Publié le 30 Octobre 2008



Le froid s'est installé sur Paris…

                                                         Monastère d'Agia Triada, sur la presqu'île d'Akrotiri, à côté de La Canée.

… Un peu de lumière crétoise pour donner bonne mine à octobre.



                                                    Que contemple cette chèvre?

                                                Un lagon quasi tropical.


La mer à Balos, sur la côté nord ouest, a des tons de turquoise et de lapis lazzuli. Un sable rosé nuance l'eau, très peu profonde.


Marché d'automne à la Canée  où le régime crétois est encore très vivant

                                                    Fleurs de courgettes

                                               Escargots (ils sont servis en sauce tomate ou frits avec du romarin) et bouteilles de raki maison, un marc de raisin dégusté partout

Activité de saison, après les vendanges: la fabrication artisanale de raki, qui titre dans les 20-30°. 

J'en ai rapporté -un peu- pour faire macérer des plantes crétoises (le fameux dictame, dont je compte faire une liqueur) sans les dépayser.


                                                         Elaboration du raki à Polyrrhinia

On récupère le marc avec un peu de moût, on rajoute des branches épineuses au fond du pot pour que ça ne colle pas au récipient, on lute l'alambic avec de la pâte à farine… et on fait chauffer

                                                         Ajout de marc pour une nouvelle distillation



                                               Citrouille de saison


Et un peu de land art:



                                               On charbonne encore sur l'île. Les paysans confectionnent de très beaux monticules de bois qu'ils laissent doucement se consumer pour obtenir du charbon de bois.



 

Voir les commentaires

Rédigé par venezia

Publié dans #En Grèce

Repost 0

Publié le 29 Octobre 2008

… si vous parvenez ou non à laisser un commentaire. Personnellement, quand je vais sur mon blog, (je suis sous firefox) la ligne "laisser un commentaire" s'affiche bien. J'ai fait quelques modifications dans la configuration, tout me semble OK. Je n'arrive pas à comprendre pourquoi certaines n'arrivent plus à poster parce que sur la page qui s'affiche sur leur écran, les "boutons" ont disparu. Mes talents informatiques étant très modestes, je m'arrache les cheveux (enfin, façon de parler…) car je ne sais plus quoi modifier…

Heu… si vous n'arrivez pas à laisser un commentaire, il faut bien sûr passer par contact pour envoyer un mail… sinon, ma requète semble absurde…

http://mamidoo.free.fr/html/gifs/fetes/artifice/artifice_22.gif

Voir les commentaires

Rédigé par venezia

Publié dans #divers

Repost 0

Publié le 23 Octobre 2008






http://www.gifsmaniac.com/gifs-animes/animaux/dauphins/animaux-dauphins-15.gifhttp://www.gifsmaniac.com/gifs-animes/animaux/dauphins/animaux-dauphins-15.gif

… jusqu'au 28 octobre

Voir les commentaires

Rédigé par venezia

Publié dans #divers

Repost 0

Publié le 21 Octobre 2008

Quand j'ai réalisé le savon pour le fameux biwil (savon avec deux huiles seulement), un défi lancé par Michèle, j'avais choisi l'huile de sésame, anti peau -sèche, et  m'étais lancée dans des teintures sophistiquées espérant obtenir un résultat d'un jaune flamboyant… J'ai eu une teinte ambrée, ce qui m'a beaucoup déçue. J'ai donc décidé de refaire un autre savon, très simple, avec le reste d'huile de sésame, en visant la couleur jaune.

J'ai passé beaucoup de temps sur le site Etsy (qui propose à la vente, entre autres créations artisanales et en anglais, les réalisations d'innombrables savonnières ) pour dénicher le ton que je cherchais, en regardant les INCI, quand elles sont indiquées. Il m'a semblé que la camomille pouvait être intéressante. Par ailleurs, lors du biwil,  Cathou, biwileuse ingénieuse  a utilisé les graines d'anis vert en infusion, ce qui a donné, dit elle, un ton à la pâte. 
Raison de plus  pour tenter la camomille matricaire, à l'infusion bien colorée  et dont j'apprécie beaucoup la douceur olfactive. J'ai choisi de la matricaire grecque très odorante.


                                              matricaire infusée

Comme je voulais respecter les consignes du biwil: pas de substance animale ni d'huile essentielle, j'ai joué très minimaliste, et c'est donc le savon le plus simple (mais pas le moins joli) que j'ai réalisé depuis les débuts de mon aventure savonnesque. Je l'ai appelé le baby biwil en raison de sa couleur jaune très pâle poussin, et parce que je le considère comme le petit frère du biwil bi-sésame.

Le baby biwil

191g huile de sésame bio (je suis partie pour mes calculs de cette quantité, qui me restait)
82g huile de coco odorante indienne
90g infusion de matricaire concentrée (tenue au froid après une infusion de 2heures dans de l'eau déminéralisée)
2g acide lactique
3 gélules de  vit E (oubliées dans le premier biwil)

39g soude (pour un surgraissage à 5-6 )

A la trace, pour la douceur:

2 cuillérées à moka d'aloe concentré (Aromantic)
2 cuillérées à moka de monoi (qui est de l'huile de coco infusée de fleurs, je reste dans les deux huiles)

                                             La solution de soude jaune doré

                                             Le mélange d'huiles jaune paille

                                               … et le baby biwil


La trace est venue assez vite. Démoulés, les savons sont d'un jaune très pâle qui me ravit. Ils ne sentent pas grand chose quand même. Ka-fée, ma biwilette, aura ses deux savons…


Pour mémoire, le biwil bi sésame ambré, aux allures de cabochon pâtiné à l'ancienne.(Formule et making of  ici, sur le blog collectif Potions et Chaudron, qui a sacrément vibré ces jours derniers avec l'affichage progressif des dix huit biwils)

                                                  Le grand frère


Voir les commentaires

Rédigé par venezia

Publié dans #enfants

Repost 0

Publié le 18 Octobre 2008

Pour une récente production savonnesque lié à un défi lancé par Michèle sur le blog collectif Potions et chaudron -je vous engage vivement à découvrir les merveilleuses inventions de celles qui se sont lancées dans l'aventure "biwil" ( deux huiles. Le défi: utiliser deux huiles seulement, aucun ingrédient d'origine animale, pas d'huile essentielle… ) j'ai fabriqué des teintures pour tenter de parfumer ma pâte à savon coco-sésame. Je dis: tenter car pour l'instant, le résultat reste discret, alors que les teintures sont particulièrement odorantes.J'avais déjà réalisé d'autres teintures pour de précédents savons.

Lors de ces fabrications expérimentales, j'ai fait quelques observations qui peuvent être utiles à celles qui voudraient se lancer.

http://mamidoo.free.fr/html/gifs/nourriture/boissons/cocktails/boiss003.gifJ'avais déjà évoqué quelques teintures alcooliques ici avec
-de la racine de  ginseng et de l'hydrolat de rose
-de la racine de réglisse et de l'hydrolat de mélisse
-du lyciet, essai raté car je n'avais pas écrasé les fruits et la teinture est restée claire.

Je fais aussi, régulièrement, de la teinture de vanille que j'utilise surtout dans les desserts (et parfois en cosméto), des teintures de fleurs (jasmin et bruyère notamment), de thym ( antiseptique), de myrrhe (pour les gencives), etc;  

http://mamidoo.free.fr/html/gifs/nourriture/boissons/cocktails/boiss003.gifJ'ai essayé une nouvelle série, à base de résines, partant du principe, peut être hasardeux, que si la teinture de benjoin est un excellent fixatif de parfums, d'autres résines pouvaient jouer le même rôle.

J'ai donc préparé:

-d'abord, de la teinture de résine de mastic grec pour le biwil. Les grains de mastic sont délicieusement parfumés; ils sont vendus en Grèce pour être mâchés comme de la gomme de propolis (pour un effet haleine fraîche). 

                                                       Au premier plan, teinture de vanille, au fond, teinture de mastic au safran, toute deux utilisées pour le savon du biwil


J'ai calculé pour avoir un support alcoolique à 90° (alcool à 96° dilué à l'hydrolat de rose) avec 5g de résine pour 50g d'alcool à 90°. Ça s'est dilué sagement en une dizaine de jours; comme il restait un résidu, j'ai touillé avec une baguette, et j'ai découvert alors que le liquide était très… résineux, donc collant à souhait; j'ai redilué à moitié avec de l'hydrolat de fleurs d'oranger et ça a précipité en un blanc très laiteux. 
Pour augmenter le parfum, j'ai décidé d'ajouter du safran. Quand j'ai touillé pour homogénéiser au bout de quelques jours, j'ai constaté que si le liquide etait devenu d'un jaune magnifique, les filaments s'étaient agrégés en une pelote irrécupérable (je pensais incorporer le safran à la pâte à savon). …

-une teinture avec de la résine de galbanum, trouvée dans la plus ancienne herboristerie romaine lors d'un récent voyage italien. L'HE de galbanum est une note de fond réputée dans les compositions parfumées. J'ai fait tremper un morceau (5g pour 50g de liquide) dans de l'alcool à 96°.
                                                       C'est très beau à contempler au fil des jours, le morceau s'affine peut à peu jusqu'à ressembler à  un squelette cristallin de résine


Après filtrage, le liquide coupé avec de l'hydrolat de rose pour diminuer la concentration de moitié a précipité. J'ai obtenu un lait immaculé que j'ai essayé en vain de congeler pour voir si je pourrais ensuite l'éclaircir après re-filtrage. Mais rien n'a bougé. Le résultat est aussi très odorant.

                                              "Lait" de galbanum


J'ai également lancé une teinture d'encens d'Oman (grains offerts par Michèle), mais j'ai coupé de moitié avec de l'hydrolat de rose avant de mettre à macérer pour sauvegarder la limpidité de la teinture (macération à 45°)

                                              Démarrage de la teinture d'encens, légèrement voilée


En effet, si l'on veut garder un liquide limpide, il faut faire la dilution alcoolique avant de commencer la macération.

Ces teintures sont très parfumées. Je les utilise à hauteur de 5% maximum dans des cremes corporelles, dans les baumes grâce à la recette de Mlk (j'ai fait récemment un baume avec une teinture de griffe de chat offerte par Chabou) et, bien sûr dans les savons, sans que, pour l'aventure savonnesque, le résultat ne soit encore à la hauteur de mes espérances.
Je compte aussi me lancer dans des teintures pour exploiter la couleur des fleurs car Mlk m'a offert un "baume pour filles" ravissant, d'un rose très bubble gum dû à une teinture glycéro-alcoolique de fleurs d'hibiscus.

Le choix du degré alcoolique et des concentrations: je me suis inspirée des indications qui figurent sur le catalogue de Baldwins, mais je pense, après expérimentation, qu'il faut peut être diluer plus (ou concentrer moins) pour ne pas obtenir quelque chose de trop collant, très difficile ensuite à manipuler.

http://mamidoo.free.fr/html/gifs/nourriture/boissons/cocktails/boiss003.gif
Lien
 
Chez Avicenna, ici:
la liste des teintures proposées avec degré d'alcool, concentration, mode de macération choisi.

Ainsi, pour l'une des variétés d'encens (boswellia serrata, un encens indien utilisé pour ses propriétés anti inflammatoires) c'est une macération à froid dans de l'alcool à 90° et à 1:3 (c'est à dire une part d'encens pour 3 de liquide).

NB: je possède vieux "manuel pratique du distillateur " ( d'Edouard Robinet, Paris, ed. Bernard Tignol, librairie de l'école centrale des arts et manufactures, sans date de publication, sans doute fin 19° siècle, voir ici) acheté il y a une quinzaine d'années dans une brocante. Dans le chapitre consacré aux teintures, les macérations alcooliques se font très souvent dans de l'alcool qui titre à 85° pour les matières dures, et à 65° pour les substances végétales plus souples (feuilles, tiges). 



Voir les commentaires

Rédigé par venezia

Publié dans #parfums

Repost 0

Publié le 8 Octobre 2008

La recette est d'une simplicité radicale. Le seul ingrédient un peu délicat est… la patience: j'ai attendu deux ans avant de filtrer le mélange.
Je voulais donc faire pour un amoureux du vétyver une eau mono senteur.

Je suis partie de la recette de base de Nerys Purchon que j'utilise en général pour préparer des macérations parfumées: un mélange d'eau déminéralisée, de glycérine et d'alcool. Néanmoins, j'ai utilisé de l'alcool à 96° plutôt qu'à 40° (vodka) pour concentrer l'extraction, enfin je l'espère. Pour le reste (la dose de teinture de benjoin, dont le rôle est de fixer les senteurs) j'ai tenu compte de ce que disait Lili Oh la virtuose sur l'un des forums de cosméto (Qui sait ce qu'elle est devenue? Son blog, hélàs, n'existe plus après être resté longtemps au point mort): teinture de benjoin et huiles essentielles à parts égales.

Parfum pur vetyver

160 ml alcool à 96°
8 cuillérées à café d'eau distillée
1 cuillérée à café de glycerine végétale
126gtes HE vétyver
126gtes teinture de benjoin (fixatif)


Mettre à macérer le mélange dans l'obscurité (un placard par exemple) … et oublier le flacon en prenant soin de le dater quand même.
Quand l'odeur semble fine, sortir le flacon de sa remise et le laisser une nuit au congélateur. On appelle ça "glacer" un parfum. Ça permet de précipiter d'eventuelles impuretés. Le lendemain, filtrer sur papier. C'est presque prêt.


                                             Le concentré de parfum vient juste d'être filtré

Ensuite, il suffit de couper le liquide concentré avec de l'alcool à 96°, un peu d''eau déminéralisée, distillée ou même d'hydrolat selon le degré de concentration choisi. Un parfum titre environ à 80-85°, avec jusqu'à 40% de concentré parfumé. Une eau de parfum est plus légère, et une eau de toilette, plus light encore.

Je ne l'ai pas encore dilué, mais ce concentré de pur vetyver sent merveilleusement… la racine de vetyver avec une pointe citronnée quasi évanescente, sans trace de l'odeur vanillée du benjoin. En deux ans, il a eu le temps de s'effacer discrètement.



Le blog de Lili Oh n'existe plus. J'ai trouvé une interview où elle raconte un peu sa façon d'orchestrer ses parfums ici
Lors du premier -et unique swap- auquel j'ai participé, j'avais reçu d'elle une eau d'orange sucrée, baptisée Sucre d'orange d'ailleurs, dont j'ai gardé sentimentalement un léger fond.

On peut utiliser cette technique simplissime avec d'autres huiles essentielles bien sûr. Une des conditions du succès: une huile essentielle dont le parfum supporte la solitude. J'imagine volontiers un traitement semblable pour du patchouli ou de la rose.


Voir les commentaires

Rédigé par venezia

Publié dans #parfums

Repost 0

Publié le 5 Octobre 2008


La semaine dernière, j'ai trouvé au marché d'Aligre à Paris des jujubes fraîches (je ne les connaissais que séchées ou, à la coréenne, déjà cuites en gelée sucrée) ainsi que de magnifiques dattes d'un rouge flamboyant. Pas bio… mais spectaculaires. Nous en avons acheté… et avons aussitôt croqué dedans. La déception a été à la hauteur du plaisir de la découverte. C'était coriace et sans parfum … Comme malgré tout, ces fruits étaient très beaux, j'ai cherché de retour à la maison une façon de les sauver.

http://mamidoo.free.fr/html/gifs/objets/maison/cuisine/cuisine_15.gifJ'ai choisi sur internet une recette de compote de dattes fraîches des plus basiques (ici) et j'ai essayé. J'ai  obtenu une sorte de confiture, dans la lignée de la pâte de coings dont je raffole.

                                     Le mélange dattes rouges et jujubes jaune orangé en début de cuisson

Pâte de jujube et de dattes fraîches

250g jujubes et dattes fraiches bien rincées
250g sucre cristal (c'est celui que j'utilise pour la pâte de coing)
25g d'eau
J'ai ajouté:
-un demi jus de citron
- 2 clous de girofle
-3 cardamomes vertes écrasées

                                        Ça mijote, ça mijote

Le tout a bouilloté à petit feu… jusqu'à ce que les fruits deviennent transparents, disait la recette. Les jujubes ont cédé les premières, les dattes sont restées fermes sur leur position.


                                        La pâte ambrée

J'ai ensuite passé le tout -d'une main vigoureuse… - au moulin à légumes grille moyenne… et j'ai obtenu la plus délicieuse des pâtes de fruits au goût automnal très châtaigne. Elle est déjà terminée…

http://mamidoo.free.fr/html/gifs/objets/maison/cuisine/cuisine_15.gif
Jujubes à la coréenne

J'avais goûté lors d'un voyage en Corée, il y a longtemps déjà, d'exquises tisanes. J'ai découvert ici qu'on pouvait en retrouver certaines, comme celles à base de yuzu (une sorte de citron) ou de jujube. J'ai choisi la jujube car dans l'épicerie coréenne où je l'ai achetée (Ace Mart, 63 rue Sainte Anne), la marque proposée ne renfermait aucun conservateur (mais celle à base de yuzu, oui). Il s'agit de gelées de fruits- baptisées thés-  à diluer dans de l'eau chaude pour obtenir une boisson santé. En médecine traditionnelle chinoise, les jujubes sont des fruits à déguster en automne, contre les refroidissements.

(J'en fait parfois des tisanes.)

En ce moment, je dilue la gelée de jujubes coréenne (elle est sucrée) avec de l'eau bouillante et de la semoule précuite de petit épeautre, ce qui fait un délicieux petit déjeuner, très vite préparé. J'y ajoute souvent des pignons de pin et ou des petits morceaux de fruits frais (pommes et  poires de saison ). 

Liens

Hooly évoquait les gelées coréennes sur son blog ici

Quelques mots sur la jujube en MTC ici

Voir les commentaires

Rédigé par venezia

Publié dans #notes sucrées

Repost 0