Publié le 1 Janvier 2017

 

… pleine de lumière, de joies et d'heureux mystères

 

(Thailande 2015)

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Rédigé par venezia

Publié dans #divers

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Publié le 20 Décembre 2016

Le kombu en sous-marin

Le kombu en sous-marin

Une recette d'une simplicité enfantine… `

J'ai participé à un stage très intéressant sur les bouillons dashi (bouillons de base de la cuisine japonaise).

Un bouillon dashi se compose au minimum d'une infusion (chaude ou froide) de kombu, algue de la famille des laminaires, large et plate. On trouve en France du kombu breton assez facilement. On peut ajouter ensuite dans l'infusion de kombu des copeaux de bonite (poisson de la famille du thon) et/ou des shitakés (champignons) séchés. 

Comme il s'agissait d'un  stage organisé par une association japonaise, tout était préparé avec beaucoup de soin. C'est ainsi qu'avaient été mis en macération à froid trois variétés de kombu, chacune barbotant dans deux types d'eau minérale. Nous avons dégusté un peu de chacune des six variations, et, à ma grande surprise les goûts étaient vraiment différents. 

Il y avait deux kombus de l'île d'Hokkaido, l'un venant d'Idaka, l'autre de Rausu. 

(Un lien sur les différents kombus japonais ici )

Le troisième kombu étant un breton. 

Les deux eaux minérales utilisées étaient l'eau d'Evian (pH 7,2) et la Volvic (pH 7). Ce qui ne fait pas une grande différence. Néanmoins, le parfum des infusions étaient vraiment distincts. 

Mes préférés: le kombu d'Idaka dans de l'Evian, le plus parfumé, puis le kombu breton dans de la Volvic. 

En cours de dégustation, j'ai appris qu'il était en ce moment de mode au Japon de boire de l'eau de kombu comme reminéralisant. 

J'ai un peu regardé sur internet, où j'ai lu (ou?) qu'il ne fallait pas forcer sur les doses en raison de la présence importante d'iode et que faire chauffer l'infusion permettait d'en diminuer la force.

Or si on fait trop chauffer, on obtient un résultat glu-glu. 

Pour m'informer, je suis passée à la boutique Isse, rue St Augustin à Paris, en général de bon conseil et j'ai demandé si on pouvait boire de l'eau de kombu obtenue par macération à froid. Tout à fait faisable et même intéressant, paraît-il. 

Je prépare donc cette eau en coupant en lanières 3g environ de kombu breton essuyé au préalable, que je place dans une bouteille d'eau de source d'un demi-litre; et j'en bois un ou deux verres dans la journée. L'infusion se conserve une semaine au froid. Pour l'instant, je rajoute de l'eau de source dans la bouteille sans changer le kombu, car le goût est puissant, mais délicieux. Comme si on dégustait un peu de vent du large chargé d'embruns. 

Que renferme le kombu breton?  

Beaucoup de  calcium et d'iode, du magnésium, du phosphore, du potassium et  du sodium, plus un bel éventail de vitamines et des sucres. C'est aussi un alcalinisant. 

Il renferme également de l'acide glutamique qui participe au fameux goût Umami (dite la cinquième saveur, umami signifiant  "savoureux" en japonais. Voir ici pour plus d'informations . C'est une saveur également propre… au lait maternel). Cet acide a par ailleurs la propriété de  faciliter la cuisson des légumineuses.  

Rien ne se perd, bien sûr:  on peut ensuite utiliser le kombu et le cuisiner. 

 

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Rédigé par venezia

Publié dans #boissons

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Publié le 15 Décembre 2016

le vinaigre de toilette, le géranium espagnol, le rosier de Roscoff
le vinaigre de toilette, le géranium espagnol, le rosier de Roscoff
le vinaigre de toilette, le géranium espagnol, le rosier de Roscoff

le vinaigre de toilette, le géranium espagnol, le rosier de Roscoff

 

A préparer en suivant des recettes ou à sa façon: des produits aussi efficaces que polyvalents… et pas ruineux ni difficiles à fabriquer.   

 

Vinaigre de toilette

Il y a des années, j'achetais régulièrement le vinaigre de toilette préparé par l'Herboristerie du Palais Royal… mais au fil du temps, la recette a été peu à peu bidouillée et j'ai laissé tomber. 

Voici l'INCI actuelle: ACETUM (BIOLOGIC CIDER VINEGAR), AQUA (WATER), PPG-26-BUTEH-26, PROPYLENE GLYCOL, PEG-40 HYDROGENATED CASTOR OIL, CITRUS LIMON (LEMON) PEEL OIL, CEDRUS ATLANTICA BARK OIL, ROSMARINUS OFFICINALIS (ROSEMARY) LEAF OIL, THYMUS ZYGIS FLOWER OIL, NASTURTIUM OFFICINALE (WATERCRESS) EXTRACT, ARCTIUM LAPPA ROOT EXTRACT, CHAMAEMELUM NOBILE LEAF EXTRACT, HEDERA HELIX (IVY) LEAF EXTRACT, ROSMARINUS OFFICINALIS (ROSEMARY) LEAF EXTRACT, LIMONENE, CITRAL, LINALOOL, PHENOXYETHANOL, METHYLPARABEN, BUTYLPARABEN, ETHYLPARABEN, PROPYLPARABEN.

Celle des débuts ne renfermait ni conservateur ni PEG, ni, si ma mémoire est bonne, d'huile de ricin hydrogénée mais un soupçon d'huile de coco et peu d'huiles essentielles. Il s'agissait surtout  de macérations de plantes. 

Je m'en servais un peu pour tout, notamment pour neutraliser le calcaire de l'eau (du bain surtout!) . 

Comme cet été, j'ai préparé divers vinaigres de plantes, je me suis dit qu'il était temps de faire des assemblages pour réaliser un bon vinaigre de toilette.  

En général, je fais macérer plusieurs plantes ensemble pour préparer du vinaigre pour les cheveux ou des potions anti-inflammatoires très efficaces. Mais là, j'ai préparé de façon unitaire car  si j'ai eu des plantes ou des feuilles très fraîches sous la main, ce n'était pas au même moment.

Déjà présents sur le blog: 

vinaigre de rose amélioré ici

vinaigre anti-inflammatoire au buchu (une plante sud-africaine) ici

gelée vinaigrée pour cheveux en voyage ici

gelée vinaigrée anti-inflammatoire ici

 

Vinaigre de toilette rose-lavande-géranium (sur 200g, diviser par deux pour avoir les %)  

59g vinaigre à la lavande ( des fleurs très odorantes envoyées par Irène)

60g vinaigre au géranium d’Espagne (feuilles d'un géranium rosat très odorant) 

60g vinaigre aux roses de Roscoff

20 g teinture alcoolique de rose-brunelle à l'HE de rose

1g élixir de venin d’abeille (Ballot Flurin, équivalent du Rescue)

3 gtes HE encens (b. carterii)

tout peser et mélanger. Les quelques gouttes d'HE se dissolvent facilement. 

Pour préparer les vinaigres 

En général, je remplis une bouteille désinfectée et à goulot large de la plante et je verse dessus, soit du vinaigre de cidre bio, soit du vinaigre d'alcool bio, plus concentré en acide acétique. Je range la bouteille dans un placard, je la secoue quand j'y pense et je filtre quand le parfum de la plante arrive à trouver sa place à côté de l'odeur du vinaigre. 

Pourquoi de  l'encens en HE? Parce que j'avais trouvé une vieille recette traditionnelle apaisante qui se préparait en faisant macérer de l'encens pilé fin dans du vinaigre.  J'ai tenté un jour, mais le résultat olfactif a été vraiment étrange. Je me suis donc contentée pour cet essai de l'HE.

Que faire de ce vinaigre:

-J'en ai conditionné dans un petit flacon compte-gouttes, j'en verse un peu dans le creux de la main où j'ajoute de l'eau pour rincer le visage après le démaquillant. Impeccable, même plus la peine de pschitter une lotion. 

-J'en verse aussi pur sur les mains après les avoir lavées et je les frotte, excellent pour neutraliser le calcaire de l'eau, ce qui laisse la peau toute douce. 

-J'en mets pur sur un bobo quand je m'écorche en cuisinant ou en bricolant. 

Vinaigre de ménage

La recette très simple et très présente sur internet consiste à remplir un récipient de zestes d'agrumes au fur et à mesure de la consommation des fruits et à les recouvrir de vinaigre. On filtre ou pas. 

Pour la booster, j'ai ajouté des clous de girofle dont le parfum s'accorde bien avec l'orange et qui ont des propriétés antiseptiques.

Je conditionne en vapo et je pschitte pour nettoyer. C'est tout. 

 

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Rédigé par venezia

Publié dans #aux petits soins

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Publié le 12 Décembre 2016

Les tomates préparées, le jus et les pépins séchés, la poudre non tamisée, tartine pain de seigle, beurre, poudre de tomates (les plus gros fragments restés dans le tamis)
Les tomates préparées, le jus et les pépins séchés, la poudre non tamisée, tartine pain de seigle, beurre, poudre de tomates (les plus gros fragments restés dans le tamis)
Les tomates préparées, le jus et les pépins séchés, la poudre non tamisée, tartine pain de seigle, beurre, poudre de tomates (les plus gros fragments restés dans le tamis)
Les tomates préparées, le jus et les pépins séchés, la poudre non tamisée, tartine pain de seigle, beurre, poudre de tomates (les plus gros fragments restés dans le tamis)

Les tomates préparées, le jus et les pépins séchés, la poudre non tamisée, tartine pain de seigle, beurre, poudre de tomates (les plus gros fragments restés dans le tamis)

Avec des tomates cerise bio Noire de Crimée 

 

Pour une copine qui vit au loin, j'ai en charge de mettre au point quelques formules cosméto  simples, à partir des ingrédients qu'elle a facilement sous la main. 

Je commence avec les tomates car ici, nous sommes vraiment en plus que fin de saison. J'ai réussi à trouver de magnifiques petites tomates cerise Noire de Crimée dans une boutique parisienne bio bien achalandée et très agréable, Pimlico. Il y avait aussi des rhizomes de curcuma frais particulièrement séduisants (c'est à dire assez gros pour être facilement râpés et très frais), ce qui m'a permis de fignoler les tests. 

J'avais déjà fabriqué un macérât huileux tomates séchées-urucum que j'ai souvent utilisé pour donner de la couleur à mes baumes ou mes savons. ici par exemple. 

Macérât huileux de tomates

Pour cette  version, j'ai partagé les tomates en deux, les ai épépinées et vidées de leur eau avant de les disposer sur un plateau du déshydrateur et de râper dessus le curcuma. Et Zou, au chaud. J'ai tâté de temps en temps pour vérifier la texture. J'ai arrêté quand elle m'a semblé très ferme mais pas encore cassante.

J'ai ensuite placé les tomates dans un bocal, recouvert le tout d'huile d'olive et d'un peu d'huile de son de riz+ Vitamine E, et c'est parti pour un long bain marie. 

Le jaune laissé par le curcuma après séchage, c'st celui e l'huile obtenu

C'est surtout le curcuma qui a teinté l'huile, -en jaune plutôt qu'en rouge…  Comme la couleur qu'il a laissée dans l'assiette (après séchage sur la photo ci-contre). 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Poudre de tomates 

Ayant lu je ne sais plus où que les pépins, c'était pas mal  non plus (grande richesse en anti oxydants), pour la fournée destinée à la poudre, j'ai procédé de la même manière pour la préparation des tomates (sans curcuma) mais j'ai gardé le mélange graines+ eau que j'ai  rapidement réduit à feu vif avant de le verser sur un morceau de papier sulfurisé. Tout est allé ensuite au déshydrateur. 

J'ai mixé séparément les tomates et le mélange pépins+ eau du fruit. 

Résultat: la poudre de tomates et excellente au goût. Théoriquement, c'est pour mettre dans des savons, mais comme j'en saupoudre souvent sur mes plats ou mes tartines, le stock baisse!!

Quant à la poudre de pépins, -il y en a peu bien sûr -c'est exquis, avec une délicieuse note acidulée supplémentaire. Donc elle finira dans mon assiette. 

 

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Rédigé par venezia

Publié dans #green cosmétique

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Publié le 4 Décembre 2016

 

Encens et myrrhe: deux résines des rois Mages, qui sont aussi très réparatrices. 

 

J'utilise très souvent l'encens comme anti inflammatoire, et je trouve que la myrrhe lui apporte une note olfactive très douce. Bonus: elle est aussi très réparatrice pour la peau.

Dans cette formule de baume, j'ai associé ces deux résines au nard que je viens d'utiliser dans un savon pour le joyeux défi "savon moucheté" lancé par Michèle sur le blog collectif Potions et Chaudron. C'est épatant de voir comment chaque savonnière met en scène son univers personnel dans une formule… allez y faire un tour. 

En général, je prépare des teintures de nard dans de l'alcool, ce qui donne

 un résultat puissant. 

Le nard que j'utilise est le rhizome séché, acheté en Inde (il ne m'en reste presque plus) mais il ne semble qu'on ne le trouve plus qu'en poudre sur internet, je parle des sites français. Pour les pays anglo-saxons, chercher à spikenard, il y en a.  

C'est un excellent réparateur pour la peau. J'ai donc préparé -pour changer- un macérât huileux de nard, malheureusement peu odorant.

Pour la myrrhe, je l'ai introduite sous forme de poudre fine dans le baume, tandis que l'encens est présent sous forme de teinture et d'HE.

je trouve que les diverses extractions des principes actifs apportent un vrai plus dans les baumes. 

Baume nard myrrhe encens très entamé

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Baume réparateur nard encens et myrrhe (sur 100g ou en %) 

20g cire d'abeille en feuilles

6g lecithine à l’olive (mélange maison 50%-50% de lecithine bio en poudre et d'huile d'olive bio avec it E)

20g macérat huileux de nard dans olive et son de riz

48 huile pour bébé Hema (un mélange avec du calendula très agréable et doux)

1  vit E

1g poudre de myrrhe

2g teinture d’encens-benjoin

1g elixir lighten up (quand la lumière fait défaut… idéal pour l'hiver!)

15gtes HE encens (boswellia carterii)

5 gtes HE palo santo (merci Irène)

10 gtes HE géranium rosat à l’encens d'Oman (fragment d'encens d'Oman macéré dans de l'HE de géranium rosat)

 

La façon de procéder est très simple.

Tout faire chauffer au bain marie (sauf la teinture, l'élixir et les HE) dans un récipient désinfecté. Remuer soigneusement

Quand l'ensemble est liquéfié, ajouter la teinture et l'élixir, touiller

Laisser un peu refroidir, ajouter les HE 

Verser en pots et laisser refroidir avant de couvrir . 

On obtient un baume très moelleux, au parfum très doux. Je le trouve très réparateur. Je le teste (matin et soir) sur des coudes desséchés: impeccable. 

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Rédigé par venezia

Publié dans #Tout baume

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Publié le 29 Novembre 2016

Salade de radis à la grenade

Salade de radis à la grenade

 

Pour assouvir ma passion des radis, je teste des variantes. 

J'ai laissé tomber les radis noirs, à Paris, ils sont devenus trop puissants et brûlent l'estomac. Comme on trouve désormais de gros radis roses longs ou ronds et des red meat  (rouges au cœur avec une fine ligne verte en surface) si beaux à la coupe, je varie les plaisirs. 

Ma recette de base 

Trancher très fin un gros radis

Placer les lamelles dans un bol 

Presser dessus un demi-jus de citron 

Ajouter deux cuillerées à soupe de sauce Ponzu (sauce soja au yuzu qu'on trouve facilement maintenant)

Râper sur le tout un demi-doigt de gingembre 

Remuer. Déjà, comme ça, c'est délicieux. 

On peut faire sans jus de citron, mais je trouve qu'il aiguise vraiment les parfums. On peut aussi supprimer le gingembre, si on craint sa puissance. 

Pour corser le plaisir (et apporter une note plus douce): ajouter deux cuillères à soupe de grains frais de grenade, et une belle pincée de poudre d'orange (maison)

Touiller… et se régaler.

J'en prépare à l'avance, je garde au froid, et j'en fais même mon quatre heures. 

 

Poudre d'orange (ou d'agrumes) maison

Détacher des zestes sans le blanc si on veut un parfum doux, sinon, laisser le blanc

Passer au déshydrateur ou poser sur un radiateur (chaud) ou à four très doux jusqu'à ce que les zestes soient très craquants

Mixer au moulin électrique. Tamiser ou pas selon son envie. C'est tout. 

J'en parlais déjà ici

 

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Rédigé par venezia

Publié dans #petits plats

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Publié le 20 Novembre 2016

Deux savons ciste-reishi, en solo, jasmin espagnol
Deux savons ciste-reishi, en solo, jasmin espagnol
Deux savons ciste-reishi, en solo, jasmin espagnol

Deux savons ciste-reishi, en solo, jasmin espagnol

 

 Le ciste est l'une de mes plantes favorites dans les savons 

Depuis huit ans que je fabrique des savons, j'ai testé un nombre conséquent de plantes et d'ingrédients. Si mes savons sont doux et agréables selon leurs utilisateurs, je ne saurais encore dire franchement si les plantes utilisées jouent un rôle effectif. Je ferai peut être une exception pour le ciste aux propriétés très cicatrisantes. Je trouve en effet qu'il apporte un plus réparateur. Moins, bien sûr, que son utilisation dans les baumes,mais enfin assez pour sentir une différence.  

Aussi, quand on m'a offert des champignons reishi séchés à consommer en infusion, (le reishi -ganoderma lucidum- est un excellent boosteur immunitaire. Il est très riche en polysaccharides très anti-oxydants, ce qui ne peut qu'être bénéfique à l'épiderme-) l'association reishi-ciste m'a traversé l'esprit. J'ai donc préparé une infusion corsée de reishi que j'ai bue en partie, et j'ai utilisé le reste pour y infuser du ciste.

Comme l'infusion de ciste vire au brun foncé en présence de soude, j'ai choisi de soutenir la couleur en ajoutant de l'ocre orange, ce qui donne au final un beau marron chaud. 

J'ai choisi un mélange d'huiles que j'emploie souvent car on obtient un savon à la texture vite dure, mais doux à l'emploi. 

Ajouts:

-elixir yarrow environmental solution, elixir à base d'achillée (élixir floral+teinture) que j'ajoute souvent dans les produits cosmétiques comme protecteur. 

-pour la douceur:  de la Maïzena parfumée au jasmin, préparée en Espagne en septembre. Pendant trois jours, j'ai mis de la Maïzena en contact avec des fleurs fraiches de jasmin en changeant les fleurs tous les jours et demi. Comme il faisait moins chaud qu'en Grèce où j'ai déjà préparé du Natrasorb au jasmin sur ce principe, les fleurs ont mis plus de temps à se flétrir. 

-pour le parfum, j'ai mélangé une fragrance que j'aime beaucoup, poivre-piment, avec de l'huile essentielle de lemongrass. 

Après un certain nombre de tests,  pour l'instant mes deux fragrances favorites restent: labdanum et poivre-piment (toutes deux classées dans les fragrances masculines chez Aromat'easy). Si elles foncent la pâte, elles ne lui donnent pas une note olfactive  trop synthétique, surtout si on les mélange avec des huiles essentielles. 

Savons au ciste et au reishi

Infusion ciste+ reishi 220g

Soude (INS156) pour un surgraissage à 8.

2 cuil à soupe de Maïzena au jasmin d’Espagne dans les huiles

10 gtes élixir yarrow environmental solution+ 2 gelules toco 500 (vitamine E)

ocre orange dans les huiles

600g huiles

25% huile de coco indienne 150g

20% palme bio 120

5% ricin bio 30g

10% cacao cru  60g

40% olive bio 240g

HE: 18g lemongrass 12g, poivre-piment fragrance 6g à la trace

Une dizaine de jours après le démoulage, j'ai tamponné des petits papillons que j'ai passés au mica or. 

 

Deux savons au ciste déjà publiés (j'en ai fait d'autres non publiés)  : ici

et ici

A propos du reishi ici

lLe savon au ciste au myrte de Catherine ici

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Rédigé par venezia

Publié dans #savons

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Publié le 23 Octobre 2016

Le cérat bien entamé

Le cérat bien entamé

 Pour bien commencer l'automne

Michèle m'a offert de l'huile d'avoine (dont elle parle très bien  ici), très réparatrice.  Je voulais en faire bon usage. Comme par ailleurs,  il y a longtemps que je n'avais rien préparé avec du P3R, émulsifiant qui a la particularité d'être très hydratant, j'ai eu l'idée de combiner les deux dans un cérat.  

Pourquoi un cérat? Parce que j'ai trouvé aux cérats un usage très précieux. L'eau de Paris est très calcaire, or quand je prends ma douche, je n'oublie ni le visage, ni même les yeux. Résultat, peau qui tire après, et encore bien plus si je fais un shampoing … sauf si juste avant, j'enduis le visage d'un bon cérat. J'en utilise aussi au besoin le soir, même si je préfère laisser respirer la peau. 

Michèle (encore elle, ses oreilles doivent lui siffler… ), a constaté que mixer un cérat au Bamix, c'est à dire avec un mixer qui tourne très vite, donnait lune texture  très fine. J'ai testé, banco! 

 Cérat avec P3R et huile d'avoine sur 100g (et en %)

Huiles 57 ( avoine 19,4+ jojoba 12,4+6,9 lys+23,5 avocat)

2 P3R

1 monoi de Tahiti (merci Michèle)

1 vit E

0,6 cosgard

15 cire d’abeille fine en feuilles

2 aloes concentré X10

20 eau de source

1,5  hyalomuco (j'ai eu la main lourde! je pensais mettre 1g!)

1g  elixir (inside outside cactus)

En gouttes: 

2 gtes HEde  géranium macérée avec de la résine d'encens

1 gte huile essentielle de  rose

2 gtes extrait CO2 argousier

Je dépasse légèrement 100g. ajuster la quantité d'eau. 

Stériliser les récipients et les instruments à l'eau bouillante vinaigrée, désinfecter le plan de travail. Vérifier que le récipient contenant la phase huileuse est assez grand pour introduire le pied du Bamix! 

Préparer la phase aqueuse: eau+ aloes concentré+ élixir

Préparer la phase huileuse: huiles+P3R+monoi+ vitamine E+ cire d'abeille

Faire chauffer les deux récipients dans un même bain-marie jusqu'à liquéfaction de la cire (63° environ). 

Sortir le récipient avec la phase huileuse en premier, car il refroidit moins vite que celui avec la phase aqueuse. 

Verser lentement la phase aqueuse sur la phase huileuse et mixer au Bamix. Dès que le mélange a pris, ajouter le cosgard, le hyalomuco, les HE et le CO2, donner un bon coup de mixer touiller avec une spatule en silicone et verser aussitôt dans des pots stériilisés. Refermer les pots quand ils ont bien refroidi. 

On obtient une très belle texture.

Choix des ingrédients 

*L'aloes concentré est très pratique pour avoir plein d'aloes avec un petit ajout.

*Les huiles : avoine pour nourrir (et bonne pour les peaux sensibles), jojoba pour affiner la texture finale, avocat, excellente pour les peaux sèches, macérât de lys dans sésame (une préparation que j'achète à Christine depuis que je ne trouve plus de pétales de lys séchés en herboristerie. Je lui ai suggéré d'en faire macérer sur du sésame), que ma peau hypersensible adore. C'est mon arme secrète pour calmer le jeu depuis l'époque où je ne pouvais rien mettre sans avoir de réactions intempestives (rougeurs, plaques, etc).

*Monoi: j'en ajoute dans à peu près tous les produits visage (et souvent corps) pour l'émollience supplémentaire qu'il apporte.

*J'avais découvert le hyalomuco sur le site allemand skincareonline Zinette en propose et c'est tant mieux car ce cocktail à base d'acide hyaluronique, de chitosan, d'allantoine, etc  est bien pratique.

*Elixirs: j'en ajoute toujours. Celui-ci, de son petit nom latin pilosocereus pachycladus rebaptisé inside outside cactus est censé protéger et régénérer l'énergie de la peau. On y croit! 

*Pour les huiles essentielles, je reste fidèle à l'huile essentielle de rose que j'utilise avec grande parcimonie et au mélange encens-géranium, dans une macération inventée un jour de génie par Kayacaramel et que je refais sans me lasser. 

*Quant à l'extrait CO2 d'argousier, il donne une jolie couleur jaune aux mélanges et possède de bonnes propriétés réparatrices. 

Comme j'ai un peu forcé sur le hyalomuco (ma main a fourché si je puis dire) le cérat est puissant, presque trop! 

Le P3R dans la formule me semble interessant.Je recommencerai car dans un cérat, il ne donne pas cette sensation ripolinée sur la peau qu'il a tendance à produire dans les crèmes classiques.  

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Rédigé par venezia

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Publié le 20 Octobre 2016

Bonheur, une vrai bonheur… 
Bonheur, une vrai bonheur… 
Bonheur, une vrai bonheur… 

Bonheur, une vrai bonheur… 

 

Je suis passée devant par hasard !

 

*Située 31 rue Galande (près de la place Maubert), la boutique toute lumineuse a ouvert il y a à peine deux semaines. Un vrai bonheur à l'intérieur, le magasin s'appelle d'ailleurs Bonheur: huiles essentielles et macérats huileux des Senteurs du Claut (Sylviane Reina), une belle collection d'hydrolats (plus un choix de tisanes) de Biotope (quasiment introuvables, même à Marjolaine!) , les quelques productions corses de l'Astratella, (ça aussi, c'est le bonheur), Oshadi et Myrtea, la collection quasi complète du Gattilier en alcoolatures et gemmothérapie, la marque Ceven Arômes que je ne connaissais pas (avec des HE et des produits au cade) pour les noms qui me viennent sur le champ, mais il y en a d'autres.

La boutique s'appelle Bonheur, sa créatrice Sarah et et pour les amoureux (ses) des bons produits, ça vaut le déplacement.

Bonheur, 31 rue Galande, 75005 11h-19h30

tel. 01 4326 4572

*Pour mémoire, je rappellerai l'existence de la boutique Ma terre première, qui propose aussi une sélection de plantes, d'huiles essentielles et d'hydrolats élaborés par des membres du syndicat des Simples, regroupant les plus fervents et les meilleurs producteurs /cueiilleurs  de plantes médicinales. 

Ma terre première, 83 rue Oberkampf 75011 Paris.  Mardi à samedi 13h-19h30

tel. 0183949137

Le site du syndicat des Simples: ici

*Dans les nouveautés, encore: Naturathera, boutique ouverte il y a à peine quelques mois et qui offre notamment une grande sélection de plantes et compléments en gélules, en extraits,etc ainsi que des plantes en bon état plus un bar à infusions et à jus dans une cave voutée juste en dessous.

Naturathera 85 rue de la Verrerie 75003  lundi 13h30 -19h30  et mardi à samedi: 11H à 19h30. tel 0171194420

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Rédigé par venezia

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Publié le 14 Octobre 2016

La couverture du livre. Deux extraits.
La couverture du livre. Deux extraits.
La couverture du livre. Deux extraits.

La couverture du livre. Deux extraits.

 

Depuis des années, j'ai évoqué au fil des pages de ce blog des élixirs de toutes sortes, notamment de fleurs et de minéraux. Dilutions infinitésimales de plantes ou de pierres dans de l'eau et du cognac selon un protocole précis, ils ont (ou auraient) une action sur la sphère énergétique. Personnellement, avec un recul d'une dizaine d'années, je trouve que ce que je fais fonctionne mieux avec que sans. J'ai aussi expérimenté les élixirs floraux en interne dans des conditions plus tristes et ils m'ont apporté une aide que je ne regrette pas.

Ils apparaissent donc presque systématiquement dans mes formules, et j'en ai parlé au moins une fois plus longuement ici . Il y a quelque mois, j'ai eu l'opportunité d'écrire un livre sur les fleurs de Bach, historiquement les premiers élixirs à avoir été mis au point.

J'ai trouvé qu'il s'agissait d'une belle occasion d'aller y voir de plus près.

Puis j'ai appris que ce texte allait concerner (notamment) les créations d'Elixirs & Co, ce qui m'a fait hésiter. Après avoir rencontré leur fondateur Gérard Wolf et découvert sa passion et son engagement  (il part ainsi tous les ans sac à dos dans la nature pour réaliser lui-même ses cueillettes et a été le premier à le faire en France), j'ai dit banco. 

Je me suis plongée dans l'existence d'Edward Bach (j'ai imaginé une interview imaginaire d'après les écrits de son assistante Nora Weeks) qui m'a fascinée, tant il a été en longue communion avec la nature après une studieuse époque londonienne où il s'était fait un nom comme homéopathe. Dans Sur les traces du Dr Bach et de ses fleurs (ed. Ulmus), Julian Barnard a fait un merveilleux travail en racontant son parcours dans les champs mêmes, les bois et les rivières où les remèdes furent un à un choisis. Il reste néanmoins des blancs dans la vie de Bach qui détruisait ses notes au fur et à mesure.

J'ai également regardé son emploi des fleurs avec ses patients:  il n'hésitait pas à changer de prescription en suivant de près l'évolution de leurs états d'âme. Ce qui m'a fait comprendre l'intérèt des composés de plusieurs fleurs, qui permettent de tenir compte des différentes facettes d'un état d'esprit (surtout quand on n'a pas envie de se prendre trop la tête pour affiner) : dort-on mal parce qu'on est angoissé? Ou parce que trop de sujets tournent comme des petits vélos dans la tête? Ou alors par épuisement mental? Difficile parfois de trancher… alors autant prendre un composé qui s'adresse à plusieurs symptômes, -ce qui est déjà le cas avec le remède d'Urgence, le fameux Rescue-.

A partir du moment où il a mis au point ses élixirs floraux, (dans le fond, il n'y a pas si longtemps, on était dans les années trente) Bach n'a plus utilisé qu'eux pour soigner, que ce soit une crise d'asthme ou un mal de dos. Pourquoi ? Parce que pour Edward Bach, toute maladie s'enracine dans un déséquilibre émotionnel, passager ou durable et qu'en remettant le psychisme d'aplomb, le reste devrait suivre. Ces prescriptions minimalistes lui vaudraient probablement aujourd'hui de se faire rayer de l'Ordre des médecins. 

En tout cas, effet placebo ou pas, ses patients ne s'en sont pas plaints et ont afflué en nombre.  Philip M. Chancellor, personnage à la vie incroyable (Américain de Chicago, il est devenu éditeur au Mexique, puis s'est passionné pour l'acupuncture, qu'il est parti apprendre à Taiwan avant de la vulgariser en Europe et de s'intéresser à Bach)  a eu accès aux dossiers médicaux des patients de Bach. Il détaille donc des études de cas dans un livre (Le manuel des fleurs guérisseuses du Dr Bach , Ed. le Courrier du livre), où l'on comprend que Bach suivait longuement ses malades et que ces derniers ne guérissaient pas toujours d'un simple claquement de doigts.  

Aujourd'hui, les fleurs de Bach se prennent d'abord pour réguler des troubles émotionnels et apaiser des bleus à l'âme que j'ai recensés dans un abécédaire. Curiosité oblige, j'en ai aussi profité pour interroger sur leur pratique des conseillères en fleurs de Bach.

Rien n'est jamais parfait (il manque par exemple l'index des pages consacrées à chacune des 38 fleurs, éparpillées dans le livre) mais je suis contente d'être venue à bout de ce modeste projet.

 Si mon nom apparait sur la couverture, je  poursuivrai avec celui de Venezia sur le blog.

Edit: je viens d'avoir la réponse des éditeurs: le livre sort le 21 octobre

Si j'avais su, j'aurais attendu cette date pour publier l'article! 

 

 

 

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Rédigé par venezia

Publié dans #aux petits soins

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