Publié le 28 Février 2017

 

Une formule  à tester pour sa simplicité et l'onctuosité du résultat.  

 

Encore un essai pour ma copine au loin qui veut des choses simples et vite faites. 

Quand j'ai évoqué l'idée d'une crème de message simple devant Michèle, elle m'a suggéré d'aller regarder une recette mise il y a longtemps sur le blog de Potions et Chaudron par Loulou. 

-"un gel de massage superbe… "

Aussitôt dit, aussitôt fait. 

voici la V.O., publiée en 2008 et  à retrouver ici

52 % Huile de pépins de raisins

22 % Huile de noix de coco

20 % Huile de palme

0.5 % Vitamine E

5 % Cire émulsifiante

0.5 % Acide stéarique. 

Alors… 

J'ai evacué l'acide stéarique pour limiter le nombre d'ingrédients, et pensé au VE, qui est justement une association d'acide stéarique et de glycérol.  

Je voulais faire ce gel uniquement avec une macération de curcuma : impossible de retrouver le flacon, je n'ai pu mettre la main que sur un tout petit fond.

 

 

Baume-gel très onctueux au VE (en g sur 100g ou en %)

2  macérât de curcuma et de tomate sur olive et son de riz (j'en parle ici)

49,5 huile de massage minceur Puressentiel (un cocktail d'huiles végétales et essentielles au parfum très agréable)

22  huile de coco

20 huile de palme

0,5 vitamine E

5 VE

 

Faire tout fondre au bain marie dans un récipient désinfecté en touillant. Mettre en pots. 

C'est tout.

Le résultat: une texture baume-gel d'une incroyable onctuosité qui gaine la peau. Comme la formule est destinée à être testée par grande chaleur, je pense que le baume fera encore plus gel sous les Tropiques. 

 

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Rédigé par venezia

Publié dans #Tout baume

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Publié le 26 Février 2017

Le baume bien entamé, le miel de Dunes, l'extrait de café british
Le baume bien entamé, le miel de Dunes, l'extrait de café british
Le baume bien entamé, le miel de Dunes, l'extrait de café british

Le baume bien entamé, le miel de Dunes, l'extrait de café british

 

Dans ma quête de formules simples pour une amie du bout du monde, j'ai choisi de décliner le café.

 

Le grand avantage, immédiat, du café, c'est la présence de son parfum. J'ai déjà proposé des formules plus ou moins sophistiquées avec du café ici ou ici pour une recette de baume dopant. 

Cette fois-ci, j'ai mis au point une recette simplissime, en m'inspirant du baume offert par Caroline lors de l'échange de savons dans le défi lancé sur Potions et Chaudron

Elle m'a posté avec son joli savon un baume à la texture très onctueuse. Voici sa formule, telle qu'elle me l'a envoyée: 

 

"Pour le baume, j'ai mis: 
HV Olive: 79% 
Cire d'abeille jaune en feuille: 11% 
Vitamine E: 1% 
Propolis (sur une base d'eau et pas d'alcool): 2% 
Gelée royale fraîche: 2% 
Miel bio de fleurs d'oranger: 5% 
J'ai surtout fouetté le baume jusqu'à ce qu'il refroidisse (ce qui fait qu'il était pas forcement facile à couler en pot)" 

J'ai retenu le miel, facile à trouver partout dans le monde, et laissé tomber propolis et gelée royale.

J'ai d'abord préparé une huile macérée au café, en partant de café en grains, grossièrement concassé au mortier, ce qui évite de faire macérer une poudre dans l'huile (je n'aime pas filtrer ce type de mélanges toujours glu glu). Par ailleurs, je trouve que même si le café moulu est conservé sous vide, son parfum est moins vif que celui de grains entiers de café.  

J'ai choisi de l'huile de moringa, un flacon en réserve depuis pas mal de temps mais qui avait une vague odeur une noisette que j'ai eu bien du mal à dompter. J'ai fait trois macérations de café successives, en comptant à chaque fois 10g de café concassé pour 90g d'huile. 

J'ai complété l'huile de moringa, en quantité insuffisante, avec du macadamia. 

 

Macérât huileux de café

 

10g de grains de café concassés

9g huile de macadamia

80 g d'huile de moringa

1g vitamine E. 

Placer les grains concassés dans l'huile

Porter le mélange au bain marie très doux pendant une ou deux heures. Eteindre, laisser refroidir. Filtrer.

Recommencer deux autres fois avec à chaque fois 10g de grains fraichement concassés. 

Filtrer en laissant au fond les dépôts éventuels. J'ai obtenu au final 49g d'huile au café. 

Je les ai utilisés pour préparer un baume au café particulièrement odorant et que je teste avec délices en crème corporelle. La peau l'absorbe très vite.

 


Baume parfumé au miel et au café

 

49g d’huile macérée au café

31,5g huile de jojoba (choisie pour sa finesse dans les baumes)

11g de cire d’abeille fine en feuilles

1g vitamine E (2 gelules de toco 500)

6,5 g de miel (miel de Dunes de Keremma, acheté en Bretagne)

0,5 d’extrait de café. 

Un extrait sur phase aqueuse (avec alcool) acheté en Grande Bretagne. Tout extrait convient. 

0,5 g huiles essentielles:

10 gouttes d’He d’ylang ylang 

3 gtes d’HE de cannelle 

2 gtes d’He de poivre noir 

Faire fondre la cire d’abeille au bain marie avec l’huile au café et la vitamine E.

Pendant que le mélange chauffe, diluer dans un petit récipient le miel avec l’extrait de café.

L’ajouter au mélange fondu sans cesser de remuer et continuer jusqu’à l’intégration totale du miel.

Ajouter les HE à la fin. 

Verser en pots désinfectés.

Sans ajout d'huiles essentielles, ce baume très café et à la texture onctueuse pourrait s'utiliser sur les lèvres.

 

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Rédigé par venezia

Publié dans #Tout baume

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Publié le 1 Janvier 2017

 

… pleine de lumière, de joies et d'heureux mystères

 

(Thailande 2015)

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Rédigé par venezia

Publié dans #divers

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Publié le 20 Décembre 2016

Le kombu en sous-marin

Le kombu en sous-marin

Une recette d'une simplicité enfantine… `

J'ai participé à un stage très intéressant sur les bouillons dashi (bouillons de base de la cuisine japonaise).

Un bouillon dashi se compose au minimum d'une infusion (chaude ou froide) de kombu, algue de la famille des laminaires, large et plate. On trouve en France du kombu breton assez facilement. On peut ajouter ensuite dans l'infusion de kombu des copeaux de bonite (poisson de la famille du thon) et/ou des shitakés (champignons) séchés. 

Comme il s'agissait d'un  stage organisé par une association japonaise, tout était préparé avec beaucoup de soin. C'est ainsi qu'avaient été mis en macération à froid trois variétés de kombu, chacune barbotant dans deux types d'eau minérale. Nous avons dégusté un peu de chacune des six variations, et, à ma grande surprise les goûts étaient vraiment différents. 

Il y avait deux kombus de l'île d'Hokkaido, l'un venant d'Idaka, l'autre de Rausu. 

(Un lien sur les différents kombus japonais ici )

Le troisième kombu étant un breton. 

Les deux eaux minérales utilisées étaient l'eau d'Evian (pH 7,2) et la Volvic (pH 7). Ce qui ne fait pas une grande différence. Néanmoins, le parfum des infusions étaient vraiment distincts. 

Mes préférés: le kombu d'Idaka dans de l'Evian, le plus parfumé, puis le kombu breton dans de la Volvic. 

En cours de dégustation, j'ai appris qu'il était en ce moment de mode au Japon de boire de l'eau de kombu comme reminéralisant. 

J'ai un peu regardé sur internet, où j'ai lu (ou?) qu'il ne fallait pas forcer sur les doses en raison de la présence importante d'iode et que faire chauffer l'infusion permettait d'en diminuer la force.

Or si on fait trop chauffer, on obtient un résultat glu-glu. 

Pour m'informer, je suis passée à la boutique Isse, rue St Augustin à Paris, en général de bon conseil et j'ai demandé si on pouvait boire de l'eau de kombu obtenue par macération à froid. Tout à fait faisable et même intéressant, paraît-il. 

Je prépare donc cette eau en coupant en lanières 3g environ de kombu breton essuyé au préalable, que je place dans une bouteille d'eau de source d'un demi-litre; et j'en bois un ou deux verres dans la journée. L'infusion se conserve une semaine au froid. Pour l'instant, je rajoute de l'eau de source dans la bouteille sans changer le kombu, car le goût est puissant, mais délicieux. Comme si on dégustait un peu de vent du large chargé d'embruns. 

Que renferme le kombu breton?  

Beaucoup de  calcium et d'iode, du magnésium, du phosphore, du potassium et  du sodium, plus un bel éventail de vitamines et des sucres. C'est aussi un alcalinisant. 

Il renferme également de l'acide glutamique qui participe au fameux goût Umami (dite la cinquième saveur, umami signifiant  "savoureux" en japonais. Voir ici pour plus d'informations . C'est une saveur également propre… au lait maternel). Cet acide a par ailleurs la propriété de  faciliter la cuisson des légumineuses.  

Rien ne se perd, bien sûr:  on peut ensuite utiliser le kombu et le cuisiner. 

 

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Rédigé par venezia

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Publié le 15 Décembre 2016

le vinaigre de toilette, le géranium espagnol, le rosier de Roscoff
le vinaigre de toilette, le géranium espagnol, le rosier de Roscoff
le vinaigre de toilette, le géranium espagnol, le rosier de Roscoff

le vinaigre de toilette, le géranium espagnol, le rosier de Roscoff

 

A préparer en suivant des recettes ou à sa façon: des produits aussi efficaces que polyvalents… et pas ruineux ni difficiles à fabriquer.   

 

Vinaigre de toilette

Il y a des années, j'achetais régulièrement le vinaigre de toilette préparé par l'Herboristerie du Palais Royal… mais au fil du temps, la recette a été peu à peu bidouillée et j'ai laissé tomber. 

Voici l'INCI actuelle: ACETUM (BIOLOGIC CIDER VINEGAR), AQUA (WATER), PPG-26-BUTEH-26, PROPYLENE GLYCOL, PEG-40 HYDROGENATED CASTOR OIL, CITRUS LIMON (LEMON) PEEL OIL, CEDRUS ATLANTICA BARK OIL, ROSMARINUS OFFICINALIS (ROSEMARY) LEAF OIL, THYMUS ZYGIS FLOWER OIL, NASTURTIUM OFFICINALE (WATERCRESS) EXTRACT, ARCTIUM LAPPA ROOT EXTRACT, CHAMAEMELUM NOBILE LEAF EXTRACT, HEDERA HELIX (IVY) LEAF EXTRACT, ROSMARINUS OFFICINALIS (ROSEMARY) LEAF EXTRACT, LIMONENE, CITRAL, LINALOOL, PHENOXYETHANOL, METHYLPARABEN, BUTYLPARABEN, ETHYLPARABEN, PROPYLPARABEN.

Celle des débuts ne renfermait ni conservateur ni PEG, ni, si ma mémoire est bonne, d'huile de ricin hydrogénée mais un soupçon d'huile de coco et peu d'huiles essentielles. Il s'agissait surtout  de macérations de plantes. 

Je m'en servais un peu pour tout, notamment pour neutraliser le calcaire de l'eau (du bain surtout!) . 

Comme cet été, j'ai préparé divers vinaigres de plantes, je me suis dit qu'il était temps de faire des assemblages pour réaliser un bon vinaigre de toilette.  

En général, je fais macérer plusieurs plantes ensemble pour préparer du vinaigre pour les cheveux ou des potions anti-inflammatoires très efficaces. Mais là, j'ai préparé de façon unitaire car  si j'ai eu des plantes ou des feuilles très fraîches sous la main, ce n'était pas au même moment.

Déjà présents sur le blog: 

vinaigre de rose amélioré ici

vinaigre anti-inflammatoire au buchu (une plante sud-africaine) ici

gelée vinaigrée pour cheveux en voyage ici

gelée vinaigrée anti-inflammatoire ici

 

Vinaigre de toilette rose-lavande-géranium (sur 200g, diviser par deux pour avoir les %)  

59g vinaigre à la lavande ( des fleurs très odorantes envoyées par Irène)

60g vinaigre au géranium d’Espagne (feuilles d'un géranium rosat très odorant) 

60g vinaigre aux roses de Roscoff

20 g teinture alcoolique de rose-brunelle à l'HE de rose

1g élixir de venin d’abeille (Ballot Flurin, équivalent du Rescue)

3 gtes HE encens (b. carterii)

tout peser et mélanger. Les quelques gouttes d'HE se dissolvent facilement. 

Pour préparer les vinaigres 

En général, je remplis une bouteille désinfectée et à goulot large de la plante et je verse dessus, soit du vinaigre de cidre bio, soit du vinaigre d'alcool bio, plus concentré en acide acétique. Je range la bouteille dans un placard, je la secoue quand j'y pense et je filtre quand le parfum de la plante arrive à trouver sa place à côté de l'odeur du vinaigre. 

Pourquoi de  l'encens en HE? Parce que j'avais trouvé une vieille recette traditionnelle apaisante qui se préparait en faisant macérer de l'encens pilé fin dans du vinaigre.  J'ai tenté un jour, mais le résultat olfactif a été vraiment étrange. Je me suis donc contentée pour cet essai de l'HE.

Que faire de ce vinaigre:

-J'en ai conditionné dans un petit flacon compte-gouttes, j'en verse un peu dans le creux de la main où j'ajoute de l'eau pour rincer le visage après le démaquillant. Impeccable, même plus la peine de pschitter une lotion. 

-J'en verse aussi pur sur les mains après les avoir lavées et je les frotte, excellent pour neutraliser le calcaire de l'eau, ce qui laisse la peau toute douce. 

-J'en mets pur sur un bobo quand je m'écorche en cuisinant ou en bricolant. 

Vinaigre de ménage

La recette très simple et très présente sur internet consiste à remplir un récipient de zestes d'agrumes au fur et à mesure de la consommation des fruits et à les recouvrir de vinaigre. On filtre ou pas. 

Pour la booster, j'ai ajouté des clous de girofle dont le parfum s'accorde bien avec l'orange et qui ont des propriétés antiseptiques.

Je conditionne en vapo et je pschitte pour nettoyer. C'est tout. 

 

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Rédigé par venezia

Publié dans #aux petits soins

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Publié le 12 Décembre 2016

Les tomates préparées, le jus et les pépins séchés, la poudre non tamisée, tartine pain de seigle, beurre, poudre de tomates (les plus gros fragments restés dans le tamis)
Les tomates préparées, le jus et les pépins séchés, la poudre non tamisée, tartine pain de seigle, beurre, poudre de tomates (les plus gros fragments restés dans le tamis)
Les tomates préparées, le jus et les pépins séchés, la poudre non tamisée, tartine pain de seigle, beurre, poudre de tomates (les plus gros fragments restés dans le tamis)
Les tomates préparées, le jus et les pépins séchés, la poudre non tamisée, tartine pain de seigle, beurre, poudre de tomates (les plus gros fragments restés dans le tamis)

Les tomates préparées, le jus et les pépins séchés, la poudre non tamisée, tartine pain de seigle, beurre, poudre de tomates (les plus gros fragments restés dans le tamis)

Avec des tomates cerise bio Noire de Crimée 

 

Pour une copine qui vit au loin, j'ai en charge de mettre au point quelques formules cosméto  simples, à partir des ingrédients qu'elle a facilement sous la main. 

Je commence avec les tomates car ici, nous sommes vraiment en plus que fin de saison. J'ai réussi à trouver de magnifiques petites tomates cerise Noire de Crimée dans une boutique parisienne bio bien achalandée et très agréable, Pimlico. Il y avait aussi des rhizomes de curcuma frais particulièrement séduisants (c'est à dire assez gros pour être facilement râpés et très frais), ce qui m'a permis de fignoler les tests. 

J'avais déjà fabriqué un macérât huileux tomates séchées-urucum que j'ai souvent utilisé pour donner de la couleur à mes baumes ou mes savons. ici par exemple. 

Macérât huileux de tomates

Pour cette  version, j'ai partagé les tomates en deux, les ai épépinées et vidées de leur eau avant de les disposer sur un plateau du déshydrateur et de râper dessus le curcuma. Et Zou, au chaud. J'ai tâté de temps en temps pour vérifier la texture. J'ai arrêté quand elle m'a semblé très ferme mais pas encore cassante.

J'ai ensuite placé les tomates dans un bocal, recouvert le tout d'huile d'olive et d'un peu d'huile de son de riz+ Vitamine E, et c'est parti pour un long bain marie. 

Le jaune laissé par le curcuma après séchage, c'st celui e l'huile obtenu

C'est surtout le curcuma qui a teinté l'huile, -en jaune plutôt qu'en rouge…  Comme la couleur qu'il a laissée dans l'assiette (après séchage sur la photo ci-contre). 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Poudre de tomates 

Ayant lu je ne sais plus où que les pépins, c'était pas mal  non plus (grande richesse en anti oxydants), pour la fournée destinée à la poudre, j'ai procédé de la même manière pour la préparation des tomates (sans curcuma) mais j'ai gardé le mélange graines+ eau que j'ai  rapidement réduit à feu vif avant de le verser sur un morceau de papier sulfurisé. Tout est allé ensuite au déshydrateur. 

J'ai mixé séparément les tomates et le mélange pépins+ eau du fruit. 

Résultat: la poudre de tomates et excellente au goût. Théoriquement, c'est pour mettre dans des savons, mais comme j'en saupoudre souvent sur mes plats ou mes tartines, le stock baisse!!

Quant à la poudre de pépins, -il y en a peu bien sûr -c'est exquis, avec une délicieuse note acidulée supplémentaire. Donc elle finira dans mon assiette. 

 

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Rédigé par venezia

Publié dans #green cosmétique

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Publié le 4 Décembre 2016

 

Encens et myrrhe: deux résines des rois Mages, qui sont aussi très réparatrices. 

 

J'utilise très souvent l'encens comme anti inflammatoire, et je trouve que la myrrhe lui apporte une note olfactive très douce. Bonus: elle est aussi très réparatrice pour la peau.

Dans cette formule de baume, j'ai associé ces deux résines au nard que je viens d'utiliser dans un savon pour le joyeux défi "savon moucheté" lancé par Michèle sur le blog collectif Potions et Chaudron. C'est épatant de voir comment chaque savonnière met en scène son univers personnel dans une formule… allez y faire un tour. 

En général, je prépare des teintures de nard dans de l'alcool, ce qui donne

 un résultat puissant. 

Le nard que j'utilise est le rhizome séché, acheté en Inde (il ne m'en reste presque plus) mais il ne semble qu'on ne le trouve plus qu'en poudre sur internet, je parle des sites français. Pour les pays anglo-saxons, chercher à spikenard, il y en a.  

C'est un excellent réparateur pour la peau. J'ai donc préparé -pour changer- un macérât huileux de nard, malheureusement peu odorant.

Pour la myrrhe, je l'ai introduite sous forme de poudre fine dans le baume, tandis que l'encens est présent sous forme de teinture et d'HE.

je trouve que les diverses extractions des principes actifs apportent un vrai plus dans les baumes. 

Baume nard myrrhe encens très entamé

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Baume réparateur nard encens et myrrhe (sur 100g ou en %) 

20g cire d'abeille en feuilles

6g lecithine à l’olive (mélange maison 50%-50% de lecithine bio en poudre et d'huile d'olive bio avec it E)

20g macérat huileux de nard dans olive et son de riz

48 huile pour bébé Hema (un mélange avec du calendula très agréable et doux)

1  vit E

1g poudre de myrrhe

2g teinture d’encens-benjoin

1g elixir lighten up (quand la lumière fait défaut… idéal pour l'hiver!)

15gtes HE encens (boswellia carterii)

5 gtes HE palo santo (merci Irène)

10 gtes HE géranium rosat à l’encens d'Oman (fragment d'encens d'Oman macéré dans de l'HE de géranium rosat)

 

La façon de procéder est très simple.

Tout faire chauffer au bain marie (sauf la teinture, l'élixir et les HE) dans un récipient désinfecté. Remuer soigneusement

Quand l'ensemble est liquéfié, ajouter la teinture et l'élixir, touiller

Laisser un peu refroidir, ajouter les HE 

Verser en pots et laisser refroidir avant de couvrir . 

On obtient un baume très moelleux, au parfum très doux. Je le trouve très réparateur. Je le teste (matin et soir) sur des coudes desséchés: impeccable. 

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Rédigé par venezia

Publié dans #Tout baume

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Publié le 29 Novembre 2016

Salade de radis à la grenade

Salade de radis à la grenade

 

Pour assouvir ma passion des radis, je teste des variantes. 

J'ai laissé tomber les radis noirs, à Paris, ils sont devenus trop puissants et brûlent l'estomac. Comme on trouve désormais de gros radis roses longs ou ronds et des red meat  (rouges au cœur avec une fine ligne verte en surface) si beaux à la coupe, je varie les plaisirs. 

Ma recette de base 

Trancher très fin un gros radis

Placer les lamelles dans un bol 

Presser dessus un demi-jus de citron 

Ajouter deux cuillerées à soupe de sauce Ponzu (sauce soja au yuzu qu'on trouve facilement maintenant)

Râper sur le tout un demi-doigt de gingembre 

Remuer. Déjà, comme ça, c'est délicieux. 

On peut faire sans jus de citron, mais je trouve qu'il aiguise vraiment les parfums. On peut aussi supprimer le gingembre, si on craint sa puissance. 

Pour corser le plaisir (et apporter une note plus douce): ajouter deux cuillères à soupe de grains frais de grenade, et une belle pincée de poudre d'orange (maison)

Touiller… et se régaler.

J'en prépare à l'avance, je garde au froid, et j'en fais même mon quatre heures. 

 

Poudre d'orange (ou d'agrumes) maison

Détacher des zestes sans le blanc si on veut un parfum doux, sinon, laisser le blanc

Passer au déshydrateur ou poser sur un radiateur (chaud) ou à four très doux jusqu'à ce que les zestes soient très craquants

Mixer au moulin électrique. Tamiser ou pas selon son envie. C'est tout. 

J'en parlais déjà ici

 

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Rédigé par venezia

Publié dans #petits plats

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Publié le 20 Novembre 2016

Deux savons ciste-reishi, en solo, jasmin espagnol
Deux savons ciste-reishi, en solo, jasmin espagnol
Deux savons ciste-reishi, en solo, jasmin espagnol

Deux savons ciste-reishi, en solo, jasmin espagnol

 

 Le ciste est l'une de mes plantes favorites dans les savons 

Depuis huit ans que je fabrique des savons, j'ai testé un nombre conséquent de plantes et d'ingrédients. Si mes savons sont doux et agréables selon leurs utilisateurs, je ne saurais encore dire franchement si les plantes utilisées jouent un rôle effectif. Je ferai peut être une exception pour le ciste aux propriétés très cicatrisantes. Je trouve en effet qu'il apporte un plus réparateur. Moins, bien sûr, que son utilisation dans les baumes,mais enfin assez pour sentir une différence.  

Aussi, quand on m'a offert des champignons reishi séchés à consommer en infusion, (le reishi -ganoderma lucidum- est un excellent boosteur immunitaire. Il est très riche en polysaccharides très anti-oxydants, ce qui ne peut qu'être bénéfique à l'épiderme-) l'association reishi-ciste m'a traversé l'esprit. J'ai donc préparé une infusion corsée de reishi que j'ai bue en partie, et j'ai utilisé le reste pour y infuser du ciste.

Comme l'infusion de ciste vire au brun foncé en présence de soude, j'ai choisi de soutenir la couleur en ajoutant de l'ocre orange, ce qui donne au final un beau marron chaud. 

J'ai choisi un mélange d'huiles que j'emploie souvent car on obtient un savon à la texture vite dure, mais doux à l'emploi. 

Ajouts:

-elixir yarrow environmental solution, elixir à base d'achillée (élixir floral+teinture) que j'ajoute souvent dans les produits cosmétiques comme protecteur. 

-pour la douceur:  de la Maïzena parfumée au jasmin, préparée en Espagne en septembre. Pendant trois jours, j'ai mis de la Maïzena en contact avec des fleurs fraiches de jasmin en changeant les fleurs tous les jours et demi. Comme il faisait moins chaud qu'en Grèce où j'ai déjà préparé du Natrasorb au jasmin sur ce principe, les fleurs ont mis plus de temps à se flétrir. 

-pour le parfum, j'ai mélangé une fragrance que j'aime beaucoup, poivre-piment, avec de l'huile essentielle de lemongrass. 

Après un certain nombre de tests,  pour l'instant mes deux fragrances favorites restent: labdanum et poivre-piment (toutes deux classées dans les fragrances masculines chez Aromat'easy). Si elles foncent la pâte, elles ne lui donnent pas une note olfactive  trop synthétique, surtout si on les mélange avec des huiles essentielles. 

Savons au ciste et au reishi

Infusion ciste+ reishi 220g

Soude (INS156) pour un surgraissage à 8.

2 cuil à soupe de Maïzena au jasmin d’Espagne dans les huiles

10 gtes élixir yarrow environmental solution+ 2 gelules toco 500 (vitamine E)

ocre orange dans les huiles

600g huiles

25% huile de coco indienne 150g

20% palme bio 120

5% ricin bio 30g

10% cacao cru  60g

40% olive bio 240g

HE: 18g lemongrass 12g, poivre-piment fragrance 6g à la trace

Une dizaine de jours après le démoulage, j'ai tamponné des petits papillons que j'ai passés au mica or. 

 

Deux savons au ciste déjà publiés (j'en ai fait d'autres non publiés)  : ici

et ici

A propos du reishi ici

lLe savon au ciste au myrte de Catherine ici

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Rédigé par venezia

Publié dans #savons

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Publié le 23 Octobre 2016

Le cérat bien entamé

Le cérat bien entamé

 Pour bien commencer l'automne

Michèle m'a offert de l'huile d'avoine (dont elle parle très bien  ici), très réparatrice.  Je voulais en faire bon usage. Comme par ailleurs,  il y a longtemps que je n'avais rien préparé avec du P3R, émulsifiant qui a la particularité d'être très hydratant, j'ai eu l'idée de combiner les deux dans un cérat.  

Pourquoi un cérat? Parce que j'ai trouvé aux cérats un usage très précieux. L'eau de Paris est très calcaire, or quand je prends ma douche, je n'oublie ni le visage, ni même les yeux. Résultat, peau qui tire après, et encore bien plus si je fais un shampoing … sauf si juste avant, j'enduis le visage d'un bon cérat. J'en utilise aussi au besoin le soir, même si je préfère laisser respirer la peau. 

Michèle (encore elle, ses oreilles doivent lui siffler… ), a constaté que mixer un cérat au Bamix, c'est à dire avec un mixer qui tourne très vite, donnait lune texture  très fine. J'ai testé, banco! 

 Cérat avec P3R et huile d'avoine sur 100g (et en %)

Huiles 57 ( avoine 19,4+ jojoba 12,4+6,9 lys+23,5 avocat)

2 P3R

1 monoi de Tahiti (merci Michèle)

1 vit E

0,6 cosgard

15 cire d’abeille fine en feuilles

2 aloes concentré X10

20 eau de source

1,5  hyalomuco (j'ai eu la main lourde! je pensais mettre 1g!)

1g  elixir (inside outside cactus)

En gouttes: 

2 gtes HEde  géranium macérée avec de la résine d'encens

1 gte huile essentielle de  rose

2 gtes extrait CO2 argousier

Je dépasse légèrement 100g. ajuster la quantité d'eau. 

Stériliser les récipients et les instruments à l'eau bouillante vinaigrée, désinfecter le plan de travail. Vérifier que le récipient contenant la phase huileuse est assez grand pour introduire le pied du Bamix! 

Préparer la phase aqueuse: eau+ aloes concentré+ élixir

Préparer la phase huileuse: huiles+P3R+monoi+ vitamine E+ cire d'abeille

Faire chauffer les deux récipients dans un même bain-marie jusqu'à liquéfaction de la cire (63° environ). 

Sortir le récipient avec la phase huileuse en premier, car il refroidit moins vite que celui avec la phase aqueuse. 

Verser lentement la phase aqueuse sur la phase huileuse et mixer au Bamix. Dès que le mélange a pris, ajouter le cosgard, le hyalomuco, les HE et le CO2, donner un bon coup de mixer touiller avec une spatule en silicone et verser aussitôt dans des pots stériilisés. Refermer les pots quand ils ont bien refroidi. 

On obtient une très belle texture.

Choix des ingrédients 

*L'aloes concentré est très pratique pour avoir plein d'aloes avec un petit ajout.

*Les huiles : avoine pour nourrir (et bonne pour les peaux sensibles), jojoba pour affiner la texture finale, avocat, excellente pour les peaux sèches, macérât de lys dans sésame (une préparation que j'achète à Christine depuis que je ne trouve plus de pétales de lys séchés en herboristerie. Je lui ai suggéré d'en faire macérer sur du sésame), que ma peau hypersensible adore. C'est mon arme secrète pour calmer le jeu depuis l'époque où je ne pouvais rien mettre sans avoir de réactions intempestives (rougeurs, plaques, etc).

*Monoi: j'en ajoute dans à peu près tous les produits visage (et souvent corps) pour l'émollience supplémentaire qu'il apporte.

*J'avais découvert le hyalomuco sur le site allemand skincareonline Zinette en propose et c'est tant mieux car ce cocktail à base d'acide hyaluronique, de chitosan, d'allantoine, etc  est bien pratique.

*Elixirs: j'en ajoute toujours. Celui-ci, de son petit nom latin pilosocereus pachycladus rebaptisé inside outside cactus est censé protéger et régénérer l'énergie de la peau. On y croit! 

*Pour les huiles essentielles, je reste fidèle à l'huile essentielle de rose que j'utilise avec grande parcimonie et au mélange encens-géranium, dans une macération inventée un jour de génie par Kayacaramel et que je refais sans me lasser. 

*Quant à l'extrait CO2 d'argousier, il donne une jolie couleur jaune aux mélanges et possède de bonnes propriétés réparatrices. 

Comme j'ai un peu forcé sur le hyalomuco (ma main a fourché si je puis dire) le cérat est puissant, presque trop! 

Le P3R dans la formule me semble interessant.Je recommencerai car dans un cérat, il ne donne pas cette sensation ripolinée sur la peau qu'il a tendance à produire dans les crèmes classiques.  

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Rédigé par venezia

Publié dans #Cérats

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