Publié le 30 Janvier 2009


En décembre,  j'ai reçu un message via un forum: "nous  aimerions apprendre à faire des savons; nous serions sept…"
De fil en aiguille, ou plutôt d'un message à l'autre, l'affaire s'est peaufinée… finalement, elles sont deux à être venues, tout sourire, la brune et la blonde…  (avec un délicieux plat de pommes au four à déguster sous le bras). Ça tombait bien, coïncidence: j'avais imaginé un savon blond et brun, avec une infusion de camomille matricaire pour diluer la soude et des variations autour du chocolat pour le reste.


J'ai tout préparé avant leur arrivée… mais la séance a failli capoter avant même qu'elles ne sonnent à la porte car le bouchon de sécurité du bidon de soude s'est faussé. Il m'a fallu une demi-heure pour en venir à bout, une minute avant l'heure fixée pour le rendez vous. J'ai dû sortir le couteau à huitres pour réussir à faire sauter le bouchon de sécurité (celui qui double le bouchon qui se visse… ). J'ai beaucoup insulté les cieux…

Je voulais montrer les différentes possibilités pour intégrer des ingrédients à la trace. J'ai choisi trois ajouts:

 
http://pagesperso-orange.fr/safran2b/SmiliesKaos/mini02.gif Des huiles essentielles
Deux jours avant la séance, j'ai dilué dans 10g huile d’amandons de pruneaux
3g d'huile essentielle d' élemi (une résine, théoriquement fixative)
9g d'huile essentielle d'orange sanguine  (pour finir un flacon)
1g d'huile essentielle de poivre noir (pour tonifier la chaleur du mélange; j'aurais peut être dû en mettre d'avantage).

http://pagesperso-orange.fr/safran2b/SmiliesKaos/mini02.gif Du beurre de cacao, tenu au bain marie
Commandé sous l'étiquette (vierge/creme)  chez  Fresholi, il embaume mon tiroir aux ingrédients… et dégage un merveilleux parfum  … qui, après saponification, tient très discrètement néanmoins.

http://pagesperso-orange.fr/safran2b/SmiliesKaos/mini02.gif Un mélange de poudres (cacao bio et argile rouge)
Je les ai diluées dans de l'eau, puis dans un peu de pâte à savon à la trace fine. Si les savons ont une belle couleur café, on voit néanmoins un mouchetage chocolat. Si on veut une teinte absolument unie, ce n'est donc pas la meilleure manière.


Le matin de la fameuse séance, j'ai préparé une infusion très concentrée de camomille matricaire crétoise dans de l'eau déminéralisée et je l'ai transformée en glaçons. De gros glaçons en forme de cœur, si dodus qu'ils ont mis un temps fou à fondre dans la soude! Je ne regrette pas néanmoins, car c'est un excellent pense-bête pour se souvenir des bons gestes. En effet, la première fois que j'ai assisté à une séance savons, c'était chez Michèle qu avait mis son liquide de dissolution de la soude en glaçons. Et ça m'est vraiment resté en mémoire: je la revois, très chic,  touillant  avec délicatesse et efficacité  la soude… après l'avoir versée sur  des (petits) glaçons.


http://pagesperso-orange.fr/safran2b/SmiliesKaos/mini02.gif Le choix des huiles

36% karité
24% olive
24% huile de coco indienne
10% macadamia
6% ricin

 Ce qui m'avait été demandé: pas de palme, pour des raisons ethiques (j'ai expliqué qu'il y avait de l'huile de palme éthique, mais j'ai  respecté ce souhait; de toute façons, je fais peu de savons avec de la palme) 
J'ai déjà  utilisé l'huile de macadamia que je trouve très agréable dans les savons vizir des pois
j'ai tout fait fondre le matin lentement au bain marie  et tenu au chaud.


http://pagesperso-orange.fr/safran2b/SmiliesKaos/mini02.gif Le savon du 24 camomille-cacao pour la blonde et la brune

karité 360g
olive 240g
coco 240g
macadamia 100
ricin 60
3 vit E

350g de liquide de dissolution, dont 236g d'infusion concentrée de matricaire, le reste en eau déminéralisée.
Soude pour un surgraissage à 6-7

A la trace

-30 g beurre de cacao
-5g poudre cacao+5g argile rouge diluées dans 20g eau déminéralisée, puis dilués dans de la pâte à savon prélevée à la trace légère
- 13g d'huiles essentielles diluées dans 10g huile d'amandons


Aujourd'hui, les savons ont l'exacte couleur des parfaits au café, avec un mouchetage chocolaté.
La prochaine fois, j'essaie de diluer les poudres directement dans de l'huile, comme certaines le font.

Ce sont les savons les plus doux que j'ai jamais faits… Leur mousse est très fine mais un peu (trop?)  discrète… tout comme le parfum. 


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Rédigé par venezia

Publié dans #savons

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Publié le 28 Janvier 2009


C'est une accro des crèmes pour les pieds. J'avais l'occasion de lui faire passer un paquet; j'en ai profité.

La formule olivem avec 30% de beurre de karité réalisée par Michèle et racontée avec moult détails et délices de lecture sur le blog Potions et chaudron me tentait. (D'autant que j'ai eu la chance de tester le résultat.)

Je suis donc partie de cette formule, en l'aménageant à ma manière avec quelques ingrédients fétiches:
-complexe d'orchidée très adoucissant
-hydrolats de menthe (avec un mélange de deux menthes, c'est encore meilleur… )
-fucogel.
Pour le reste, j'ai suivi la recette. Sauf qu'en rajoutant de l'eau pour compléter celle évaporée, j'ai eu la main lourde, et doublé la dose… ce qui a donné un résultat très onctueux. Mon regret après-coup: j'aurais dû faire chauffer l'eau et ajouter les hydrolats à froid et non l'inverse…

Je cherchais un mélange d'He spécifiques; j'avais d'abord pensé à citron-patchouli-vetyver, tous bons pour adoucir les petons les plus abimés. Après avoir regardé mes sites favoris, j'ai découvert l'une des formules de Donna Maria. Elle évoquait un mélange d'HE "lemon ice" pour pieds à adoucir. Sa suggestion m'a tant plu que je l'ai gardée sans la modifier… et j'ai bien fait. Le parfum est vivifiant à souhait sans empécher de dormir: je mets de cette creme sur les mains le soir tant je l'apprécie car l'HE de citron lui donne un effet éclaircissant. Comme il y en a pas mal (d'HE de citron), à reserver pour l'hiver et pour la nuit en raison des risques de photosensibilisation.  


Crème adoucissante pour les pieds Lemon ice


Phase huileuse


30g de karité brut

6g olivem
2g cire d’abeille
0,5g vit E
2g complexe orchidées
1g amidon de riz (je préfère toujours introduire l'amidon dans la phase huileuse)

Phase aqueuse


31g eau de source
(+20g rajoutés par erreur)
10g hydrolat de menthe verte
10g hydrolat de menthe poivrée
3 g glycérine

Réaliser l'émulsion à 75°. Pour que les mélanges atteignent cette température, thermomètre à l'appui, le bain marie doit impérativement bouillir. J'ai mixé au bamix assez longtemps avant d'obtenir une texture proche d'une chantilly beurrée. Je l'ai fait en posant le bécher dans une casserole d'eau froide lors du mixage.


Rajouter de l’eau pour compléter celle évaporée pendant le chauffage de la phase aqueuse. Dans mon élan, j'ai ajouté 20g de plus que prévu, c'est la raison pour laquelle je ne mets pas la formule en pourcentages, ils ont été faussés…


Troisième phase


 20gtes natragard
2g huiles essentielles, mélange lemon ice.
2g fucogel


Mélange  lemon ice
(de la recette lemon ice foot butter de Donna Maria)

30 gtes HE citron

15gtes HE tea tree
5 gtes HE myrrhe
5 gtes HE romarin verbenone
3 gtes HE menthe poivrée
2 gtes HE graines de carotte

C'est une crème très blanche. J'ai été tentée de la teinter mais je sais que sa destinatrice apprécie les émulsions immaculées. La peau la boit vite et - mission accomplie j'espère… -  je la trouve particulièrement adoucissante.


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Rédigé par venezia

Publié dans #Crèmes et laits mains et-ou pieds

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Publié le 27 Janvier 2009


J'ai entre les mains la nouvelle édition de L'aromathérapie de Dominique Baudoux (éditions Amyris) sortie au troisième trimestre 2008. Comme je n'ai pas lu grand chose dessus, je m'y suis plongée pour découvrir les nouveautés de plus près.

http://mamidoo.free.fr/html/gifs/objets/bureau/bureau_99.gif  Douze huiles essentielles ont été ajoutées aux soixante déjà recensées, dont quatre épices: cardamome, coriandre, muscadier et poivre noir. Quant aux autres nouvelles, je suis ravie de leur présence, car je les utilise déjà:  angélique, cajeput, matricaire, menthe des champs, patchouli, rose de Damas, saro et sauge sclarée.

Aux abonnés absents: les agrumes , sous représentés: ni pamplemousse, ni néroli ni petit grain clémentine ou mandarine. Des résines : pas de copaiba, d'élémi ou de myrrhe. Manquent aussi, dans les anti- inflammatoires: les achillées, le curcuma, le santal…  

Je n'ai pas comparé tous les textes des HE qui figurent dans les deux éditions, mais quand je l'ai fait, j'ai constaté qu'il n'y avait pas de changement.

En revanche, il y a pas mal de modifications dans le formulaire thérapeutique. Les recettes sont très souvent dopées d'une HE supplémentaire, tirée de la nouvelle liste.

Des exemples?

brûlure: matricaire rajoutée à la composition lavande aspic-bois de rose-géranium rosat.

hématome: patchouli ajouté au cocktail helichryse italienne-laurier noble-lavandin super.

plaie: cajeput ajouté au trio ciste-lavande vraie-thym thujanol

fatigue nerveuse
: saro ajouté à marjolaine des jardins-petit grain bigarade-mandarine zeste

fatigue physique: poivre noir ajouté à épinette noire-pin sylvestre-sapin baumier-menthe poivrée (je trouve ça un peu étrange car le poivre noir est  tropical pas les quatre autres)


… la liste est très longue, la plupart des recettes ayant été étoffées. Sinon, l'introduction n'a pas bougé.

 
http://mamidoo.free.fr/html/gifs/objets/bureau/bureau_99.gif  NB:  un détail m'a beaucoup amusée. Si l'on compare la liste des 10 HE dites "essentielles" publiée à la fin de L'aromathérapie à celles des douze HE "préférées" de Baudoux  (en fait, il en cite treize…), celles qu'il a sélectionnées pour son Guide pratique d'aromathérapie familiale et scientifique (ed. Inspir), sorti lui aussi en 2008 …  ce n'est pas tout à fait la même!
On retrouve sept HE dans les deux listes; sinon, chaque ouvrage fait bande à part pour le reste…

Par ailleurs, les formules sont rarement les mêmes d'un livre à l'autre, ce qui signifie qu'il n'y a pas qu'une vérité…

Psoriasis
bois de rose-ravintsara-géranium rosat d'Egypte-myrrhe-matricaire dans macérat de calendula dans L'aromathérapie
géranium-tea tree-menthe poivrée dans macérat de calendula dans le Guide pratique, soit une seule He commune, le géranium.

Piqûre de guèpe, abeille, etc
.
lavande aspic-matricaire-tea tree-géranium rosat dans L'aromathérapie
lavande aspic-immortelle-eucalyptus citronné dans le Guide. Une seule He partagée: la lavande aspic.

Il y aurait plein d'autres exemples…

2° NB: autre détail amusant: la photo de Baudoux figurant sur le quatrième de couverture n'est pas la même pour l'Aromathérapie (nouvelle édition) et le Guide pratique, parus pourtant à peu près au même moment. Si l'auteur arbore toujours une cravate rouge, il a quelques cheveux de moins sur la photo publiée sur le Guide…


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Rédigé par venezia

Publié dans #botanique

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Publié le 22 Janvier 2009



Je fabrique régulièrement des laits pour le corps aux propriétés anti inflammatoires à usage personnel.  Il y a notamment  une formule que j'ai baptisée  "aux quatre hydrolats", et que je pratique de temps en temps. Elle nécessite pas mal d'ingrédients, et je n'ai pas toujours le courage de sortir tous les flacons pour en préparer. Elle est réalisée avec de la cire émulsifiante végétale. J'en avais fait avant les dernières vacances d'été, mais comme je trouvais le résultat un peu trop dense, j'ai laissé le flacon au frigo. Il était bien conservé au natragard.
.

http://mamidoo.free.fr/html/gifs/nature/fleurs/rose/boutonan5.gifJ'ai décidé de  "rallonger" ce lait deux ou trois mois plus tard. Je lui ai rajouté des hydrolats, des HE  et un souçon de simulgel (un émulsifiant doux mais synthétique que j'emploie pour faire des émulsions à froid. Il donne une texture gélifiée très légère).
 - Première surprise, j'ai obtenu une émulsion excessivement confortable dont la texture s'apparente presque à celles des crèmes à l'olivem.
- Deuxième surprise, encore plus grande: son pouvoir anti inflammatoire en est sorti décuplé. Mais je ne m'en suis pas vraiment rendue compte tout de suite.

J'en ai offert à Michèle pour qu'elle teste, donné des pots à d'autres, j'en avais un peu conservé au froid …  et oublié l'histoire.

Or un jour Michèle m'explique qu'elle a obtenu un apaisement d'une efficacité quasi foudroyante sur des douleurs articulaires -d'origine complexe… - avec ce lait. Comme j'ai toujours plein de produits pour le corps à essayer ( productions personnelles et celles des copines tambouilleuses… ) j'avais un peu oublié le flacon. J'ai ressorti du frigo ce qui restait, j'en ai mis un soupçon de côté pour tester plus sérieusemeent à mon tour et confié le fond de la bouteille à Michèle. Même constat des deux côtés (du sien et du mien), ça marche du feu de Dieu, surtout quand il ya une composante psy dans l'origine de la douleur.

J'ai donc voulu refaire ce lait.

http://mamidoo.free.fr/html/gifs/nature/fleurs/rose/boutonan5.gifQuand j'ai relu la formule à rallonge que j'avais heureusement notée, j' en ai presque baissé les bras: ça m'a semblé quasi impossible à reproduire tant il y avait d'ingrédients (dont certains hydrolats, au stock épuisé depuis dans mes réserves ).

Je m'y suis quand même attelée en conservant les deux étapes:

- une première émulsion à la cire émulsiifante
-un  ajout d'hydrolats à froid lié au simulgel.

… et j'ai simplifié un peu  la liste des ingrédients. 

Testée à son tour, cette émulsion s'avère d'une efficacité anti-bobo (plutôt d'origine musculaire ou articulaire, et, je le répète, avec une composante psy) surprenante, je l'ai donc baptisée le lait magique.


J'ai  beaucoup hésité avant de publier la recette car même si elle est simple, elle nécessite de nombreux ingrédients, ce qui va à l'encontre de mon souci de minimalisme. Je n'incite d'ailleurs pas spécialement à la refaire…
 Mais elle m'a semblée très intéressante pour montrer qu'il y a une vraie dimension énergétique liée à l'usage des huiles essentielles mais aussi des hydrolats, dont l'efficacité thérapeutique est souvent mise en doute.
Mon idée ici est d'inciter à une exploration plus poussée de l'usage des hydrolats, en synergie (avec d'autres hydrolats, des teintures, des HE) , et surtout à froid. Je l'ai classée dans la rubrique "green cosmétique".   En raison de son action anti douleur, elle aurait pu aussi figurer dans "aux petits soins".



http://mamidoo.free.fr/html/gifs/nature/fleurs/rose/boutonan5.gifLait magique de Noël aux hydrolats


1. Phase huileuse

5g huile de moringa
6g huile de jojoba
10g huile macérée de rose
10g beurre d'avocat
10g cire emulsifiante 2 (AZ)
4g acide stéarique
10gtes vit E


2. Phase aqueuse

4g teinture d'encens maison
6g teinture de rose-ginseng maison
4g glycérine végétale
20g hydrolat de lavandin (Michèle)
21g  hydrolat d'ylang (Bio mada)
20g hydrolat de menthe douce (Essenciagua)

Faire chauffer les récipients renfermant ces deux phases dans un même bain marie.
Mélanger les deux phases au mixer plongeant  après avoir légèrement laissé refroidir. L'émulsion épaissit au repos, touiller au fouet magique pour fignoler la texture et accélérer le tiédissement 

3.Troisième phase: les ajouts d'hydrolats à froid

(Après avoir mis à tiédir au bain marie si les produits sortent du frigo), mélanger dans un bécher:
20g d'aloe liquide concentré (X40)
20g hydrolat d'ylang
30g hydrolat de camomille romaine (Essenciagua)
75g hydrolat de rose (rapporté d'Egypte)
40g hydrolat menthe poivrée (Essenciagua)
40g hydrolat mastic (rapporté de Grèce)
 
…  et ajouter en deux fois dans l'émulsion en fouettant

4. Quatrième phase: les "bottes secrètes"

2g simulgel
9g soothex (puissant anti inflammatoire à base d'extrait d'encens)

Incorporer le soothex, puis le simulgel, mélanger au mixer

5. Cinquième phase : les huiles essentielles,  extraits CO2,  le conservateur

30gtes natragard
16gtes HE rose otto diliuée (Akamuti)
10gtesHE  rose bulgare (Primavera life)
20gtes HE géranium distillé sur  rose (Lotus aromatics)
30gtes HE lavande officinale (sanoflore)
30gtes HE santal ouvea (Catherine)
20gtes extrait co2 camomille matricaire (aromantic)
30gtes HE camomille romaine  diluée (Neoils)
20gtes extrait CO2 carotte (Bilby)

Mixer au fouet à main, puis terminer avec le mixer pour bien tout mélanger. La texture est légèrement gélifiée, le lait très frais à passer est très vite absorbé. Il hydrate bien sûr sans souci et son parfum léger se révèle peu à peu dans la journée, comme s'il se deshabillait en laissant une note après chaque peau ôtée… 

L'idéal serait bien sûr de réaliser quelques jours à l'avance le mélange des huiles essentielles pour affiner le parfum de la composition…


Quand je fais des préparations complexes avec beaucoup d'ingrédients, j'essaie toujours d'introduire en dernier une substance très colorante (ici l'extrait CO2 de carotte) . L'homogénéité de la couleur me permet de vérifier que le mélange a été bien finalisé.

Pour les curieuses: dans la formule initiale, il y avait aussi des HE d'encens, de vetyver, de patchouli et du CO2 d'amaranthe.

http://mamidoo.free.fr/html/gifs/nature/fleurs/rose/boutonan5.gifhttp://mamidoo.free.fr/html/gifs/nature/fleurs/rose/boutonan5.gifNB: Certains ingrédients aux propriétés thérapeutiques ont aussi une action non négligeable sur le psychisme:
-l'encens (dans le soothex et la teinture)
-les camomilles (en hydrolat, CO2 et huile essentielle)

La rose (très apaisante) est  présente:
-en macérat huileux
-en teinture
-en hydrolat
-en huiles essentielles pure, diluée, en codistillation avec du géranium

Je trouve qu'un même ingrédient décliné sous plusieurs formes voit souvent sa puissance magnifiée.
 

 

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Rédigé par venezia

Publié dans #laits - beurres - crèmes corporels

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Publié le 18 Janvier 2009


J'avais découvert la recette de la confiture de poncires sur le blog Popotes et papotes, et je pensais la suivre car elle est vraiment appetissante…  mais la confiture de cédrat m'a tant plu que finalement,de la version Papotes, j'en ai surtout retenu la coupe en dés pour l'une des variantes que j'ai réalisée, car j'en ai imaginé deux. (Et même une troisième et dernière, exécutée ce soir, avec un mélange de citrons-poncire et un peu de jaggery, sucre de palme).

Chaque série a macéré deux-trois jours dans de l'eau du robinet, changée tous les jours, comme j'avais procédé pour les cédrats. Ce trempage suivi d'une première cuisson à l'eau permet ensuite de ne pas trop cuire le sucre car les fruits, devenus d'un mou échevelé, le boivent très vite, et surtout, ils se laissent confire très aisemment

Série avec les fruits en rondelles et du sucre sombre



J'ai fait bouilloter pendant 3/4 d'heure le poncire, avec de l'eau de source à part égale, et avec le nouet de pépins. Quand les morceaux se sont bien ramollis à la cuisson, avec le bord d'une grande cuillère, j'ai écrasé la pulpe et recoupé les morceaux d'écorces à même la cocotte. Puis j'ai ajouté du sucre roux sombre, du sucre cristal, le jus d'une orange douce.

J'ai porté à ébullition, laissé 5m à gros bouillons puis éteint. J'ai attendu un quart d'heure et recommencé. J'ai agi de même une troisième fois. A chaque ébullition, j'ai écumé. J'ai réparti la confiture dans des bocaux stérilisés.

Echantillon sur une assiette (sans les morceaux): c'est cette confiture qui a un goût renversant d'orange amère.



900g de poncires coupés en tranches, pesés mouillés (après  macération)
900g d'eau de source
nouet de pépins

130g de sucre roux sombre

770g de sucre cristal
le jus d'une orange


Deuxième (petite)  série avec les poncires débités en dés, toujours avec leur peau si parfumée et avec de la cardamome





Je voulais  garder la blondeur, je m'en suis tenue au sucre blanc.


J'ai procédé comme précédemment avec 3 brouillons successifs pour confire les morceaux et en ajoutant des cardamomes

Goûtée ce matin, cette confiture a un merveilleux parfum, à la fois acidulé et chaud. Je me demande si je ne vais pas devoir prévoir une garde armée devant les pots…

Plongée dans un pot…La tache verte est une cardamome, les morceaux sont confits. 

600g de poncires taillés en dés avec leur peau

500g de sucre cristal
500g d'eau de source
nouet de pépins

12 cardamomes vertes bio ouvertes
le jus d'un gros demi citron.



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Rédigé par venezia

Publié dans #notes sucrées

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Publié le 16 Janvier 2009



Je suis  partie d'une recette trouvée sur Marmiton ici, et, tenant compte des commentaires, j'ai interprété. Les cédrats déjà pelés ont été coupés en tranches et mis à tremper pendant trois jours. L'eau a été changée tous les jours.
Puis ils ont cuit dans autant d'eau de source (ça me semble important pour la finesse du résultat) que leur poids pendant trois quart d'heure. Tous les pépins (nombreux) ont été enfermés dans une compresse de gaze ficelée en mini-baluchon qui a trempoté dans la cocotte. Les fruits ont pâli,  le jus s'est concentré. J'ai trouvé cette technique que je n'avais pas encore pratiquée si intéressante que je l'ai aussi testée sur une partie de la confiture de poncires de Collioure. En général, pour les confitures, je fais tremper les fruits dans un sirop sucré une nuit et leur donne un ou deux bouillons successifs.

Puis j'ai ajouté autant de sucre cristal (coupé d'un peu de sucre roux clair pour le goût). Pour nuancer le parfum, j'ai versé sur le mélange le jus d'un demi gros citron, chauffé le tout dix minutes à feu assez vif. J'ai écumé puis, après un ultime bouillon, mis en pots stérilisés.


Confiture de cédrats


450g de fruits pelés (leur peau a été confite en orangettes) et coupés en tranches fines
, macérés trois jours dans de l'eau à changer tous les jours.
450g d'eau de source
300g de sucre cristal
150g de sucre roux clair
le jus d'un gros demi citron



Nombreuses recettes avec du cédrat sur le blog lugar de olhar feliz:
(à ne jamais lire le ventre vide… )

thé parfumé aux fleurs de cédrats ici,
eau de cédrat ici
celeri rave au cédrat ici
carpaccio de thon au cédrat ici
olives nouvelles fenouil cédrat ici
melon vert tardif au cédrat ici
fraises au cédrat (je n'arrive pas à trouver le lien… )
foie gras chaud au cédrat ici
foie gras en gelée au cédrat (là non plus, je ne trouve pas le lien)

et peut être d'autres que j'ai pu oublier.

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Rédigé par venezia

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Publié le 16 Janvier 2009

 
L' opération "métamorphoses agrumesques" a débuté par un chutney de citron aux épices.

J'avais trouvé une recette sur le net ici. Je l'ai  aménagée en souvenir des nombreux chutneys déjà faits…

J'ai détaché (à vrai dire, un habile manieur de couteau s'en est occupé) des zestes de citron, l'équivalent de 300g environ, ainsi que des oignons doux de Roscoff (150g plus ou moins). Les proportions sont approximatives. Je me suis contentée de peser le mélange de ces deux ingrédient: 456g. J'ai disposé les zestes dans un plat, les ai salés, recouverts d'oignons, salés à leur tour. J'ai patienté un jour et une nuit. Le lendemain, j'ai rincé soigneusement et ajouté 185g de pommes coupées artistiquement en petits dés quasiment calibrés (toujours l'œuvre du virtuose de la lame).

Dans une cocotte en fonte, j'ai préparé un sirop avec:

400g de sucre "noir", (roux très foncé, il ressemble à de la semoule molle)
140g de jus de citron filtré
260g de vinaigre de cidre bio.

Dès son ébullition, j'ai ajouté le mélange oignons+zestes+pommes

… et plein d'épices, celles familières aux currys indiens:

-15 graines de cardomome verte entrouvertes
-de la cannelle en baton (l'éuivalent d'une écorce hauteur petit doigt)
-2 cuillérées à café de graines de moutarde noires
-un morceau de gingembre de la taille d'un petit orteil, coupé en julienne (le gingembre, pas l'orteil )
-une dizaine de grains de poivre noir
-3 clous de girofle
-deux cuillérées à café environ de piment fort émietté (italien ou chinois)


J''ai fait cuire jusqu'à épaississement. Je n'ai pas regardé la montre, mais il me semble qu'en une demi heure, c'était prèt.
J'ai placé cette confiture épicée dans des bocaux stérilisés, j'ai raclé le fond de la marmite avec délices et léché la cuillère ( selon l'une des étymologies avancées, chutney pourrait  venir de chaat-na qui signifie lécher)  et me suis jurée d'attendre au moins un mois avant d'entamer le premier pot… ça va être dur de tenir… A déguster avec des currys notamment, ou de la volaille.


Les chutneys consommés en Inde sont en général peu sucrés; ils cherchent plutôt la note acide, comme le rappelle Camelia Panjabi dans son livre très bien renseigné: Les meilleurs currys indiens (ed. Albin Michel). Par ailleurs, ils sont souvent préparés pour être dégustés sur le moment.

A lire :  la passionnante recherche d'une universitaire anglaise, Lizzie Collingham: 
Le Curry ou une histoire gastronomique de l’Inde ( Noir sur Blanc ... ). Je l'ai prété donc ne peux en citer des extraits. Elle y raconte comment, sous l'influence des Anglais, le curry, à l'origine un mix d'épices fraiches fabriqué à a maison, est devenu un mélange de poudres commercialisé, ce qui lui a permis de voyager. Pour le chutney il en a été de même. De préparation fraîche et familiale, il a évolué vers une sorte de confiture, appréciée en Angleterre dès le XVII siècle. Ce texte est passionnant car il analyse finement la complexité des relations anglo-indiennes à travers les métamorphoses de la cuisine du Raj. 

Liens (en anglais)

-sur les divers chutneys et leur origine:  ici et ici
-une brève interview de Lizzie Collingham ici


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Rédigé par venezia

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Publié le 15 Janvier 2009



Pour le Nouvel an, un père Noël venu du Portugal a laissé chez ma concierge un sac de merveilles: plusieurs kilos d'agrumes, de vrais petits soleils d'un parfum époustouflant.
Cédrats ventrus, citrons de la taille d'un pomelo et poncires de Collioure, des agrumes rares, croisement de citron et de cédrat.
Il s'agissait de ne pas rater leur utilisation.

http://mamidoo.free.fr/html/gifs/nourriture/fruits/images/lemon_squeeze_t.gifTous sont très riches en pépins, donc en pectine, ce qui m'a presque "obligée" à penser à des confitures, d'autant que je souhaitais garder le souvenir de leur précieux pouvoir odorant.


1. Les citrons


Ils sont très doux, on peut même lécher la pulpe sans grincer des dents

-J'ai râpé de leur zeste sur des crudités, sur une salade de betteraves crues par exemple, c'est exquis.

-j'ai fait sécher des zestes au four avec quelques zestes de poncire (à 60° porte entrouverte, pendant trois heures environ, puis j'ai mixé) , pour en faire de la poudre que j'ai déjà testée sur du riz.

Les poncires ont un zeste de coleur plus soutenue que les citrons

-j'ai préparé un chutney de citrons aux épices avec les zestes. Il sent si bon que je vais essayer de tenir un peu, le temps qu'il murisse, avant de l'entamer.

-j'ai utilisé le jus, peu acide, dans les confitures et un peu dans le chutney.

-des fruits macèrent encore pour une confiture qui attend d'être fignolée

2. Les cédrats


Bien plus volumineux que ceux que je trouve parfois l'hiver à Paris, et d'un parfum plus suave.

-j'ai transformé leur peau en" orangettes" avec une recette déjà donnée ici sur le blog, une merveille à déguster… avec du champagne, grisant (mais ils vont aussi très bien avec un Morgon).


-j' ai râpé du zeste sur un risotto aux cèpes

-j'en ai fait de la confiture

3. Les poncires de Collioure


Ronds comme des petits ballons, d'une franche amertume. Transformés en confiture, ils donnent un parfum merveilleux… d'orange amère.

- j'en ai fait diverses confitures

-j'ai mis en train une brume de maison avec un peu de zeste.

http://mamidoo.free.fr/html/gifs/nourriture/fruits/images/lemon_squeeze_t.gifLes recettes suivront.


Merci jp, dont le blog ( je devrais dire les blogs même) entrouvre la porte enchantée d'un jardin d'Eden gourmand. (A le lire, tout semble y être comestible ou presque… )




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Rédigé par venezia

Publié dans #notes sucrées

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Publié le 6 Janvier 2009


Ayant reçu commande d'une crème pour le visage: "quelque chose de léger pour une peau qui se dessèche à cause d'un after shave bien aimé mais alcoolisé, un truc discret pour ne pas brouiller le parfum dudit after shave ”, j'ai réuni quelques uns de mes ingrédients anti-agression favoris: huiles de jojoba, d'argan, extrait d'encens et d'orchidée, squalane…, j'ai zyeuté des formules particulièrement fignolées sur Potions et Chaudron, ici ou par exemple, fait un détour par le blog de Bluetansy, puis essayé de tout oublier pour faire travailler l'inspiration, avant de sortir mon crayon.

Voici le résultat, pour un total de 100g environ, donc on peut passer des grammes aux pourcentages. 

Fluide apaisant visage pour garçons en hiver

phase huileuse
12g huile de jojoba
2g olivem
1g alcool cétéarylique
2g complexe d'orchidée dans triglycérides
2g squalane
6g huile d'argan
15gte vit E

phase aqueuse
3g glycérine végétale
60g eau d’Evian
10g hydrolat de néroli de Tunisie

Le tout mis au bain marie dans un seul récipient. Quand l'olivem a fondu, laisser un peu refroidir (important) avant de fouetter au fouet à capuccino. Arréter quand ça commence à prendre. Battre de temps en temps au fouet à main pendant que le mélange -très blanc- épaissit peu à peu.

Ajouter en troisième phase:

20gtes mélange d'extraits CO2 (calendula-rose musquée-argousier) -qui teinte la crème en jaune soutenu-
4gtes HE géranium sud africain
1g soothex (extrait d'encens, très anti inflammatoire)
1g aloe concentréX40
20gtes bisabolol
25gtes natragard
5gtes elixir de chrysopase

La texture, particulièrement légère, est très veloutée. J'avais un testeur consentant à mes côtés. Le fluide a passé sans souci l'épreuve du froid polaire.

Le mélange émulsifiant alcool cétéarylque+olivem donne un résultat très souple; on pourrait même augmenter un peu l'alcool cétéarylique (de 0,5g par exemple).
J'ai choisi le complexe d'orchidée, très hydratant, ainsi que le squalane que j'emploie dans les cérats crème, car ils apportent de la fluidité à la texture. Pour les huiles :  jojoba et argan, aussi efficaces que polyvalentes. Je trouve l'argan particulièrement cicatrisante; elle pourra atténuer vite les micro coupures nées du rasage (et exacerbées par l'alcool). C'est ce qui a motivé aussi le choix de l'huile essentielle de géranium,  plus cicatrisante que celle de lavande. Par ailleurs, il y a une note de géranium dans le fameux after shave.
La phase aqueuse est sans mystère. A mini dose, l'hydrolat de néroli ne dessèche pas.
Le soothex est un excellent anti inflammatoire que j'utilise dans les formules anti arthrose mais à plus haute dose. Le bisabolol a aussi des vetus calmantes, tout comme  l'aloe.
Quant à l'élixir de chrysopase, il est censé calmer "le cœur physique et émotionnel". C'est la part de mystère que j'aime bien ajouter…



Comment simplifier la formule?

-On peut remplacer  le complexe d'orchidée, si on n'en n'a pas, par du squalane.
-on peut remplacer l'argan par de l'huile d'avocat ou de sésame
-on peut supprimer l'hydrolat de néroli, voire la glycérine et n'utiliser que de l''eau minérale pour la phase aqueuse
-on peut supprimer le soothex et lui subtituer de l'aloe, eventuellement non concentré
-on peut bien sûr oublier le bisabolol et l'elixir de chrysopase.





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Rédigé par venezia

Publié dans #cremes - serums - etc…pour le visage

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Publié le 4 Janvier 2009



J'ai eu la chance, pendant mes vacances, de faire une sortie "algues" en Bretagne. Ça fait un peu scolaire comme formule, mais c'était vraiment ça. Une vraie "sortie": on a arpenté la plage en bottes à marée basse. Conditions quasi idéales: temps très beau, -froid et sec-, un mini groupe de trois curieux à peine et un guide passionné. La côte du nord Finistère est particulièrement riche en algues: près de 700 espèces répertoriées. J"ai ainsi pu découvrir, vivantes, celles que j'essaie d'apprivoiser à table.


Quelques conseils et explications de notre guide

-Chaque algue a son biotope. Les plus résistantes peuvent supporter de rester plusieurs heures à découvert, elles prospèrent sans souci très en amont, par exemple sur les parapets d'une plage. D'autres en revanche, qui doivent toujours barboter pour survivre ne se laissent voir qu'à marée très basse. Connaître l'emplacement favori de celles que l'on convoite rend leur ramassage plus facile.

-Les algues n'ont pas de racines mais des crampons. Si on veut les consommer, il faut toujours ramasser celles attachées à leur support, signe qu'elles sont vivantes.

-Sur la côte du Finistère nord, aucune algue n'est toxique. Certaines peuvent simplement ne pas avoir d'intérèt gustatif.

-Respecter les lieux et les moments de récolte. Eviter soigneusement les embouchures de rivières, polluées. Choisir la bonne saison: par exemple plutôt l'hiver pour l'osmondea, le printemps pour le haricot de mer.

-Préserver la biodiversité. Il ne s'agit pas de ratisser une plage mais de récolter avec parcimonie  pour sa consommation ou sa curiosité personnelle.


Sélection d'algues comestibles en images

La sargasse (sargassum muticum)



Arrivée il y a une trentaine d'années sur les côtes bretonnes (introduite avec des huitres, depuis le Japon) . Elle possède des mini flotteurs au goût vert (de petit pois cru, selon notre guide, je n'irai pas jusque là, mais c'est une saveur curieusement très "prairie"). Algue brune, riche, entre autres, en vitamine C.

La laitue de mer (ulva)



C'est une algue annuelle qui peut se montrer très envahissante en été, d'autant qu'elle survit longtemps  décrochée. Elle apprécie les nitrates (les Irlandais l'utilisent pour dépolluer) mais ne les concentre pas. Le goût cru: assez discret quand même. Algue verte, riche en magnésium, vitamines A et C.

Le haricot de mer  (himanthalia élongata)



Il sort d'un disque ressemblant à un petit champignon et déploie des lanières qui se ramifient. Ce sont  les jeunes extrémités qui sont comestibles, plutôt au printemps quand l'algue croit. Si on le coupe en hiver, on stoppe sa croissance, dommage. Je n'en ai donc pas goûté. Algue brune, riche en iode et oligo éléments.


La dulse (palmaria palmata)




Rouge en hiver, plus claire en été. On l'appelait "goëmon à vache" en Bretagne, ce qui n'incite pas les gens du coin à en mettre à leur table. Consistance ferme. Les Vikings en chargeaient sur leurs bateaux (pour compléter leurs menus). Algue rouge très riche en fer.

Le nori (porphyra)



Tirant sur le rouge sombre en hiver, plus clair en été. Frais, il a l'elasticité et la texture d'une membrane de caoutchouc (ça évoque le latex d'une capote… ) A faire sécher au four à basse température pour consommer en chips à suggéré notre guide. En France, on ne sait pas en faire des plaques comme au Japon (pour entourer makis et temakis).
 J'avais emporté justement des feuilles de nori en Bretagne que j'ai servies pliées en triangle avec du riz arborio (à défaut de riz japonais) et des petits morceaux de maquereau fumé à l'intérieur, un anchois à l'huile sur le dessus. Gout très marin. A tremper dans une sauce de soja coupée de jus de citron (je n'ai pas pensé à faire des photos… ). Algue rouge, riche en phosphore, vitamines A et C.


Le kombu (laminaria digitata)




 D'apparence caoutchouteuse, on n'a pas franchement envie d'y mordre dedans, quand il est cru. Bourré d'iode, il vit à la lisière des marées basses; on le trouve très souvent arraché de de son support. A cuisiner par exemple en bouillon (pour sa richesse en sels minéraux). Les kombus sont des algues brunes riches en iode.


Le kombu royal (laminaria saccharina)



Il  vit aussi à la lisière des marées basses; quand il sèche, une fine pellicule de saccharine ressort à la surface (d'où son nom). A utliser pour  envelopper le poisson dont il retient la peau quand on défait la papillotte après cuisson, a expliqué notre guide.


La pepper dulse ( osmondea pinnatifida)



Une vraie découverte, mon algue préférée, à l'incroyable goût poivré.
Selon notre guide, elle a été consommée jusqu'en 1903 sur l'île de Batz comme condiment. Sur les sites anglo saxons, on évoque son utilisation comme épice en Ecosse. Elle n'est pas proposée à la vente en France car elle n'est pas homologuée comme algue comestible, démarche qui coûte plusieurs miliers d'euros.
Petite, découpée comme une fougère (d'où son  nom latin), elle s'accroche à des rochers ou des cailloux, à mi estran. Elle est plus abondante en hiver, elle affiche alors des teintes brun rouge. C'est d'ailleurs une algue rouge.

                                               Etalée sur une feuille de papier cuisson

Crue, elle a un parfum merveilleux tirant sur le curry.

                                               Séchée à four doux

J'en ai rapporté un peu à Paris dans du papier d'alu et  je l'ai faite cuire à four très doux (60°, porte du four entrouverte, pendant 20-25mn). l'appartement s'est empli d'une incroyable odeur épicée. En refroidissant, elle a retrouvé un peu de son parfum si complexe; j'ai commencé à la tester émiettée sur une salade verte (avec œufs durs et anchois). Vraiment délicieux.

Lien

Inventaire en ligne des algues de Roscoff: clic ici






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Rédigé par venezia

Publié dans #petits plats

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