Publié le 24 Septembre 2016

Pain de nuit. Tranches vues de jour…
Pain de nuit. Tranches vues de jour…

Pain de nuit. Tranches vues de jour…

Il se congèle très bien.

 

J'ai trouvé la recette sur le blog Cooking Julia qui donne une ribambelle de formules de pains appétissants, dont pas mal en cocotte. Celle que j'ai testée, présentée ici, est à base de lait ribot (fermenté) et de bicarbonate, association courante dans les pays anglo-saxons. Je voulais rester dans l'esprit des scones.

 

450 de farine à patisserie bio t45

1 cuillère à café bombée de bicarbonate de soude

1 cuillère à café de sel fin

35cl de lait fermenté ou caillé (pour moi du lait caillé)

1 œuf

1 cuillère à soupe de miel liquide

 

Préchauffer le four à 200° (j'utilise la chaleur tournante)

Verser les ingrédients secs (farine, bicarbonate et sel) dans un saladier, bien mélanger.

Fouetter rapidement ensemble lait, œuf, ajouter le miel, remuer, puis verser le tout en plusieurs fois sur le mélange sec en remuant après chaque ajout. La pâte étant assez collante, mieux vaut touiller à la cuillère pour former une boule.

Tapisser le fond d'une cocotte (dont le couvercle peut aller au four) de papier cuisson, y placer la boule.

Passer au pinceau ou au doigt du lait fermenté ou caillé sur la surface. L'entailler d'une croix. Fariner légèrement.

Enfourner. Laisser cuire 20mn avec le couvercle, puis 15mn sans (Julia dit 10 mn mais ce n'était pas assez cuit, donc agir selon son four).

Sortir le pain et poser la boule sur une volette pour la laisser refroidir.

J'ai fait ce pain très tard un soir, donc la photo d'ensemble n'est pas terrible.

Une fois refroidi, je l'ai coupé en tranches que j'ai congelées et placées dans des sacs de congélation.

Je trouve ce pain, assez rustique quand même, bien meilleur s'il est un peu grillé.

 

Je l'ai servi, pour un apéritif, en tranches toastées accompagnant des poivrons rouges à l'huile.

Il suffit de placer les poivrons au four à 210° (je n'aime pas les mettre sous le gril, ils crament trop) pendant 30 à 45 mn en les retournant au moins une fois, jusqu'à ce que leur peau se boursoufle, et de les laisser refroidir après les avoir enroulés dans du papier journal. Ce truc permet d'ôter la peau facilement.

Ensuite, j'épépine, je les découpe en lanières que j'allonge dans un plat. Je recouvre le tout d'huile d'olive, je saupoudre d'ail en poudre et de pimenton basque (une poudre de piment séché fumé, très parfumée, c'est celle utilisée dans les chorizos) et je garde au froid.

C'est à préparer la veille. J'adore et j'oublie toujours de les photographier car ils sont mangés trop vite!

Préférer des poivrons bio, car les poivrons appartiennent hélàs au club des légumes les plus traités.

(Voir une liste  ici pour l'année 2014)

 

 

 

 

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Rédigé par venezia

Publié le 20 Septembre 2016

Scones sucrés. Scones salés (piquetés de jambon). Scones  dégustés au bord de la rivière Fowey, en Cornouailles
Scones sucrés. Scones salés (piquetés de jambon). Scones  dégustés au bord de la rivière Fowey, en Cornouailles
Scones sucrés. Scones salés (piquetés de jambon). Scones  dégustés au bord de la rivière Fowey, en Cornouailles

Scones sucrés. Scones salés (piquetés de jambon). Scones dégustés au bord de la rivière Fowey, en Cornouailles

J'ai succombé aux scones lors d'un récent séjour dans le sud de l'Angleterre, où ils se dégustent avec une crème fraiche bien épaisse et de la confiture de fraises.

Je pense que c'est le gout peu sucré des scones qui m'a séduite. J'ai donc fait des essais de retour à la maison avec des recettes trouvées sur internet et parfois arrangées.

Premier essai sans toucher à la recette trouvée ici, (en fin d'article), grâce à l'excellent blog sur la cuisine anglaise Chez Becky et Liz

225g de farine avec levure incorporée (impossible d'en trouver en bio)

1 cuil à café de bicarbonate de soude

une pincée de sel fin

25g de sucre

1 oeuf

75g de beurre mou

5 cl de lait

+ un œuf et un soupçon de lait pour dorer.

Tous les ingrédients sont bio sauf la farine, le bicarbonate et le sel.

C'est très bon, j'en ai refait déjà à plusieurs reprises.

Procédé

Allumer le four à 210° C (j'utilise la chaleur tournante).

Mélanger farine, bicarbonate, sucre et sel. Ajouter le beurre coupé en petits morceaux, touiller à la cuillère rapidement avant d'émietter avec les doigts comme lors de la réalisation d'un crumble.

Ajouter ensuite l'œuf et le lait en touillant puis en y mettant les mains. On obtient une pate un peu collante aux doigts.

Se laver les mains, les sécher, les fariner ainsi que le plan de travail. Etaler la pate avec les mains (ou avec un rouleau) et découper des cercles à l'emporte pièce (j'en ai un, dentelé, parfait pour l'opération). ne pas hésiter à refariner le plan de travail si nécessaire. Installer les scones sur une plaque revetue de papier sulfurisé. Enduire au pinceau leur surface d'un mélange d'œuf battu avec un peu de lait. Enfourner pour 13 à 15mn, tout dépend du four.

Laisser refroidir les scones sur une volette. Servir tiède.

Un grand avantage: ils se congèlent très bien. J'en décongèle parfois un pour le petit déjeuner.

Dans les recettes anglo-saxonnes, on utilise souvent du bicarbonate en place ou en plus de levure.

Pour qu'il réagisse au mieux, c'est à dire pour qu'il produise assez de CO2 pour faire monter la pate, il faut le combiner avec un élément acide. C'est pourquoi les recettes anglaises emploient du buttermilk (lait fermenté au pH acide) plutôt que du lait. C'est le meme principe quand on mélange bicarbonate et acide citrique pour confectionner des bombes de bain qui fizzent.

Qu'à cela ne tienne, j'ai trouvé dans mon quartier un excellent lait caillé (plus que fermenté) que j'ai mis à la place du lait pour réaliser une recette salée. On pourrait aussi employer du kéfir de lait. Le résultat est délicieux mais honnêtement, la différence de goût n'est pas flagrante d'avec la première recette. Comme j'ai diminué la quantité de beurre pour pouvoir incorporer plus de lait, l'un doit compenser l'autre.

 

Deuxième essai (en version salée)

125 farine avec levure incorporée

100 g farine bio T45 (farine à patisserie)

1 cuil à café de bicarbonate de soude

1 pincée de sel fin

60g de beurre mou

10 cl de lait caillé

1 œuf

dorure au lait caillé

lardons coupés très menus, revenus à la poêle et mis à sécher sur du papier absorbant.

La façon de faire est la même. Il faut juste ne pas oublier d'ajouter les lardons avant cuisson et une fois les scones découpés. J'ai doré au lait car je n'avais plus d'œuf.

Comme il me restait du lait caillé, j'ai trouvé et testé une excellente recette de pain cuit en cocotte que je donnerai prochainement.

Régalez-vous et amusez-vous à mettre les mains à la pâte. C'est excellent pour le moral quand l'été a dit bye bye.

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Rédigé par venezia

Publié dans #notes sucrées

Publié le 18 Septembre 2016

Le jardin enchanté. La poudre conditionnée en boite.  Le tube mystérieux
Le jardin enchanté. La poudre conditionnée en boite.  Le tube mystérieux
Le jardin enchanté. La poudre conditionnée en boite.  Le tube mystérieux

Le jardin enchanté. La poudre conditionnée en boite. Le tube mystérieux

 

Facile à réaliser, douce au toucher

 

J'ai déjà évoqué une façon patiente d'employer un végétal pour parfumer une poudre (ici), en l'occurence du Natrasorb, un tapioca au toucher cosmétique très fin et qui a notamment le pouvoir d'absorber facilement des huiles. (On en trouve chez Zinette).

J'ai réalisé mon premier essai avec des fleurs de jasmin pendant l'été 2012, et le fond de poudre qui me reste (conservé dans une boite) sent toujours autant le jasmin.

On n'a pas toujours du jasmin sous la main… Cet été, j'ai donc testé avec des feuilles de menthe poivrée toutes fraiches cueillies dans un très beau jardin d'amis.

Comme la texture des feuilles est bien plus épaisse que celle des pétales de jasmin, je me suis contentée de laisser les feuilles au contact du Natrasorb jusqu'à ce qu'elles deviennent crissantes et comme cristallisées. Ensuite, il suffit de tamiser et l'odeur de la menthe est bien là, assez présente pour ne pas avoir envie de répéter l'opération (et je n'avais plus de feuilles fraiches!). Je pense que ça doit fonctionner pour toute feuille odorante à condition qu'elle ne soit pas trop épaisse.

 

Sans l'avoir publié, j'avais déjà réalisé une poudre pour les pieds que j'utilise beaucoup par temps chaud quand je suis pieds nus dans mes baskets. Je rappelle que pour que l'emploi de talc soit efficace, mieux vaut se poudrer les pieds plutôt que les chaussures.

Je frotte parfois l'intérieur de mes tennis avec une goutte d'HE de palmarosa, ce qui arrange bien les choses après une journée de canicule.

Il y a bien longtemps, dix ans déjà, Hooly, sur son blog très pionnier, avait publié une recette dont le titre suffit à expliquer l'usage: boulapoudre et piekipuplu où elle propose d'enfermer une poudre qu'elle avait préparée à base de talc dans deux bouts de collant pour en faire des boules désodorisantes à glisser dans les chaussures de sport.

L'un n'empêche pas l'autre…

Pour couper le Natrasorb, j'ai choisi d'employer de l'argile qui possède de vraies propriétés absorbantes. Pour faire joli, j'ai utilisé de l'argile blanche coupée avec de l'argile violette, ce qui donne un ton lilas très doux.

L'argile blanche est très douce et conseillée pour les peaux sèches, tout comme l'argile violette.

La façon de procéder est très simple, mais un vrai conseil que je n'ai pas suivi (j'ai donc toussé pendant plusieurs heures): porter un masque sur le nez et la bouche pendant la préparation car les poudres volètent lors de la préparation.

 

40g Natrasorb à la menthe poivrée

13g argile violette

27g argile blanche

30 gtes HE menthe poivrée

10 gtes HE patchouli

20 gtes HE géranium rosat

 

Le choix des huiles essentielles:

la menthe poivrée pour l'effet antalgique.

le patchouli pour le pouvoir anti callosités

le géranium rosat pour ses propriétés cicatrisantes.

C'est le parfum de la menthe poivrée qui domine tout. 

 

Intégrer goutte à goutte les huiles essentielles dans le Natrasorb en touillant soigneusement.

Ajouter ensuite les argiles en tamisant à l'aide une passoire fine.

Mélanger, conditionner. Pour offrir, j'ai choisi les jolies boites à poudre d'AZ. Pour mon usage personnel et car c'est très pratique en voyage, je glisse la poudre dans un tube à ouverture très étroite (Je ne sais plus d'où il vient). 

Cette poudre est aussi très efficace en cas de pieds fragiles qui rechignent à adopter des chaussures neuves.  

 

 

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Rédigé par venezia

Publié dans #parfums

Publié le 16 Septembre 2016

1. Baume au néroli à 10% de lecithine. 2 Baume au charbon activé à 9% de lecithine. 3. à g. baume à 6% et à droite, baume à 8%.  4. Baume à 2%1. Baume au néroli à 10% de lecithine. 2 Baume au charbon activé à 9% de lecithine. 3. à g. baume à 6% et à droite, baume à 8%.  4. Baume à 2%
1. Baume au néroli à 10% de lecithine. 2 Baume au charbon activé à 9% de lecithine. 3. à g. baume à 6% et à droite, baume à 8%.  4. Baume à 2%1. Baume au néroli à 10% de lecithine. 2 Baume au charbon activé à 9% de lecithine. 3. à g. baume à 6% et à droite, baume à 8%.  4. Baume à 2%

1. Baume au néroli à 10% de lecithine. 2 Baume au charbon activé à 9% de lecithine. 3. à g. baume à 6% et à droite, baume à 8%. 4. Baume à 2%

Cet été, j'ai donc fait divers essais de baumes à la lécithine avec ces choix d'ingrédients simples: 

-de la lecithine

- des poudres à l'occasion: argile, charbon activé, benoin

-parfois  des teintures

-de l'huile d'olive ou des macérats huileux sur olive (toujours en raison des exigences du demandeur!)

-de la cire d'abeille en feuilles.

 

Selon la concentration en lécithine, les résultats sont vraiment différents. Voici une sélection des essais les plus représentatifs (j'en ai fait pas mal). Comme je n'aime pas gaspiller les matières premières, j'ai chaque fois construit une formule qui puisse être utile (pour moi mais surtout pour offrir!). 

J'ai classé les baumes par quantité décroissante de lécithine préparée ainsi : 49% de lécithine de soja non OGM GaylordHauser réduite en poudre fine+49% huile d'olive bio + 2% vitamine E. Mélanger soigneusement, placer au froid.

La plupart de mes essais se sont faits sur 50g. Je donne le poids des ingrédients et leur %.

 

 

Avec 10% de lécithine préparée

Baume sommeil au néroli

10% 5 g lécithine préparée

9% 5g teinture de fleurs d’oranger

10% 5g cire d’abeille en feuilles

68% 34g macérat matricaire dans olive

2% 1g HE en gtes:

5 lavande, 15 néroli, 10 petit grain bigarade

 1% O,5 elixir achuma (cactus san pedro) 

5 gtes EPP

On obtient presque un gel huileux. 

 

Avec 9% de lecithine préparée

Baume sommeil au charbon activé

1% 0,5g poudre charbon activé

9% 4,5g lécithine à 50%

20% 10g cire d'abeille en feuilles

77 % 38, 5g huile olive avec primevere, violette, romarin

1% vitamine E 0,5g vitamine E

2% HE en gtes:

2-3 verveine

8 fragonia

6 kunzea

8 lavande sauvage

4 cape camomille

On obtient un baume très souple (j'ai dû ajouter de la cire, j'avais démarré avec 12% de cire) 

 

Avec 8% de lecithine préparée

Baume pour pieds avec callosités (sur 100g donc pourcentage identique)

60,5g huiles vegétales: matricaire dans olive-calendula dans olive-kukui (j'ai un peu triché avec le kukui)

18 cire d'abeille en feuilles

8g lecithine préparée

0,5g vitamine E

10g  teintures: 4,5 patchouli+ 4,5ciste+ 1 elixir venin d'abeille (Ballot flurin)

3g HE (90 gouttes): lavande 22, bois de ho 15, géranium rosat 15, carotte graines 15, patchouli 15, nard 8.

Texture ferme mais très onctueuse à l'application et qui s'apparente à celle de baumes au veg'line.  Sensation de peau "gantée". 

 

Avec 6% de lécithine préparée

Baume cicatrisant achillée-benjoin

20% Cire d'beille 10

6% Lecithine mélangée 3

69% Huile à l’achillée (olive) 34,5

1% Vit E 0,5

1% Poudre de benjoin 0,5

1% Teinture de souci 0,5

1% Elixir venin d’abeille 0,5

HE 0,5

5gtes de chaque: lavande, geranium, benjoin

La texture qui reste ferme est très fine et le benjoin en poudre très fine parfume le mélange sans sensation de grains. 

 

et plus classiquement avec 1% de lecithine préparée

Baume parfumé dopant au café (sur 100g, donc pourcentage identique) 

 0,5 poudre de benjoin

23 macération de "café civette" sur coco fractionnée (voir ici)

59 huile de jojoba (parfumée à la rose + jojoba sans parfum)

4 monoi de Tahiti (offert par Michèle) 

10 cire d'abeilles en feuilles 

1 lecithine préparée 

1 beurre de cacao cru 

0,5 vitamine E 

1 HE  en gouttes: 

8 extrait CO2 café (Bilby)

5 vetyver

3 coriandre

4 santal blanc

5 vanille (Valnet)

2 davana

3 bois de rose

Texture ferme et fine

 

J'ai donné ces quelques exemples comme autant de pistes à explorer. Fabriquer sa propre lecithine peut sembler un peu fastidieux mais réellement, je trouve que l'effort en vaut vraiment la peine tant sa présence dans un baume -sans autre émulsifiant- peut ouvrir des portes.  

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Rédigé par venezia

Publié le 14 Septembre 2016

dans une coupelle, le démaquillant, liquide uniforme lécithine homogène, liquide avec granules: la version récalcitrante!
dans une coupelle, le démaquillant, liquide uniforme lécithine homogène, liquide avec granules: la version récalcitrante!
dans une coupelle, le démaquillant, liquide uniforme lécithine homogène, liquide avec granules: la version récalcitrante!

dans une coupelle, le démaquillant, liquide uniforme lécithine homogène, liquide avec granules: la version récalcitrante!

La lécithine est une excellente amie.

 

Ayant perdu mon texte, j'ai un peu hésité à recommencer… mais je trouve que ça vaut le coup tant le résultat de mes expériences estivales a été concluant.

J'ai reçu cette demande: comment faire des baumes avec des ingrédients les plus naturels possible? -Sous entendu, sans co émulsifiant comme je le fais-, tout en obtenant des textures impeccables et même en introduisant des teintures?

J'ai pensé à la lécithine de soja, utilisée à mes débuts pour amadouer le toucher de mes baumes, à une époque où je n'avais pas encore recours à ces co-emulsifants tels que le VE ou les cetyl esters qui rendent possible l'ajout de phases aqueuses. (Voir ici par exemple ou là)

La lécithine a des propriétés émulsifiantes. C'est la richesse en lécithine qui fait du jaune d'œuf l'atout émulsifiant d'une mayonnaise. 

Aroma Zone en proposeune à 60% de lécithine dans une huile non précisée, mais je voulais partir d'ingrédients bruts et fabriquer une dilution 50-50 moins pégueuse pour faciliter son utilisation.

J'ai fait mes premiers essais avec de la lécithine (bio) en granules de Gayelord Hauser (je ne suis pas certaine qu'ils en proposent encore). Conservée au froid, malgré une date de péremption dépassée, elle n'a pas bougé, juste séché un peu.

J'ai découvert que des cosmeteuses maison réduisaient la lécithine au mortier, (ici par exemple) j'ai testé, ça collait au pilon, et cela ne m'a pas satisfaite. J'ai alors eu l'idée de la passer au mixer et de la tamiser avant de la mélanger moitié- moitié avec de l'huile d'olive, plus 1% de vitamine E, et là, j'ai obtenu une texture parfaite, un vrai miel liquide.

Je précise qu'une lécithine avec des grains présents dans le mélange huileux demeure récalcitrante: les grains ne se dissolvent pas malgré un long passage au frigo. J'ai testé (voir l'image au dessus).

Comme je voulais offrir du mélange à celui qui m'avait demandé de l'aide, je n'ai pas osé lui donner un mélange fabriqué avec un ingrédient périmé. J'ai donc racheté de la lécithine bio (pas si facile à trouver!) de Melvita et j'ai recommencé l'opération mixage, rendue plus difficile en raison de la fraicheur des grains, et surtout plutôt galère à tamiser. Ne pas presser la poudre, se contenter de la secouer dans le tamis, sinon, tout colle! On en perd donc pas mal.

Je pense qu'il faudrait sécher à peine la lécithine en grains pour éviter cet inconvénient;

Avant de donner dans un prochain article toutes mes variations dans les baumes, je ne résiste pas au plaisir d'indiquer la formule d'un démaquillant maison fait quasiment à main levée (si on ne compte pas le temps de stérilisation) et au résultat très satisfaisant.

 

lait démaquillant à la lécithine en % ou sur 100g

 

Dans un récipient stérilisé: verser

60% mélange hydrolats (ferme de Saussac que je commande comme tonique; à parts égales: bambou, calendula, carotte, mauve, mélilot). On peut remplacer par de l'eau de source

+1% teinture de ciste (cicatrisante).On peut supprimer

+ 0,6% elixir venin d’abeille (Ballot-Flurin, leur équivalent du Rescue) pour la touche énergétique, mais pas obligé.

+0,3% xanthane AZ

Mélanger le tout, attendre un peu que le mélange perde de sa fluidité

Puis ajouter

10% mélange lécithine au sesame bio (j'ai utilisé de l'huile de sésame bio très nourrissante)

Touiller

puis 0,7% cosgard

Puis 20% huile de sesame bio (La vie Claire)

8,5 % huile de jojoba bio

Touiller de nouveau, (le fouet à capuccino suffit)

Enfin 0,2% HE: 3 gtes ravintsara+3 gtes immortelle de Corse (contre quelques grains de milium près du nez liés au soleil estival, je pense. C'est le site Oleassence qui suggère ces deux huiles essentielles. Je teste donc)

C'est tout.

Je me masse le visage avec le soir avant de rincer à l'eau avec une vraie éponge naturelle offerte par une amie et je ne mets pas de crème de nuit ensuite, la peau ne tire pas.

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Rédigé par venezia

Publié dans #démaquillants

Publié le 2 Août 2016

 

Publié le 2 Août 2016

Je renoue avec ce blog dans la gourmandise.

 

Le houmous, c'est quoi? Juste une purée de pois chiches mêlée à de la purée de sésame, plus divers ajouts selon les pays méditerranéens, il sont plusieurs à se disputer son certificat de baptème; (Il y a même eu un film là dessus: http://www.makehummusnotwar.com/index.html pour les infos)

C'est délicieux et rassasiant, on peut en préparer à l'avance, mais si on démarre la recette avec des pois chiches non cuisinés, il faut aussi apprendre la patience…

Après pas mal d'essais, j'ai fini par fignoler une recette -peu grasse- qui me ravit, en partant tout simplement de flocons de pois chiches, ce qui réduit drastiquement le temps de la préparation.

Voici donc la formule magique pour 3 à 4 personnes

50g de flocons de pois chiches (j'aime beaucoup ceux de la Vie Claire)

-2 à 3 feuilles de laurier séché

-1/2 bouillon cube de légumes bio (Rapunzel en particulier)

-2 grosses cuillerées à soupe de purée de sésame

-une cuillerée à café d'ail bio en poudre (ça aussi, ça aide!)

-de l'eau

et c'est tout.

Verser les flocons de pois chiche en pluie dans deux fois leur volume d'eau bouillante.

Ajouter les feuilles de laurier.

Après la reprise de l'ébullition, baisser le feu.

Au bout de 10mn, c'est cuit, ajouter alors le demi bouillon cube, touiller pour le dissoudre. Le mettre en fin de cuisson évite de trop saler le mélange. Il ne doit rester que peu de liquide. Les flocons ont les pieds dans l'eau sans être noyés.

Verser le tout dans un mixer.

Ajouter la purée de sésame

Saupoudrer d'ail en poudre. Si on veut utiliser de l'ail entier, le mettre à cuire avec les pois chiches, mais je trouve que la poudre d'ail apporte une bonne homogénéité de goût.

Touiller un peu avant de mixer fin après avoir ôté les feuilles de lauirer. 

C'est fini. Le laurier apporte une note verte intéressante, le bouillon de légumes donne ce qu'il faut de sel et de parfum végétal qui allège le mélange pois-chiches-sésame.

On peut si on aime -mais je ne trouve pas cela vraiment nécessaire- ajouter en remuant bien

-un demi jus de citron

- et/ou une cuillerée à café d'huile de sésame non torréfiée.

Placer au frais avant de servir.

 

 

​C'est un excellent en-cas ou meme déjeuner si on prépare des petites "barquettes": il suffit de placer une cuillerée à café de houmous dans une feuille de salade…

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Rédigé par venezia

Publié dans #petits plats

Publié le 16 Mai 2016

Encore un baume… un prétexte pour évoquer le curcuma de Java (curcuma xanthorrhiza) ou temulawak, anti-inflammatoire, protecteur hépatique, etc. hors pair.

Lors d'une visite sur l'île de Java -et notamment à Yogyakarta- en 2014, j'ai découvert -trop brièvement hélàs- la médecine traditionnelle indonésienne Jamu(Jamu signifie herbe, plante), encore très vivante dans cette région.

Elle a recours en particulier aux rhizomes de la famille des zingibéracées : gingembre, curcuma, galanga… particulièrement bien représentés à Java.

Parmi eux, une variété locale de curcuma, le temulawak (temu= rhizome, lawak = vieux) appelé aussi temu besak (besak= gros), d'un puissant jaune orangé, qui tient aussi bien sur les doigts et le reste que son cousin curcuma domestica.

Il entre dans la composition de très nombreuses préparations jamu, souvent des boissons particulièrement tonifiantes à avaler dès le petit déjeuner et dans la journée. J'en avais goûté d'excellentes sur place et m'étais promis d'en parler un jour sur ce blog.

De nombreuses études scientifiques (j'indique quelques liens en fin d'article) attestent de son efficacité thérapeutique comme protecteur hépatique, anti-tumoral, anti-inflammatoire, etc. Il est également utilisé en cosméto.

Dès mon retour de Java, racines fraiches dans la valise, j'ai donc préparé une teinture corsée à base de temulawak, d'un galanga local (également rapporté) et de baies de goji pour booster l'ensemble.

Le galanga local utilisé est encore plus confidentiel que le temulawak. Il s'agit du kencur (kaempferia galanga) utilisé par ailleurs en cuisine. Le kencur a également de multiples propriétés thérapeutiques, il s'emploie en cataplasmes, en décoction, etc. contre la toux, les rhumatismes, le mal de tête, les douleurs abdominales, … et bien sûr comme anti inflammatoire.

Pour l'ajout de baies de goji, j'ai vérifié qu'elles possédaient des composants hydrosolubles. On trouve d'ailleurs de la teinture de baies de goji déjà préparée et maintenant des extraits de goji dans des soins cosmétiques.

J'ai associé cette teinture à des macérats huileux antalgiques et anti inflammatoires, ainsi qu'à des huiles essentielles anti inflammatoires. C'est donc une formule assez costaud.

Les macérats huileux:

J'ai trouvé un jour sur un salon un magnifique macérât bio d'arnica sur huile de sésame d'une petite marque vosgienne, K.NA (C'est aussi ici).

Le macérat consoude-thé vert-matcha est employé ici pour ses propriétés anti-inflammatoires.

Le macérât de thym grec sur olive est un bon antalgique/anti inflammatoire.

J'utilise ma formule de baume avec un soupçon de VE, émulsifiant qui permet d'intégrer de la teinture sans dommage. Toujours bien mixer le mélange au fouet à capuccino après avoir incorporé la teinture aux gras fondus.`

Baume anti douleur et anti -inflammatoire à l'arnica et au curcuma de Java

63g d'huiles:

20g macérat d'arnica sur sésame bio(K. NA)

33g macérât maison de consoude, thé vert, thé matcha dans sésame/olive bio

13g macérât maison de thym grec dans olive bio

1gelule vit E, 3 gtes EPP

10g cire d’abeille bio en feuilles

11g beurre de chanvre maison

2 cetyl palmitate

1 VE

10% teinture de temulawak, galanga, goji dans alcool 96°

3% HE (soit 90 gouttes) : 15gtes de chaque : romarin à camphre, eucalyptus citronné, encens serrata, lavande, gaultherie odorante, gingembre

10 gtes élixir ailes d’abeille

10 gtes élixir calling all angels

Liens

(en français) sur la médecine jamu, avec des recettes de boissons jamu au curcuma ici

(en français) une recette de boisson jamu balinaise : ici

(en anglais) le temulawak et ses propriétés anti infectieuses dans les soins dentaires:ici

(en anglais) wikipedia sur le kencur ici

(en anglais) recettes médicinales à base de kencur ici

J'avais rapporté un très bon petit livre (en anglais) sur la médecine jamu:

Jamu the ancient indonesian art of healing, de Susan-Jane Beers (ed. Tuttle) dont on peut lire quelques extraits ici

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Rédigé par venezia

Publié le 5 Février 2015

Je pratique le tartare d'algues depuis pas mal de temps, si c'est facile à faire, encore faut-il équilibrer les goûts.

 

 

En effet, soit les recettes abondent en citron, cornichons ou capres et le résultat est trop acide, soit elles recommandent de t faire tremper directement dans l'huile, ce qui n'est pas non plus une solution car diffiicle ensuite de faire émerger la note acidulée qui équilibre.

 

C'est Hooly me semble t'il qui m'avait fait découvrir le tartare d'algues il y a dix ans sur son blog pionnier Hoolistique (encore ouvert, heureusement) ici

 

J'ai fait de multiples expériences, la recette qui suit a ma préférence, et celle de mes convives aussi, meme les plus récalcitrants aux nouveautés dites "saines".

 

La recette est simple, l'important réside dans les détails.


Je la donne pour 3 prersonnes car j'en ai refait récement en notant les proportions que je dose d'habitude à la volée.

 

*9 cuil à soupe du mélange d'algues en paillettes (salade du pécheur: noti, dulse, laitue de mer. Je corse en rajoutant parfois un peu plus de nori en paillettes; elles viennent d'ici: algoplus), ce qui fait 3 cuil à soupe/personne.


*Le jus d'un gros citron (ou de deux petits) et à peu près autant d'eau. Il faut mouiller les algues, les imbiber sans en faire un bain de pied.


* 9 amandes  (3 par personne) mises à tremper quelques heures puis blanchies (jetées dans l'eau bouillante) 30 secondes pour pouvoir les peler facilement. Le trempage rend les amandes très  douces et moelleuses.


* Un gros cornichon malossol (à la russe) , bien plus doux que les petits cornichons croquants et acidulés que j'aime bien, mais pas pour cette recette. Ceux de Maille sont délicieux.


* une cuillérée à café de câpres, (si elles sont au sel, bien les dessaler)


* Une échalotte


* l'équivalent d'une phalange  de gingembre frais


* 1 cuil à café d'huile de sésame non toréfié+1 cuil à café d'huile d'olive (on peut remplacer par d'autres huiles. C'est mon mélange préféré, le sésame apporte de la douceur, je prend l'huile de sésame de la Vie Claire, délicieuse)

 

 

Procédé


Placer les algues dans un bol, les mouiller avec l'eau et le citron, ajuster pour que les algues soient bien mouillées.

Raper le gingembre sur les algues.

Couper le cornichon et l'échalote en gros morceaux.

 

Mixer-sans réduire en purée- échalotte, cornichon, câpres et amandes,

 

*Verser le tout sur les algues, bien remuer et réserver au frais quelques heures


* astuce que j'ai lu quelque part (mais où?): égoutter dans une passoire les algues de façon à éliminer le maximum d'eau citronnée (je bois le jus ,ça reveillerait un moribond )


*Ajouter les deux cuillérées à café d'huile qui suffiront car elles ne seront pas détrempées par le jus.


Replacer au froid; Servir bien frais. le mélange se garde quelques jours au frais.

 

je sers ce tartare sur des feuilles d'algues très fines frites  coréennes, à dénicher dans les épiceries exotiques; ces feuilles sont très très fines, ne tartiner qu'au dernier moment car elles ramolissnet très vite;

 

J'utilise aussi de ces feuilles pour  présenter des rillettes de saint jacques que (algoplus), un vrai délice.;

 

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Rédigé par venezia

Publié dans #petits plats

Publié le 31 Janvier 2015

Encore une recette de parfums, j'en ai quelques unes dans mes tiroirs… ,

 

J'offre toujours à Noël  un baume parfum à deux jeunes filles chères à mon cœur. Le défi: ce sont des jumelles,  je dois donc imaginer deux formules à la fois proches et différentes. 

 

Cette année, j'ai préparé des baumes en stick, très pratiques.


Les parfums solides sont assez faciles à faire car on peut leur incorporer des cires florales souvent très parfumées… parfois trop même. Le secret réside dans le dosage. C'est en particulier le cas de la cire de feuilles de violettes (trouvée chez dans ma Nature, mais en rupture de stock en ce moment), petite bombe olfactive qui occupe facilement  le terrain. 

En revanche, j'ai remarqué que celle de mimosa arrondissait bien les angles et j'en utilise désormais souvent dans les parfums solides. (Elle provoque parfois des allergies, vérifier avant de se lancer).

 

J'ai également utilisé un sompteux cadeau d'Irène: son beurre de jasmin, (gardé précieusement au frigo, il n'a pas bougé) si suave que je ne me résolvais pas à l'employer, ce qui est dommage!


Le mélange d'huiles liquides est déjà parfumé. La ligne des mélanges d'huiles de Puressentiel, comme la gamme d'huiles de massage de Weleda sont très intéressantes quand on ne veut pas multiplier les achats d'HE ou d'huiles et avoir quand même une bonne base, complexe, déjà odorante. Quand on débute, c'est une solution pout obtenir des résultats sophistiqués à moindre effort (et moindre coût). Je conseille d'explorer les rayons  des grandes surfaces -en regardant bien les INCI pour décrypter la formule-. J'utilise par exemple parfois dans les baumes ou même les crèmes corporelles une huile de massage pour bébé de chez HEMA (2€50 les 200ml, au calendula) bien formulée.


NB j'utilise aussi de chez eux quand j'ai la flemme-c'est à dire souvent- le gel jambes pour … future maman (ce qui n'est pas mon cas) que je dope avec des huiles essentielles circulatoires ou rafraichissantes. On met les gouttes à hauteur de 2% maxi, hop on secoue et hop, c'est pret (par exemple: 0,5% menthe poivrée+ 0,5 mastic -ou à défaut  : lentisque pistachier- + 0,5% cyprès).

 

Formule générale pour un parfum solide concentré:

 

24% de cires dont les 2/3 en cires florales mais on peut en mettre moins

20% de beurres tendres (karité nilotica, avocat)

42% d'huiles végétales, ou de macérats huileux parfumés. Très faciles à faire: les macérats aux épices ou aux écorces d'agrumes bio.

14% environ d'HE

colorant aux choix, pourvu qu'ils soit liposoluble

 

Parfum solide vert solaire  sur 50g 

 

3 cire de jasmin

4 cire d’abeille jaune bio en feuilles

1 cire de violette

4 cire de mimosa

 

5 beurre d'avocat

5 beurre de jasmin (merci Irène)

 

2 cetyl palmitate (pour la texture)

 19 huile lavande néroli (Puressentiel)

 

  He

1 pomelo

1,3 lavande

0,5 basilic inde

0,3 menthe poivrée

0,3 angélique

1 cèdre

0,5 vetyver

0,8 jasmin

0,3 lime

0,5 bois de ho

 1,5 néroli

j'ai coloré au pastel, ce qui a donné du vert

 

J'ai appelé ce mélange vert solaire en raison du trio : angélique basilic menthe poivrée, illuminé par les agrumes et le néroli (et maintenu à terre par le cèdre et le vetyver).

 

 

Le deuxième parfum est très capiteux, notamment à cause de la note de cire de violette plus présente

 

Parfum solide jasmin fruité  sur 50g 

 

2 cire jasmin

2 cire feuilles de violette

4 cire mimosa

4 cire d'abeille bio en feuilles

 

5 beurre avocat

5 beurre jasmin Irène

 

2 cetyl palmitate

  13 macérat vanille maison 

6 huile au pomelo maison

 

1 pomelo

`0,5 neroli

0,5 lavande

0,3 absolue fleurs d’oranger

0,3 absolue de mimosa

0,3 davana

5gtes CO2 jamin

20gtes attar jasmin

5gtes basilic d’inde

1 cèdre

1 santal

0,2 bergamote

2 gtes rouge baiser (AZ) pour la couleur

 

on peut bien sûr mettre moins de variétés d'HE.Avec 3 djà, ça fonctionne bien, surtout s'il y a des cires florales présentes. 

A vos éprouvettes.  

 

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Rédigé par venezia

Publié dans #parfums

Publié le 23 Janvier 2015

 

 

 

 

Le parfum d'agrumes de l'eau de Cologne est un vrai soleil hivernal.

 

 

c'est probablement ce qui me pousse souvent en automne ou en hiver à fabriquer des eaux de cologne. Pourquoi des? Parce que je varie souvent la composition.

 

Cette fois, au retour d'une escapade en Sicile, j'ai pu fignoler une nouvelle formule.

 

En général, je prépare d'abord une teinture d'agrumes sur de l'alcool à 60° environ, puis j'y fais macérer un coktaill d'HE hespéridées, tonifiées par du romarin (classique dans la formule) voire de la lavande du poivre, etc.

 

Lors de mon séjour en Sicile, j'ai discuté avec des gourmand(e)s pour savoir comme ils élaboraient leur limoncello maison. C'est d'ailleurs grâce à ce goût pour le limoncello et les liqueurs maison -mais aussi grâce à une autorité moins tatillonne- que l'on trouve dans les supermarchés italiens de l'alcool à 95° propre à la consommation, une vraie aubaine. La recette sicilienne que j'ai obtenue a bouleversé mes habitudes car elle commence ainsi:

 

"Faire macérer 3 semaine des zestes de citron dans de l'alcool à 95… "


Or:

-je fais macérer mes zestes quelques heures à peine

-et dans de l'alcool à 60

 

Le deuxième élément qui a modifié ma technique est la relecture d'un livre qui me plait beaucoup (trouvé par hasard  d'occasion) Parfums apprivoisés  de René Laruelle (ed le temps apprivoisé/Buchet-Chastel, 2000).

 

 Laruelle est un parfumeur (belge), un vrai. et il s'est beaucoup intéressé à l'histoire des parfums et à leurs formulations.

 

Dans ce livre, il y a des recettes (pas des kilos mais des bonnes ) : d'encens, de pot pourri, de cuisine, de sachets parfumés, de vinaigres  et … d'eaux de toilette.J'en ai déjà testé certaines.

Je me suis donc penchée sur les formules d'eau de Cologne et leurs commentaires. Et c'est là où ça a fait tilt. Laruelle raconte qu'en 1889 une maison de parfumeurs Stephen Smith and co avait lancé un concours de formulation d' eau de cologne. Premier prix: un voyage à Paris.

 

La recette gagnante fut la suivante


8g essence de bergamote

4g essence de limons

200 gouttes essence de néroli

6 goutes d'essence d'origan

20 gouttes d'essence de romarin


eau de fleurs d'oranger: 30g

 

alcool rectifié tridistillé: 576cm3

 

Laruelle a trouvé l'anecdote dans les cahiers de l'Osmothèque de Versailles.

 

Par ailleurs, il donne pour fabriquer des eaux de Cologne un process différent du mien et que j'ai respecté.

 

*J'ai donc décidé de faire macérer les zestes d'agrumes dans de l'alcool à 95, en reniflant régulièrement les flacons pour eviter que le parfum ne "tombe", ce qui se passe avec les teintures à 60° au bout de quelques heures.  Là, j'ai trouvé les parfums à mon goût au bout d'une dizaine de jours.

 

*Par ailleurs, j'ai fait macérer le mélange d'HE pur alors qu'avant, je l'introduisais directement dans la teinture d'agrumes à 60. Puis j'ai procédé à l'assemblage au bout de 15 jours, moins que ne le préconise Laruelle (3 semaines) mais il 'agissait de préparer un cadeau de Noel et le moment d'offrir approchait.


*A la fin, j'ai ajouté de l'hydrolat de fleurs d'orange quui apporte une grande suavité à l'ensemble.

 

Les proportions générales proposées par Laruelle dans une des formules et que j'ai retenues

 

250 ml d'alool à 95

30 ml eau distillée, ici remplacée par l'eau de fleurs d'oranger

8g HE

 

Ma formule finale:

 

 

Eau de Cologne Sicile

 

(en gouttes)


bergamote 100

lime 25

cedrat 20

néroli 15

mandarine 30

orange douce 10

petit grain bigarade 9

cardamome 9

poivre kompot 5

gaiac 5

romarin  verbenone 10

(oit 8,2g d'He environ)

 

250g de teinture d'agrumes (j'ai mélangé pomelo, bergamote, citron, préparés séparement)

30 g d'eau de fleurs d'oranger

 

On obtient  une vraie eau de Cologne, très douce, et  qui ne s'évanouit pas trop vite car le degré alcoolique reste suffisemment élevé.

 

A vos mélanges…

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Rédigé par venezia

Publié dans #parfums