Publié le 10 Juin 2013

 

 J'aime beaucoup les roses aux tons panachés. En m'inspirant de leurs couleurs, j'avais déjà réalisé une série de savons  ici.

Nouvel essai en utilisant beaucoup de camomille matricaire pour la douceur et les nuances de jaune qu'elle apporte. Pour booster ce ton, j'ai ajouté un peu d'huile de palme rouge.

 

Camomille matricaire

 

Elle fait partie de mes plantes fétiches pour ses propriétés apaisantes et anti-inflammatoires cutanées. J'en ai souvent parlé sur ce blog, ici par exemple ou ici. Et ici pour son utilisation dans un savon pour bébé.

J'en rapporte de Grèce quand je passe par Athènes, où je l'achète chez Elixir (41 rue Evripidou, près du marché cental). C'est une camomille matricaire qui vient d'Egypte, et dont le parfum est très puissant. On en trouve facilement car les Grecs en boivent- en infusion bien concentrée-  comme tisane digestive, ce qui est très courant dans les pays latins. 

Pour ce savon, j'ai préparé à la fois un macérat huileux sur olive et une infusion très corsée, mise ensuite au froid (dont les 2/3 en glaçons) comme liquide de dissolution de la soude.

 

Parfum


Ayant recensé mes fonds de tiroir, j'ai essayé d'en tirer parti. il y a donc:


-un reste de CO2 de matricaire (Aromantic) à la date de péremption un peu dépassée. Je le commande en flacon de 30ml tant j'en utilise.


-un parfum naturel à la rose (Aromantic) qui n'a pas tenu me semble-t-il dans le mélange. Il est prévu pour la cosméto, mais comme il était indiqué à diluer dans l'huile, j'ai tenté le coup. En vain, hélàs.


-de l'HE de girofle pour fixer


-de l'HE de nérolina (Luminescents), j'ai vidé le reste du flacon, car j'ai très peu utilisé cette HE dont le parfum n'a rien à voir avec le néroli, comme on aurait plus le supposer. Il se rapproche plutôt du palmarosa. (Luminescents évoque la lavande, je ne trouve pas)

Le nérolina (melaleuca quinquenervia à nérolidol) est un niaouli australien sans cinéole, et utilisé pour ses propriétés anti-infectieuses. On trouve des informations à son sujet surtout sur des sites anglo-saxons.

 

Savon camomille-nérolina


Huiles sur 700g

130g macérat huileux d'olive à la matricaire

210g coco

35g  karité du Bénin

70g sésame bio

35g palme rouge

129g arachide raffinée

56g beurre de cacao

35g huile de ricin

vit E (4)

4gtes elixir calling all angels


260g infusion corsée de matricaire pour la soude, avec un surgraissage à 8-9

 

Couleur pour les marbrures


Mica rubis +poudre de rhubarbe dilués dans un peu d’eau déminéralisée


  Parfum


0,9g CO2 camomille matricaire

4g rose natural perfume concentrate (Aromantic)

5,2g nérolina (Luminescents)

4g He de girofle

dilués 4g de ricin

 

P1020097.jpgLes roses sont plus ou moins panachées…

 

J'ai préparé un one pot en diluant les pigments rouges dans un tiers de la pate avant de le  reverser dans les 2/3 de  jaune.

 


 

P1020098.jpgPourtant bien diluée, la poudre de rhubarbe fait des petits points. C'est le milky way le plus présentable…


Je n'ai pas assez patienté (48h, c'était trop court… ) pour démouler -plutôt extraire… - ce qui avait été préparé dans des moules milky way qui ont été particulièrement récalcitrants!

 


 

Pour le parfum, c'est le nérolina qui domine…

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Rédigé par venezia

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Publié le 5 Juin 2013

On poursuit l'idylle avec notre ami le P3R… surtout quand on a réussi à l'amadouer. 

 

A force d'obstination, -et de quelques baumes réussis mais non publiés- le P3R, émulsifiant puissant, très hydratant mais récalcitrant, dévoile peu à peu ses secrets. 

 

L'arme absolue pour le vaincre: la spatule souple en silicone. On zappe fouet et mixer, Monsieur P3R préfère de loin le touillage rondement effectué à la main dans un récipient à bords larges.

 

L'accélérateur de prise: le passage au froid, surtout quand la crème est préparée dans un saladier en acier dont la température descend vite au congélateur.

 

Copain de saladier: les beurres et gras durs, même s'il faut garder modération pour les dosages estivaux… J'ai donc compté 6g de karité et 2g de palme rouge, qui présente aussi l'avantage de donner bonne mine et de fournir des anti oxydants protecteurs des rayons solaires. 

 

Pour renforcer la protection: 


-du soothex (extrait d'encens) très anti inflammatoire

-de l'huile de sésame (en macérat huileux), riche en vitamine E (elle aurait un indice UV entre 2 et 4)

-de l'huile d'açai (fruits d'un palmier brésilien rompu au soleil des tropiques) également bien pourvue en anti-oxydants et en anti-inflammatoires

-de la teinture de ciste cicatrisante

-de extraits CO2 apaisants

-un elixir à base d'achillée et d'échinacée censé protéger de la pollution et des radiations: yarrow (achillée) environmental solution (on en trouve sur plusieurs sites, américians notamment)


 

P1020093

Je chéris cette demi spatule à la texture parfaite que Simon (rue Montmartre) hélàs ne semble plus proposer

 

Crème visage au P3R pour l’été

 

Chauffer légèrement au bain marie les ingrédients suivants placés dans un petit saladier en acier stérilisé:


6g huile de  jojoba

6g beurre de  karité du Bénin de Michèle

2g huile de  palme rouge

1g ester de sucre (AZ)

3g P3R

1g mixed tocophérols


  Touiller pour bien dissoudre l’ester de sucre, puis ajouter


4g huile d'açai

4 g macérat de fleurs de lys et de pétales de rose rouge dans huile de sésame

 

Préparer un peu à l’avance pour permettre à l'amigel de prendre


20g  eau Catalyons (Cu or argent)

47g  eau de glacier (très peu minéralisée)

1g  teinture de ciste maison

0,7g sulfate mg

0,5g amigel

1g soothex

 

Touiller à la spatule en silicone en incorporant peu à peu la phase aqueuse dans la phase huileuse


Ajouter en cours de touillage:

 


6gtes aloe X200 (de chez feu Heliocosm)

1g relax rides

3gtes CO2 cassis arctique (Aromantic)

3 gtes C02 matricaire (Aromantic)

5gtes yarrow environmental solution

18gtes cosgard

2gtes HE géranium bourbon bio (Bleu Provence)

1gte HE lavande d’altitude sauvage (Sylviane Reina)

 

Une fois tous les ingrédients incorporés, continuer à touiller pendant quelques minutes puis placer 5mn au froid.

Recommencer à touiller à la spatule.

 

 

P1020095.jpgLe fond est un ikat de Sumatra

 

La prise de la crème dépend également de la température extérieure. Ne pas hésiter à replacer au froid si elle se fait attendre.

 

On obtient une vraie belle crème jaune pâle … sans effet ripolin.

 

Yes!

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Rédigé par venezia

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Publié le 31 Mai 2013

 

Une fleur muette est une fleur odorante dont on ne peut pourtant pas capturer le parfum…

 

C'est le cas du lilas, du chêvrefeuille, de la violette (même s'il existe de l'absolue extraite des feuilles, avec notes boisées), de l'œillet (l'absolue d'œillet ne restitue pas la délicieuse note poivrée de la fleur) et quelques autres récalcitrantes, telles la jacinthe, le muguet ou le gardénia. 

 

Lire ici sur le blog Esprit de parfum un article aussi instructif que précieux dédié au sujet. 

 

Ces insaisissables sont autant de défis olfactifs lancés aux parfumeurs. Ils tentent de recréer leurs parfums, d'en restituer la complexité ou de les réinventer dans une virtuosité d'assemblages moléculaires.

 

C'est ce qui m'a poussée à commander deux fragrances de fleurs muettes chez Aromat'easy: l'œillet des poètes et la violette (les deux de qualité cosmétique et naturelle) pour les tester dans un savon et essayer de jouer avec. J'ai ajouté par curiosité une troisième senteur: le labdanum dont j'explore depuis pas mal de temps les nuances olfactives. Pour voir ce qu'il rendait dans un savon, mais aussi pour l'employer comme fixatif avec les deux autres fragrances.

 

J'ai vraiment voulu tester ces notes;  j'ai donc joué la simplicité pour le savon.

 

J'ai préparé un savon à 80% de coco, surgraissé à 20%, complété avec deux huiles fluides: son de riz et ricin.J'ai utilisé de la lessive de soude sans autre ajout, et, après une trace vite venue, j'ai partagé la pate en six  en la versant dans des gobelets à café en papier.

 

Savons des fleurs muettes

 

240 huile de coco indienne

40g huile de son de riz

20g huile de ricin

2gélules vit E (toco 500)

 

Lessive de soude à 30% avec surgraissage à 20.

 

Et, selon les savons: micas, poudre de "vermillon d'Espagne" (en fait de la poudre de graines de carthame qui a donné un jaune assez lumineux), poudre de rhubarbe (qui donne un beige moucheté alors que j'en avais eu une -cadeau de Moune si ma mémoire est bonne-  qui donnait du rouge… ) fragrances, HE girofle.

 

Dans chaque gobelet, un peu de colorant: poudre ou mica (Emadra a eu la gentillesse de m'en offrir un bel échantillon).
Puis j'ai compté 1% de fragrance (en m'aidant du calculateur de Soap Calc pour les proportions) soit une quinzaine de gouttes environ par récipient. (j'avais 300g d'huiles). 

 

P1020090Au fond à droite, labdanum+ vermillon d'Espagne. Au milieu à gauche, œillet des poètes+ girofle + poudre de rhubarbe. Les autres couleurs sont des micas.

 

A chaque fois, j'ai touillé vivement avant de verser en moule pour bien mélanger fragrance et mica à la pate, tout en allant assez vite car les fragrances accélèrent la prise; j'ai donc parfumé puis coulé les savons sagement l'un après l'autre. Le labdanum teinte un peu la pate en la jaunissant ou au moins en la fonçant.

 

Les six variantes


15 gtes de chaque:


- œillet des poètes

-violette

-labdanum


et, à raison de  7 gtes de chaque :


-œillet des poètes + labdanum

-violette+labdanum

-œillet des poètes + He de girofle (L'œillet a des notes d'eugénol que j'ai voulu renforcer).

 

 

P1020091.jpg

 

Mes observations

 

 

*Pour le parfum, le gagnant est, sans effort: œillet des poètes + girofle qui domine, tout en éveillant un peu l'œillet.

 

*Les deux autres mélanges sont aussi plus intéressants que les notes seules, la violette résiste mieux que l'œillet


*L'œillet des poètes seul reste d'une timidité maladive, on peut doubler la dose sans souci. La violette fait simplette; elle disparait un peu sous le labdanum en association.

 

*La fragrance de labdanum seule est bien identifiable à la dose de 1% (et même de 0,5% en mélange) mais s'avère un peu plus animale, moins vanillée et moins nette que l'absolue ou la teinture.

 



 


 


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Rédigé par venezia

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Publié le 23 Mai 2013

… d'abord pour le plaisir d'utiliser des plantes fraiches, car j'ai eu la chance d'en ramasser récemment en compagnie de cueilleuses aussi adorables que bavardes…


 

Il y a une étrange aura autour de la consoude, plante très présente dans la culture populaire et de façon plus distanciée dans les livres de phyto, pour ses propriétés cicatrisantes et réparatrices sur les plaies, les hématomes, les foulures, voire les fractures. 

 

On sait aujourd'hui que ses racines et dans une moindre mesure ses feuilles renferment des alcaloides pyrrolizidiniques,vraiment toxiques pour le foie. Leur utilisation est donc déconseillée, surtout en interne. On trouve des recettes de jeunes feuilles en beignets, je suppose qu'une seule fricassée gourmande dans l'année devrait être tolérable, si on est en bonne santé. En externe, la commission E (autorité allemande de contrôle de phytomédecine) conseille de n'utiliser la consoude que sur une durée de six semaines maximum dans une année. 

 

Que dit-on exactement de cette plante de la même famille botanique que la bourrache? Voici deux excellentes pistes de recherche:


* Pour consulter en accès libre des textes médicaux anciens (on entre un mot clef, et la liste des ouvrages où il apparait s'affiche, il suffit de s'y rendre ensuite)  : ici

 

* Autre merveilleuse source d'informations: Le dictionnaire des plantes médicinales et vénéneuses de France de Paul-Victor Fournier, publié en 1947 et très bien réédité chez Omnibus en 2010, avec, notamment, une préface de Clotilde Boisvert (créatrice de l'Ecole des plantes) racontant la vie de Fournier, qui fut chanoine et passionné de plantes et de botanique. Ce livre est un vrai bijou de précision et d'érudition.


L'article consacré à la consoude en est un excellent exemple. Ainsi, Fournier retrace l'évolution des vertus attribuées à la consoude. D'astringente, elle devint émolliente… Il note aussi la divergence entre la médecine officielle qui abandonna peu à peu son usage et la culture populaire qui lui restait fidèle. Des médecins anglais ont découvert au début du XX° siècle que la plante renfermait de l'allantoïne, actif très réparateur, ce qui l'a faite ressortir de son purgatoire. Comme Michèle le note dans son commentaire à mon article précédent, voir ici, l'allantoïne étant hydrosoluble, on a des chances de l'extraire via des teintures ou des infusions, et non dans des macérations huileuses (pourtant toujours pratiquées).

 

Pour Fournier, c'est surtout la racine qui s'avère intéressante -elle renferme plus d'allantoine que les feuilles- , même si les feuilles sont  émollientes (= adoucissantes).

Dans les recettes recensées, il cite le cataplasme de racines fraiches écrasées à poser sur les plaies, ulcères, piqures d'insectes, articulations goutteuses, et même fractures.

Outre l'allantoïne, la plante renferme des tanins, des mucilages, des minéraux, de la vitamine B12, de l'acide rosmarinique. Il y a des recettes avec de la poudre de racines séchées mais la plupart du temps, c'est la plante fraiche qui est recommandée.

 

A propos de l'emploi des feuilles


James E. Duke, grand herboriste américain, recommande leur utilisation, fraiches, en friction sur des plaies par exemple. "Elle reste mon premier recours en cas de plaie lente à cicatriser", écrit-il dans Le pouvoir des plantes (Marabout). Il suggère la teinture (de feuilles) à raison de quelques gouttes dans un shampoing contre les pellicules ou dans des préparations pour apaiser le syndrome du canal carpien. 

 

Le site canadien Passeport santé fait état d'études sur les propriétés cicatrisantes des feuilles. Voir ici

 

Si Maria Treben l'herboriste autrichienne auteur best seller de La santé à la pharmacie du Bon Dieu a des mots lyriques pour décrire l'efficacité de la racine, exemples frôlant le miracle à l'appui, elle parle aussi de celle des feuilles.

 

N'ayant ramassé que les feuilles (avec quelques fleurs blanches en prime), j'ai décidé de jouer avec pour les savons, sans me faire d'illusions sur leurs éventuelles propriétés thérapeutiques néanmoins… 


 

P1020082.jpgConsoude en fleurs au premier plan, feuille de basilic thai à droite, tronçons de feuilles rigides de pandanus en arrière plan

 

*J'ai d'une part préparé pour dissoudre la soude une infusion corsée de consoude en y ajoutant des feuilles fraiches de pandanus et de basilic thai pour leur parfum.


*J'ai par ailleurs fabriqué une macération de feuilles dans de l'huile d'olive bio, complétée avec un reste de macérat huileux de consoude-thé vert dans du sésame.

 

infusion et macérat étaient d'un beau vert.

 


 

Savons verts à la consoude


 800g d'huiles


48 ricin

64 beurre de cacao

240 coco indienne odorante

240 olive dont 140 macérée à la consoude

 100 arachide raffinée

48 karité du Bénin de Michèle

60 sésame bio (dont 32 macérés à la consoude avec du thé  vert)

 

1 cuillérée à  café de crème fraiche dans les huiles


280g d'infusion aqueuse concentrée de feuilles de basilic thai, de pandanus, de feuilles et fleurs de consoude dans de l'eau déminéralisée, (moitié en glaçons, moitié gardée au froid)

Soude  pour un surgraissage à 8 environ

 

Un peu de mica bleu… pour soutenir le vert


Parfum


Je n'ai pas parfumé toute la pate pour tester le parfum des herbes seules après saponification.


Dans la moitié des huiles:

Il me restait des fonds très résineux et très odorants (mais que je n'ai pu peser) d'He de vétiver et de patchouli, je les ai dilués.

6g de coco fractionnée avec du vétiver

5g  de coco fractionnée avec du patchouli

 

 

P1020085.jpgAu fond, j'ai démoulé un peu trop tôt le savon, d'où l'aspect un peu grumeleux en surface. Le savon le plus foncé est celui du milieu, coulé dans un  moule milky-way. Le cube au premier plan, le plus clair, est sans HE.

 

J'ai coulé dans trois moules différents… et obtenu trois nuances de vert.


Les savons sans HE sont restés plus pâles et sentent légèrement le pandanus. Dans les autres, le parfum du vétiver vient en premier, puis arrive le pandanus. J'attends le patchouli…

 


 

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Rédigé par venezia

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Publié le 16 Mai 2013

Une huile à tout faire que l'on peut glisser dans son sac en raison de son conditionnement mini-mini… 

 

J'avais trouvé dans une boutique japonaise parisienne d'adorables conditionnements à usage alimentaire, prévus pour conserver un soupçon d'assaisonnement liquide: sauce de soja pour sandwich de poupée par exemple, vue la taille du flacon… (On les trouve ici aussi, en compagnie d'autres contenants tout aussi kawai, puisque c'est le mot consacré… )

 

J'ai cherché ce que je pourrais mettre dedans qui soit vraiment utile à trimballer… et j'ai pensé à une huile cosmétique polyvalente, à appliquer sur les lèvres, les ongles, voire les mains ou le visage, à raison de quelques gouttes en cas d'urgence. 

 

Ces mini-contenants se vissent, ils ferment donc convenablement.

 

J'ai fait le choix de panacher quelques macérats huileux très concentrés que j'affectionne et fabrique régulièrement et avec soin sur des huiles costaudes, bien protégées à la vitamine E.

 

Mon trio gagnant:

 

 

1. Macérat de résine d'encens sur coco fractionné.


Une amie a eu l'extrème gentillesse de me rapporter une merveilleuse résine d'encens d'Oman. Elle a mené l'enquète sur place, la résine doit avoir, entre autres caractéristiques, de légers reflets verts. C'est la variété tenue pour la plus médicinale: les gens la croquent, par tous petits bouts, pour des effets thérapeutiques ou ils la mettent dans de l'eau, où elle se ramollit et ils boivent la mixture, à petites doses comme anti-inflammatoire. 

J'ai utilisé le coco fractionné, très neutre au nez, comme support.

 

2. Macérat de matricaire-souci-lavande sur huile d'olive bio.


L'huile d'olive est un excellent support de macération. J'arrète le macérat quand le parfum des plantes a supplanté celui de l'olive. L'association de ces trois plantes aussi courantes qu'efficaces confère au macérat des propriétés très réparatrices. j'ai eu la chance d'avoir entre les mains une lavande hors pair(un cadeau très odorant de Marie baumes)

 

3. Macérat de lys "chinois" et de pétales de roses de Provins dans de l'huile de sésame bio.

 

J'indique "lys chinois" car ce n'est pas exactement la même variété que le lilium candidum utilisé en Europe comme réparateur cutané, même si le chinois semble aujourd'hui vendu comme susbstitut. J'ai passé des jours sur internet à tenter de trouver des fleurs de lilium candidum séchées, peine perdue. Les laboratoire Bardou qui en vendaient ont arrété. On trouve du macérat tout fait (chez AZ, notamment) mais il ne me parait pas très efficace. J'en ai commandé, fabriqué artisanalement, chez Catherine Castille, une productrice affiliée au syndicat Simples, mais j'en consomme beaucoup et elle ne le propose qu'en 30ml.

 

Pourquoi cette attirance pour ce lys? Pour sa puissance réparatrice. Je l'avais expérimentée à une époque où ne supportant rien sur la peau, mon ultime recours fut une esthéticienne aussi compétente qu'inclassable. Elle employait beaucoup d'ingrédients bruts, qu'elle associait avec du shiatsu. Elle testait prudemment des huiles sur moi. Généralement, ma peau réagissait avec vigueur, je devenais très vite écarlate… sauf avec le macérat de lys qui l'apaisait de façon spectaculaire, et dans la seconde. Je raconte un peu de ma vie pour bien souligner que si cela me convenait (et continue de me convenir), cela ne signifie pas pour autant que cela aille à tout le monde!! En cas de peau capricieuse, Il faut avoir la patience de tester les ingrédients, -sans trop les mélanger- et avec prudence bien sûr.

Bref, le macérat de lys est resté mon meilleur ami.


J'ai trouvé des fleurs de lys sur le site Herbes de Chine recommandé par Michèle. Les fleurs de lys  séchées ont pour nom chinois bae he hua (nom latin: lilium brownii pour désigner le lys, le site propose aussi des bulbes). Il ne s'agit pas la fleur d'hémérocalle jaune (jinzhen) souvent trouvée dans les boutiques d'alimentation chinoise sous le nom de lys, et que l'on cuisine.

Sur plusieurs sites, le lilium brownii est assimilé au lilium candidum, ou présenté comme un équivalent. 

 

Par exemple ici,

ici ou  ici

 

J'ai ajouté dans la macération des pétales séchés de rose rouge de Provins (un autre cadeau de Marie Baumes), et j'ai réalisé ce macérat sur de l'huile de sésame bio, l'une des huiles les plus bénéfiques pour les peaux fragiles. Elle est à la fois riche en vitamine E et en insaponifiables. J'en avais déjà fait l'éloge ici

 

J'ai également compté:

 

-6% d'huile de rose musquée bio, très cicatrisante

 

-2% de vitamine E naturelle, en plus de celle déjà utilisée comme anti-oxydant dans les macérats

 

-des micas mordorés dilués sur un mélange jojoba-coco fractionné

 

- et enfin, quelques gouttes d'une très belle création de Kayacaramel: une résine d'encens fondue dans de l'He de géranium, ce qui adoucit la note fleurie sans l'estomper néanmoins.

 

 

Ce qui donne sur un total de 50g (multiplier les chiffres indiqués par deux pour les pourcentages)

 

P1020084.jpgLe mini-flacon possède à peu près la taille qu'il affiche sur la photo. J'ai trouvé quelques petits pochons à bijoux dans une brocante qui permettent de ranger l'huile dans un sac sans souci. 

 

 

Huile précieuse pour le sac

 

17g macérat de lys chinois et de rose de Provins sur huile de sésame bio+ vit E

17g macérat de matricaire-souci-lavande sur huile d'olive bio + vit E

10g macérat d’encens sur huile de coco fractionnée

2 g rose musquée bio

3g huile de ricin bio+jojoba bio+micas mordorés

1g vitamine E naturelle

3gtes HE géranium sur encens (Kayacaramel)

 

Mélanger le tout, et conditionner.

Voilà, c'est tout.

Le parfum de l'huile a une note géranium très adoucie.


.

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Rédigé par venezia

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Publié le 13 Mai 2013

Une envie de démaquillant solide, si pratique quand on voyage sans bagage, car il passe les contrôles  sans souci… 

 

J'avais réalisé il y a longtemps déjà des palets à démaquiller dont j'étais assez satisfaite. C'est ici

 

Je désirais faire d'autres essais pour fignoler, avec:


- un parfum plus marqué, ce qui a suscité la déclinaison autour de la rose, en association avec un beurre de cacao odorant. Au final, le cacao domine.


- une texture  un peu moins grasse, d'où la présence d'un HG

Je me suis aussi souvenue que Christine avait ajouté du ricinion dans de nombreuses formules pour le tester quand je le lui avais fait découvrir. Elle avait, entre autres essais, réalisé un palet démaquillant avec du ricinion ici, ce qui apaisait le gras. 


Je souhaitais également employer de la poudre de rose, car j'en avais reçu un petit paquet (en bio) en cadeau. Par ailleurs, Aroma Zone qui propose de la poudre de rose de Damas dans sa ligne ayurvédique fait de très jolies fiches sur sa "série indienne" . Voir ici pour la rose


Avec  ces éléments en tête, plus l'idée d'un petit cadeau aux copines… yavaitpluka…


Préparation des amandes

 

*Pour les pressées:


Peser des amandes décortiquées (mais avec la peau, ce qui les protège un peu de l'oxydation) bio si possible. Compter au moins 15% de poids en plus de ce que l'on souhaite obtenir au final (compter large, on peut toujours grignoter le reste!)

Passer brièvement les amandes sous l'eau en les frottant entre les paumes pour ôter un peu de ce que j'appelle "la poussière de peau"

Les plonger dans une grande quantité d'eau bouillante pour que l'ébullition reprenne vite. Compter 1 minute maxi. Verser dans une passoire. Rafraîchir rapidement sous un filet d'eau fraiche puis peler, ça s'en va tout seul.

Faire rapidement sécher les amandes à la poële sans qu'elles ne prennent couleur.

 

Mixer fin.

 

*En version slow cosméto:


Faire tremper une nuit au préalable des amandes bio non pelées dans de l'eau fraîche pour démarrer leur germination. Les amandes prennent du poids au trempage. Le lendemain, les ébouillanter comme indiqué et ne pas oublier de les sécher à la poële pour éviter d'avoir une pate trop humide après le mixage.

 

J'ai dû compléter avec quelques pistaches décortiquées pour faire le poids car j'étais juste pour les amandes

 

Démaquillant gommant aux amandes et à la rose

 

Phase 1 à très bien mélanger dans un petit bol


40g poudre amandes bio (36 amandes pelées+4g pistaches)

20g argile rose

5g poudre de rose bio

10 HG de rose maison

5g ricinion

0,7 géogard

2gtes absolue de rose

 

Humectée, la poudre de rose fonce beaucoup.

 

 

Phase 2 : à faire fondre au bain-marie et à verser sur la phase 1


15g beurre de cacao bio

3 g karité nilotica

(j’ai oublié la cire florale de rose (1g prévus) !)

 

Tasser dans des petites moules en silicone pas trop biscornus, sinon, c'est très difficile à extraire et placer au congélateur une bonne heure avant de démouler.

 

Faire sécher avant d'utiliser.

 

P1020083.jpgPour démouler facilement, choisir un moule plus simple que celui  utilisé ici.

 

Prélever un petit morceau à appliquer sur peau mouillée en frottant doucement. On peut aussi placer le morceau dans le creux de la main et ajouter l'eau pour fragmenter le palet au préalable.

Rincer. Le ricinion évite vraiment  la sensation de gras.


Teint de rose garanti.

 

Substitutions

 

*On peut remplacer l'argile rose par de la blanche, très douce. Je n'ai pas tenté avec du rhassoul, mais ça doit être jouable.

* On peut remplacer la poudre de roses par une autre poudre de fleurs (lotus par exemple), à la condition  expresse qu'elle soit très très fine pour ne pas irriter la peau. On peut également choisir du miel en poudre, voire de l'avoine colloidale. Les amandes suffisent pour l'effet gommage.

* On peut remplacer la poudre d'amandes par une autre poudre de fruits secs oléagineux (noisettes par exemple). Mieux vaut la préparer soi-même pour limiter l'oxydation.

* On peut bien sûr varier l'HG, les HE; etc.

 


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Rédigé par venezia

Publié dans #démaquillants

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Publié le 12 Mai 2013

 

J'aimerais faire un peu de pub à trois projets qui me plaisent beaucoup… Deux ont déjà abouti, le troisième est en gestation; tous ont en commun d'ouvrir des voies alternatives qui ensoleillent le quotidien.


 

  La marmite norvégienne de Mireille


Magie et bizarrerie du net: je connais Mireille depuis pas mal d'années… sans jamais l'avoir rencontrée pour de vrai. C'est la reine des solutions alternatives qu'elle élabore au jour le jour. Elle donne des pistes sur son blog… mais aussi en livres. Le premier fut Cuisiner en toute simplicité (Ed. Dangles). J'en avais parlé ici.

 

P1020079.jpg


Cette fois, Mireille s'est penchée avec beaucoup d'érudition sur la marmite norvégienne.

Ne pas imaginer une marmite chaussée d'une paire de skis et coiffée d'un bonnet … quoique… le bonnet pourrait s'avérer utile. En effet, la marmite norvégienne est un ingénieux dispositif qui permet de cuisiner presque sans feu, ou en tout cas d'économiser beaucoup d'énergie en isolant le mieux possible l'ustensile de cuisson… d'où l'intérèt éventuel d'un bon bonnet de laine! 

 

Hors sujet : le bonnet n'est pas une ineptie comme matériau isolant; l'an dernier, nous n'avions pas trouvé mieux pour protéger de la fournaise grecque la bouteille d'eau trimballée lors des balades. Nous l'enfouissions dans un bonnet de marin (emporté par hasard… ) et c'était parti pour une après-midi d'eau fraiche…

 

Pour revenir à la marmite, le petit livre de Mireille en dévoile tous les secrets: un historique réjouissant et savant, le mode d'emploi -en fait on amorce la chauffe du plat qui finit de cuire tout seul, pourvu qu'il reste bien au chaud- des idées de construction ou même de simple bricolage; le summum de l'ingéniosité revenant à celui ou à celle qui a eu l'idée d'enfouir la marmite dans un vieil anorak… à suspendre à un cintre!! Et il y a bien sûr des recettes, dont celle des yaourts sans vraie yaourtière.

 

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On peut lire une bonne partie du texte gratuitement ici, mais aussi l'acheter pour soi ou pour offrir ici, les dessins en couleurs étant vraiment exquis.


 

L'aventure au coin du bois avec Linaigrette

 

J'ai également connu Linaigrette via le net, sans l'avoir encore rencontrée. Elle aussi est en quête de solutions alternatives et inventives. Avec une équipe d'auteurs-cueilleurs, elle s'est lancée dans la publication de L'aventure au coin du bois, revue dont j'adore le titre global de la série "cahiers pratiques et sauvages". L'aventure… s'aventure dans une nature proche mais souvent méconnue. On y parle avec précision de plantes courantes à redécouvrir et à utiliser, à table, en phyto ou ailleurs. Pour le chène par exemple, il y a des recettes autour des bourgeons, de l'écorce ou des feuilles.  

 

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Le n°1 qui vient juste de paraiître (le n°3 était sorti le premoer en décembre… ) consacre un vrai article à la lessive au naturel. Je dis un vrai car il apporte notamment des précisions sur les plantes renfermant de la saponine, comme le simple lierre, qui permet de faire sa lessive.

 

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La revue au format cahier est ravissante et la moindre ligne renferme des informations. On se renseigne ici pour se la procurer ou s'abonner à la suite à venir. 


 

Un café des chats à Paris

 

Un projet au stade encore de projet qui m'a fait complètement craquer. Je l'ai découvert par hasard en me baladant sur le net. Il s'agit de l'ouverture d'un café des chats à Paris, c'est à dire d'un salon de thé où vivrait une bande de chats (recueillis auprès de la SPA) bien installés et que l'on pourrait donc saluer et côtoyer en buvant son lapsang souchong… une aubaine pour les amoureux des félins en manque de ronrons… Ce qui est mon cas. Souvent absente, j'ai renoncé pour l'instant à loger un chat à la maison.

 

DSCN7557.jpgChat de Sifnos


    En versant ne serait-ce qu'un euro, on peut participer à la création du café; en souscrivant, on pourra en échange, selon le montant, venir boire un verre, déguster un cupcake, etc. Il s'agit de lever 40 000 € d'ici le 25 mai; si ce n'est pas le cas, les souscripteurs récupèreront leur mise.

 

Il existe déjà des cafés de chats au Japon, en Chine, à Londres, etc

 

C'est ici que ça se passe

 

Edit (26 mai 2013):le café des chats a réuni assez d'argent pout finaliser son projet.

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Rédigé par venezia

Publié dans #divers

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Publié le 5 Mai 2013

 

 

Islay compte huit distilleries de whiskies renommés. Pas étonnant qu'une savonnière ait eu l'idée de fabriquer des savons … au whisky. 



 

P1010971.jpgLa distillerie de l'île de Jura, à 5mn de ferry d'Islay

 

Installée à Islay depuis quelques années, Ailsa Hayes s'est lancée dans la savonnerie artisanale en 2007. Elle avait fait des études de chimie, m'a t'elle expliqué." Il faut de l'alcool pour fabriquer les savons transparents…  j'ai pensé à utiliser du whisky!" Elle a contacté des distilleries, très intéressées et a créé Spirited soaps.


 

P1010982.jpgDeux cerfs de Jura

 

Pour des savons élaborés avec du whisky de l'ile de Jura qui compte… 6000 cerfs rouges sauvages, elle a saupoudré leur pate d'un peu de poudre de bois de cerf (ils perdent leurs bois chaque année) pour un savon scrub…

 

 

P1020037.jpgLes savons pour Jura

 

P1020036.jpgLes savons pour Laphroaig, qui produit des whiskies réputés pour leur parfum tourbé. Lors de l'élaboration, le malt (orge germée et fermentée) est séché et fumé avec de la tourbe encore récoltée sur l'île.

 


L'odeur du whisky ne tient pas -Ailsa parfume la pate avec des huiles essentielles-

 

 

P1020038.jpgLes gros blocs translucides dans la boutique à Bowmore, la -petite- capitale d'Islay

 

Ses savons ont un aspect brut que j'aime beaucoup, surtout les grands pains translucides et ambrés présents dans sa boutique, où elle propose aussi bougies, baumes à lèvres, etc.

 

Elle cueille des fleurs d'ajonc pour décorer certains savons. Elle a découvert qu'elles ne noircissent pas au contact de la soude, tout comme les pétales de fleurs de souci.

 

 

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Les ajoncs d'Islay sentent incroyablement la noix de coco, mais le parfum ne résiste pas à la saponification. 

 

 

P1020043.jpgHaies d'ajoncs sur Islay

 


Un lien vers une vidéo avec une interview sympa et où on voit Ailsa fabriquer ses savons Ici

 

 

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Rédigé par venezia

Publié dans #en balade… naturelle ou botanique

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Publié le 28 Avril 2013

 

Je viens de passer quelques jours sur l'île d'Islay, au large de Glasgow, réputée pour ses whiskies au parfum de tourbe. Avant mon départ, j'avais lu qu'on avait parfois utilisé le myrique baumier dans l'élaboration de bières. Sur place, j'ai vraiment œuvré pour trouver cette plante. J'y suis arrivée… non sans mal.  

 


 

P1010964.jpgIslay est un paradis pour les âmes solitaires qui apprécient les fermes isolées

 

Faire des recherches sur le myrique via internet est un vrai sport, car il se dissimule sous de multiples appellations:

en français: myrique baumier, galé odorant, myrte des marais, myrte batard, piment royal, piment aquatique, etc ; au Canada bois-sent-bon. 

en langue anglaise: bog myrtle, sweet gale, scotch gale

en gaélique: roid

en latin: myrica gale   

 

P1010990.jpgLes moutons ont été plus faciles à trouver que le myrica gale

 

C'est une plante intrigante de la famille des myricaceae, dont on utilise -avec prudence- toutes les parties: graines, feuilles, rameaux, châtons, racines … à titres divers. Elle est notamment tenue pour abortive, sudorifique dans les pneumonies, ayant une action astringente, active dans les maux d'estomac, les problèmes hépatiques, et peut être avec des propriétés anti-cancéreuses. Elle a des effets insecticides et herbicides.(Voir par exemple à ce sujet l'article de wikipedia, en anglais, bien plus complet que la Vf, pour laquelle j'ai fait un lien sur myrica gale). Elle favoriserait  aussi les rêves lucides, motif qui, il y a quelques années, avait attiré mon attention… 

 

P1020047.jpgAu milieu des roseaux, l'île d'Eileen Moor, sur le Loch Finlaggan. Au Moyen age, elle fut le fief des MacDonald, les seigneurs d'Islay. 

 

En cuisine, on peut l'employer en substitut du laurier dans les sauces, en prenant soin d'ôter les feuilles en fin de cuisson pour éviter l'amertume. Elle contribuait à parfumer la bière avant l'emploi du houblon, dans des mélanges de plantes baptisés gruit ou grut. Certains s'amusent encore à en faire des macérations alcooliques… à boire.

Les graines auraient un parfum de muscade .


 

P1020063.jpgUn bog myrtle rougeâtre, planqué dans les broussailles

 

En dermato, la marque Boots l'emploie dans une ligne cosmétique pour ses effets anti-oxydants et anti-bactériens (contre l'acné notamment). En Grande-Bretagne,  on trouve d'ailleurs de nombreux savons, artisanaux ou pas, qui en referment mais c'est surtout son action insecticide contre les midges (ces mini-insectes piqueurs et terriblement envahissants présents dans les pays scandinaves, au Canada, en Ecosse ou en Irlande pendant l'été)  qui semble intéressante.

 

Ses feuilles au puissant parfum balsamique secrètent une résine. Elle ont aussi une grande force tinctoriale même sans avoir à mordancer la laine. Elles donnent un ton jaune en début de saison et du vert à l'automne, comme me l'a expliqué une artisane d'Islay qui s'en sert. 

On utilisait également la cire extraite des fruits pour fabriquer des bougies (probablement un travail de patience, vu leur taille menue… ).

 

C'est un végétal très costaud qui apprécie les lieux humides, landes et tourbières, et résiste aux intempéries et à la pauvreté des sols.

 

Sur le net, on peut trouver de l'hydrolat, de l'huile essentielle, de la teinture-mère (d'écorce des racines), des dilutions homéopathiques, voire des feuilles ou des graines séchées, mais  en Ecosse et au Canada -sauf pour la teinture mère et les produits homéopathiques.

 

J'ai donc sillonné Islay pour en dénicher, d'abord en vain car je cherchais à identifier les feuilles. C'était trop tôt. Un truculent guide qui se rappelait où il en avait ramassé quand il était gamin a retrouvé l'endroit… et m'a montré quelques plants à la tige rougeâtre, sans l'ombre d'une feuille, mais porteurs de minuscules chatons orangés (les chatons mâles). Les chatons femelles arborent un plumet rouge; j'ai donc ramassé quelques branchettes qui macèrent déjà dans de l'alcool (les chatons d'un côté, les tiges légèrement écrasées de l'autre).

 

P1020075.jpgUne part de ma modeste récolte

 

J'espère en tirer un peu du parfum des landes d'Islay.   

 

J'avais acheté il y a pas mal de temps déjà de l'HE en GB. Je l'ai utilisée à l'occasion dans certaines recettes (dans un savon par exemple ici ou dans un baume bleu pour les pieds qui ne voulait pas prendre… ici).

En son temps, Pescalune avait préparé un lait corporel parfumé au myrique baumier avec un hydrolat et une HE achetés en Bretagne auprès de Clément Pallier (voir ici). Le site de Pallier  (www.ferme-kermorvan.com) semble hélàs en ce moment en repos.  

Michèle avait également proposé sur Potions "myrica rose", une crème pour le visage et les mains avec du myrica gale. 

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Rédigé par venezia

Publié dans #en balade… naturelle ou botanique

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Publié le 13 Avril 2013

J'ai décidé de publier cette formule car j'ai vraiment obtenu une texture crème.

 

Inspirée par les beurres précédents, j'ai décidé de modifier légèrement ma formule de crème au P3R que je refaisais régulièrement (sans la publier… ).  J'ai notamment ajouté un vrai beurre (de karité) et procédé comme dans le précédent essai en refroidissant en cours de fabrication.

 

Pour bien vérifier que ces modifications suffisaient à obtenir une crème et non un lait, je suis partie de ma formule habituelle un peu  trop fluide et qui ripolinait et j'ai juste modifié la phase 1 et la phase 2

 

Phase 1 (ancienne formule)

 

5 jojoba

3 squalane

1 synchrowax

1 ester de sucre

 3 P3R


Phase 2 (ancienne formule)


3 acai

3 lys rose dans sésame

1 rose musquée

1 vit E

 

Les phases 3 et 4 sont identiques à la formule ci dessous (avec ajustement des % sur la phase aqueuse)

 

 

 

Crème au P3R , au karité et à l'ester de sucre

 

Phase 1 (préparée dans un bol en acier stérilisé, j'expliquerai pourquoi)


6 jojoba

5 karité

1 ester de sucre

3 P3R

 

Phase 2


4 açai

4 macération de lys et de rose dans huile de sésame

2 rose musquée

1 vitE

 

Phase 3 (à préparer à l'avance)


20 eau de cuivre, or, argent (catalyons)

47 eau de glacier

1 teinture de ciste maison

0,7 sulfate mg

0,5 amigel

1allantoine

 

 

 Phase 4


6gtes aloe 200

1 remodelant intense (acmella sur triglycérides)

1 fucogel

3gtes CO2 cassis arctique

4gtes CO2 matricaire

0,5g  elixir d'hématite

18gtes cosgard

1gte HE  geranium bourbon

2gtes HE encens sacré

 

 Les changements

 

Phase 1 et 2

 

Augmentation de la phase huileuse

 

Phase 1

 

Remplacement du synchrowax et du squalane par le karité, en raison des belles textures obtenues pour les beurres précédents. Après avoir constaté la puissance émulsifiante du P3R; je voulais également tester sans ajout de  cire (ni synchrowax ni cire de ricin comme dans mes précédentes formules). Conclusion: ça marche bien!

 

Le procédé

 

*Préparer la phase 3 (aqueuse):


 Mélanger les ingrédients de la phase 3 dans un bécher stérilisé, sauf l'amigel que l'on saupoudre à la surface, puis mettre le becher à tiédir au bain marie pour obtenir un liquide homogène

 

*Faire fondre la phase 1

 

*Laisser tiédir avant de lui incorporer la phase 2 renfermant des huiles fragiles

 

*Verser desssus peu à peu la phase 3 en incorporant à la maryse en silicone


*Mettre au congelo 5mn, d'où l'intérèt du récipient en métal qui refroidit vite.


*Ressortir le bol et continuer à touiller à la spatule pour ajouter le reste des ingrédients de la phase 4.


*Le mélange prend au bout de quelques minutes et continuera de prendre pendant 24 heures environ.

 

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On obtient une crème très douce, fine, brillante, blanche… et bien sûr très hydratante.


 

Pourquoi ce passage au congelo?

 

Pour ne pas avoir à touiller trop longtemps. Je me suis rendue compte en préparant les précédents beurres qu'après passage au froid, le beurre prenait d'abord au fond du récipient, la partie la plus froide, car la base extérieure du bol est en contact direct avec le froid du congélo.

 

Pourquoi de l'ester de sucre?

 

J'en avais incorporé après avoir testé un essai de Mlk qui en renfermait et dont j'avais beaucoup apprécié la consistance légèrement gélifiée malgré 5% de P3R. Voir ici. Je pense que cela allége la texture, -enfin je le suppose- ce qui m'intéresse dans la mesure où je tiens à garder 3% de P3R, en raison de sa puissance hydratante. Je désirerai aussi pouvoir mettre l'accent sur de bonnes huiles sans ajouter trop d'autres ingrédients.

 

Les récents essais de Michèle avec deux vraies crèmes au P3R ici

 


 


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Rédigé par venezia

Publié dans #cremes - serums - etc…pour le visage

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