Publié le 23 Juin 2011

 

 

J'avais promis un savon au vétiver; je le voulais brut de brut… mais je n'ai pas resisté à l'agrémenter d'un papillon que je souhaitais bleu… et qui a fini par l'être… ouf, je n'y croyais plus…

 

http://mamidoo.free.fr/html/gifs/animaux/papillons/anipapillon03.gifJ'avais en main de la très belle argile bleue très pâle, que je voulais tester bravement dans un savon, sans trop savoir quelle teinte viendrait. J'ai pensé: avec du bleu, des éclats verts de savons précédents … parfait pour un savon au vétiver.


 

 

P1220239.jpgargile bleue+eau=rose mauve

 

Sauf que: dès que j'ai dilué un peu de cette argile avec de l'eau déminéralisée, le mélange a  viré au rose-parme presque fluo… Ouille… j'ai donc vite rangé mes copeaux verts et sorti les roses pour rester dans la nuance, pestant d'avoir à faire un savon rose pour du veti-vert.

Poussée par le démon de la curiosité qui ne me quitte guère, j'ai ajouté une pointe de couteau d'argile bleue dans la pâte…


 

P1220243.jpgtoujours du rose…

 

Pour le papillon, j'avais trouvé des petits élastiques bracelets en silicone (j'ai décou-vert l'idée ici sur le blog délicieux d'un garçon fou de savons… ). J'ai choisi de poser l'élastique sur la pate coulée et à peine solidifiée pour pouvoir colorer l'intérieur au pinceau avec l'argile bleue diluée. 

 

J'ai préparé un savon surgraissé à 20% car la pâte très grasse se démoule très facilement du plexi. Ne pas craindre de voir de la graisse perler au démoulage, elle sera réabsorbée dans les jours qui suivent.

 

Huiles

 

480g coco

60g beurre de cacao

60 g sésame bio desodorisée

une pincée d’argile bleu ciel dans les huiles

1g extrait CO2 romarin (également pour renforcer le parfum très herbacé des HE choisies)

 

Soude pour un surgraissage à 20 environ

eau 220 (déminéralisée+de glacier)


 mélange vers 39-40°

 

A la trace assez épaisse pour que les copeaux ne coulent pas au fond:


-copeaux de savon rose brique dispersés au fur et à mesure


 -Parfum

28g HE vetiver

2g HE sauge sclarée comme fixatif 


-une belle cuil à soupe de crème fraîche


 

P1220246Ça chauffe dur  … et dire qu'on appelle ça la phase de gel

 

J'ai posé sur le dessus trois bracelets en silicone et j'ai peint à l’intérieur. Quelques heures plus tard, j'ai assisté à la plus belle phase de gel que j'ai jamais pu observer  depuis que je fais des savons. La teinte était presque rouge, mes dessins à l'argile se confondant avec la couleur de la pâte.

 

J'ai coupé des blocs (le destinataire veut des "gros savons") un peu de traviole d'ailleurs et débité une partie en tranches.

 

J'ai posé le tout sur un plateau dans mon bureau qui depuis embaume le vétiver. Et pendant quelques jours, ayant plein de trucs à faire, je n'ai plus regardé.

Immense surprise cet après midi. J'ai découvert que l'argile des dessins… était redevenue bleue.

 

P1220255.jpgAbracadabra, les papillons sont bleus…


http://mamidoo.free.fr/html/gifs/animaux/papillons/anipapillon03.gifLa pâte qui sent très bon reste plutôt beige, par endroits presque translucide, et surtout très roots… malgré les papillons et la fleur bleus.

 

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Rédigé par venezia

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Publié le 19 Juin 2011


  

Suite et fin…  J'avais déjà évoqué l'extraction de l'absolue que j'avais découverte lors d'une visite à Grasse, voir ici. J'avais fait des photos car c'était spectaculaire. En Turquie, la quantité traitée est plus grande, le matériel, plus volumineux, ne laisse pas découvrir le moindre pétale. J'ai donc rangé mon appareil.

 


 

P1220105.jpgOn aère les roses pour mieux les sécher avant de les utiliser

 

La méthode est identique. On mélange des roses très fraichement cueillies, sans trace d'humidité avec de l'hexane, un hydrocarbure.

   

Pourquoi l'hexane, solvant délicat à manipuler car très volatil et très inflammable (on éteint sa cigarette, SVP) et pas un autre produit?


 L'hexane, disent les pro, extrait assez de molécules pour qu'on puisse s''approcher du parfum d'une rose, plus que ne le permet une distillation à la vapeur d'eau. C'est pour cette raison d'ailleurs que l'absolue sent plus la rose que l'HE.


En Turquie, on compte 500kg de pétales pour 2000l de solvant avec lequel on va laver trois fois les fleurs. On distille 90% de cet hexane et on concentre le reste sous vide, ce qui permet d'obtenir la concrète, mélange pâteux de cire et d'absolue, que l'on va purifier de l'hexane restant.   

 

Etape finale:  extraire l'absolue de la concrète. On la distille avec de l'alcool à 95 puis on refroidit très fort, on filtre et on redistille pour éliminer l'alcool résiduel. On obtient 600g d'absolue pour 1 kg de concrète, le reste est la cire florale de rose. L'absolue est un produit plus fragile que l'HE. J'ai  appris que mieux valait la garder au froid.


Son parfum très net, sans fioriture, correspond à l'idée que l'on se fait de l'odeur d'une rose.


 

P1220119-copie-2.jpg

L'absolue, sombre, l'huile essentielle  très pâle, et au premier plan, un petit pot de concrète

 

 

Il faut 400kg de pétales pour obtenir un kilo de concrète et donc 600g d'absolue, bien moins que pour obtenir la même quantité d'HE. L'absolue de rose de Damas est un peu moins coûteuse que l'huile essentielle, même si l'hexane et les différentes manipulations ont un coût. De même que l'on recycle l'eau de rose des distillations, on réutilise l'hexane pour des extractions ultérieures.


Le mot absolue (ou absolu, on trouve les deux orthographes) vient de l'expression "essence absolue" soulignant une caractéristique du produit: il se dissout complètement dans de l'alcool éthylique.

 

 

Des liens


Sur le procédé: ici


Sur les solvants: article de vulgarisation très clair ici

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Rédigé par venezia

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Publié le 15 Juin 2011

 

 

on distille les pétales à la vapeur d'eau en deux temps pour obtenir l'huile essentielle.

 

P1220108.jpgAlambic de cuivre à l'ancienne, il ne sert plus.

 

  Il existerait encore un ou deux vieux paysans distillant les roses à l'ancienne, dans un petit alambic de cuivre. Comme j'ai eu la grande chance de rencontrer par hasard sur place un érudit en  matière de distillation, je ne me  suis pas privée de le bombarder de questions.

 

 

La distillation à l'ancienne, telle qu'on la pratiquait jusque dans les années 60.

 

On verse dans un alambic de cuivre de l'eau de source et des roses fraîches (15kg de fleurs pour 45kg d'eau) et on chauffe au bois. La vapeur dégagée est condensée et recueillie; dès qu'on a distillé 8kg d'eau, ce qui prend environ trois heures, on arrète de façon à pouvoir rincer plus facilement la cuve de ses pétales.On recueille 20% d'huile essentielle, à ce stade, un liquide un peu épais et foncé. 

 

Puis on redistille l'eau chargée de molécules odorantes, trois heures à nouveau, pour  extraire le reste d'huile essentielle, un liquide bien plus pâle et fluide. On assemble les deux extractions successives au final.

 


Aujourd'hui

 

P1220111.jpgUne partie de l'appareil à distiller au premier plan et au fond, la provision fraiche de roses

 

Le processus reste le même, mais les appareils ont changé. Ils sont bien plus volumineux et  fabriqués en acier. On utilise 1300kg d'eau pour 700kg de roses.

On arrète la distillation à 500l d'eau. On recueille à ce stade une première fraction d'huile essentielle, -les molécules les plus lourdes sortent en premier-, dans un essencier, en veillant à conserver la température à 30° environ pour eviter que les paraffines présentes ne figent.

 

 

P1220114Le disque foncé au dessus de l'hydrolat est la fraction d'HE obtenue lors de la première distillation.

 

 

Puis on redistille dans un autre appareil pour extraire les molécules les plus légères de l'eau de rose encore saturée. Au final, on réunit les deux fractions successives d'HE comme on le faisait déjà avant.

On obtient 1 kg d'HE pour 4 tonnes de fleurs, mais il en faut parfois plus, jusqu'à 7 tonnes.

 

Le parfum d'une HE de rose turque


Elle devrait avoir une note de liqueur de griotte, légèrement sirupeuse. La nuance alcoolisée (jusqu'à 3% d'éthanol au final) fait la typicité de cette HE. (Les roses bio distillées auraient, elles, une note plus métal).


Pour obtenir cet accent alcoolisé, on laisse légèrement fermenter les roses fraiches en les conservant enfermées dans leur grand sac de cueillette matinale jusqu'à la distillation qui ne démarre qu'à 13 heures. En fait, ce sont les habitudes traditionnelles qui ont instauré cette façon d'agir. Quand il y avait trop de roses récoltées, elles devaient attendre leur tour de passage dans l'alambic, parfois très, sinon trop, longtemps… C'est ce qui est à l'origine de cette senteur particulière, aujourd'hui recherchée, et devenue la caractéristique de l'HE de rose turque.

 

 En Bulgarie en revanche (je n'y suis pas encore allée), on distille les fleurs dès 8 heures du matin, et le parfum obtenu est à la fois plus fruité et plus floral. Il a vraiment ma préférence. Je trouve l'HE turque nettement plus herbacée.

 

L'alcool présent dans l'HE la rend très légèrement soluble dans l'eau, à hauteur de 0,4g/litre.

 


Suite et fin de l'épisode des roses turques avec le prochain article consacré à l'absolue.

 


 

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Rédigé par venezia

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Publié le 14 Juin 2011

 

 

… il y a de véritables champs de roses.


 

P1220079.jpgEn arrière plan on aperçoit le lac de Burdur

 

C'est le territoire des damascena qui apprécient l'altitude, les sols un peu caillouteux et bien drainés et surtout un petit vent qui sèche vite les feuilles entre deux averses (fréquentes au printemps), ce qui limite les maladies fongiques. "La rose aime la fraîcheur" disent les spécialistes. Ces conditions favorables se retrouvent en Bulgarie dans la région de Kazanlak.

 

Non loin d'Isparta, aux alentours des lacs de Burdur et d'Egyrdir prolifèrent donc des petites propriétés qui font de la polyculture (roses, mais aussi tomates, arbres fruitiers ou même pavots blancs pour la pharmacie). La récolte des roses dure un mois environ. Cette année, elle a débuté le 16 mai, avec près de deux semaines de retard. 


 

P1220081.jpgRose chiffonnée par la brise en sa belle maturité. Rose se dit gül en turc (et gulab, pas très loin,  en hindi… ).

 


Prètes à être cueillies, les roses au cœur jaune sont bien roses. Quand leur couleur pâlit, c'est trop tard. Les bourgeons sont les plus gorgés d'huile essentielle, mais on attend qu'ils s'épanouissent un peu, sinon, les rendements seraient vraiment trop faibles. Il faut  compter de 6000 à 7000kg de fleurs pour un kg d'HE bio.

 

  P1220086.jpgLes fleurs sont entassées dans de grands sacs au fur et à mesure

 

 

Des saisonniers nomades -beaucoup de femmes- ramassent.Ils sont payés au poids. La technique: couper nettement en pinçant la tige juste sous la fleur. La récolte doit être menée très régulièrement. Les arbustes qui peuvent vivre 70 ans conservent ainsi leur vigueur et  les pétales leur richesse en parfums.


La région attire les amateurs de rose: des firmes de Grasse comme Robertet, des  producteurs d'huiles essentielles tel Biolandes; Lush s'y fournit en absolue de rose et Weleda y a converti une bonne centaine de producteurs à la biodynamie. On voit donc de nombreux insectes folâtrer sans souci.

 

Toutes les roses ramassées le matin doivent être traitées dans la journée. Les fleurs sont entassées dans d'énormes sacs.

 


P1220090.jpgSacs au pesage

 

Si elles sont utilisées pour obtenir de l'huile essentielle, les roses resteront enfermées dans ces sacs jusqu'à 13h, début de la distillation. Elles démarrent ainsi une légère fermentation qui va jouer sur le parfum, particularité de la méthode  turque.

 

Pour l'élaboration de l'absolue en revanche, on veille à ne pas laisser fermenter et on aère les fleurs jusqu'au début de l'extractionc

 

Affaire à suivre donc, pour la distillation de l'He et l'extraction de l'absolue…

 

et spécial dédicace à Mlk:

 

P1220103.jpg

 

oui, je me suis roulée dans les pétales…

 

 


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Rédigé par venezia

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Publié le 13 Juin 2011

 

 

 

http://mamidoo.free.fr/html/gifs/nature/fleurs/rose/rose_04.gifJ'ai eu récemment la chance de voyager au pays des roses turques, dans la région d'Isparta, près des monts Taurus.


 

P1220097On y cultive à grande échelle des roses de Damas, très parfumées, utilisées pour produire huile essentielle, absolue et hydrolat.

 

Avant de raconter ce que j'ai appris des techniques d'extraction du parfum, un petit tour dans la ville d'Isparta, qui voit vraiment la vie en rose.

 


 

P1220124.jpgLa ville croûle en effet de boutiques qui déclinent la rose de toutes les manières…


 

 

P1220127.jpgLotions et crèmes réunies en paquets cadeaux sont présentés dans des nuages de tulle… rose bien sûr

 


 

P1220166Il y a des produits miracle en solde (sur fond de confiture de rose)

 

 


 

P1220154.jpgOn a vraiment l'embarras du choix: des vitrines comme celles-là, on en découvre des dizaines



 

 

P1220156.jpgEt même les patisseries jouent le jeu du rose ( bonnes idées pour des savons kitsch?  )

 


 

P1220169.jpgJe n'ai pas eu le temps d'y goûter…

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Rédigé par venezia

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Publié le 6 Juin 2011

 

 

Dans le conte d'Andersen, la princesse devient insomniaque avec un seul petit pois glissé sous son matelas… Elle aurait gardé le sourire si elle en avait savouré une pleine assiette, cuisinés de la façon la plus printanière et exquise qui soit.

 

Cette recette est un hommage au printemps finissant et aux petits pois de plein champ.

 

Pour deux personnes

 

Ecosser 750 g de petits pois frais. Si ce sont des petits pois pour princesse de conte, leurs cosses crisseront comme du satin froissé sous les doigts; c'est un bruit soyeux qui préfigure la gourmandise à venir. En croquer un à cru: ils doit avoir un goût de prairie fleurie,  ébouriffée de frais.

 

Dans une casserole, si possible à fond épais, préparer un petit lit de feuilles de laitue. Coucher par dessus les petits pois, deux ou trois radis tranchés en deux, bout de plumet vert compris, deux ou trois échalotes nouvelles coupées en long, saler, parsemer de quelques menus cubes de beurre frais, recouvrir d'un petit toit de feuilles de laitue, coiffer le tout d'un carré de beurre frais. Couvrir. Laisser cuire 7 à 8 mn .

 

Poivrer éventuellement sur l'assiette.


 

P1220220.jpg

 

… et déguster le printemps


 

Le petit pois fait partie des aliments renfermant naturellement du glutamate, exhausteur de goût au cœur de la saveur baptisée umami par les Japonais.

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Rédigé par venezia

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Publié le 26 Mai 2011

 

 

     … enfin presque

 

 

          jusqu'au 6 juin

 

http://mamidoo.free.fr/html/gifs/nature/fleurs/rouge/roserougepousse2.gifhttp://mamidoo.free.fr/html/gifs/nature/fleurs/rouge/roserougepousse2.gifhttp://mamidoo.free.fr/html/gifs/nature/fleurs/rouge/roserougepousse2.gifhttp://mamidoo.free.fr/html/gifs/nature/fleurs/rouge/roserougepousse2.gif

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Rédigé par venezia

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Publié le 24 Mai 2011

 

 

Après l'essai précédent réalisé avec des bandes de savon très fines, j'ai recommencé une nouvelle expérience avec des tranchettes de savon plus hautes et plus épaisses. Pas évident.

 

J'ai donc tranché, avec pas mal d'application à la lyre à fois gras car le savon était très dur, dans les restes d'une série qui avait eu des déboires et j'ai fait tenir tant bien que mal au fond du moule. Mais quand j'ai versé la pâte, patatras, tout s'est écroulé!


 

P1220054.jpgLes zig zag en plaquettes de savon

 

 

Essayer de repousser la pâte liquide dans un coin puis de redresser en bon ordre les plaquettes de savon, le tout avec de gros gants bien épais, relève de l'epreuve de concours.


J'ai donc attendu que les deux bols de pate épaississent vraiment, et j'ai versé d'un coup dans chaque triangle, essayant de faire tomber la pâte le plus verticalement possible.

 

Pour tout bien arrimer, j'ai coulé sur le dessus deux couches de couleurs alternées puis j'ai délicatement remué le moule de droite à gauche pour tout lisser… ce qui a fait bouger et glisser certaines plaquettes de savon.


Comme la fois précédente, le bloc s'est démoulé tout seul d'un coup quelques heures plus tard.

 

Avec le choix des couleurs, le résultat donne vraiment un style art déco. J'ai préféré tout découper perpendiculairement à la  longueur.

 

Huiles

 

Arachide raffinée 174g (chiffre bizarre, c'était le fond de bouteille)

beurre de cacao 50g

Palme bio 80g

Sésame bio 51g

huile de coco 125g

huile de ricin bio 20g


INS 150


Eau déminéralisée 183g dont 49g en glaçons

Soude: surgraissage à 7-8

 

Extrait CO2 Romarin 1g

3 gélules de vit E


J'ai voulu avoir en fond le ton rose pâle qui me plait beaucoup. J'ai donc ajouté directement dans l'ensemble des huiles avant la trace une cuillérée à café d'argile blanche ainsi qu'une pointe d’ocre rose d’Italie et j'ai bien touillé à la spatule.

 

Parfum

 

9g he santal

10g he cèdre de l’Atlas bio

6g huile à la girofle

 

C'est le cèdre qui domine, arrondi par le santal.

 

1 cuillérée à café de crème fraîche à la trace.

 

Couleur

 

A la trace très fine, dans la moitié des huiles déjà légèrement teintée de rose: une cuillérée à café de poudre de rhubarbe avec une pincée de mica rouge Bordeaux, un mélange testé avec succès dans une série précédente. Bien mixer pour unifier.

 

 

 

P1220057.jpgJe craignais un peu que les barres  de savon ne se détachent, mais elle se sont bien intégrées.

 

 

 

 

P1220058.jpgLa partie rose pâle a eu une petite phase de gel.

 

 Chaque savon a une allure différente, suivant l'emplacement -et le glissement… - des bandes marron.

 

L'incorporation d'argile et d'ocre donne un toucher très agréable.

 

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Rédigé par venezia

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Publié le 22 Mai 2011

 

 

J'ai trouvé si jolies les chutes du savon précédent que j'ai cherché à les utiliser. J'ai donc eu l'idée de m'en servir pour cloisonner de la pâte à savon et m'amuser avec les couleurs.

 

 

Installation

 

 

P1220027.jpg

 

 

J'ai dessiné des triangles au fond du moule avec les découpes du précédent savon (les bords  égalisés au couteau cranté).  Un souci: ils n'étaient pas très haut. Mon idée a donc été de jouer sur ce cloisonnement en fond de moule, puis de verser par dessus les deux teintes en alternance, en intégrant dans la pate verte des fragments de jaune et dans le jaune… du vert.


Ce qui fut pensé fut fait.

 

 

Savon jaune et vert géométrique avec inclusions de savon

 

180g  eau déminéralisée dont une partie en glaçons

  soude surgraissage à 7-8

 

Huiles et gras

 

J'ai tenté l'acide stéarique à hauteur de 1% car j'avais des huiles peu "dures".


acide stéarique 10

arachide raffinée 130

coco150

beurre de cacao 50

huile de sésame désodorisé bio 160

½ cuil café extrait CO2 romarin (anti oxydant)

 

Parfum

 

J'ai osé un cocktail grand écart.

Dans 3g d'huile de ricin:

20g huile finlandaise à saveur de goudron (huile de navette, HE pin, poix de pin)

5g HE lemongrass (fresholi), très solaire.

Le mélange tient bien.

 

Couleur

 

A la trace fine, j'ai séparé la pâte en deux:


-Dans ½:  teinture jaune au jasmin du Cap

dans autre moité: de la chlorophylle en poudre diluée dans un peu d’eau au préalable.

 

 

La trace est arrivée assez vite. J'ai commencé à verser une pâte trop liquide qui s'infiltrait sous les bandes de savon posées au fond du moule. J'ai donc patienté un peu. Il faut une pâte ferme (stade pré-danette, je dirais) mais encore facile à couler; je touille vigoureusement et très régulièrement à la spatule juste avant de verser.

 

Pour faire mieux sécher, j'ai retourné le moule pour ôter le film plastique qui tapissait le fond; je pensais le laisser ainsi cul par dessus tête… A ma grande surprise, le savon a alors glissé tout seul le long des parois sans effort et le pain de savon s'est retrouvé démoulé.

 

J'ai quand même attendu une nuit avant de trancher. Pour garder les losanges géométriques du fond, j'ai découpé (avec une lyre à foie gras) la base dans le sens de la longueur. Puis j'ai débité le reste dans le sens habituel, ce qui fait apparaître des tâches aléatoires assez intrigantes. 

Je trouve le parfum, plutôt mixte, très plaisant.


 

P1220029.jpg

Les lignes blanches sur les savons du bas correspondent à des incluions de savon clair

 

Il y a donc trois savons avec motifs géométriques

 

 

 

P1220034.jpg

Quelques uns des savons aux motifs abstraits

 

 

… et le reste dans un style abstrait tachiste.


J'ai fait depuis une nouvelle tentative (plus périlleuse) avec des cloisonnements plus hauts, toujours en savon avec un résultat assez différent. 

 

Affaire à suivre donc.

 

 

 

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Rédigé par venezia

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Publié le 20 Mai 2011

 

 

J'ai eu envie de tester le tapioca dans un savon, mais sous sa forme cuite, en billes transparentes, que je voulais teinter. Je cherchais également à obtenir des dégradés colorés.

 

 

 

Préparation du tapioca

 P1220012.jpg

Les billes comment à devenir transparentes à leur periphérie

 

Dans 200g eau déminéralisée bouillante, 6g de tapioca (l'eau a été introduite au fur et à mesure;  quand il n'y avait presque plus de liquide, je versais une nouvelle rasade, car je voulais une solution concentrée ).

 

P1220015.jpg 

J'aime beaucoup ce rendu très brillant qui se ternit hélàs un peu dans la pâte

 


Un peu avant d'arriver à la transparence des perles de tapioca, j'ai ajouté une teinture très jaune réalisée avec des fruits (et non des graines comme je le pensais) de jasmin du Cap. J'ai désormais fini cette teinture et n'arrive plus à retrouver les fruits séchés achetés dans une boutique japonaise. Il n'y avait pas assez de demande m'a-ton expliqué. J'ai ensuite filtré puis mis au frigo d'un côté les billes jaunes, de l'autre, la gelée épaisse obtenue, également jaune. 

 

Huiles

 

Je les ai sélectionnées à la fois pour varier les acides gras  et obtenir une teinte de base claire (d'où l'ajout d'argile blanche)

 

36 sésame

184 palme bio

160 coco

180 arachide

40 ricin

1 cuil  café argile blanche

 

eau déminéralisée 210

soude pour un surgraissage à 6-7


4gelules vit E

7gtes extrait CO2 romarin

 

Parfum

 

15 huile à la girofle de Zanzibar

15 HE lemongrass (riche en rhodinol)

1g absolue de benjoin (Lotus aromatics) à 50% d'ethanol, très odorante,  mais qui accélère la trace

dilués dans 2g rose musquée (fragile, d'où les  deux anti oxydants)

 

Couleur

 

4g de chlorophylle en poudre

mélangée à 1 grosse cuil à café de pigment blueberry pop (TKB) le tout dilué dans  1/5 de la pâte environ

 

 

Making of 

 

J'ai commencé par verser du bleu vert sombre assez liquide au fond du moule; j'ai peu à peu éclairci le bleu vert avec de la pâte plus claire en diluant de plus en plus. J'ai versé les grains de tapioca vers la fin et utilisé la gelée jaune  pour détendre la pâte quand elle a commencé à trop épaissir. 

 

P1220019.jpgUne partie des savons a été découpée cannelée, l'autre n'est cannelée que sur les tranches

 

Les savons ont de très beaux tons verts avec des mouchetures (dues à  la grande quantité de pigments).


P1220020.jpgLes tons ont foncé depuis que j'ai fait cette photo

 

Je trouve le mélange de micas et de colorants naturels toujours très intéressant quand on fait du ton sur ton qui ainsi se nuance.

 

P1220025.jpgLes billes de tapioca bien jaunes

 

J'aurais dû me contenter de verser les grains de tapioca sur le dessus, où ils décorent bien,  car au cœur de la pâte, en séchant, ils se sont rétractés. Le parfum est bien présent, avec une note lemongrass dominante.

 

Suite au prochain numéro car j'ai utilisé les chutes de ces savons que je trouvais très esthétiques … pour imaginer d'autres savons bien sûr 

 


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Rédigé par venezia

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