Publié le 10 Juin 2017

 

Ayant pas mal d'élixirs floraux à la maison, j'ai pu scruter de près leur concentration en alcool et en principes actifs. Conclusion: belle disparité et pas mal de flou pour certaines marques.

Cet article est pour les fans. J'ai tenté d'être la plus informative possible, quitte à me montrer austère. 

Bach (original flower essences): concentration en macérât mère :  1/500 soit 0,2%, une quantité reprochée à cette société qui affiche le label "officiel"  car elle est inférieure à celle que pratiquait Bach. Alcool de raisin: 27°

Ballot Flurin: dilution du macérât mère à 1/10 puissance 18. Sans alcool.

Biofloral: dilution du macérât mère: 1/240, soir un peu plus de 0,4%. Alcool bio Demeter: 27°

Mechthild Scheffer dans le Manuel complet des quintessences florales du Dr Edward Bach (le Courrier du livre, une vraie bible) donne 1 goutte de macérât mère pour 240 gouttes de brandy soit une concentration de 1/240, un soupçon de plus que 0,4 %  (Si l'on compte 20 gtes dans un ml) 

Deva: concentration en macérât mère: 0,5%. Alcool bio: 20°

Elixirs&Co: concentration en macérât mère: 0,4%. Alcool bio: 40°

Même dosage que l'Anglais Julian Barnard, l'un des meilleurs connaisseurs des fleurs de Bach. Dans Sur les traces du Dr Bach, (ed. Ulmus ltd) il a refait les parcours de Bach sur les lieux de cueillette originelles. Il pratique donc lui aussi la dilution à 0,4% dans du brandy à 40°, mais compte pour ces proportions 2 gouttes de macérât mère pour 30ml (j'ai compté 2 gtes pour 25ml quand nous avons fabriqué)

Gaialab (Jacques David, un clin d'oeil aux anciennes qui ont connu le forum aromalves!  ) : concentration en macérat-mère 0,4%, alcool bio: 40°

Ladrôme: concentration en macérât mère:  1/240 (un peu plus de 0,4%) Le degré d'alcool n'est pas indiqué sur le site et je n'ai plus de flacon de cette marque dans ma boite pour vérifier.

Living tree orchid essences: infusion "éthérique" de la fleur (pas d'indication de concentration) Alcool: 20°

Phi essences (Andreas Korte), très nombreuses gammes: infusion "energétique" de la fleur, de la plante ou d'un minéral (via un cristal) : 0,777%. Cognac: 20°

Un certain nombre de marques ne donne pas la composition exacte et n'explique pas vraiment le mode de réalisation du macérât mère.

Les textes de Bach

Ils ne sont pas simples à utiliser car il a détruit au fur à mesure la plupart de ses notes, tout en peaufinant ses recherches au fil du temps. Dans un texte de 1933, il explique la méthode de solarisation avec moitié brandy moitié eau de source pour le macérât mère. Puis il donne comme mode d'utilisation: 4 gouttes de ce macérât mère dans un flacon de 4 onces ( 28,4ml). Bien agiter et donner à la petite cuillère au patient. On fabrique donc sur le champ sans idée de conservation et la dose administrée est plus importante qu'aujourd'hui. 

En 1934, il parle de 3 ou 4 gouttes de macérât mère dans l'eau du flacon de 4 onces, à laquelle on peut ajouter un peu de brandy pour une meilleure conservation, et le dosage reste d'une cuillère à thé.

En 1936, -l'année de sa mort, il a bouclé la liste de ses remèdes-, il conseille 2 ou 3 gtes de macérât mère  dans le flacon de 4 onces avec éventuellement du brandy, et "peu de gouttes" seulement de ce mélange dans un liquide quel qu'il soit (lait, eau, etc. )

(Informations tirées d'un ouvrage au titre un peu trompeur: Œuvres complètes… car elles ne le sont pas, se contentant parfois d'extraits!  (Macroeditions)

Au fil du temps, les dosages ont donc diminué.

Portrait énergétique d'une fleur, temps d'attente après la préparation, rôle de l'alcool, durée de conservation 

Dans une étude très intéressante parue dans feue la revue Euphrasia (n°4, 2002, créée par l'un des fondateurs des Laboratoires Deva), un chercheur, Jo Ligné relate ses expériences de cristallisations sensibles réalisées avec des macérats mères et des élixirs dilués. Je ne vais pas entrer dans les détails, mais citer les conclusions, très utiles pour ceux et celles qui souhaiteraient se lancer dans la fabrication d'élixirs.  

"Une plante spécifique  possède une image en cristallisation sensible qui lui est propre (… ). cette image est un "portrait" stable et fiable, qui met en évidence la structure énergétique du végétal étudié. Pour une espèce végétale déterminée, on obtiendra toujours la même image de base, quel que soit le lieu, la date de préparation et le préparateur" (si on respecte le strict protocole du laboratoire, ici, Deva). (C'est moi qui souligne, ci-dessous aussi)

(…)

"L'eau reçoit le message énergétique (thérapeutique) du végétal au cours de la préparation de l'infusion. Cependant, ce message ne s'exprime pas dans son intégralité et sa plénitude pendant la préparation, ni juste après qu'elle vienne d'être réalisée. 

La pleine expression des potentialités énergétiques n'apparait qu'après 3 à 10 jours pour les infusions, et après un ou deux jours pour les élixirs-mères."

(…) 

"Les fortes variations de température ont des effets désastreux sur la structure énergétique des élixirs floraux". 

(…)

L'alcool joue un rôle essentiel dans la conservation des élixirs. Sans sa présence, les infusions dégénèrent au bout d'un laps de temps situé entre dix jours et quatre mois. La présence du cognac stabilise les élixirs au bout d'un laps de temps qui varie entre 7 et 30 jours". 

Enfin, le vieillissement se confirmerait après 6 ans. 

Au delà de son rôle de conservateur, "le support eau-cognac agit comme un stimulant à l'émergence des potentialités de l'infusion florale, potentialités qu'il maintient après quelques oscillations. "

NB: Qu'est ce qu'une cristallisation sensible? l'explication de Wikipedia: ici

Un résumé abrupt et succint: on met en présence une solution de chlorure de cuivre et le produit à étudier, selon un protocole précis. Au bout de quelques temps, il se forme des figures  formées de minuscules aiguilles plus ou moins ordonnées. Ce sont ces dessins que l'on observe.  Cette technique est notamment utilisée en biodynamie et en anthroposophie. 

Un petit tour d'horizon des élixirs disponibles ici

 

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Rédigé par venezia

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Publié le 8 Juin 2017

 Frangipaniers à Wat Phou, l'élixir en préparation au soleil mais à l'abri des feuilles
 Frangipaniers à Wat Phou, l'élixir en préparation au soleil mais à l'abri des feuilles

Frangipaniers à Wat Phou, l'élixir en préparation au soleil mais à l'abri des feuilles

Lors de divers voyages, j'avais déjà fabriqué des élixirs, qui, dans le fond, n'en étaient pas réellement. 

(voir ici par exemple)

 

Après avoir écrit le livre sur les fleurs de Bach, j'ai mémorisé et assimilé la façon de procéder dans les règles de l'art. 

J'étais déjà allée au Laos en 2010 et à cette époque j'avais été fascinée par le très beau site du temple de Wat Phou, non loin de Champasak, dans le sud du pays. J'avais alors rencontré Nathalie, qui avait ouvert depuis peu un merveilleux spa dans une  maison traditionnelle en bois. 

J'y suis retournée sept ans plus tard pour la voir (et bosser un peu…  )

Parmi mes projets: montrer comme se fabrique un élixir énergétique. J'ai choisi le site de Wat Phou, si chargé d'énergies et d'histoire, et laissé à Nathalie le soin de sélectionner une fleur qui lui "parlait". Nous n'avons pas fait de recherches particulière sur la flore environnant le temple. Elle a juste cueilli où son cœur lui disait d'aller. 

Comme il y a de splendides allées de frangipaniers, elle a élu la fleur de ces arbres, appelée Dok champa au Laos. 

Edward Bach utilisa deux méthodes pour élaborer ses élixirs: l'exposition solaire ou l'ébullition. Nous avons retenu la première possibilité. 

Il s'agit, en manipulant les fleurs le moins possible, de les placer dans un bol en verre transparent en se concentrant vraiment sur ce qu'on fait. Le bol est empli d'eau (de source ou faiblement minéralisée) et on couvre la surface de fleurs. Puis on dépose le bol dans un endroit proche du lieu de la cueillette, tranquille (sans passage) et on le laisse en plein soleil au moins trois heures d'affilée. Il faisait vraiment très chaud, nous avons raccourci le temps de l'exposition solaire. L'idée: que les fleurs "se donnent à l'eau".

Ensuite, on ôte les fleurs sans les toucher (avec une brindille par exemple ou mieux, une tige de la plante "solarisée"). On transvase le liquide à l'aide d'un entonnoir dans une bouteille déjà remplie à moitié d'alcool. On agite pour dynamiser. Bach utilisait du brandy titrant au moins à 40°, ce qui donne une concentration en alcool à 20°, minimum nécessaire pour une conservation indéfinie de la solution. Le jour où je suis allée visiter la petite maison d'Edward Bach à Mount Vernon, en Grande Bretagne, on m'avait montré des macérâts qu'il avait lui-même fabriqués des décennies auparavant.  

Nous avons dilué avec l'alcool local le lao lao pour rester dans un environnement laotien. Le liquide obtenu est ce qu'on nomme le macérât mère. On ne l'utilise pas tel quel. Pour préparer l'élixir employé au final, on prélève un soupçon de la solution que l'on dilue dans de l'alcool à 40° minimum. La concentration en macérât mère est de 0,4% si l'on respecte le dosage d'Edward Bach.  

Un exemple : pour un flacon de 100ml, on verse au fond du flacon 0,4% de 100ml en macérât mère, soit 0,4ml. Si on compte environ 20 gouttes dans un ml, cela fait 8 gouttes et on complète avec l'alcool. 

On peut partir de ce calcul pour préparer des flacons plus petits. Par exemple, il faudra 2 gouttes de macérât mère pour un flacon d'élixir de 25ml.

Il s'agit d'un remède énergétique, avec une concentration très faible des substances extraites (ici par macération solaire) de la fleur choisie.  

Ensuite, il a fallu le tester. Une amie laotienne de Nathalie nous a déconseillé de l'employer en interne, tout en estimant que les "esprits du lieu" étaient bien présents dans le flacon et qu'on pouvait utiliser l'élixir de Dok Champa en externe. 

Comme l'a souligné Nathalie dans un commentaire sur l'article précédent, cette fleur a une symbolique ambiguë. Elle est l'emblème du Laos. Mais elle est aussi associée à la fois aux cérémonies sacrées, aux démons et à la mort (frangipaniers dans les cimetières).

Il existe un élixir de fleur de frangipanier rouge  (red suva frangipani)  répertorié dans les élixirs floraux du bush australien, Il apporte calme et sérénité à ceux fragilisés par une rupture sentimentale ou une séparation, et dans le fond, cette indication peut se comprendre si l'on tient la mort (à laquelle la fleur est liée en Aise) pour La grande séparation. 

J'ai souvent testé cet élixir de dok champa blanc sur les mains avant de m'endormir, ou pour essayer de m'endormir, et je trouve qu'il joue sur la qualité du sommeil, mais sans avoir réussi à bien qualifier l'effet pour le moment. Si l'on juge que la nuit nous sépare de nos activités diurnes, le dok champa peut donc avoir son mot à dire…

*Après moult recherches, j'ai trouvé un élixir de frangipanier blanc commercialisé avec des propriétés liées au sommeil, car destiné à écarter les frayeurs nocturnes.Cet élixir est produit par une société basée dans l'Oregon, la power of flower healing essence company. Sa créatrice a vécu à Hawaii et a été membre de la fameuse communauté écossaise de Findhorn. (Voir Ici) Il y a d'autres sites (américains ou anglais) qui proposent de l'élixir de fleur de frangipanier, avec des explications un peu différentes. 

* Sur la famille botanique du frangipanier et ses représentations symboliques (en anglais) : https://en.wikipedia.org/wiki/Plumeria

 

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Rédigé par venezia

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Publié le 6 Juin 2017

 

Pourquoi des mois de silence sur le blog? Pour une bonne cause, la rédaction d'un nouveau livre qui devrait sortir en septembre. Ça, c'est pour la surprise.

 

La brume de sommeil dont je vais parler dans cet article a été testée pour le bouquin. Je donne ici une formule à peine modifiée que je viens de refaire et que j'apprécie beaucoup. Le thème central de ce nouveau travail (avec pas mal d'essais ces dernier mois… ) tourne en effet autour des parfums maison et des ambiances parfumées… en version moins sophistiquée que les recettes données au fil des années sur ce blog mais avec de nombreux supports que j'ai cherché à diversifier et à apprivoiser.

Quant aux élixirs floraux, que j'ajoute quasi systématiquement dans mes recettes, j'expliquerai dans un prochain article comment en fabriquer…En effet, lors d'un récent voyage au Laos où je suis allée voir une amie, nous en avons confectionné un. 

Brume de sommeil à la fleur d'oranger

 

25 gtes HE petit grain bigarade

10 gtes HE petit grain mandarine

20 gtes HE lavande

5 gtes HE vetiver

8g solubol (dispersant des HE)

10g teinture de roses maison

1g elixir Sommeil (Elixirs&co)

1g élixir de fleurs de champaca du Laos

0,7 cosgard (conservateur)

78,6 g eau de fleurs d’oranger (je l'achète dans une boutique de produits tunisiens à Belleville)

 

Dans le livre, -pour limiter les coûts- je n'ai choisi que trois huiles essentielles, comme dans les 9/10 des recettes présentées, et un seul élixir.  

 

Procédé

Il est simplissime. 

Compter les gouttes d'HE dans un bécher stérilisé. Ajouter le solubol, bien touiller.

Puis ajouter le reste des ingrédients en suivant l'ordre de la liste ci-dessus, c'est à dire en commençant par ceux qui renferment de l'alcool pour parfaire la dispersion. Bien touiller avec une baguette après chaque ajout.

 Conditionner en vaporisateur.

Le choix des ingrédients 

J'ai cherché à réaliser un mélange parfumé à vocation apaisante, à la fois équilibré et qui tienne.

Petit gain bigarade et lavande: dans son livre à couverture rose (je l'appelle par affection le livre rose… ) "Aromathérapie", Monica Werner rapproche ces  HE tant leurs effets sont voisins, en raison de la présence chez les deux, en quantité élevée,  d'esters (acétate de linalyle) et de linalol aux vertus relaxantes, rééquilibrantes et antidépressives. 

Petit grain mandarine: là, c'est la présence d'anthranilate de méthyle, un autre ester, qui rend cette HE si apaisante. 

Vetiver: j'adore son parfum racine. C'est dans le livre rose de Monica Werner que j'ai découvert avec ravissement que son HE favorisait, elle aussi, le sommeil et apportait de l'apaisement, notamment en raison de la présence de cétones sesquiterpéniques. 

Teinture de roses : en interne, la teinture de rose apaise et calme. En externe, c'est surtout pour son léger parfum que je l'utilise. 

Eau de fleurs d'oranger: son parfum solaire est une incitation à la détente 

Elixirs : pour la touche énergétique. J'en ai combiné deux dans cette recette. L'un, déjà prêt, l'autre fabriqué au Laos. j'en reparlerai dans un prochain article. 

Utilisation

Je conditionne cette brume en vaporisateur et pschitte directement sur l'oreiller. Puis je passe délicatement ma main sur le tissu et  plonge mon nez dedans avec délices.

 

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Rédigé par venezia

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Publié le 28 Février 2017

 

Une formule  à tester pour sa simplicité et l'onctuosité du résultat.  

 

Encore un essai pour ma copine au loin qui veut des choses simples et vite faites. 

Quand j'ai évoqué l'idée d'une crème de message simple devant Michèle, elle m'a suggéré d'aller regarder une recette mise il y a longtemps sur le blog de Potions et Chaudron par Loulou. 

-"un gel de massage superbe… "

Aussitôt dit, aussitôt fait. 

voici la V.O., publiée en 2008 et  à retrouver ici

52 % Huile de pépins de raisins

22 % Huile de noix de coco

20 % Huile de palme

0.5 % Vitamine E

5 % Cire émulsifiante

0.5 % Acide stéarique. 

Alors… 

J'ai evacué l'acide stéarique pour limiter le nombre d'ingrédients, et pensé au VE, qui est justement une association d'acide stéarique et de glycérol.  

Je voulais faire ce gel uniquement avec une macération de curcuma : impossible de retrouver le flacon, je n'ai pu mettre la main que sur un tout petit fond.

 

 

Baume-gel très onctueux au VE (en g sur 100g ou en %)

2  macérât de curcuma et de tomate sur olive et son de riz (j'en parle ici)

49,5 huile de massage minceur Puressentiel (un cocktail d'huiles végétales et essentielles au parfum très agréable)

22  huile de coco

20 huile de palme

0,5 vitamine E

5 VE

 

Faire tout fondre au bain marie dans un récipient désinfecté en touillant. Mettre en pots. 

C'est tout.

Le résultat: une texture baume-gel d'une incroyable onctuosité qui gaine la peau. Comme la formule est destinée à être testée par grande chaleur, je pense que le baume fera encore plus gel sous les Tropiques. 

 

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Rédigé par venezia

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Publié le 26 Février 2017

Le baume bien entamé, le miel de Dunes, l'extrait de café british
Le baume bien entamé, le miel de Dunes, l'extrait de café british
Le baume bien entamé, le miel de Dunes, l'extrait de café british

Le baume bien entamé, le miel de Dunes, l'extrait de café british

 

Dans ma quête de formules simples pour une amie du bout du monde, j'ai choisi de décliner le café.

 

Le grand avantage, immédiat, du café, c'est la présence de son parfum. J'ai déjà proposé des formules plus ou moins sophistiquées avec du café ici ou ici pour une recette de baume dopant. 

Cette fois-ci, j'ai mis au point une recette simplissime, en m'inspirant du baume offert par Caroline lors de l'échange de savons dans le défi lancé sur Potions et Chaudron

Elle m'a posté avec son joli savon un baume à la texture très onctueuse. Voici sa formule, telle qu'elle me l'a envoyée: 

 

"Pour le baume, j'ai mis: 
HV Olive: 79% 
Cire d'abeille jaune en feuille: 11% 
Vitamine E: 1% 
Propolis (sur une base d'eau et pas d'alcool): 2% 
Gelée royale fraîche: 2% 
Miel bio de fleurs d'oranger: 5% 
J'ai surtout fouetté le baume jusqu'à ce qu'il refroidisse (ce qui fait qu'il était pas forcement facile à couler en pot)" 

J'ai retenu le miel, facile à trouver partout dans le monde, et laissé tomber propolis et gelée royale.

J'ai d'abord préparé une huile macérée au café, en partant de café en grains, grossièrement concassé au mortier, ce qui évite de faire macérer une poudre dans l'huile (je n'aime pas filtrer ce type de mélanges toujours glu glu). Par ailleurs, je trouve que même si le café moulu est conservé sous vide, son parfum est moins vif que celui de grains entiers de café.  

J'ai choisi de l'huile de moringa, un flacon en réserve depuis pas mal de temps mais qui avait une vague odeur une noisette que j'ai eu bien du mal à dompter. J'ai fait trois macérations de café successives, en comptant à chaque fois 10g de café concassé pour 90g d'huile. 

J'ai complété l'huile de moringa, en quantité insuffisante, avec du macadamia. 

 

Macérât huileux de café

 

10g de grains de café concassés

9g huile de macadamia

80 g d'huile de moringa

1g vitamine E. 

Placer les grains concassés dans l'huile

Porter le mélange au bain marie très doux pendant une ou deux heures. Eteindre, laisser refroidir. Filtrer.

Recommencer deux autres fois avec à chaque fois 10g de grains fraichement concassés. 

Filtrer en laissant au fond les dépôts éventuels. J'ai obtenu au final 49g d'huile au café. 

Je les ai utilisés pour préparer un baume au café particulièrement odorant et que je teste avec délices en crème corporelle. La peau l'absorbe très vite.

 


Baume parfumé au miel et au café

 

49g d’huile macérée au café

31,5g huile de jojoba (choisie pour sa finesse dans les baumes)

11g de cire d’abeille fine en feuilles

1g vitamine E (2 gelules de toco 500)

6,5 g de miel (miel de Dunes de Keremma, acheté en Bretagne)

0,5 d’extrait de café. 

Un extrait sur phase aqueuse (avec alcool) acheté en Grande Bretagne. Tout extrait convient. 

0,5 g huiles essentielles:

10 gouttes d’He d’ylang ylang 

3 gtes d’HE de cannelle 

2 gtes d’He de poivre noir 

Faire fondre la cire d’abeille au bain marie avec l’huile au café et la vitamine E.

Pendant que le mélange chauffe, diluer dans un petit récipient le miel avec l’extrait de café.

L’ajouter au mélange fondu sans cesser de remuer et continuer jusqu’à l’intégration totale du miel.

Ajouter les HE à la fin. 

Verser en pots désinfectés.

Sans ajout d'huiles essentielles, ce baume très café et à la texture onctueuse pourrait s'utiliser sur les lèvres.

 

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Rédigé par venezia

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Publié le 1 Janvier 2017

 

… pleine de lumière, de joies et d'heureux mystères

 

(Thailande 2015)

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Rédigé par venezia

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Publié le 20 Décembre 2016

Le kombu en sous-marin

Le kombu en sous-marin

Une recette d'une simplicité enfantine… `

J'ai participé à un stage très intéressant sur les bouillons dashi (bouillons de base de la cuisine japonaise).

Un bouillon dashi se compose au minimum d'une infusion (chaude ou froide) de kombu, algue de la famille des laminaires, large et plate. On trouve en France du kombu breton assez facilement. On peut ajouter ensuite dans l'infusion de kombu des copeaux de bonite (poisson de la famille du thon) et/ou des shitakés (champignons) séchés. 

Comme il s'agissait d'un  stage organisé par une association japonaise, tout était préparé avec beaucoup de soin. C'est ainsi qu'avaient été mis en macération à froid trois variétés de kombu, chacune barbotant dans deux types d'eau minérale. Nous avons dégusté un peu de chacune des six variations, et, à ma grande surprise les goûts étaient vraiment différents. 

Il y avait deux kombus de l'île d'Hokkaido, l'un venant d'Idaka, l'autre de Rausu. 

(Un lien sur les différents kombus japonais ici )

Le troisième kombu étant un breton. 

Les deux eaux minérales utilisées étaient l'eau d'Evian (pH 7,2) et la Volvic (pH 7). Ce qui ne fait pas une grande différence. Néanmoins, le parfum des infusions étaient vraiment distincts. 

Mes préférés: le kombu d'Idaka dans de l'Evian, le plus parfumé, puis le kombu breton dans de la Volvic. 

En cours de dégustation, j'ai appris qu'il était en ce moment de mode au Japon de boire de l'eau de kombu comme reminéralisant. 

J'ai un peu regardé sur internet, où j'ai lu (ou?) qu'il ne fallait pas forcer sur les doses en raison de la présence importante d'iode et que faire chauffer l'infusion permettait d'en diminuer la force.

Or si on fait trop chauffer, on obtient un résultat glu-glu. 

Pour m'informer, je suis passée à la boutique Isse, rue St Augustin à Paris, en général de bon conseil et j'ai demandé si on pouvait boire de l'eau de kombu obtenue par macération à froid. Tout à fait faisable et même intéressant, paraît-il. 

Je prépare donc cette eau en coupant en lanières 3g environ de kombu breton essuyé au préalable, que je place dans une bouteille d'eau de source d'un demi-litre; et j'en bois un ou deux verres dans la journée. L'infusion se conserve une semaine au froid. Pour l'instant, je rajoute de l'eau de source dans la bouteille sans changer le kombu, car le goût est puissant, mais délicieux. Comme si on dégustait un peu de vent du large chargé d'embruns. 

Que renferme le kombu breton?  

Beaucoup de  calcium et d'iode, du magnésium, du phosphore, du potassium et  du sodium, plus un bel éventail de vitamines et des sucres. C'est aussi un alcalinisant. 

Il renferme également de l'acide glutamique qui participe au fameux goût Umami (dite la cinquième saveur, umami signifiant  "savoureux" en japonais. Voir ici pour plus d'informations . C'est une saveur également propre… au lait maternel). Cet acide a par ailleurs la propriété de  faciliter la cuisson des légumineuses.  

Rien ne se perd, bien sûr:  on peut ensuite utiliser le kombu et le cuisiner. 

 

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Rédigé par venezia

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Publié le 15 Décembre 2016

le vinaigre de toilette, le géranium espagnol, le rosier de Roscoff
le vinaigre de toilette, le géranium espagnol, le rosier de Roscoff
le vinaigre de toilette, le géranium espagnol, le rosier de Roscoff

le vinaigre de toilette, le géranium espagnol, le rosier de Roscoff

 

A préparer en suivant des recettes ou à sa façon: des produits aussi efficaces que polyvalents… et pas ruineux ni difficiles à fabriquer.   

 

Vinaigre de toilette

Il y a des années, j'achetais régulièrement le vinaigre de toilette préparé par l'Herboristerie du Palais Royal… mais au fil du temps, la recette a été peu à peu bidouillée et j'ai laissé tomber. 

Voici l'INCI actuelle: ACETUM (BIOLOGIC CIDER VINEGAR), AQUA (WATER), PPG-26-BUTEH-26, PROPYLENE GLYCOL, PEG-40 HYDROGENATED CASTOR OIL, CITRUS LIMON (LEMON) PEEL OIL, CEDRUS ATLANTICA BARK OIL, ROSMARINUS OFFICINALIS (ROSEMARY) LEAF OIL, THYMUS ZYGIS FLOWER OIL, NASTURTIUM OFFICINALE (WATERCRESS) EXTRACT, ARCTIUM LAPPA ROOT EXTRACT, CHAMAEMELUM NOBILE LEAF EXTRACT, HEDERA HELIX (IVY) LEAF EXTRACT, ROSMARINUS OFFICINALIS (ROSEMARY) LEAF EXTRACT, LIMONENE, CITRAL, LINALOOL, PHENOXYETHANOL, METHYLPARABEN, BUTYLPARABEN, ETHYLPARABEN, PROPYLPARABEN.

Celle des débuts ne renfermait ni conservateur ni PEG, ni, si ma mémoire est bonne, d'huile de ricin hydrogénée mais un soupçon d'huile de coco et peu d'huiles essentielles. Il s'agissait surtout  de macérations de plantes. 

Je m'en servais un peu pour tout, notamment pour neutraliser le calcaire de l'eau (du bain surtout!) . 

Comme cet été, j'ai préparé divers vinaigres de plantes, je me suis dit qu'il était temps de faire des assemblages pour réaliser un bon vinaigre de toilette.  

En général, je fais macérer plusieurs plantes ensemble pour préparer du vinaigre pour les cheveux ou des potions anti-inflammatoires très efficaces. Mais là, j'ai préparé de façon unitaire car  si j'ai eu des plantes ou des feuilles très fraîches sous la main, ce n'était pas au même moment.

Déjà présents sur le blog: 

vinaigre de rose amélioré ici

vinaigre anti-inflammatoire au buchu (une plante sud-africaine) ici

gelée vinaigrée pour cheveux en voyage ici

gelée vinaigrée anti-inflammatoire ici

 

Vinaigre de toilette rose-lavande-géranium (sur 200g, diviser par deux pour avoir les %)  

59g vinaigre à la lavande ( des fleurs très odorantes envoyées par Irène)

60g vinaigre au géranium d’Espagne (feuilles d'un géranium rosat très odorant) 

60g vinaigre aux roses de Roscoff

20 g teinture alcoolique de rose-brunelle à l'HE de rose

1g élixir de venin d’abeille (Ballot Flurin, équivalent du Rescue)

3 gtes HE encens (b. carterii)

tout peser et mélanger. Les quelques gouttes d'HE se dissolvent facilement. 

Pour préparer les vinaigres 

En général, je remplis une bouteille désinfectée et à goulot large de la plante et je verse dessus, soit du vinaigre de cidre bio, soit du vinaigre d'alcool bio, plus concentré en acide acétique. Je range la bouteille dans un placard, je la secoue quand j'y pense et je filtre quand le parfum de la plante arrive à trouver sa place à côté de l'odeur du vinaigre. 

Pourquoi de  l'encens en HE? Parce que j'avais trouvé une vieille recette traditionnelle apaisante qui se préparait en faisant macérer de l'encens pilé fin dans du vinaigre.  J'ai tenté un jour, mais le résultat olfactif a été vraiment étrange. Je me suis donc contentée pour cet essai de l'HE.

Que faire de ce vinaigre:

-J'en ai conditionné dans un petit flacon compte-gouttes, j'en verse un peu dans le creux de la main où j'ajoute de l'eau pour rincer le visage après le démaquillant. Impeccable, même plus la peine de pschitter une lotion. 

-J'en verse aussi pur sur les mains après les avoir lavées et je les frotte, excellent pour neutraliser le calcaire de l'eau, ce qui laisse la peau toute douce. 

-J'en mets pur sur un bobo quand je m'écorche en cuisinant ou en bricolant. 

Vinaigre de ménage

La recette très simple et très présente sur internet consiste à remplir un récipient de zestes d'agrumes au fur et à mesure de la consommation des fruits et à les recouvrir de vinaigre. On filtre ou pas. 

Pour la booster, j'ai ajouté des clous de girofle dont le parfum s'accorde bien avec l'orange et qui ont des propriétés antiseptiques.

Je conditionne en vapo et je pschitte pour nettoyer. C'est tout. 

 

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Rédigé par venezia

Publié dans #aux petits soins

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Publié le 12 Décembre 2016

Les tomates préparées, le jus et les pépins séchés, la poudre non tamisée, tartine pain de seigle, beurre, poudre de tomates (les plus gros fragments restés dans le tamis)
Les tomates préparées, le jus et les pépins séchés, la poudre non tamisée, tartine pain de seigle, beurre, poudre de tomates (les plus gros fragments restés dans le tamis)
Les tomates préparées, le jus et les pépins séchés, la poudre non tamisée, tartine pain de seigle, beurre, poudre de tomates (les plus gros fragments restés dans le tamis)
Les tomates préparées, le jus et les pépins séchés, la poudre non tamisée, tartine pain de seigle, beurre, poudre de tomates (les plus gros fragments restés dans le tamis)

Les tomates préparées, le jus et les pépins séchés, la poudre non tamisée, tartine pain de seigle, beurre, poudre de tomates (les plus gros fragments restés dans le tamis)

Avec des tomates cerise bio Noire de Crimée 

 

Pour une copine qui vit au loin, j'ai en charge de mettre au point quelques formules cosméto  simples, à partir des ingrédients qu'elle a facilement sous la main. 

Je commence avec les tomates car ici, nous sommes vraiment en plus que fin de saison. J'ai réussi à trouver de magnifiques petites tomates cerise Noire de Crimée dans une boutique parisienne bio bien achalandée et très agréable, Pimlico. Il y avait aussi des rhizomes de curcuma frais particulièrement séduisants (c'est à dire assez gros pour être facilement râpés et très frais), ce qui m'a permis de fignoler les tests. 

J'avais déjà fabriqué un macérât huileux tomates séchées-urucum que j'ai souvent utilisé pour donner de la couleur à mes baumes ou mes savons. ici par exemple. 

Macérât huileux de tomates

Pour cette  version, j'ai partagé les tomates en deux, les ai épépinées et vidées de leur eau avant de les disposer sur un plateau du déshydrateur et de râper dessus le curcuma. Et Zou, au chaud. J'ai tâté de temps en temps pour vérifier la texture. J'ai arrêté quand elle m'a semblé très ferme mais pas encore cassante.

J'ai ensuite placé les tomates dans un bocal, recouvert le tout d'huile d'olive et d'un peu d'huile de son de riz+ Vitamine E, et c'est parti pour un long bain marie. 

Le jaune laissé par le curcuma après séchage, c'st celui e l'huile obtenu

C'est surtout le curcuma qui a teinté l'huile, -en jaune plutôt qu'en rouge…  Comme la couleur qu'il a laissée dans l'assiette (après séchage sur la photo ci-contre). 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Poudre de tomates 

Ayant lu je ne sais plus où que les pépins, c'était pas mal  non plus (grande richesse en anti oxydants), pour la fournée destinée à la poudre, j'ai procédé de la même manière pour la préparation des tomates (sans curcuma) mais j'ai gardé le mélange graines+ eau que j'ai  rapidement réduit à feu vif avant de le verser sur un morceau de papier sulfurisé. Tout est allé ensuite au déshydrateur. 

J'ai mixé séparément les tomates et le mélange pépins+ eau du fruit. 

Résultat: la poudre de tomates et excellente au goût. Théoriquement, c'est pour mettre dans des savons, mais comme j'en saupoudre souvent sur mes plats ou mes tartines, le stock baisse!!

Quant à la poudre de pépins, -il y en a peu bien sûr -c'est exquis, avec une délicieuse note acidulée supplémentaire. Donc elle finira dans mon assiette. 

 

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Rédigé par venezia

Publié dans #green cosmétique

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Publié le 4 Décembre 2016

 

Encens et myrrhe: deux résines des rois Mages, qui sont aussi très réparatrices. 

 

J'utilise très souvent l'encens comme anti inflammatoire, et je trouve que la myrrhe lui apporte une note olfactive très douce. Bonus: elle est aussi très réparatrice pour la peau.

Dans cette formule de baume, j'ai associé ces deux résines au nard que je viens d'utiliser dans un savon pour le joyeux défi "savon moucheté" lancé par Michèle sur le blog collectif Potions et Chaudron. C'est épatant de voir comment chaque savonnière met en scène son univers personnel dans une formule… allez y faire un tour. 

En général, je prépare des teintures de nard dans de l'alcool, ce qui donne

 un résultat puissant. 

Le nard que j'utilise est le rhizome séché, acheté en Inde (il ne m'en reste presque plus) mais il ne semble qu'on ne le trouve plus qu'en poudre sur internet, je parle des sites français. Pour les pays anglo-saxons, chercher à spikenard, il y en a.  

C'est un excellent réparateur pour la peau. J'ai donc préparé -pour changer- un macérât huileux de nard, malheureusement peu odorant.

Pour la myrrhe, je l'ai introduite sous forme de poudre fine dans le baume, tandis que l'encens est présent sous forme de teinture et d'HE.

je trouve que les diverses extractions des principes actifs apportent un vrai plus dans les baumes. 

Baume nard myrrhe encens très entamé

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Baume réparateur nard encens et myrrhe (sur 100g ou en %) 

20g cire d'abeille en feuilles

6g lecithine à l’olive (mélange maison 50%-50% de lecithine bio en poudre et d'huile d'olive bio avec it E)

20g macérat huileux de nard dans olive et son de riz

48 huile pour bébé Hema (un mélange avec du calendula très agréable et doux)

1  vit E

1g poudre de myrrhe

2g teinture d’encens-benjoin

1g elixir lighten up (quand la lumière fait défaut… idéal pour l'hiver!)

15gtes HE encens (boswellia carterii)

5 gtes HE palo santo (merci Irène)

10 gtes HE géranium rosat à l’encens d'Oman (fragment d'encens d'Oman macéré dans de l'HE de géranium rosat)

 

La façon de procéder est très simple.

Tout faire chauffer au bain marie (sauf la teinture, l'élixir et les HE) dans un récipient désinfecté. Remuer soigneusement

Quand l'ensemble est liquéfié, ajouter la teinture et l'élixir, touiller

Laisser un peu refroidir, ajouter les HE 

Verser en pots et laisser refroidir avant de couvrir . 

On obtient un baume très moelleux, au parfum très doux. Je le trouve très réparateur. Je le teste (matin et soir) sur des coudes desséchés: impeccable. 

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Rédigé par venezia

Publié dans #Tout baume

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