquis poulet aux épices.

Une partie du bouquet a fini…dans un vase.

Et avec des fleurs fraiches et des graines, j'avais tout de suite eu envie de préparer une teinture tant l'odeur était intéressante.


La teinture filtrée

Teinture de fleurs et de graines fraiches de coriandre

100g alcool à 90° (je n'ai quasiment plus d'alcool à 96)
53g hydrolat de coriandre (pour obtenir une dilution à 60°) (Essenciagua)
17g fleurs fraiches de coriandre
5g graines vertes de coriandre


Le résidu de la macération dans l'alcool

Je viens de filtrer.  J'ai obtenu un incroyable parfum fruité avec des notes d'agrumes, base merveilleuse pour de futures compositions.



*En faisant des recherches sur la teinture de coriandre, j'ai appris qu'elle etait utilisée comme chelatrice de métaux lourds, (notamment pour les amalgames dentaires au mercure) ce qui signifie qu'elle faciliterait leur élimination de l'organisme. La procédure complexe à suivre et la gravité des symptomes traités font que je me contente juste d'évoquer cet aspect thérapeutique.    



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Rédigé par venezia

Publié dans #green cosmétique

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Publié le 3 Août 2009


Depuis ma première expérience savonnesque il y a un an, j'utilisais un vieux mixer (plus de 30 ans d'âge) pour mélanger lessive de soude et huiles. Mais lors de mes deux dernières réalisations, j'ai remarqué qu'il faisait surtout… des bulles dans la pâte. Je passais donc mon temps à calmer le jeu en touillant à la spatule…  au final,  j'avais néanmoins de minuscules petits points dans la pâte, dûs à l'air qui restait emprisonné.

J'ai donc décidé, vraiment à regret car j'y étais très attachée, de m'en séparer pour un nouveau mixer. J'en ai choisi un de marque- pour avoir, je l'espère, un appareil resistant- mais le plus minimaliste que j'ai pu trouver. Je souhaitais juste deux vitesses de rotation et un pied amovible en acier qui puisse se nettoyer facilement.

Il fallait donc que je le teste très vite pour observer s'il y avait une différence. C'est ainsi que j'ai encore savonné ce week end…

Pour l'inauguration, je voulais une idée qui me reste en mémoire. J'ai donc imaginé un savon très simple… mais tout encens ou presque, l'un de mes parfums favoris. … avec quelques tests supplémentaires car une partie était destinée à être coulée dans le petit moule en bois. J'en ai profité pour créer une recette œcuménique, en incorporant des ingrédients offerts si gentiment par l'une ou l'autre des sorcières savonnières…


Parfum

-5g environ encens en poudre, pilé comme je l'avais indiqué dans la recette Retour de Grèce 2.

-dans 5g de macérat huileux laurier-carthame (préparé par Irène) +15g huile de ricin
10g He encens (boswelia carterii)+5g He lavandin super

J'ai ajouté un peu de vétiver à l'eau de dissolution, car j'aime beaucoup l'association encens-lavande-vétiver que j'utilise quand je prépare des chantillys de karité pour adultes. Je ne suis pas certaine que la quantité de racine de vétiver en poudre utilisée ici soit suffisante néanmoins…
 
Un savon Retour de Grèce 3, balafré car j'avais des hésitations pour le format… et avec des minuscules points que l'on distingue mieux en cliquant sur la photo pour l'agrandir. La chlorophylle donne un vert profond en lisière.

Un savon tout encens avec les mouchetures de la spiruline qui lui donnent un aspect kiwi, et les bords jaune vanille.

Un cannelé au kiwi, légèrement malmené car j'ai démoulé un peu tôt…


Couleur

Je voulais faire des comparaisons chromatiques avec la chlorophylle. J'ai donc utilisé de  la spiruline.
Dans 22g gel aloes à boire:
2g de poudre de spiruline (offerte par Chabou). La spiruline est restée en suspension dans le gel. Le résultat est donc très différent; j'obtiens des mouchetures.

 Soude pour un surgras à 7-8

Liquide de dilution pour la soude

43g d'infusion serrée origan-sauge en glaçons (reste de ce que j'avais préparé pour le savon  Retour de Grèce 3) complété à l'eau de source (pour 350g liquide)+ 1 cuiil à café de poudre de racines de vetiver tamisée (cadeau de Malégria) mise dans l’eau juste avant l'ajout de la soude, ce qui contribue à la coloration rapide du mélange.

Huiles

Huile de coco indienne 242g
Palme (Leader price) 240g
huile d'olive 242g
Beurre de Cacao  100
huile de soja bio et vierge 180
4 gelules  vit E

Pourquoi encore du palme et non du karité?

Parce lors de mes précédents essais qui incorporaient du karité et de l'HE de lavande, il y a eu formation de beaucoup de cendre de soude, phénomène  que Michèle a aussi constaté.

Pourquoi l'huile de soja?

Pour varier l'éventail des acides gras présents. En effet, l'huile de soja renferme 50% d'acide linoléique (celle de macadamia que j'aime beaucoup par ailleurs, 2,4% seulement) recommandé en cas de sècheresse cutanée. Comme l'huile de sésame, elle contient aussi de la lécithine.

Caractéristiques selon Soap Calc

INS 150
Dureté 44, pouvoir détergent 16, effet hydratant 53, crémosité 27

L'expérience avec le nouveau mixer

Grande surprise: le pied du mixer (conséquence de la forme en cloche je suppose) colle au fond du saladier! Je l'ai laissé se ventouser, plutôt que de risquer des éclaboussements intempestifs… Mais il faudra que je m'entraine… 
Bonus, presque plus de bulles! Il devient donc bien plus facile de repérer l'apparition d'une trace très fine puisque le liquide est bien moins "agité". J'ai donc coulé dès que j'ai obtenu la consistance d'une belle pâte à crèpes.

Un savon très bcbg, en fait bien plus jaune clair que sur la photo

J'ai réalisé sans histoire la moitié des savons dans des moules en silicone, et sans ajout de couleur.

L'autre moitié a eu droit à un traitement expérimental tant pour les teintes que pour la forme.

J'ai repris la technique de l'ajout du colorant par moitié dans la moitié de la pâte, après avoir coulé un fond jaune pâle. Résultat, j'ai quelques savons couleur vanille/glace au kiwi…

Le parfum est vraiment très encens… et la pâte me semble plus homogène. Mission accomplie donc.


Lien

Sur les huiles riches en acide linoléique ou oméga 6 (le site de Passeport santé) ici
 
Notre alimentation est en général trop riche en oméga 6 et carencée en oméga 3. Ici, il s'agit du choix d'une huile riche en oméga 6 pour application externe.

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Rédigé par venezia

Publié dans #savons

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