Publié le 4 Décembre 2016

 

Encens et myrrhe: deux résines des rois Mages, qui sont aussi très réparatrices. 

 

J'utilise très souvent l'encens comme anti inflammatoire, et je trouve que la myrrhe lui apporte une note olfactive très douce. Bonus: elle est aussi très réparatrice pour la peau.

Dans cette formule de baume, j'ai associé ces deux résines au nard que je viens d'utiliser dans un savon pour le joyeux défi "savon moucheté" lancé par Michèle sur le blog collectif Potions et Chaudron. C'est épatant de voir comment chaque savonnière met en scène son univers personnel dans une formule… allez y faire un tour. 

En général, je prépare des teintures de nard dans de l'alcool, ce qui donne

 un résultat puissant. 

Le nard que j'utilise est le rhizome séché, acheté en Inde (il ne m'en reste presque plus) mais il ne semble qu'on ne le trouve plus qu'en poudre sur internet, je parle des sites français. Pour les pays anglo-saxons, chercher à spikenard, il y en a.  

C'est un excellent réparateur pour la peau. J'ai donc préparé -pour changer- un macérât huileux de nard, malheureusement peu odorant.

Pour la myrrhe, je l'ai introduite sous forme de poudre fine dans le baume, tandis que l'encens est présent sous forme de teinture et d'HE.

je trouve que les diverses extractions des principes actifs apportent un vrai plus dans les baumes. 

Baume nard myrrhe encens très entamé

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Baume réparateur nard encens et myrrhe (sur 100g ou en %) 

20g cire d'abeille en feuilles

6g lecithine à l’olive (mélange maison 50%-50% de lecithine bio en poudre et d'huile d'olive bio avec it E)

20g macérat huileux de nard dans olive et son de riz

48 huile pour bébé Hema (un mélange avec du calendula très agréable et doux)

1  vit E

1g poudre de myrrhe

2g teinture d’encens-benjoin

1g elixir lighten up (quand la lumière fait défaut… idéal pour l'hiver!)

15gtes HE encens (boswellia carterii)

5 gtes HE palo santo (merci Irène)

10 gtes HE géranium rosat à l’encens d'Oman (fragment d'encens d'Oman macéré dans de l'HE de géranium rosat)

 

La façon de procéder est très simple.

Tout faire chauffer au bain marie (sauf la teinture, l'élixir et les HE) dans un récipient désinfecté. Remuer soigneusement

Quand l'ensemble est liquéfié, ajouter la teinture et l'élixir, touiller

Laisser un peu refroidir, ajouter les HE 

Verser en pots et laisser refroidir avant de couvrir . 

On obtient un baume très moelleux, au parfum très doux. Je le trouve très réparateur. Je le teste (matin et soir) sur des coudes desséchés: impeccable. 

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Rédigé par venezia

Publié dans #Tout baume

Publié le 29 Novembre 2016

Salade de radis à la grenade

Salade de radis à la grenade

 

Pour assouvir ma passion des radis, je teste des variantes. 

J'ai laissé tomber les radis noirs, à Paris, ils sont devenus trop puissants et brûlent l'estomac. Comme on trouve désormais de gros radis roses longs ou ronds et des red meat  (rouges au cœur avec une fine ligne verte en surface) si beaux à la coupe, je varie les plaisirs. 

Ma recette de base 

Trancher très fin un gros radis

Placer les lamelles dans un bol 

Presser dessus un demi-jus de citron 

Ajouter deux cuillerées à soupe de sauce Ponzu (sauce soja au yuzu qu'on trouve facilement maintenant)

Râper sur le tout un demi-doigt de gingembre 

Remuer. Déjà, comme ça, c'est délicieux. 

On peut faire sans jus de citron, mais je trouve qu'il aiguise vraiment les parfums. On peut aussi supprimer le gingembre, si on craint sa puissance. 

Pour corser le plaisir (et apporter une note plus douce): ajouter deux cuillères à soupe de grains frais de grenade, et une belle pincée de poudre d'orange (maison)

Touiller… et se régaler.

J'en prépare à l'avance, je garde au froid, et j'en fais même mon quatre heures. 

 

Poudre d'orange (ou d'agrumes) maison

Détacher des zestes sans le blanc si on veut un parfum doux, sinon, laisser le blanc

Passer au déshydrateur ou poser sur un radiateur (chaud) ou à four très doux jusqu'à ce que les zestes soient très craquants

Mixer au moulin électrique. Tamiser ou pas selon son envie. C'est tout. 

J'en parlais déjà ici

 

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Rédigé par venezia

Publié dans #petits plats

Publié le 20 Novembre 2016

Deux savons ciste-reishi, en solo, jasmin espagnol
Deux savons ciste-reishi, en solo, jasmin espagnol
Deux savons ciste-reishi, en solo, jasmin espagnol

Deux savons ciste-reishi, en solo, jasmin espagnol

 

 Le ciste est l'une de mes plantes favorites dans les savons 

Depuis huit ans que je fabrique des savons, j'ai testé un nombre conséquent de plantes et d'ingrédients. Si mes savons sont doux et agréables selon leurs utilisateurs, je ne saurais encore dire franchement si les plantes utilisées jouent un rôle effectif. Je ferai peut être une exception pour le ciste aux propriétés très cicatrisantes. Je trouve en effet qu'il apporte un plus réparateur. Moins, bien sûr, que son utilisation dans les baumes,mais enfin assez pour sentir une différence.  

Aussi, quand on m'a offert des champignons reishi séchés à consommer en infusion, (le reishi -ganoderma lucidum- est un excellent boosteur immunitaire. Il est très riche en polysaccharides très anti-oxydants, ce qui ne peut qu'être bénéfique à l'épiderme-) l'association reishi-ciste m'a traversé l'esprit. J'ai donc préparé une infusion corsée de reishi que j'ai bue en partie, et j'ai utilisé le reste pour y infuser du ciste.

Comme l'infusion de ciste vire au brun foncé en présence de soude, j'ai choisi de soutenir la couleur en ajoutant de l'ocre orange, ce qui donne au final un beau marron chaud. 

J'ai choisi un mélange d'huiles que j'emploie souvent car on obtient un savon à la texture vite dure, mais doux à l'emploi. 

Ajouts:

-elixir yarrow environmental solution, elixir à base d'achillée (élixir floral+teinture) que j'ajoute souvent dans les produits cosmétiques comme protecteur. 

-pour la douceur:  de la Maïzena parfumée au jasmin, préparée en Espagne en septembre. Pendant trois jours, j'ai mis de la Maïzena en contact avec des fleurs fraiches de jasmin en changeant les fleurs tous les jours et demi. Comme il faisait moins chaud qu'en Grèce où j'ai déjà préparé du Natrasorb au jasmin sur ce principe, les fleurs ont mis plus de temps à se flétrir. 

-pour le parfum, j'ai mélangé une fragrance que j'aime beaucoup, poivre-piment, avec de l'huile essentielle de lemongrass. 

Après un certain nombre de tests,  pour l'instant mes deux fragrances favorites restent: labdanum et poivre-piment (toutes deux classées dans les fragrances masculines chez Aromat'easy). Si elles foncent la pâte, elles ne lui donnent pas une note olfactive  trop synthétique, surtout si on les mélange avec des huiles essentielles. 

Savons au ciste et au reishi

Infusion ciste+ reishi 220g

Soude (INS156) pour un surgraissage à 8.

2 cuil à soupe de Maïzena au jasmin d’Espagne dans les huiles

10 gtes élixir yarrow environmental solution+ 2 gelules toco 500 (vitamine E)

ocre orange dans les huiles

600g huiles

25% huile de coco indienne 150g

20% palme bio 120

5% ricin bio 30g

10% cacao cru  60g

40% olive bio 240g

HE: 18g lemongrass 12g, poivre-piment fragrance 6g à la trace

Une dizaine de jours après le démoulage, j'ai tamponné des petits papillons que j'ai passés au mica or. 

 

Deux savons au ciste déjà publiés (j'en ai fait d'autres non publiés)  : ici

et ici

A propos du reishi ici

lLe savon au ciste au myrte de Catherine ici

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Rédigé par venezia

Publié dans #savons

Publié le 23 Octobre 2016

Le cérat bien entamé

Le cérat bien entamé

 Pour bien commencer l'automne

Michèle m'a offert de l'huile d'avoine (dont elle parle très bien  ici), très réparatrice.  Je voulais en faire bon usage. Comme par ailleurs,  il y a longtemps que je n'avais rien préparé avec du P3R, émulsifiant qui a la particularité d'être très hydratant, j'ai eu l'idée de combiner les deux dans un cérat.  

Pourquoi un cérat? Parce que j'ai trouvé aux cérats un usage très précieux. L'eau de Paris est très calcaire, or quand je prends ma douche, je n'oublie ni le visage, ni même les yeux. Résultat, peau qui tire après, et encore bien plus si je fais un shampoing … sauf si juste avant, j'enduis le visage d'un bon cérat. J'en utilise aussi au besoin le soir, même si je préfère laisser respirer la peau. 

Michèle (encore elle, ses oreilles doivent lui siffler… ), a constaté que mixer un cérat au Bamix, c'est à dire avec un mixer qui tourne très vite, donnait lune texture  très fine. J'ai testé, banco! 

 Cérat avec P3R et huile d'avoine sur 100g (et en %)

Huiles 57 ( avoine 19,4+ jojoba 12,4+6,9 lys+23,5 avocat)

2 P3R

1 monoi de Tahiti (merci Michèle)

1 vit E

0,6 cosgard

15 cire d’abeille fine en feuilles

2 aloes concentré X10

20 eau de source

1,5  hyalomuco (j'ai eu la main lourde! je pensais mettre 1g!)

1g  elixir (inside outside cactus)

En gouttes: 

2 gtes HEde  géranium macérée avec de la résine d'encens

1 gte huile essentielle de  rose

2 gtes extrait CO2 argousier

Je dépasse légèrement 100g. ajuster la quantité d'eau. 

Stériliser les récipients et les instruments à l'eau bouillante vinaigrée, désinfecter le plan de travail. Vérifier que le récipient contenant la phase huileuse est assez grand pour introduire le pied du Bamix! 

Préparer la phase aqueuse: eau+ aloes concentré+ élixir

Préparer la phase huileuse: huiles+P3R+monoi+ vitamine E+ cire d'abeille

Faire chauffer les deux récipients dans un même bain-marie jusqu'à liquéfaction de la cire (63° environ). 

Sortir le récipient avec la phase huileuse en premier, car il refroidit moins vite que celui avec la phase aqueuse. 

Verser lentement la phase aqueuse sur la phase huileuse et mixer au Bamix. Dès que le mélange a pris, ajouter le cosgard, le hyalomuco, les HE et le CO2, donner un bon coup de mixer touiller avec une spatule en silicone et verser aussitôt dans des pots stériilisés. Refermer les pots quand ils ont bien refroidi. 

On obtient une très belle texture.

Choix des ingrédients 

*L'aloes concentré est très pratique pour avoir plein d'aloes avec un petit ajout.

*Les huiles : avoine pour nourrir (et bonne pour les peaux sensibles), jojoba pour affiner la texture finale, avocat, excellente pour les peaux sèches, macérât de lys dans sésame (une préparation que j'achète à Christine depuis que je ne trouve plus de pétales de lys séchés en herboristerie. Je lui ai suggéré d'en faire macérer sur du sésame), que ma peau hypersensible adore. C'est mon arme secrète pour calmer le jeu depuis l'époque où je ne pouvais rien mettre sans avoir de réactions intempestives (rougeurs, plaques, etc).

*Monoi: j'en ajoute dans à peu près tous les produits visage (et souvent corps) pour l'émollience supplémentaire qu'il apporte.

*J'avais découvert le hyalomuco sur le site allemand skincareonline Zinette en propose et c'est tant mieux car ce cocktail à base d'acide hyaluronique, de chitosan, d'allantoine, etc  est bien pratique.

*Elixirs: j'en ajoute toujours. Celui-ci, de son petit nom latin pilosocereus pachycladus rebaptisé inside outside cactus est censé protéger et régénérer l'énergie de la peau. On y croit! 

*Pour les huiles essentielles, je reste fidèle à l'huile essentielle de rose que j'utilise avec grande parcimonie et au mélange encens-géranium, dans une macération inventée un jour de génie par Kayacaramel et que je refais sans me lasser. 

*Quant à l'extrait CO2 d'argousier, il donne une jolie couleur jaune aux mélanges et possède de bonnes propriétés réparatrices. 

Comme j'ai un peu forcé sur le hyalomuco (ma main a fourché si je puis dire) le cérat est puissant, presque trop! 

Le P3R dans la formule me semble interessant.Je recommencerai car dans un cérat, il ne donne pas cette sensation ripolinée sur la peau qu'il a tendance à produire dans les crèmes classiques.  

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Rédigé par venezia

Publié dans #Cérats

Publié le 20 Octobre 2016

Bonheur, une vrai bonheur… 
Bonheur, une vrai bonheur… 
Bonheur, une vrai bonheur… 

Bonheur, une vrai bonheur… 

 

Je suis passée devant par hasard !

 

*Située 31 rue Galande (près de la place Maubert), la boutique toute lumineuse a ouvert il y a à peine deux semaines. Un vrai bonheur à l'intérieur, le magasin s'appelle d'ailleurs Bonheur: huiles essentielles et macérats huileux des Senteurs du Claut (Sylviane Reina), une belle collection d'hydrolats (plus un choix de tisanes) de Biotope (quasiment introuvables, même à Marjolaine!) , les quelques productions corses de l'Astratella, (ça aussi, c'est le bonheur), Oshadi et Myrtea, la collection quasi complète du Gattilier en alcoolatures et gemmothérapie, la marque Ceven Arômes que je ne connaissais pas (avec des HE et des produits au cade) pour les noms qui me viennent sur le champ, mais il y en a d'autres.

La boutique s'appelle Bonheur, sa créatrice Sarah et et pour les amoureux (ses) des bons produits, ça vaut le déplacement.

Bonheur, 31 rue Galande, 75005 11h-19h30

tel. 01 4326 4572

*Pour mémoire, je rappellerai l'existence de la boutique Ma terre première, qui propose aussi une sélection de plantes, d'huiles essentielles et d'hydrolats élaborés par des membres du syndicat des Simples, regroupant les plus fervents et les meilleurs producteurs /cueiilleurs  de plantes médicinales. 

Ma terre première, 83 rue Oberkampf 75011 Paris.  Mardi à samedi 13h-19h30

tel. 0183949137

Le site du syndicat des Simples: ici

*Dans les nouveautés, encore: Naturathera, boutique ouverte il y a à peine quelques mois et qui offre notamment une grande sélection de plantes et compléments en gélules, en extraits,etc ainsi que des plantes en bon état plus un bar à infusions et à jus dans une cave voutée juste en dessous.

Naturathera 85 rue de la Verrerie 75003  lundi 13h30 -19h30  et mardi à samedi: 11H à 19h30. tel 0171194420

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Rédigé par venezia

Publié le 14 Octobre 2016

La couverture du livre. Deux extraits.
La couverture du livre. Deux extraits.
La couverture du livre. Deux extraits.

La couverture du livre. Deux extraits.

 

Depuis des années, j'ai évoqué au fil des pages de ce blog des élixirs de toutes sortes, notamment de fleurs et de minéraux. Dilutions infinitésimales de plantes ou de pierres dans de l'eau et du cognac selon un protocole précis, ils ont (ou auraient) une action sur la sphère énergétique. Personnellement, avec un recul d'une dizaine d'années, je trouve que ce que je fais fonctionne mieux avec que sans. J'ai aussi expérimenté les élixirs floraux en interne dans des conditions plus tristes et ils m'ont apporté une aide que je ne regrette pas.

Ils apparaissent donc presque systématiquement dans mes formules, et j'en ai parlé au moins une fois plus longuement ici . Il y a quelque mois, j'ai eu l'opportunité d'écrire un livre sur les fleurs de Bach, historiquement les premiers élixirs à avoir été mis au point.

J'ai trouvé qu'il s'agissait d'une belle occasion d'aller y voir de plus près.

Puis j'ai appris que ce texte allait concerner (notamment) les créations d'Elixirs & Co, ce qui m'a fait hésiter. Après avoir rencontré leur fondateur Gérard Wolf et découvert sa passion et son engagement  (il part ainsi tous les ans sac à dos dans la nature pour réaliser lui-même ses cueillettes et a été le premier à le faire en France), j'ai dit banco. 

Je me suis plongée dans l'existence d'Edward Bach (j'ai imaginé une interview imaginaire d'après les écrits de son assistante Nora Weeks) qui m'a fascinée, tant il a été en longue communion avec la nature après une studieuse époque londonienne où il s'était fait un nom comme homéopathe. Dans Sur les traces du Dr Bach et de ses fleurs (ed. Ulmus), Julian Barnard a fait un merveilleux travail en racontant son parcours dans les champs mêmes, les bois et les rivières où les remèdes furent un à un choisis. Il reste néanmoins des blancs dans la vie de Bach qui détruisait ses notes au fur et à mesure.

J'ai également regardé son emploi des fleurs avec ses patients:  il n'hésitait pas à changer de prescription en suivant de près l'évolution de leurs états d'âme. Ce qui m'a fait comprendre l'intérèt des composés de plusieurs fleurs, qui permettent de tenir compte des différentes facettes d'un état d'esprit (surtout quand on n'a pas envie de se prendre trop la tête pour affiner) : dort-on mal parce qu'on est angoissé? Ou parce que trop de sujets tournent comme des petits vélos dans la tête? Ou alors par épuisement mental? Difficile parfois de trancher… alors autant prendre un composé qui s'adresse à plusieurs symptômes, -ce qui est déjà le cas avec le remède d'Urgence, le fameux Rescue-.

A partir du moment où il a mis au point ses élixirs floraux, (dans le fond, il n'y a pas si longtemps, on était dans les années trente) Bach n'a plus utilisé qu'eux pour soigner, que ce soit une crise d'asthme ou un mal de dos. Pourquoi ? Parce que pour Edward Bach, toute maladie s'enracine dans un déséquilibre émotionnel, passager ou durable et qu'en remettant le psychisme d'aplomb, le reste devrait suivre. Ces prescriptions minimalistes lui vaudraient probablement aujourd'hui de se faire rayer de l'Ordre des médecins. 

En tout cas, effet placebo ou pas, ses patients ne s'en sont pas plaints et ont afflué en nombre.  Philip M. Chancellor, personnage à la vie incroyable (Américain de Chicago, il est devenu éditeur au Mexique, puis s'est passionné pour l'acupuncture, qu'il est parti apprendre à Taiwan avant de la vulgariser en Europe et de s'intéresser à Bach)  a eu accès aux dossiers médicaux des patients de Bach. Il détaille donc des études de cas dans un livre (Le manuel des fleurs guérisseuses du Dr Bach , Ed. le Courrier du livre), où l'on comprend que Bach suivait longuement ses malades et que ces derniers ne guérissaient pas toujours d'un simple claquement de doigts.  

Aujourd'hui, les fleurs de Bach se prennent d'abord pour réguler des troubles émotionnels et apaiser des bleus à l'âme que j'ai recensés dans un abécédaire. Curiosité oblige, j'en ai aussi profité pour interroger sur leur pratique des conseillères en fleurs de Bach.

Rien n'est jamais parfait (il manque par exemple l'index des pages consacrées à chacune des 38 fleurs, éparpillées dans le livre) mais je suis contente d'être venue à bout de ce modeste projet.

 Si mon nom apparait sur la couverture, je  poursuivrai avec celui de Venezia sur le blog.

Edit: je viens d'avoir la réponse des éditeurs: le livre sort le 21 octobre

Si j'avais su, j'aurais attendu cette date pour publier l'article! 

 

 

 

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Rédigé par venezia

Publié dans #aux petits soins

Publié le 10 Octobre 2016

La double deuxième page de A girl called Jack. Curry de lentilles à la tomate (version avec des courgettes)
La double deuxième page de A girl called Jack. Curry de lentilles à la tomate (version avec des courgettes)

La double deuxième page de A girl called Jack. Curry de lentilles à la tomate (version avec des courgettes)

Le titre est long, mais je cherchais à être un peu explicite (ce qui n'est pas gagné!)

De retour d'Angleterre, j'ai navigué sur internet à la recherche d'info et je suis tombée sur un blog de cuisine qui m'a intriguée puis passionnée. Autant par la personnalité de son auteur que par ses recettes ingénieuses (et économiques).

Quand Jack Monroe débute son blog en février 2012, elle a 24 ans, un gamin de 3 ans et le porte monnaie complètement à plat suite à un licenciement, un an auparavant. Le contexte économique archi-libéral de l'Angleterre n'est pas un environnement amical quand on est dans la dèche.

Elle s'est donc retrouvée avec 10 £ (12 euros à peu près) par semaine pour se nourrir. Et elle a décidé de relever le défi.

Elle a hanté les rayons de Sainsbury (grande chaine de supermarchés, avec une section '"basic", équivalent british d'un Lidl ou d'un Dia) pour repérer les ingrédients (non transformés) sains et bon marché à privilégier. Ce qui l'a conduite à multiplier le recours aux légumineuses comme source de protéines végétales, à se convertir aux pains maison mais sans map, à utiliser épices et aromates pour doper le quotidien, et à tester des mélanges hardis de saveurs pour l'ensoleiller. C'est très malin, et pour ce que j'ai testé, délicieux.

Comme Jack a des origines chypriotes, sa cuisine possède des accents méditerranéens et comme elle vit en Angleterre qui compte une importante communauté indienne, curries, vindaloos et autres plats indiens sont souvent au menu.

En fin d'article, je donnerai quelques liens où l'on peut retrouver nombre de ses recettes (en anglais).

Suite de l'histoire: en juin 2012, elle écrit une chronique percutante qu'elle appelle "la pauvreté, ce n'est pas seulement ne pas avoir assez de nourriture". Texte qui fut retweeté, reblogué, publié et lu (y compris au Parlement où elle fut invitée) plus de 20 millions de fois. Elle y explique sa descente vers le moins et le rien: couper le chauffage, diluer les produits d'entretien jusqu'à l'infime pour les faire durer, couper l'eau chaude, tout vendre ou mettre au clou, jusqu'à ne garder que deux bols, deux fourchettes, deux couteaux; bref aller vers une simplicité (in)volontaire radicale.

Son blog qui a eu beaucoup, beaucoup de succès l'a peu à peu sauvée. D'abord parce qu'elle a pu tenir son pari, se nourrir et nourrir son fils convenablement avec ses 10£ hebdomadaires, une vraie prouesse. Ensuite parce qu'elle a publié deux livres de cuisine qui ont bien marché, qu'elle a eu des chroniques dans les journaux (Huffington Post, the Gardian) et que grâce à son aura, elle s'est engagée dans des campagnes liées à la solidarité, ce qui lui offre une tribune et une place.

Nouvelle aventure: elle est en train de changer de sexe…

Je me suis inspirée de sa façon de faire pour mettre au point une recette dont je me délecte en la refaisant au moins une fois par semaine (avec des variantes) depuis plus d'un mois.

Je parle de "sa façon de faire" car beaucoup de ce qu'elle propose commence par "hâcher un oignon et le faire revenir à feu doux" … ce qui me rappelle d'ailleurs furieusement la cuisine à l'indienne.

Donc voilà l'un de mes essais "à la manière de Jack" , une sorte de fouzitout amélioré préparé en une demi-heure tout compris et devenu favori. Je l'ai baptisé curry de lentilles à la tomate mais on pourrait aussi l'appeler tomates épicées aux lentilles, dhal à la tomate, etc.

J'indique tout ce que j'utilise, en précisant ce qui me semble indispensable et ce qu'on peut supprimer ou substituer.

Curry de lentillles à la tomate

Pour 2 personnes affamées

60g de lentilles roses (ou vertes ou noires, j'ai déjà testé avec des béluga).

Un oignon moyen (ou un demi très gros)

un soupçon de vin blanc sec ou à défaut d'eau

une cuillère à soupe d'huile (jutiise de l'olive, on fait avec ce qu'on a)

Une carotte moyenne pelée et coupée en rondelles fines

au choix: une aubergine pelée et coupée en petits morceaux, une courgette pelée et coupée en petits morceaux, des petits piments doux coupés en petits morceaux et épépinés … ou rien.

Eventuellement, deux cuillerées à soupe de lardons ou une demi tranche de jambon cru coupé en carrés… ou rien

du sel

une cuillère à soupe de sirop (j'utilise du sirop de kittul indien, -sucre de palme- très parfumé et à l'indice glycérique pas trop élevé). On peut remplacer par du sirop de canne, d'agave ou même par du sucre en poudre ou en morceaux.

300g environ de passata (purée de tomates italienne). On remplace par du coulis de tomates, des tomates fraiches pelées et épépinées. La préparation de tomates doit être un peu épaisse, et de composition la plus simple possible.

du piment: j'utilise une sauce au piment coréenne (bulgogi) mais on peut employer de l'harissa, du piment d'espelette, du cayenne… ou rien pour les palais sensibles.

épices: deux feuilles de laurier et une cuillère à soupe de graines de coriandre. Il me semble que ces deux épices donnent vraiment le goût au plat, ainsi que l'ail que je préfère ajouter en poudre (une cuillerée à café suffit) pour un mélange plus homogène. Sinon, ajouter une gousse d'ail coupée en tranches fines en même temps que les carottes. A défaut de ce que je cite, on fait avec ce qu'on a dans ses placards. (cumin, curry, etc)

Je parfume en plus avec : un petit morceau de cannelle en bâton, deux cardamomes vertes ouvertes, une cuillerée à café de graines de fenouil et un tronçon de gingembre débité en lamelles.

Comment faire? En fait, il s'agit de préparer une sorte de ketchup maison très parfumé (d'où la présence de sucre) que l'on mélange à des lentilles cuites.

Donc:

Hacher l'oignon et le faire revenir à feu doux dans une poêle avec l'huile sans qu'il ne colore, et en le salant pour accélérer la cuisson.

Pendant ce temps couper la carotte et éventuellement l'autre légume.

Ajouter la carotte aux oignons, ainsi que le laurier et les graines de coriandre. Remonter un peu le feu, touiller. Dès que cela semble prêt à attacher, ajouter un peu de vin blanc ou à défaut d'eau (ça doit faire pschitt), c'est ce qu'on appelle déglacer. Recommencer une deuxième fois. Puis baisser le feu au maximum ajouter le deuxième légume, éventuellement les lardons, le reste des épices y compris le gingembre remuer et couvrir.

A ce moment, préparer les lentilles: les rincer jusqu'à ce que l'eau soit claire puis les couvrir largement d'eau froide et les mettre à cuire en couvrant.

Quand ça bout, découvrir, baisser au maximum et laisser cuire 15mn.

Au moment où les lentilles démarrent leur ébullition et vivent leur vie dans la casserole, verser la passata dans la poêle sur le mélange de légumes aux épices, bien remuer, ajouter le piment, le sucre ou le sirop, remuer à nouveau, et continuer la cuisson, feu minimum et à couvert. Goûter pour rectifier éventuellement le piment et la dose de sucre selon l'acidité des tomates.

Quand les lentilles sont cuites, les rincer brièvement et les égoutter avant de les ajouter dans la sauce tomate épicée. Bien remuer, laisser cuire 2 ou 3 mn encore et c'est prêt. Attendre 5mn avant de se jeter dessus pour une meilleure harmonisation des parfums.

Régalez vous.

A préparer en quantités suffisantes pour déguster le reste froid. Délicieux en apéro avec des chips tortillas indiennes.

Outre son goût exquis, c'est un plat complet, avec des épices qui aident à la digestion, de la tomate riche en lycopène, mieux assimilé si la tomate est cuite en présence d'un peu de gras, des lentilles qui apportent des protéines végétales. Si on veut le jouer 100% équilibre alimentaire, on sert avec du riz pour compléter la chaine des acides aminés.

Le blog de Jack (qui a changé de titre): https://cookingonabootstrap.com

Dix recettes publiées dans the Guardian: https://www.theguardian.com/lifeandstyle/2014/feb/16/jack-monroe-10-recipes

Onze recettes dans The Mirror:

http://www.mirror.co.uk/lifestyle/dieting/recipes/jack-monroes-11-recipes-prove-6813860​

Sa biographie sur wikipedia: https://en.wikipedia.org/wiki/Jack_Monroe

Le tire de ses deux livres: A girl called Jack et A year in 120 recipes

Edit:  piqûre de rappel, le film de Ken Loach Moi, Daniel Blake, qui n'a pas volé sa palme d'or 2016 à Cannes. Même si l'on pressent la fin au fil du film, la peinture d'une Grande Bretagne à la terrible administration hyper-libérale est sans merci, et les acteurs sont formidables. 

Lire l'interview éclairante du scénariste Paul Laverty ici  

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Rédigé par venezia

Publié dans #petits plats

Publié le 24 Septembre 2016

Pain de nuit. Tranches vues de jour…
Pain de nuit. Tranches vues de jour…

Pain de nuit. Tranches vues de jour…

Il se congèle très bien.

 

J'ai trouvé la recette sur le blog Cooking Julia qui donne une ribambelle de formules de pains appétissants, dont pas mal en cocotte. Celle que j'ai testée, présentée ici, est à base de lait ribot (fermenté) et de bicarbonate, association courante dans les pays anglo-saxons. Je voulais rester dans l'esprit des scones.

 

450 de farine à patisserie bio t45

1 cuillère à café bombée de bicarbonate de soude

1 cuillère à café de sel fin

35cl de lait fermenté ou caillé (pour moi du lait caillé)

1 œuf

1 cuillère à soupe de miel liquide

 

Préchauffer le four à 200° (j'utilise la chaleur tournante)

Verser les ingrédients secs (farine, bicarbonate et sel) dans un saladier, bien mélanger.

Fouetter rapidement ensemble lait, œuf, ajouter le miel, remuer, puis verser le tout en plusieurs fois sur le mélange sec en remuant après chaque ajout. La pâte étant assez collante, mieux vaut touiller à la cuillère pour former une boule.

Tapisser le fond d'une cocotte (dont le couvercle peut aller au four) de papier cuisson, y placer la boule.

Passer au pinceau ou au doigt du lait fermenté ou caillé sur la surface. L'entailler d'une croix. Fariner légèrement.

Enfourner. Laisser cuire 20mn avec le couvercle, puis 15mn sans (Julia dit 10 mn mais ce n'était pas assez cuit, donc agir selon son four).

Sortir le pain et poser la boule sur une volette pour la laisser refroidir.

J'ai fait ce pain très tard un soir, donc la photo d'ensemble n'est pas terrible.

Une fois refroidi, je l'ai coupé en tranches que j'ai congelées et placées dans des sacs de congélation.

Je trouve ce pain, assez rustique quand même, bien meilleur s'il est un peu grillé.

 

Je l'ai servi, pour un apéritif, en tranches toastées accompagnant des poivrons rouges à l'huile.

Il suffit de placer les poivrons au four à 210° (je n'aime pas les mettre sous le gril, ils crament trop) pendant 30 à 45 mn en les retournant au moins une fois, jusqu'à ce que leur peau se boursoufle, et de les laisser refroidir après les avoir enroulés dans du papier journal. Ce truc permet d'ôter la peau facilement.

Ensuite, j'épépine, je les découpe en lanières que j'allonge dans un plat. Je recouvre le tout d'huile d'olive, je saupoudre d'ail en poudre et de pimenton basque (une poudre de piment séché fumé, très parfumée, c'est celle utilisée dans les chorizos) et je garde au froid.

C'est à préparer la veille. J'adore et j'oublie toujours de les photographier car ils sont mangés trop vite!

Préférer des poivrons bio, car les poivrons appartiennent hélàs au club des légumes les plus traités.

(Voir une liste  ici pour l'année 2014)

 

 

 

 

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Rédigé par venezia

Publié le 20 Septembre 2016

Scones sucrés. Scones salés (piquetés de jambon). Scones  dégustés au bord de la rivière Fowey, en Cornouailles
Scones sucrés. Scones salés (piquetés de jambon). Scones  dégustés au bord de la rivière Fowey, en Cornouailles
Scones sucrés. Scones salés (piquetés de jambon). Scones  dégustés au bord de la rivière Fowey, en Cornouailles

Scones sucrés. Scones salés (piquetés de jambon). Scones dégustés au bord de la rivière Fowey, en Cornouailles

J'ai succombé aux scones lors d'un récent séjour dans le sud de l'Angleterre, où ils se dégustent avec une crème fraiche bien épaisse et de la confiture de fraises.

Je pense que c'est le gout peu sucré des scones qui m'a séduite. J'ai donc fait des essais de retour à la maison avec des recettes trouvées sur internet et parfois arrangées.

Premier essai sans toucher à la recette trouvée ici, (en fin d'article), grâce à l'excellent blog sur la cuisine anglaise Chez Becky et Liz

225g de farine avec levure incorporée (impossible d'en trouver en bio)

1 cuil à café de bicarbonate de soude

une pincée de sel fin

25g de sucre

1 oeuf

75g de beurre mou

5 cl de lait

+ un œuf et un soupçon de lait pour dorer.

Tous les ingrédients sont bio sauf la farine, le bicarbonate et le sel.

C'est très bon, j'en ai refait déjà à plusieurs reprises.

Procédé

Allumer le four à 210° C (j'utilise la chaleur tournante).

Mélanger farine, bicarbonate, sucre et sel. Ajouter le beurre coupé en petits morceaux, touiller à la cuillère rapidement avant d'émietter avec les doigts comme lors de la réalisation d'un crumble.

Ajouter ensuite l'œuf et le lait en touillant puis en y mettant les mains. On obtient une pate un peu collante aux doigts.

Se laver les mains, les sécher, les fariner ainsi que le plan de travail. Etaler la pate avec les mains (ou avec un rouleau) et découper des cercles à l'emporte pièce (j'en ai un, dentelé, parfait pour l'opération). ne pas hésiter à refariner le plan de travail si nécessaire. Installer les scones sur une plaque revetue de papier sulfurisé. Enduire au pinceau leur surface d'un mélange d'œuf battu avec un peu de lait. Enfourner pour 13 à 15mn, tout dépend du four.

Laisser refroidir les scones sur une volette. Servir tiède.

Un grand avantage: ils se congèlent très bien. J'en décongèle parfois un pour le petit déjeuner.

Dans les recettes anglo-saxonnes, on utilise souvent du bicarbonate en place ou en plus de levure.

Pour qu'il réagisse au mieux, c'est à dire pour qu'il produise assez de CO2 pour faire monter la pate, il faut le combiner avec un élément acide. C'est pourquoi les recettes anglaises emploient du buttermilk (lait fermenté au pH acide) plutôt que du lait. C'est le meme principe quand on mélange bicarbonate et acide citrique pour confectionner des bombes de bain qui fizzent.

Qu'à cela ne tienne, j'ai trouvé dans mon quartier un excellent lait caillé (plus que fermenté) que j'ai mis à la place du lait pour réaliser une recette salée. On pourrait aussi employer du kéfir de lait. Le résultat est délicieux mais honnêtement, la différence de goût n'est pas flagrante d'avec la première recette. Comme j'ai diminué la quantité de beurre pour pouvoir incorporer plus de lait, l'un doit compenser l'autre.

 

Deuxième essai (en version salée)

125 farine avec levure incorporée

100 g farine bio T45 (farine à patisserie)

1 cuil à café de bicarbonate de soude

1 pincée de sel fin

60g de beurre mou

10 cl de lait caillé

1 œuf

dorure au lait caillé

lardons coupés très menus, revenus à la poêle et mis à sécher sur du papier absorbant.

La façon de faire est la même. Il faut juste ne pas oublier d'ajouter les lardons avant cuisson et une fois les scones découpés. J'ai doré au lait car je n'avais plus d'œuf.

Comme il me restait du lait caillé, j'ai trouvé et testé une excellente recette de pain cuit en cocotte que je donnerai prochainement.

Régalez-vous et amusez-vous à mettre les mains à la pâte. C'est excellent pour le moral quand l'été a dit bye bye.

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Rédigé par venezia

Publié dans #notes sucrées

Publié le 18 Septembre 2016

Le jardin enchanté. La poudre conditionnée en boite.  Le tube mystérieux
Le jardin enchanté. La poudre conditionnée en boite.  Le tube mystérieux
Le jardin enchanté. La poudre conditionnée en boite.  Le tube mystérieux

Le jardin enchanté. La poudre conditionnée en boite. Le tube mystérieux

 

Facile à réaliser, douce au toucher

 

J'ai déjà évoqué une façon patiente d'employer un végétal pour parfumer une poudre (ici), en l'occurence du Natrasorb, un tapioca au toucher cosmétique très fin et qui a notamment le pouvoir d'absorber facilement des huiles. (On en trouve chez Zinette).

J'ai réalisé mon premier essai avec des fleurs de jasmin pendant l'été 2012, et le fond de poudre qui me reste (conservé dans une boite) sent toujours autant le jasmin.

On n'a pas toujours du jasmin sous la main… Cet été, j'ai donc testé avec des feuilles de menthe poivrée toutes fraiches cueillies dans un très beau jardin d'amis.

Comme la texture des feuilles est bien plus épaisse que celle des pétales de jasmin, je me suis contentée de laisser les feuilles au contact du Natrasorb jusqu'à ce qu'elles deviennent crissantes et comme cristallisées. Ensuite, il suffit de tamiser et l'odeur de la menthe est bien là, assez présente pour ne pas avoir envie de répéter l'opération (et je n'avais plus de feuilles fraiches!). Je pense que ça doit fonctionner pour toute feuille odorante à condition qu'elle ne soit pas trop épaisse.

 

Sans l'avoir publié, j'avais déjà réalisé une poudre pour les pieds que j'utilise beaucoup par temps chaud quand je suis pieds nus dans mes baskets. Je rappelle que pour que l'emploi de talc soit efficace, mieux vaut se poudrer les pieds plutôt que les chaussures.

Je frotte parfois l'intérieur de mes tennis avec une goutte d'HE de palmarosa, ce qui arrange bien les choses après une journée de canicule.

Il y a bien longtemps, dix ans déjà, Hooly, sur son blog très pionnier, avait publié une recette dont le titre suffit à expliquer l'usage: boulapoudre et piekipuplu où elle propose d'enfermer une poudre qu'elle avait préparée à base de talc dans deux bouts de collant pour en faire des boules désodorisantes à glisser dans les chaussures de sport.

L'un n'empêche pas l'autre…

Pour couper le Natrasorb, j'ai choisi d'employer de l'argile qui possède de vraies propriétés absorbantes. Pour faire joli, j'ai utilisé de l'argile blanche coupée avec de l'argile violette, ce qui donne un ton lilas très doux.

L'argile blanche est très douce et conseillée pour les peaux sèches, tout comme l'argile violette.

La façon de procéder est très simple, mais un vrai conseil que je n'ai pas suivi (j'ai donc toussé pendant plusieurs heures): porter un masque sur le nez et la bouche pendant la préparation car les poudres volètent lors de la préparation.

 

40g Natrasorb à la menthe poivrée

13g argile violette

27g argile blanche

30 gtes HE menthe poivrée

10 gtes HE patchouli

20 gtes HE géranium rosat

 

Le choix des huiles essentielles:

la menthe poivrée pour l'effet antalgique.

le patchouli pour le pouvoir anti callosités

le géranium rosat pour ses propriétés cicatrisantes.

C'est le parfum de la menthe poivrée qui domine tout. 

 

Intégrer goutte à goutte les huiles essentielles dans le Natrasorb en touillant soigneusement.

Ajouter ensuite les argiles en tamisant à l'aide une passoire fine.

Mélanger, conditionner. Pour offrir, j'ai choisi les jolies boites à poudre d'AZ. Pour mon usage personnel et car c'est très pratique en voyage, je glisse la poudre dans un tube à ouverture très étroite (Je ne sais plus d'où il vient). 

Cette poudre est aussi très efficace en cas de pieds fragiles qui rechignent à adopter des chaussures neuves.  

 

 

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Rédigé par venezia

Publié dans #parfums