Publié le 20 Décembre 2016

Le kombu en sous-marin

Le kombu en sous-marin

Une recette d'une simplicité enfantine… `

J'ai participé à un stage très intéressant sur les bouillons dashi (bouillons de base de la cuisine japonaise).

Un bouillon dashi se compose au minimum d'une infusion (chaude ou froide) de kombu, algue de la famille des laminaires, large et plate. On trouve en France du kombu breton assez facilement. On peut ajouter ensuite dans l'infusion de kombu des copeaux de bonite (poisson de la famille du thon) et/ou des shitakés (champignons) séchés. 

Comme il s'agissait d'un  stage organisé par une association japonaise, tout était préparé avec beaucoup de soin. C'est ainsi qu'avaient été mis en macération à froid trois variétés de kombu, chacune barbotant dans deux types d'eau minérale. Nous avons dégusté un peu de chacune des six variations, et, à ma grande surprise les goûts étaient vraiment différents. 

Il y avait deux kombus de l'île d'Hokkaido, l'un venant d'Idaka, l'autre de Rausu. 

(Un lien sur les différents kombus japonais ici )

Le troisième kombu étant un breton. 

Les deux eaux minérales utilisées étaient l'eau d'Evian (pH 7,2) et la Volvic (pH 7). Ce qui ne fait pas une grande différence. Néanmoins, le parfum des infusions étaient vraiment distincts. 

Mes préférés: le kombu d'Idaka dans de l'Evian, le plus parfumé, puis le kombu breton dans de la Volvic. 

En cours de dégustation, j'ai appris qu'il était en ce moment de mode au Japon de boire de l'eau de kombu comme reminéralisant. 

J'ai un peu regardé sur internet, où j'ai lu (ou?) qu'il ne fallait pas forcer sur les doses en raison de la présence importante d'iode et que faire chauffer l'infusion permettait d'en diminuer la force.

Or si on fait trop chauffer, on obtient un résultat glu-glu. 

Pour m'informer, je suis passée à la boutique Isse, rue St Augustin à Paris, en général de bon conseil et j'ai demandé si on pouvait boire de l'eau de kombu obtenue par macération à froid. Tout à fait faisable et même intéressant, paraît-il. 

Je prépare donc cette eau en coupant en lanières 3g environ de kombu breton essuyé au préalable, que je place dans une bouteille d'eau de source d'un demi-litre; et j'en bois un ou deux verres dans la journée. L'infusion se conserve une semaine au froid. Pour l'instant, je rajoute de l'eau de source dans la bouteille sans changer le kombu, car le goût est puissant, mais délicieux. Comme si on dégustait un peu de vent du large chargé d'embruns. 

Que renferme le kombu breton?  

Beaucoup de  calcium et d'iode, du magnésium, du phosphore, du potassium et  du sodium, plus un bel éventail de vitamines et des sucres. C'est aussi un alcalinisant. 

Il renferme également de l'acide glutamique qui participe au fameux goût Umami (dite la cinquième saveur, umami signifiant  "savoureux" en japonais. Voir ici pour plus d'informations . C'est une saveur également propre… au lait maternel). Cet acide a par ailleurs la propriété de  faciliter la cuisson des légumineuses.  

Rien ne se perd, bien sûr:  on peut ensuite utiliser le kombu et le cuisiner. 

 

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Rédigé par venezia

Publié dans #boissons

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Publié le 15 Décembre 2016

le vinaigre de toilette, le géranium espagnol, le rosier de Roscoff
le vinaigre de toilette, le géranium espagnol, le rosier de Roscoff
le vinaigre de toilette, le géranium espagnol, le rosier de Roscoff

le vinaigre de toilette, le géranium espagnol, le rosier de Roscoff

 

A préparer en suivant des recettes ou à sa façon: des produits aussi efficaces que polyvalents… et pas ruineux ni difficiles à fabriquer.   

 

Vinaigre de toilette

Il y a des années, j'achetais régulièrement le vinaigre de toilette préparé par l'Herboristerie du Palais Royal… mais au fil du temps, la recette a été peu à peu bidouillée et j'ai laissé tomber. 

Voici l'INCI actuelle: ACETUM (BIOLOGIC CIDER VINEGAR), AQUA (WATER), PPG-26-BUTEH-26, PROPYLENE GLYCOL, PEG-40 HYDROGENATED CASTOR OIL, CITRUS LIMON (LEMON) PEEL OIL, CEDRUS ATLANTICA BARK OIL, ROSMARINUS OFFICINALIS (ROSEMARY) LEAF OIL, THYMUS ZYGIS FLOWER OIL, NASTURTIUM OFFICINALE (WATERCRESS) EXTRACT, ARCTIUM LAPPA ROOT EXTRACT, CHAMAEMELUM NOBILE LEAF EXTRACT, HEDERA HELIX (IVY) LEAF EXTRACT, ROSMARINUS OFFICINALIS (ROSEMARY) LEAF EXTRACT, LIMONENE, CITRAL, LINALOOL, PHENOXYETHANOL, METHYLPARABEN, BUTYLPARABEN, ETHYLPARABEN, PROPYLPARABEN.

Celle des débuts ne renfermait ni conservateur ni PEG, ni, si ma mémoire est bonne, d'huile de ricin hydrogénée mais un soupçon d'huile de coco et peu d'huiles essentielles. Il s'agissait surtout  de macérations de plantes. 

Je m'en servais un peu pour tout, notamment pour neutraliser le calcaire de l'eau (du bain surtout!) . 

Comme cet été, j'ai préparé divers vinaigres de plantes, je me suis dit qu'il était temps de faire des assemblages pour réaliser un bon vinaigre de toilette.  

En général, je fais macérer plusieurs plantes ensemble pour préparer du vinaigre pour les cheveux ou des potions anti-inflammatoires très efficaces. Mais là, j'ai préparé de façon unitaire car  si j'ai eu des plantes ou des feuilles très fraîches sous la main, ce n'était pas au même moment.

Déjà présents sur le blog: 

vinaigre de rose amélioré ici

vinaigre anti-inflammatoire au buchu (une plante sud-africaine) ici

gelée vinaigrée pour cheveux en voyage ici

gelée vinaigrée anti-inflammatoire ici

 

Vinaigre de toilette rose-lavande-géranium (sur 200g, diviser par deux pour avoir les %)  

59g vinaigre à la lavande ( des fleurs très odorantes envoyées par Irène)

60g vinaigre au géranium d’Espagne (feuilles d'un géranium rosat très odorant) 

60g vinaigre aux roses de Roscoff

20 g teinture alcoolique de rose-brunelle à l'HE de rose

1g élixir de venin d’abeille (Ballot Flurin, équivalent du Rescue)

3 gtes HE encens (b. carterii)

tout peser et mélanger. Les quelques gouttes d'HE se dissolvent facilement. 

Pour préparer les vinaigres 

En général, je remplis une bouteille désinfectée et à goulot large de la plante et je verse dessus, soit du vinaigre de cidre bio, soit du vinaigre d'alcool bio, plus concentré en acide acétique. Je range la bouteille dans un placard, je la secoue quand j'y pense et je filtre quand le parfum de la plante arrive à trouver sa place à côté de l'odeur du vinaigre. 

Pourquoi de  l'encens en HE? Parce que j'avais trouvé une vieille recette traditionnelle apaisante qui se préparait en faisant macérer de l'encens pilé fin dans du vinaigre.  J'ai tenté un jour, mais le résultat olfactif a été vraiment étrange. Je me suis donc contentée pour cet essai de l'HE.

Que faire de ce vinaigre:

-J'en ai conditionné dans un petit flacon compte-gouttes, j'en verse un peu dans le creux de la main où j'ajoute de l'eau pour rincer le visage après le démaquillant. Impeccable, même plus la peine de pschitter une lotion. 

-J'en verse aussi pur sur les mains après les avoir lavées et je les frotte, excellent pour neutraliser le calcaire de l'eau, ce qui laisse la peau toute douce. 

-J'en mets pur sur un bobo quand je m'écorche en cuisinant ou en bricolant. 

Vinaigre de ménage

La recette très simple et très présente sur internet consiste à remplir un récipient de zestes d'agrumes au fur et à mesure de la consommation des fruits et à les recouvrir de vinaigre. On filtre ou pas. 

Pour la booster, j'ai ajouté des clous de girofle dont le parfum s'accorde bien avec l'orange et qui ont des propriétés antiseptiques.

Je conditionne en vapo et je pschitte pour nettoyer. C'est tout. 

 

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Rédigé par venezia

Publié dans #aux petits soins

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Publié le 12 Décembre 2016

Les tomates préparées, le jus et les pépins séchés, la poudre non tamisée, tartine pain de seigle, beurre, poudre de tomates (les plus gros fragments restés dans le tamis)
Les tomates préparées, le jus et les pépins séchés, la poudre non tamisée, tartine pain de seigle, beurre, poudre de tomates (les plus gros fragments restés dans le tamis)
Les tomates préparées, le jus et les pépins séchés, la poudre non tamisée, tartine pain de seigle, beurre, poudre de tomates (les plus gros fragments restés dans le tamis)
Les tomates préparées, le jus et les pépins séchés, la poudre non tamisée, tartine pain de seigle, beurre, poudre de tomates (les plus gros fragments restés dans le tamis)

Les tomates préparées, le jus et les pépins séchés, la poudre non tamisée, tartine pain de seigle, beurre, poudre de tomates (les plus gros fragments restés dans le tamis)

Avec des tomates cerise bio Noire de Crimée 

 

Pour une copine qui vit au loin, j'ai en charge de mettre au point quelques formules cosméto  simples, à partir des ingrédients qu'elle a facilement sous la main. 

Je commence avec les tomates car ici, nous sommes vraiment en plus que fin de saison. J'ai réussi à trouver de magnifiques petites tomates cerise Noire de Crimée dans une boutique parisienne bio bien achalandée et très agréable, Pimlico. Il y avait aussi des rhizomes de curcuma frais particulièrement séduisants (c'est à dire assez gros pour être facilement râpés et très frais), ce qui m'a permis de fignoler les tests. 

J'avais déjà fabriqué un macérât huileux tomates séchées-urucum que j'ai souvent utilisé pour donner de la couleur à mes baumes ou mes savons. ici par exemple. 

Macérât huileux de tomates

Pour cette  version, j'ai partagé les tomates en deux, les ai épépinées et vidées de leur eau avant de les disposer sur un plateau du déshydrateur et de râper dessus le curcuma. Et Zou, au chaud. J'ai tâté de temps en temps pour vérifier la texture. J'ai arrêté quand elle m'a semblé très ferme mais pas encore cassante.

J'ai ensuite placé les tomates dans un bocal, recouvert le tout d'huile d'olive et d'un peu d'huile de son de riz+ Vitamine E, et c'est parti pour un long bain marie. 

Le jaune laissé par le curcuma après séchage, c'st celui e l'huile obtenu

C'est surtout le curcuma qui a teinté l'huile, -en jaune plutôt qu'en rouge…  Comme la couleur qu'il a laissée dans l'assiette (après séchage sur la photo ci-contre). 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Poudre de tomates 

Ayant lu je ne sais plus où que les pépins, c'était pas mal  non plus (grande richesse en anti oxydants), pour la fournée destinée à la poudre, j'ai procédé de la même manière pour la préparation des tomates (sans curcuma) mais j'ai gardé le mélange graines+ eau que j'ai  rapidement réduit à feu vif avant de le verser sur un morceau de papier sulfurisé. Tout est allé ensuite au déshydrateur. 

J'ai mixé séparément les tomates et le mélange pépins+ eau du fruit. 

Résultat: la poudre de tomates et excellente au goût. Théoriquement, c'est pour mettre dans des savons, mais comme j'en saupoudre souvent sur mes plats ou mes tartines, le stock baisse!!

Quant à la poudre de pépins, -il y en a peu bien sûr -c'est exquis, avec une délicieuse note acidulée supplémentaire. Donc elle finira dans mon assiette. 

 

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Rédigé par venezia

Publié dans #green cosmétique

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Publié le 4 Décembre 2016

 

Encens et myrrhe: deux résines des rois Mages, qui sont aussi très réparatrices. 

 

J'utilise très souvent l'encens comme anti inflammatoire, et je trouve que la myrrhe lui apporte une note olfactive très douce. Bonus: elle est aussi très réparatrice pour la peau.

Dans cette formule de baume, j'ai associé ces deux résines au nard que je viens d'utiliser dans un savon pour le joyeux défi "savon moucheté" lancé par Michèle sur le blog collectif Potions et Chaudron. C'est épatant de voir comment chaque savonnière met en scène son univers personnel dans une formule… allez y faire un tour. 

En général, je prépare des teintures de nard dans de l'alcool, ce qui donne

 un résultat puissant. 

Le nard que j'utilise est le rhizome séché, acheté en Inde (il ne m'en reste presque plus) mais il ne semble qu'on ne le trouve plus qu'en poudre sur internet, je parle des sites français. Pour les pays anglo-saxons, chercher à spikenard, il y en a.  

C'est un excellent réparateur pour la peau. J'ai donc préparé -pour changer- un macérât huileux de nard, malheureusement peu odorant.

Pour la myrrhe, je l'ai introduite sous forme de poudre fine dans le baume, tandis que l'encens est présent sous forme de teinture et d'HE.

je trouve que les diverses extractions des principes actifs apportent un vrai plus dans les baumes. 

Baume nard myrrhe encens très entamé

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Baume réparateur nard encens et myrrhe (sur 100g ou en %) 

20g cire d'abeille en feuilles

6g lecithine à l’olive (mélange maison 50%-50% de lecithine bio en poudre et d'huile d'olive bio avec it E)

20g macérat huileux de nard dans olive et son de riz

48 huile pour bébé Hema (un mélange avec du calendula très agréable et doux)

1  vit E

1g poudre de myrrhe

2g teinture d’encens-benjoin

1g elixir lighten up (quand la lumière fait défaut… idéal pour l'hiver!)

15gtes HE encens (boswellia carterii)

5 gtes HE palo santo (merci Irène)

10 gtes HE géranium rosat à l’encens d'Oman (fragment d'encens d'Oman macéré dans de l'HE de géranium rosat)

 

La façon de procéder est très simple.

Tout faire chauffer au bain marie (sauf la teinture, l'élixir et les HE) dans un récipient désinfecté. Remuer soigneusement

Quand l'ensemble est liquéfié, ajouter la teinture et l'élixir, touiller

Laisser un peu refroidir, ajouter les HE 

Verser en pots et laisser refroidir avant de couvrir . 

On obtient un baume très moelleux, au parfum très doux. Je le trouve très réparateur. Je le teste (matin et soir) sur des coudes desséchés: impeccable. 

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Rédigé par venezia

Publié dans #Tout baume

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