Publié le 31 Août 2007



Blog en vadrouille jusqu'au 5 septembre…


L'image “http://perso.orange.fr/safran2b/Imini-gif6/dauphin10.gif” ne peut être affichée car elle contient des erreurs.                        L'image “http://perso.orange.fr/safran2b/Imini-gif6/dauphin10.gif” ne peut être affichée car elle contient des erreurs.

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Rédigé par venezia

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Publié le 29 Août 2007



Un artiste c'est quelqu'un qui crée un monde avec rien ou presque. Et quand des œuvres somptueuses naissent de matériaux de récup', on réalise combien c'est la créativité et non la richesse qui transfigure la réalité…  et on mesure l'abîme de gaspillage de notre société.


Trois exemples spectaculaires à La Biennale de Venise





L'image “http://perso.orange.fr/safran2b/Imini-gif1B/ahoulasm24.gif” ne peut être affichée car elle contient des erreurs. Les incroyables -et immenses- drapés, chatoyants comme les plus beaux velours vénitiens, du ghanéen El Anatsui. Ils sont fabriqués en cannettes d'alu et en capsules déroulées. Un prodige d'illusion.



                                               La tapisserie, vue de plus près


L'image “http://perso.orange.fr/safran2b/Imini-gif1B/ahoulasm24.gif” ne peut être affichée car elle contient des erreurs. Dans un tout autre style, j'ai beaucoup aimé l'installation de jeunes brésiliens dans les jardins de la Biennale. Avec de simples briques, ils ont reconstitué une mini-favela dégringolant le long d'une colline comme à Rio…


                                   Parmi les mauvaises herbes



                                       Gros plan sur un "immeuble"


                                        La signature des artistes

L'image “http://perso.orange.fr/safran2b/Imini-gif1B/ahoulasm24.gif” ne peut être affichée car elle contient des erreurs. Et moins art brut, mais très impressionnante, l'énorme tête de mort conçue par l'artiste indien Subodh Gupta, qui va trôner devant le Palazzo Grassi jusqu'en novembre.


… 
 Elle est faite d'un entrelac de milliers d'ustensiles de cuisine en acier.


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Rédigé par venezia

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Publié le 28 Août 2007

Il n'y a pas que l'eau et les pierres à Venise…




                                     Lever de lune sur la pointe de la Douane






L'image “http://mamidoo.free.fr/html/gifs/nature/espace/etoiles/etoile_02.gif” ne peut être affichée car elle contient des erreurs. Je connaissais le fragolino, le vin rouge sombre sans prétention mais au délicieux au goût de fraise que l'on apprécie dans les bacari (bars à vin) de Venise. J'ai découvert au petit marché de Sacca Fisola, le vendredi, qu'il existait un raisin fragola… au vrai goût de fraise lui aussi.



L'image “http://mamidoo.free.fr/html/gifs/nature/espace/etoiles/etoile_02.gif” ne peut être affichée car elle contient des erreurs. L'île de Sant' Erasmo fournit Venise en artichauts, salades, mais aussi en romarin et en sauge (sur le marché du Rialto). Consommée fraiche, cette variété de sauge n'est pas du tout âcre. J'en bois en infusion tonique au petit déjeuner. (Attention à ses effets estrogènes like)




L'image “http://mamidoo.free.fr/html/gifs/nature/espace/etoiles/etoile_02.gif” ne peut être affichée car elle contient des erreurs. C'est la première fois que je découvre du basilic à petites feuilles (comme la variété grecque) mais violet (comme les basilics thai). Trois variétés réunies au marché du Rialto; à gauche, on aperçoit quelques feuilles du basilic grec vert qui dépassent, au centre le basilic violet à petites feuilles, à droite, celui à grandes feuilles.



L'image “http://mamidoo.free.fr/html/gifs/nature/espace/etoiles/etoile_02.gif” ne peut être affichée car elle contient des erreurs. L'une des plus  exquises fontaines que je connaisse: celle qui avait été créée par l'architecte Carlo Scarpa pour le pavillon italien de la Biennale dans un mini jardin. Plusieurs petits plots délivrent chacun un filet d'eau qui retombe en un bruit vraiment cristallin parmi des mauvaises herbes épanouies à la sauvage. Berceuse musicale minimaliste.

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Rédigé par venezia

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Publié le 22 Août 2007



Blog en week-end prolongé jusqu'au 27 août…

L'image “http://perso.orange.fr/safran2b/Imini-gif7/gif_37_01.gif” ne peut être affichée car elle contient des erreurs.L'image “http://perso.orange.fr/safran2b/Imini-gif7/gif_37_01.gif” ne peut être affichée car elle contient des erreurs.L'image “http://perso.orange.fr/safran2b/Imini-gif7/gif_37_01.gif” ne peut être affichée car elle contient des erreurs.

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Rédigé par venezia

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Publié le 20 Août 2007


Depuis des mois, je cherche à fabriquer des émulsions cosmétiques à froid pour préserver l'efficacité des hydrolats et limiter l'oxydation des huiles, accélérée lors de leur chauffage. Ce qui signifie que je cherche des alternatives à la fameuse cire émulsifiante que j'utilise bien sûr parfois moi aussi.
Edit: après quelques échanges d'informations avec Copaiba, j'ai appris que le sucroester envoyé avait été corsé par un épaississant cellulosique. Donc j'ai corrigé ce texte pour en tenir compte.

L'image “http://perso.orange.fr/safran2b/Imini-gif7/lapin30.gif” ne peut être affichée car elle contient des erreurs. Avec de la gomme xanthane, j'ai déjà pu fabriquer une gelée pailletée pour le corps très agréable mais légère. Je voulais une texture plus consistante. J'ai trouvé chez Copaiba le savant une variété de sucroester (corsé, comme je viens de le découvrir, d'un épaississant cellulosique) à utiliser à froid, mais mes premières expériences ont été un fiasco: au bout de quelques heures, j'avais un magnifique bi-phasé. Mes ingrédients que je conserve au refrigérateur étaient probablement trop froids, j'ai dû mal doser, etc.

L'image “http://perso.orange.fr/safran2b/Imini-gif7/lapin30.gif” ne peut être affichée car elle contient des erreurs. Hier, j'ai enfin réussi à produire un démaquillant possédant exactement la consistance que je recherchais: celle de la mayonnaise.
La clé de la réussite: la combinaison de la gomme xanthane et du sucroester.
Très doux, ce démaquillant ne renferme comme huiles essentielles (bois de rose, géranium et ylang) que celles contenues à petites doses dans une huile perilla-figuier bio achetée toute faite et incorporée à hauteur de 2%.  
Par sécurité, j'ai dosé la gomme xanthane à 1%. Après réalisation, je suis persuadée qu'avec la moitié, ça devrait même suffire.

Démaquillant vanille-rose aux huiles fines

*La veille, verser dans un flacon stérilisé:

58g d'eau de source,
8g (une ampoule 10ml) de plasma de Quinton (regénérant)
2g hydrolat de camomille allemande (anti inflammatoire)
1g hydrolat d'ylang ylang (merveilleux parfum)

*Saupoudrer de 2g de sucroester. Fermer le flacon, secouer. Laisser reposer une nuit. On obtient un gel épais et transparent.



*Le lendemain: saupoudrer le gel de 1g de gomme xanthane, battre au petit fouet puis au fouet capuccino. Le gel s'épaissit davantage.

*Puis ajouter en suivant les explications détaillées plus bas: `

16g macérat huileux de vanille maison (dans huile de jojoba-argan-rose musquée-teinture-mère de lys)
4g macérat huileux de rose maison (dans huile de jojoba-argan-rose musquée-teinture-mère de lys)
2g d'huile argan bio (cicatrisante, nourrissante, etc.)
2g d'huile de perilla-figue de barbarie bio (mélange pour la tonicité de la peau acheté tout pret)
2g glycérine
2g d'aloe concentré bio
4gouttes d'extrait CO2 de carotte (régénérant)
5gouttes Epp (extrait pépin de pamplemousse).

* Chauffer très légèrement les ingrédients ci-dessus à 30° au bain marie (sauf l'extrait CO2 et l'EPP).
Verser d'abord le macérat de vanille, fouetter très fort (mieux vaudrait un mixeur, mais je n'en ai pas d'assez petit pour l'instant). Au bout de quelques minutes, le mélange prend comme une mayonnaise. Ajouter les autres huiles une à une en mélangeant bien à chaque fois. Terminer par la glycérine, l'aloe, l'extrait CO2 de carotte et l'EPP. On peut bien sûr varier les huiles, mieux vaut conserver 70% environ de phase aqueuse si l'on recherche cette qualité de texture.


 
            Un démaquillant à la consistance de mayonnaise… (La tâche rose à gauche est le dos de  l'étiquette collée sur le bocal.)

J'en ai mis en tube et conserve le reste au froid.
La couleur est jaune banane; l'odeur où domine la vanille, délicieuse et la consistance très fine.

L'image “http://perso.orange.fr/safran2b/Imini-gif7/lapin30.gif” ne peut être affichée car elle contient des erreurs.Les sucroesters sont de nouveaux émulsifiants très doux, 100% biodégradables, adaptés aux peaux sensibles, développés au Japon, et déjà testés dans l'alimentation par exemple par l'iconoclaste cuisinier catalan Ferran Adria (sous le nom de sucro) pour faire ses "espumas".
Voir ici pour plus d'informations sur les sucroesters. Copaiba m'a révélé que son laboratoire avait été le premier à utiliser des sucroesters japonais en cosmétique dès 2004.


Aromazone vend également un sucroester (acheté, mais pas encore testé) à incorporer dans une phase huileuse à 60°.



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Rédigé par venezia

Publié dans #démaquillants

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Publié le 15 Août 2007


Le poivre s'accorde très bien avec le sucré, dont il corrige les excès de douceur. Voir une démonstration appétissante de Valérie Cupillard sur son blogourmand, avec de l'huile essentielle de poivre noir mariée à des fraises.

L'image “http://perso.orange.fr/safran2b/Iminigifs/grenouille004.gif” ne peut être affichée car elle contient des erreurs.J'aime beaucoup les pêches blanches et encore plus les pêches de vigne, toutes violettes. Poivrées, c'est comme si on leur ajoutait une paire des castagnettes…


 


Pêches au poivre

pour 4 personnes

4 pêches de vigne
20cl de Muscat de Beaumes de Venise
1 cuillérée à soupe d'extrait de vanille maison*
1 cuillérée à soupe de sirop de canne au poivre (un cadeau que j'ai reçu, je prévois d'en fabriquer quand il sera fini)
5 grains de poivre noir et 5 de blanc.

Ebouillanter les pèches 1mn une à une dans une casserole d'eau bouillante, les sortir et les peler; une à une sinon on refroidit trop l'eau.
Faire réduire pendant 5 à 6 mn le muscat dans une casserole assez étroite pour tenir les pêches serrées.
Ajouter les pèches et les grains de poivre laisser cuire 5mn environ (piquer délicatement avec la lame d'un couteau qui doit  transpercer aisement le fruit)
Tout verser dans un petit saladier, ajouter le sirop de poivre et l'extrait de vanille, remuer délicatement. Laisser refroidir avant de mettre au frais. Préparer le matin pour le soir par exemple pour plus de parfum.

J'avais prévu de les servir avec quelques feuilles de mélisse fraiche et une cuillérée à soupe de pistaches décortiquées, vite grillées et grossièrement concassées… j'ai oublié…





L'image “http://perso.orange.fr/safran2b/Iminigifs/grenouille004.gif” ne peut être affichée car elle contient des erreurs.Extrait de vanille maison*

 Fendre en deux et couper en morceaux 4 gousses de vanille. Les mettre dans un petit bocal avec 60g de vodka ou de cachaça (neutres au goût). Placer le flacon dans une poche en papier, la mettre dehors en été, sur un radiateur l'hiver. Patienter de quinze jours à trois semaines.  Filtrer.





Rochers coco à la vanille


L'image “http://perso.orange.fr/safran2b/Iminigifs/grenouille004.gif” ne peut être affichée car elle contient des erreurs.Succulents, vraiment. C'est un hommage à Hooly qui avait donné cette exquise recette sur son blog, au repos, mais que je vais régulièrement visiter (je ne suis pas la seule, il affiche plus de 650 000 visiteurs… ). Elle venait d'une Merlinette que je ne connais pas. J'ai un peu hésité avant d'indiquer cette recette qui n'est pas de moi, mais je l'ai refaite si souvent qu'au fil du temps, je l'ai un peu modifiée. J'ai peaufiné le making of, le temps et la température de cuisson et ajouté de l'extrait de vanille … Dans cette version, ils sont trop bons, je ne touche plus à la recette…  

Rochers coco-vanille

pour douze à quinze rochers

100g coco rapée
1œuf (remplacé parfois par une cuillérée à soupe de lait végétal, j'ai un faible pour l'œuf)
10g de farine de petit épeautre
100g de sucre roux clair
1 cuillérée à café d'extrait de vanille maison*

Battre au batteur à mayonnaise l'œuf et le sucre. Rajouter la farine et battre à nouveau pour bien homogénéiser. Incorporer à la cuillère la noix de coco en touillant bien. Ajouter l'extrait de vanille qui liquéfie un peu.
Préchauffer le four à 180°.
Revêtir la plaque du four d'une feuille de papier sulfurisé. Se mouiller légèrement les doigts et façonner des petites boules pointues. Les déposer assez espacées. J'essaie d'en faire quinze.
Enfourner pour 11 à 12 minutes; les rochers doivent roussir sur le dessus. Quand on les sort, ils  doivent être encore très mous. Les laisser un peu refroidir avant de les décoller de la plaque et de les déposer sur une volette surélevée (ce qui permet d'évacuer la vapeur et empèche leur ramollissement).
Quand ils ne sont pas tous croqués illico, je les garde sans problème quelques jours dans une boite en métal.




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Rédigé par venezia

Publié dans #notes sucrées

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Publié le 14 Août 2007

Depuis les essais décrits ici, je ne cesse de poursuivre mes expériences avec les fondants poudrés pour le corps car je les trouve particulièrement adaptés à l'été (meme si l'été n'est pas à la hauteur… ). Je les passe sous la douche après le savon et hop, je suis hydratée. Le soir, je passe -sans eau -celui dont j'avais déjà donné la recette, son parfum est un vrai bonheur.


Plein d'essais= rupture de stock de beurre de cacao bio… il a donc fallu  trouver des substituts, en l'occurrence du vrai chocolat… bio bien sûr.

L'image “http://perso.orange.fr/safran2b/Imini-gif5/chat150.gif” ne peut être affichée car elle contient des erreurs. J'ai fait des tentatives avec du chocolat au lait, parfum à tomber … mais résultat teinté… Il faut bien rincer y compris la douche. J'ai ensuite  trouvé du chocolat blanc bio (Rapunzel)- uniquement à base de beurre de cacao, bien sûr, ce qui m'arrangeait bien-. Comme il renferme aussi du sucre, léger exfoliant, de la vanille pour le parfum, du lait adoucissant et de la lécithine pour émulsifier, je ne me suis pas plainte… c'est déjà un produit de beauté à lui tout seul…
Le résultat reste un peu mou, mais j'ai remarqué qu'en laissant les fondants quelques jours à l'air libre, ils se raffermissaient légèrement.

L'image “http://perso.orange.fr/safran2b/Imini-gif5/chat150.gif” ne peut être affichée car elle contient des erreurs. Deuxième série d'expériences: j'avais repéré depuis longtemps-avant même la découverte des fondants- ,dans le catalogue de Lush, un "beurre" dur qui ne pouvait que me sauter aux yeux car il s'appelle …  La Princesse au petit pois. Il est composé uniquement de beurre de cacao et de poudres diverses (amidon, argile, bicarbonate de soude, etc. ). Je m'en suis inspirée pour en refaire à ma façon. Là aussi, au bout de quelques jours, le fondant devient beaucoup plus convaincant et surtout sèche assez pour qu'on puisse le laisser dehors. Par vice, je suis même allée acheter un vrai Princesse au petit pois chez Lush pour essayer et comparer; celui de Lush me semble moins exfoliant, mais côté parfum, il ne sent quasiment rien malgré les promesses de lavande apaisante affichées.

Je ne peux montrer des photos décentes de mes fondants, pour la bonne raison que je les réalise un par un  et que je les ai tous testés avant de choisir ceux dont je parle ici. Ils ont donc des petites têtes de fondants qui ont déjà servi.

L'image “http://perso.orange.fr/safran2b/SmiliesKaos/mini02.gif” ne peut être affichée car elle contient des erreurs. Fondant poudré pailleté chocolat blanc-poivre noir

12g amidon de riz
41g chocolat blanc bio
41g karité
13g beurre de mangue
13g beurre olive
6 g huile d’argan
en gouttes:
12gtes huile essentielle poivre noir
10gtes extrait CO2 calendula
5gtes huile de pulpe d'argousier
5 gouttes AOX COS (anti oxydant)
paillettes.

Il sent le chocolat mais laisse une odeur poivrée sur la peau.
Rajouter l'huile d'argan, les huiles essentielles et les paillettes hors du bain marie, quand les beurres (posés sur l'amidon, puis amalgamé avec lui) ont fondu.

L'image “http://perso.orange.fr/safran2b/SmiliesKaos/mini02.gif” ne peut être affichée car elle contient des erreurs. Fondant princesse bis cacao-ylang-poivre noir

30g beurre cacao bio
5g bicarbonate soude
10g argile blanche
13g amidon marantha
12g amidon de riz
15gouttes huile essentielle ylang ylang
5gouttes huile essentielle poivre noir

Il fait vraiment une peau de bébé après l'avoir exfoliée légèrement. Je n'ai pas mis d'anti oxydant en raison de la stabilité du beurre de cacao, seul élément gras. Il devrait s'emporter facilement en vacances. C'est l'un de mes favoris.

Mettre toutes les poudre au fond d'un récipient, bien les remuer, déposer par dessus le beurre de cacao, mettre le tout au bain marie et touiller sans arrèt. Dès que le beurre a fondu et que le liquide semble homogène, sortir du bain marie. Laisser refroidir un peu et incorporer les huiles essentielles en tournant bien. Verser dans un moule en silicone et mettre au froid.

L'image “http://perso.orange.fr/safran2b/Imini-gif5/chat150.gif” ne peut être affichée car elle contient des erreurs.Avec le parfum chocolat, j'aime beaucoup les accords avec le poivre noir et/ou l'ylang ylang, qui donne des notes toutes rondes…

Comme je teste comme une furie tous mes essais, je n'ai jamais eu la peau aussi douce.

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Rédigé par venezia

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Publié le 12 Août 2007

En Asie, je suis toujours fascinée par la place centrale du piment dans la cuisine. Or c'est une plante originaire d'Amérique qui n'a débarqué en Asie qu'au XVI° siècle, dans les bagages des Portugais sur la route des épices.

L'image “http://perso.orange.fr/safran2b/Imini-gif1B/Infernaute3.gif” ne peut être affichée car elle contient des erreurs. Comment les asiatiques relevaient-ils leurs plats avant l'arrivée du piment?



                               Grappe de poivre vert, île de Bangka

*Avec du poivre, connu en Inde depuis des millénaires (le Kérala est le berceau botanique du poivre, mentionné dans les textes sanscrits). Dans le sud de Sumatra, le poivre est arrivé avec les Indiens dès le VII° siècle. Il y a eu en effet un royaume indien bouddhique avec pour capitale Palembang du VII° au XIII siècle. C'est le royaume de Sriwijaya, dont il ne reste rien, sinon quelques inscriptions et de rares statues à l'effigie de bouddha ou de divinités indiennes. Il était fondé sur les échanges commerciaux (négociant notamment du poivre…) et  contrôlait le détroit de Malacca. Il a été "redécouvert" au début du XX° siècle par un archéologue français, Georges Déodès.

Quand les Anglais  arrivent sur la côte ouest de Sumatra, à Bengkulu, à la fin du XVII° siècle -à la suite des Hollandais friands d'épices-, ils développent à leur tour la culture de poivre. Mais avec le climat équatorial très pluvieux, la malaria, la colonie est décimée.C'est le fameux aventurier -et naturaliste- anglais Thomas Raffles (le fondateur de Singapour) qui va relancer les plantations au XIX°siècle quand il sera le gouverneur de Bengkulu. 


                              Poivre blanc, non trié, au séchage

Quand on va par la route de Palembang, la capitale de sud Sumatra, jusqu'à Bengkulu, on voit du poivre blanc sécher dans les villages, au bord des routes, sur de grandes bâches de plastique. Le poivre blanc est obtenu après lavage et trempage à l'eau, puis séchage des baies cueillies presque à maturation. 
L'île de Bangka, au sud est de Sumatra, est aussi réputée pour son poivre blanc qui porte le nom du port d'exportation, Muntok (ou Mentok), lieu assez roots, plombé par une chaleur étourdissante.


                                       Poivrier, île de Bangka

L'image “http://perso.orange.fr/safran2b/Imini-gif1B/Infernaute3.gif” ne peut être affichée car elle contient des erreurs. Comme le poivre n'est pas utilisé dans la cuisine indonésienne (non chinoise), il n'est pas une culture vivrière mais de rapport. Quand les cours mondiaux sont bas et que le prix de vente chute, les plantations sont parfois laissées à l'abandon, ce que nous avons constaté à Bangka (même si les cours ont commencé à remonter depuis 2006).


                                 Poivrière, île de Bangka. Les poivriers, qui sont des lianes, sont plantés par deux ou trois au pied d'arbres autour desquels ils s'enroulent et qui leur servent  d'ombrage.

Hélàs, sur Bangka, nous avons vu aussi de nouvelles plantations de palmiers à huile, -les nouveaux envahisseurs de la région car très rentables-, remplacer les poivrières (j'ai découvert ce nom désuet qui désigne les plantations de poivre dans Un barrage contre le pacifique, le merveilleux récit de Marguerite Duras sur son enfance indochinoise).

L'image “http://perso.orange.fr/safran2b/Imini-gif1B/Infernaute3.gif” ne peut être affichée car elle contient des erreurs. En Indonésie et en Malaisie, ce sont les Chinois qui utilisent le poivre -noir- dans leurs recettes de cuisine (je suis accro au black pepper crab). Nous avons réussi à dénicher à Bengkulu un restaurant qui servait du crabe, mais relevé de piment. Et même si j'ai vu du crabe au poivre noir parfois inscrit au menu à Sumatra, je n'ai jamais pu en goûter… par manque de poivre noir, me répondait-on. Sur les marchés d'ailleurs, le poivre noir est souvent présenté quasiment moisi, preuve qu'il n'y a pas de demande. Le poivre blanc, lui, y est vendu en mini-sachet, ce qui laisse supposer une consommation modeste. Quelques grossistes en offrent, non trié, stocké en gros sacs. Le prix: de 6 à 8 euros le kilo…



                                      Vendeuse de piment en poudre, marché de Bengkulu


L'image “http://perso.orange.fr/safran2b/Imini-gif1B/Infernaute3.gif” ne peut être affichée car elle contient des erreurs. Et le piment? D'un rouge pompier tonitruant, il est omniprésent, vendu en vrac, frais, sec en poudre, ou déjà préparé en pâte.


                                   Préparation de pâte de piment, Bengkulu
 

A Bengkuku par exemple, les femmes le râpent dans un mortier de pierre de lave avant de le proposer en pâte assaisonnée. Les piments utilisés dans le sud Sumatra sont parfumés, plus brûlants que piquants. Ils sont par exemple bien moins ravageurs que les mini B52 de la cuisine thaï flambant tout sur leur passage, gosier compris.


                      Marchand de piments, marché de Pangkal Pinang, île de Bangka

On retrouve cette saveur très longue en bouche dans la sauce en bouteille au piment et à l'ail -"sambal pedas" -marque Indofood- présente sur toutes les tables de Sumatra.


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Rédigé par venezia

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Publié le 6 Août 2007

Quand Bonogirl a posté sur le blog collectif Potions et Chaudron (et sur son blog pimpant By Réo, découvert à l'occasion) sa recette de barres de massage et de fondants de douche «qui ne collent pas», j'ai piaffé d'impatience avec l'envie d'expérimenter cette invention quasi magique.

J'ai constaté que Talullah avait eu la même réaction… et avait déjà bien joué…
 
L'image “http://perso.orange.fr/safran2b/Imini-gif7/lapin35.gif” ne peut être affichée car elle contient des erreurs.Bonogirl a eu l'idée particulièrement ingénieuse d'incorporer de la cire émulsifiante au mélange de cires et de beurres qui fait les délices des débutantes en cosméto maison. Cette association permet de fabriquer bonbons de bain et barres de massage qui se moulent et se démoulent comme des petits pains. Le hic: une fois qu'on a fait joujou avec, on s'en lasse vite car ça reste assez grassouillet au toucher. L'apport de cire émulsifiante modifie donc la donne.

Mais la formule comptant 80% de gras pur, je me suis demandée comment le casser un peu … J'ai pensé à l'ingrédient indispensable des touchers cosmétiques veloutés: l'amidon. Résultat à la hauteur de mes espérances, à raison de 10% d'amidon dans la formule.


                                 Fondant de jour à gauche, fondant du soir à droite

L'image “http://perso.orange.fr/safran2b/Imini-gif7/lapin35.gif” ne peut être affichée car elle contient des erreurs.J'ai tenté deux variations, avec 10% d'amidon et 5% d'huile liquide.  Comme je voyage beaucoup, l'idée d'une barre avec 35% de beurre de cacao, qui fond très vite à température ambiante m'a un peu inquiétée pour sa mollesse éventuelle. Dans une première variante, j'ai donc supprimé le beurre de cacao et je l'ai remplacé par des beurres exotiques. J'ai obtenu un petit fondant jaune poussin, qui se tient très bien. Testé sous la douche, il s'émulsionne à condition de frotter un peu, mais, merveille, il n'y a aucun toucher gras et il laisse la peau très satinée.



Fondant poudré de jour

3g macérat de vanille
12g cire emulsifiante
6g beurre de chanvre
5g beurre de mangue
15g beurre d’olive
12g beurre d’avocat
6g amidon de marantha
6 gouttes AOX COS (anti oxydant)
Pour la couleur et leur action sur la peau:
4 gouttes d'huile de pulpe argousier
4gouttes extrait CO2 calendula
3 gouttes extrait CO2 carotte
4 gouttes extrait CO2 camomille


L'image “http://perso.orange.fr/safran2b/Imini-gif7/lapin35.gif” ne peut être affichée car elle contient des erreurs.Je me douche le matin plutôt que le soir. Je me suis donc demandé quels aménagements je pouvais apporter à la formule pour élaborer un fondant qui ne nécessite pas l'emploi d'eau pour l'émulsionner. J'ai donc supprimé… la cire émulsifiante. J'ai réintroduit le beurre de cacao pour une fonte facile au contact de la peau… et j'ai ajouté mes 10% d'amidon(mais pas  de cire d'abeille comme dans les classiques bonbons de bain). Et là, merveille, l'onctuosité est vraiment au rendez-vous, -sans eau-, le parfum coco-vanille aussi.
Le geste prend deux minutes: il suffit juste de se passer le fondant sur le corps. Avec l'ajout d'amidon, le gras disparait très vite, et on peut se glisser juste après entre les draps, parfumée comme un bonbon…
Avec la chaleur estivale, mieux vaut conserver ce fondant au frais.



Fondant poudré du soir

20g beurre de cacao bio
3g macérat huileux de vanille
12g beurre d'avocat
6g beurre de mangue
6g amidon de marantha
gouttes:
6gtes aox cos (anti oxydant)
4gtes  huile de pulpe argousier
3 gtes extrait CO2 camomille matricaire
2gtes  extrait CO2 calendula
3gtes extrait  CO2 carotte




                        mélange de beurres chauds et d'amidon

L'image “http://perso.orange.fr/safran2b/Imini-gif7/lapin35.gif” ne peut être affichée car elle contient des erreurs.La technique pour les deux fondants est la même: mettre l'amidon au fond d'un bol, poser les beurres durs et la cire émulsifiante par dessus, faire fondre au bain marie en tournant sans cesse. On obtient un liquide laiteux. Ajouter hors du feu l'huile liquide, puis, quand la température a baissé, les gouttes d'huiles essentielle et d'argousier. Remuer, puis verser  dans un moule en silicone,  et mettre au refrigérateur une heure ou deux avant de démouler.

Je prévois des variationss, notamment avec des paillettes et de l'huile de coco à la vanille.

PS: j'ai testé en démaquillant, mais ma peau supporte mal l'huile seule sur le visage (même avec l'ajout d'amidon ou de cire émulsifiante), plaques sèches assurées.




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Rédigé par venezia

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Publié le 5 Août 2007

Sans aller au bout du monde…

L'image “http://perso.orange.fr/safran2c/Imini-nature/Fleur-022.gif” ne peut être affichée car elle contient des erreurs.J'ai découvert avec ravissement des fruits magnifiques aux allures de mini-citrouille… Ils étincelaient par centaines dans un massif près de l'église Saint Eustache à Paris, flamboyantes mini boules de Noël en plein mois d'août…



L'image “http://perso.orange.fr/safran2c/Imini-nature/Fleur-022.gif” ne peut être affichée car elle contient des erreurs.Ce sont les fruits de la rosa rugosa (rose rugueuse), espèce de rosiers  particulièrement rustique qui supporte la pollution…




et dont les fleurs sont appréciées des bourdons gloutons…

L'image “http://perso.orange.fr/safran2c/Imini-nature/Fleur-022.gif” ne peut être affichée car elle contient des erreurs.J'ai cherché à les identifier avec plus de précision…  ils ressemblent beaucoup à rosa rugosa scabrosa, présentée ainsi par le merveilleux pépiniériste André Eve dans son catalogue:  «certainement le plus beau des rugosa, une sélection obtenue avant 1939, et bien fixée par greffage».

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Rédigé par venezia

Publié dans #en balade… naturelle ou botanique

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