Publié le 24 Février 2007




                         
                                   Empreintes des pieds de Vishnu dans le temple de Belur (avec dessins sur la plante)


      
L'image “http://mamidoo.free.fr/html/gifs/objets/maison/vetements/chaussure_18.gif” ne peut être affichée car elle contient des erreurs.  Depuis mon retour d'Inde, je recherchais désespérement une phrase que Nicolas Bouvier avait écrite à propos des pieds en Asie. Pour ceux qui ont la chance (ils ont encore tout à découvrir) de n'avoir rien lu de lui, Nicolas Bouvier est le plus merveilleux des écrivains voyageurs: style étincelant sans images gratuites, écriture fluide… Il réussit à faire partager sa vision du monde, dépouillée, au travers d'une constante mais discrète ascèse avec les mots. Sans jamais donner de leçon ni se montrer obscur. Son livre le plus connu est L'usage du monde, récit d'un voyage accompli dans les années cinquante à bord d'une fiat Topolino, errance quasi mystique qui le conduisit de la Suisse où il était né, jusqu'à Ceylan, en compagnie d'un ami dessinateur Thierry Vernet.

Ce matin, j'ai enfin retrouvé le passage qui me titillait la mémoire:

«En Inde comme en Chine, les devins et chiromanciens attachent autant d'importance aux lignes de la plante des pieds qu'à celles des mains: ces ravissants pieds roses et gonflés, véritables pieds de bébé des anatomies  tantriques! Les pieds, dans la tradition orientale, sont prises de terre, garants de notre verticalité, gourmands d'une énergie tellurique qui, par une succession de relais bien visibles le long de la colonne vertébrale, se transforme en force psychique. Superbe explication de cette stature dressée que nous partageons avec quelques gorilles, chimpanzés ou kangourous que la théologie, après quelques doutes et perplexités, a fini par ranger au tiroir des dossiers inclassables».
Extrait d'Histoire d'une image, (ed. Zoe, 2001), cité également dans Le corps miroir du Monde, voyage dans le musée imaginaire de Nicolas Bouvier (ed. Zoe, 2000).

Nicolas Bouvier était aussi iconographe et photographe. Il est mort en 1998.

Deux sites, (mais il y en a beaucoup) pour en savoir plus:
http://www.peregrin-genevois.fr.st/
 association (dont la présidente d'honneur est  la femme de Bouvier) qui organise chaque année un concours de récits de voyages
et cet autre site que j'aime bien aussi:
http://nicolasbouvier.avoir-alire.com/flaneur/


                        
                                  Elephant d'une frise du temple d'Halebid, lui aussi montre ses plantes de pied…

          
L'image “http://mamidoo.free.fr/html/gifs/objets/maison/vetements/chaussure_18.gif” ne peut être affichée car elle contient des erreurs.En évoquant les pieds, je n'ai pas encore fait allusion à une pratique thérapeutique qui m'est chère car j'en ai souvent testé l'efficacité, la reflexologie. Proche parente de l'acupuncture, elle considère que la plante de nos pieds est un modèle réduit de notre corps. En stimulant tel ou tel point de cette plante, on pourra donc "travailler" l'énergie de la zone corporelle qui lui correspond.

Ce que décrit très bien cet extrait d'un des livres rangé également dans mes favoris  Le symbolisme du corps humain d'Annick de Souzenelle (ed. Dangles, 1984)

«Sur le plan physique, les pieds potentialisent le corps tout entier. C'est pourquoi l'art de l'acupuncture, dans une de des approches du corps, est pratiqué au niveau des pieds dont les émergences énergétiques, poncturées avec justesse, retentissent sur les méridiens correspondant au niveau de la totalité du corps.
Dans cette optique, les doigts de pied correspondent à la partie céphalique du corps, le talon au fondement.
Dans un resserrement encore plus grand de l'optique, le pouce du pied peut être vu comme un petit pied à lui tout seul (le "petit poucet" ne me contredirait pas!» .


L'image “http://mamidoo.free.fr/html/gifs/objets/maison/vetements/chaussure_18.gif” ne peut être affichée car elle contient des erreurs.Ce n'est donc pas l'estomac que nous avons dans les talons…


Voir les commentaires

Rédigé par venezia

Publié dans #Balades indiennes

Repost 0

Publié le 21 Février 2007




                
                      Empreintes de pieds (incarnant ceux du dieu Vishnu) dans un temple d'Anegondi, près d'Hampi.
Les adeptes de Vishnu se peignent au front le tikala, une marque en forme de U qui symbolise les pieds de leur divinité.


En découvrant les centaines de statues de divinités qui ornent les temples du Karnataka, j'ai vite été attirée, puis intriguée, par la représentation de leurs pieds, tant ils sont charnus, charnels même. Pourquoi sont-ils aussi ronds? On marchait surtout pieds nus à l'époque où les sculptures ont été réalisées (du XII° au XVI° siècle), ce qui n'a pas tendance à les affiner …  Mais je suppose que ce n'est pas la seule raison. Ça m'évoque aussi une idée de solidité, d'enracinement, d'occupation à plein de toutes les parties de son corps.


                
                                        Pieds -charnus- ornés de bracelets de danse … et d'une offrande de fleurs fraiches  


                 
                          Le pied très dodu de Ganesh, le dieu éléphant (Hampi)

J'ai aussi été fascinée par certaines attitudes qui reprennent vraiment des positions de yoga.



                 
                                        (Halebid)


Ici, le pied droit repose au sol sur un point qu'on appelle en acupuncture chinoise fontaine ou source jaillissante, zone très énergétique que l'on stimule notamment (au yoga) en tapant par terre avec le pied relevé de la même manière que sur la sculpture.


.
                

                                  Shiva dansant, plante du pied apparente, Halebid.


Le dieu Shiva est, entre autres, celui de la danse. Le magnifique temple d'Halebid le met en scène et en mouvements comme dans une BD taillée dans la pierre.

J'adore cette légende racontant la naissance du Gange. Shiva jouait de la flûte. Vishnu écoutait, si séduit que ses pieds se mirent à fondre, donnant naissance au  fleuve, dans le ciel. Pour éviter qu'il n'abîme la terre en y dégringolant dessus, sa descente a été amortie par la chevelure de Shiva.

… nettement moins rigolo pour l'image de marque des petons, les classes inférieures seraient nées des pieds de Manu, le premier homme… les supérieures, celles des brahmanes, de sa tête…


                              L'image “http://soleilimg1.free.fr/gifs/disney/livrejungle/livre008.gif” ne peut être affichée car elle contient des erreurs.

Voir les commentaires

Rédigé par venezia

Publié dans #Balades indiennes

Repost 0

Publié le 20 Février 2007

                   



                    

                                 Fresque publicitaire murale dans une rue de Gokarna


A Gokarna, village côtier du Karnataka, nous nous sommes arrêtés quelques jours dans un hôtel associé à un petit centre ayurvedique, installés tous deux dans un jardin bichonné de près…
J'ai découvert, séchant sagement au soleil, des fruits ronds et verts…

                           

                           Noix de sapindus encore fraiches. Beaucoup sont des "philippine" (sœurs siamoises)


- Ce sont des noix de lavage, m'a révélé l'une des masseuses du centre que j'avais emmenée près de la terrasse où ils étaient étalés.


                    

                                        Noix dont le séchage a commencé


L'image “http://perso.orange.fr/safran2c/Ikaos/boules024.gif” ne peut être affichée car elle contient des erreurs. -Vous vous en servez pour le linge?
-Non, chez nous, (elle était originaire du Kérala, etat plus au sud, centre de l'ayurveda méridional), c'est juste pour nettoyer les bijoux en or ou les cheveux, m'a t'elle expliquée. Comme j'insistais, elle a alors interrogé l'une des femmes qui travaillait à l'entretien du jardin. Laquelle lui a confirmé que dans le Karnakata, les noix étaient aussi employées pour la lessive.
 
Question de langue (les jardiniers ne parlaient que le cannada) et de temps (la masseuse bossait beaucoup) impossible d'obtenir plus de détails.
J'ai demandé à voir l'arbre.

 
                  

                                Vue en contre plongée sur un sapindus et ses fruits

… Un grand gaillard aux feuilles vert tendre de plus de 15 mêtres de haut. Je lui ai tourné autour, et j'ai découvert, par terre, des noix vertes tombées naturellement. Je ne sais pas si celles qui séchaient avaient été ramassées ou bien cueillies (les fruits sont haut perchés). Sur les sites internet que j'ai consultés, on parle de récolte en avril mai, mais je pense qu'il s'agit des dates pour l'Inde du nord et l'Himalaya où le sapindus mukorossi est très présent. Par ailleurs, certains sites évoquent une autre variété, courante en Inde du sud, donnant des noix plus petites que celles du mukorossi. Or les fruits que j'ai vu  étaient plutôt dodus et ressemblent vraiment à ceux du mukorossi.
J'en ai emporté quelques uns dans du papier journal, et ils ont fini de sécher dans ma valise.


L'image “http://perso.orange.fr/safran2c/Ikaos/boules024.gif” ne peut être affichée car elle contient des erreurs.De retour à la maison, j'ai fait des comparaisons avec mes noix achetées ici, et que j'utilise uniquement pour la soie et la laine. C'est Bluetansy, il y a plus de trois ans qui, dans mon entourage virtuel, me les avait faites découvrir.
En mettant côte à côte les différentes noix en ma possession, j'ai constaté qu'elles se ressemblaient furieusement avec leur couleur marron sombre, mais que  mes noix achetées étaient "dénoyautées". J'ai donc ouvert les fruits rapportés et j'en ai extrait des petites graines noires et dures (toxiques mais utilisées à des fins thérapeutiques en Inde).


 
                  

                                            Des "triplées" rapportées d'Inde

Les noix rapportées sont légèrement odorantes (curieusement, presque sucrées) et collent un peu aux doigts à la différence de mes noix achetées.  Meme si on se lave bien les mains après avoir manipulé les fruits pour les fendre, on a vite sur les lèvres une amertume prononcée pas très agréable qui vient probablement de la saponine.
 
                  

                                          Noix ouvertes avec leurs graines noires

L'image “http://perso.orange.fr/safran2c/Ikaos/boules024.gif” ne peut être affichée car elle contient des erreurs.Après un test lessive avec mes nouvelles noix (sur des pulls en cachemire), je n'ai pas observé de différences flagrantes dans le résultat avec ce que j'obtiens d'habitude.



Pour l'anecdote, j 'ai rapporté d'Inde un shampoing bio de l'excellente marque Biotique qui a du sapindus dans sa formule …

                   


source du mini-gif

Voir les commentaires

Rédigé par venezia

Publié dans #Balades indiennes

Repost 0

Publié le 19 Février 2007

L'Inde est un sujet de rêve, d'excitation, d'énervement, de fascination, de détestation inépuisable. Même si c'était mon septième voyage là bas, -le premier date de 1989- j'en sais toujours aussi peu et la vision que j'en ai n'est que contradictions  … J'ai donc choisi ici de ne parler que de j'ai vu, dégusté, (res) senti, notamment de mes modestes et nouvelles découvertes parfumées, botaniques, culinaires, … 


 
               

                      Le palais des Marahajas de Mysore (ils ont régné jusqu'en 1956… ) et les gopuras de ses temples sont illuminés tous les dimanches soir de 19h à 20h


L'image “http://perso.orange.fr/safran2c/Imini-nature/Fleur-079.gif” ne peut être affichée car elle contient des erreurs.Au merveilleux marché de Mysore, dans l'Etat du Karnataka, en Inde du sud, on vend des feuilles de géranium odorant pour offrir lors des poojas (cérémonies religieuses)



                                     


… ainsi que des bouquets de tulsi (basilic sacré) qui embaume les allées.



                           


L'image “http://perso.orange.fr/safran2c/Imini-nature/Fleur-079.gif” ne peut être affichée car elle contient des erreurs.Des vendeuses proposent du "jasmin" au mêtre (j'ai mis des guillements car il ne s'agit pas exactement de jasmin, même si on l'appelle comme ça. Les fleurs sont entrelacées sur du fil). Les femmes en accrochent à leur chignon ou à leur tresse, ou en disposent en offrande sur des plateaux. Ce ruban parfumé ne tient qu'une journée. On le renouvelle tous les matins. En général, on trouve des marchandes de fleurs à proximité des temples. A Mysore, au marché, ce sont surtout les hommes qui vendent les plantes parfumées… mais pas toujours:


                           
 


Parmi les nouvelles obsessions nées de ce voyage:

L'importance des mains et des pieds dans la symbolique religieuse hindouiste…

                                      
 
                                                       Sculpture du temple d''Halebid


Pourquoi tant de bras?


                           

                             Détail d'une sculpture du temple d'Halebid

et ces pieds si dodus et si solides… ?


                                  
 
                                              Serpents découverts sur un mur constitué d'une multitude de niches à Gokarna,(village côtier du Karnakata). Chaque niche renferme une pierre avec une représentation de nagas.  

L'image “http://perso.orange.fr/safran2c/Imini-nature/Fleur-079.gif” ne peut être affichée car elle contient des erreurs.… et la profusion d'effigies de serpents (nagas), souvent doubles, entrelacés ou non. Beaucoup sont installés au pied de vieux arbres, j'en ai aussi photographié dans des temples. Ce qui m'intéresse, c'est leur lien avec la représentation de l'énergie associée aux chakras…  même si ce n'est pas forcement explicité…


Voir les commentaires

Rédigé par venezia

Publié dans #parfums

Repost 0

Publié le 1 Février 2007






                          
                                                        La baie du Cap



                          

                                                     

Voir les commentaires

Rédigé par venezia

Publié dans #divers

Repost 0

Publié le 30 Janvier 2007

Avec les restrictions drastiques des compagnies aériennes, plus question d'emporter ses potions magiques en vrac dans la cabine… même avec plein d'heures de vol au programme.
L'image “http://mamidoo.free.fr/html/gifs/vehicules/divers/ballon_20.gif” ne peut être affichée car elle contient des erreurs.
Je me contente donc d'un mélange puissamment anti-stress et quasiment somnifère glissé dans un mini flacon de 5ml :
huiles essentielles:
-de lavande vraie (lavandula vera)
-d'encens (boswellia carterii ou sacra)
-de géranium bourbon (pelargonium asperum)
-de petit grain clémentine, (Citrus Reticulata blanco var. "clémentine" )

pures et à parts égales. Utilisé en massage sur le plexus et aux poignets.
J'emporte aussi un tout petit petit pot de karité brut corsé d'HE de ciste (cistus ladaniferus) pour apaiser mes narines qui se dessèchent terriblement en avion.

L'image “http://perso.orange.fr/safran2b/SmiliesKaos/mini43.gif” ne peut être affichée car elle contient des erreurs. Le reste va en soute (tout ce que je liste ci-dessous concerne les voyages un peu longs… ), rangé dans une (ou des) mini pochettes en plastique épais, avec fermeture hermétique. Les HE sont de redoutables prédatrices. J'ai le souvenir cuisant d'un sac à dos littéralement rongé en quelques heures à cause d'un flacon d'HE glissé directement dans la poche avant… ce que je continue néanmoins à faire de temps en temps…  

-en flacons de 5ml: -HE de matricaire (chamomilla recutita), anti inflammatoire et anti-gratouille doudou,
-HE de tea tree (melaleuca alternifolia) anti bactérienne très polyvalente
-HE de menthe poivrée (mentha piperita) antalgique.
-Un mélange anti-moustique -pour les pays chauds… - que je dilue lors de l'emploi: eucalyptus citriodora+ citronnelle (cympobogon citratus)+lavande vraie+ géranium bourbon, huiles essentielles pures, à parts égales. (Ce qui ne m'empèche pas d'emporter un produit à base de DEET, le seul que je trouve efficace sous les tropiques).

-en flacons de 2,5ml: (sans bouchon doseur, ce sont des huiles que je peux utiliser pures) :
-hélichryse italienne (helichrysum italicum), hématomes,
-ciste, hémostatique,
-lavande aspic (lavadula latifolia), calmant piqûres, rhumes,
-hélichryse femelle (helichrysum gymnocephalum), bronchites et asthme.

L'image “http://perso.orange.fr/safran2b/SmiliesKaos/mini43.gif” ne peut être affichée car elle contient des erreurs.-Un peu d'hydrolat de matricaire anti inflammatoire et calmant, (j'en vaporise parfois autour du lit)
-du macérat huileux de lavande (ou de laurier) et du gel d'aloes, comme supports de dilution (avec une archi-mini-coupelle en porcelaine et un touilleur pour faire les mélanges, très utile)
-un peu d'argile verte en poudre, (dans une boite de pellicules photo, merci à Bergamote qui, lors d'un swap, m'en avait envoyé dans ce contenant que j'ai adopté).
-du vinaigre (avec macération de romarin et thym) dans un mini vapo comme remontant,
-et dans un tout petit pot, un peu d'une émulsion anti-inflammatoire maison très puissante, véritable bombe à base de macérats huileux (calendula, camomille, laurier) d'huile de tamanu, d'hydrolats (laurier, camomille matricaire ou romaine, selon ce que j'ai en rayon, menthe poivrée), d'extrait d'encens et d'huiles essentielles de combawa, laurier, menthe poivrée, lavandin super que j'utilise entre autres pour les douleurs articulaires et les maux d'oreille (en massage externe bien sûr).

et très souvent, je choisis au dernier moment et au feeling une HE supplémentaire que j'emporte comme une outsider…

L'image “http://perso.orange.fr/safran2b/SmiliesKaos/mini43.gif” ne peut être affichée car elle contient des erreurs. La trousse aroma étant restreinte mais conséquente, j'essaie de voyager léger pour le reste… Un tube de rouge à lèvres et un soupçon de blush étant mes seules armes, pour le maquillage… 



Voir les commentaires

Rédigé par venezia

Publié dans #aux petits soins

Repost 0

Publié le 28 Janvier 2007


                  Lors d'une visite éclair de la région du Cap, en Afrique du Sud, j'ai découvert ce qu'on appelle le fynbos (deformation de “fine bush” en afrikaans), incroyable paradis végétal installé depuis des millénaires sur une étroite bande côtière. Baptisé Royaume floral du Cap, il compte 8000 espèces dont 68% endémiques  (les chiffres varient un peu selon les sources… ) et une multitude de plantes médicinales, -certaines cousines des nôtres-, que je me promets d'étudier de plus près. Il devrait se régénèrer tous les trente ans environ par le feu, les cendres enrichissant la terre, et la chaleur violente des incendies intervenant dans le complexe processus de renouvellement. Mais trop de feux comme pas assez (à cause de l'urbanisation ) l'ont terriblement fragilisé.

L'image “http://perso.orange.fr/safran2c/Imini-nature/Fleur-064.gif” ne peut être affichée car elle contient des erreurs.J'ai appris, entre autres, que je devais compter avec une camomille que je ne connaissais pas, la camomille du Cap (eriocephalus punctulatus), à l'huile essentielle d'un bleu aussi sombre que celle de ma chère matricaire (testée en massage, puissant relaxant). Il y a aussi, dans mes nouvelles conquêtes, le géranium du Cap, papa de nos pélargoniums, le lanyana,(artemisia afra) absinthe africaine au parfum amer-basalmique et surtout une merveille odorante, le buchu (agasthoma betulina. Prononcer bookoo, comme les Hottentots… ). Senteur verte d'aiguille de pin chauffée au soleil avec une pointe de cassis. Bon pour tout et puissant désintoxicant.

 
L'image “http://perso.orange.fr/safran2c/Imini-nature/Fleur-064.gif” ne peut être affichée car elle contient des erreurs.En attendant de peaufiner mes découvertes, petit aperçu en images…




                     

                               Buissons odorants du fynbos, avec, en arrière plan, la barrière montagneuse des Douze Apôtres



                     



                     

                           Buissons et fleurs de ce que je crois avoir identifié comme un leucospermum conocarpodendron (j'ai rapporté des graines ramassées sur les fruits laineux)



                     

                                 Le sublimissime jardin botanique de Kirstenbosch, avec un aloes au premier plan et en fond, la Table Montain. Plus de 500 ha, où il y avait, parmi mille merveilles:

 



                     
 
                                          … d'innombrables géraniums, dont celui ci très odorant



                     

                                                Un jardin entier consacré au buchu



                    

                             de l'absinthe africaine (au premier plan à gauche)



                    

                            … et la splendide agapanthus inapertus spp pendulus


Voir les commentaires

Rédigé par venezia

Publié dans #en balade… naturelle ou botanique

Repost 0

Publié le 12 Janvier 2007



Après une année sans, l'orchidée a consenti à refleurir cette année. Je l'installe dehors, plein sud ouest, de mai à octobre, puis je la rentre après le premier froid qui provoque un choc thermique (il faut une différence de température soudaine pour faire démarrer les boutons). A l'intérieur, elle est installée près d'une grande fenêtre pour ne pas avoir trop chaud.


                       
                                            La chair de l'orchidée



D
'autres fleurs qui me ravissent: les clochettes de jasmin qui se déploient en chapelet dans la tasse où est immergée une boule de thé façonné s'ouvrant lentement dans de l'eau frémissante. Au goût, le plaisir reste léger, mais le spectacle a le pouvoir de rendre contemplatif…


                     
                                         Dans un verre en cristal




                     
                                          Dans un mug blanc…



                     

                                               Boules à sec…
 

L'image “http://perso.orange.fr/safran2b/Imini-gif1B/chat1.gif” ne peut être affichée car elle contient des erreurs. Surprise:  la boule de gauche renferme une fleur d'hémérocalle (selon mes déductions) cousue à un chapelet de jasmin, celle de droite, en thé blanc, ne renferme que du jasmin. L'exquise dame chinoise qui tient Terre de Chine, excellente boutique de thé (49, rue Quincampoix à Paris) où je l'ai achetée s'est trompée…: selon elle, la boule dissimulait une fleur orange et du jasmin à l'intérieur, mais quand elle s'est ouverte, seul du jasmin s'est déroulé…

L'image “http://perso.orange.fr/safran2b/Imini-gif1B/chat1.gif” ne peut être affichée car elle contient des erreurs.  Pourquoi une hémérocalle? Parce que c'est une plante de la famille des liliacées qui pousse en Chine, qu'elle est comestible, et qu'il en existe des variétés orange. Selon les sites qui proposent ces «blooming teas», la fleur orangée est décrite comme un lys ou comme une hémérocalle

 
*A propos de thé, je recommande vivement la lecture de «Voyages aux sources du thé» de Catherine Bourzat et Laurence Mouton (ed. du Chêne), série de reportages passionnants sur les lieux de production: Ceylan, Darjeeling, Chine, Japon, Birmanie… journal de bord façon «choses vues» chez   les producteurs. (J'aurais juste bien aimé un petit récapitulatif à la fin pour bien situer toutes les variétés évoquées).
Le thé façonné est brièvement évoqué dans ce livre: Catherine Bourzat en a vu fabriquer dans le Xishuangbanna, près de la frontière birmane, mais aussi à Kaili, dans le Guizhou. Néanmoins, les fleurs de thé cousues artisanalement à la main et assez marketing -mais si gracieuses- proposées sur les sites de vente internet sont fabriquées dans l'Anhui.

L'image “http://perso.orange.fr/safran2b/Imini-gif1B/chat1.gif” ne peut être affichée car elle contient des erreurs. Le blooming tea avait déjà été évoqué sur deux blogs amis, ceux de Bluetansy et de Hooly.

Voir les commentaires

Rédigé par venezia

Publié dans #divers

Repost 0

Publié le 1 Janvier 2007

                      



                                            Très bonne année 2007



                             
                     
      
                                    La plage du Dossen, à Santec, sur la côte du Finistère nord


Voir les commentaires

Rédigé par venezia

Publié dans #divers

Repost 0

Publié le 25 Décembre 2006



 
Quand je me lance dans une préparation cosmétique ou santé, je respecte  certaines règles de base qui facilitent l'aventure.



                   
 
                   Mouvette en silicone, fouet plat, récipient au bec verseur pointu pour transvaser les huiles dans des petits flacons passent à la machine à laver la vaisselle et se stérilisent facilement.


L'image “http://perso.orange.fr/safran2b/SmiliesKaos/mini15.gif” ne peut être affichée car elle contient des erreurs. Je calcule les proportions tranquillement avant, je les écris sur un bout de papier que je garde sous le nez, crayon en main (et non stylo qui a tendance à m'abandonner au mauvais moment). En versant les produits liquides dans le récipient posé sur la balance, je dépasse parfois -de peu… - ce que j'avais calculé … je note donc les doses réellement employées au fur et à mesure.
 
L'image “http://perso.orange.fr/safran2b/SmiliesKaos/mini15.gif” ne peut être affichée car elle contient des erreurs. Je réunis tous les ingrédients mais aussi tous les futurs contenants -déjà propres- avant de commencer.
Je pose sur le plan de travail une feuille de papier sulfurisé, ce qui délimite l'espace de jeu et absorbe pas mal le gras.
Je me lave très soigneusement  les mains avant de commencer puis je les passe au gel désinfectant maison.
Je tiens toujours prête une casserole d'eau bouillante sur le feu pour y laisser  les instruments entre deux manip.
J'ai toujours aussi à portée de main de l'alcool et du sopalin pour tout nettoyer  à chaque nouvelle étape.



                   

                          Trois armes de choc: le bol en inox, le filtre à café en maille de nylon et les baguettes en porcelaine

L'image “http://perso.orange.fr/safran2b/SmiliesKaos/mini15.gif” ne peut être affichée car elle contient des erreurs. J'utilise des ustensiles qui se nettoient facilement. Mini saladiers en inox achetés dans les boutiques indiennes, bols en pyrex, baguettes en porcelaine blanche, fouets en inox, mouvette en silicone qui supporte 300°, filtre à café en maille de nylon pour décanter les macérats et les brumes, casserole en acier émaillé bien lourde. Avec une casserole au fond trop fin, la chaleur se répartit mal, ce qui nuit à un bain marie correct.
 
L'image “http://perso.orange.fr/safran2b/SmiliesKaos/mini15.gif” ne peut être affichée car elle contient des erreurs. Je fabrique en assez grande quantité (minimum 100g), ce qui facilite les dosages et permet l'emploi d'un fouet électrique plus puissant (pour les baumes meringue notamment)… Comme je ne consomme pas tout, loin de là, j'ai ainsi sous la main des cadeaux à offrir.

L'image “http://perso.orange.fr/safran2b/SmiliesKaos/mini15.gif” ne peut être affichée car elle contient des erreurs. J'essaie de ne pas oublier l'anti-oxydant (AOX-COS) avant de faire chauffer les beurres solides ou avant de démarrer un macérat huileux au bain marie.
Je fais chauffer au mimimum les beurres solides en éteignant le bain marie dès qu'ils ont commencé à fondre. Ils finissent de se liquéfier lentement. Plus on chauffe fort, plus l'oxydation s'accélère.
Je pense aussi à mettre de l'extrait de pépins de pamplemousse. Même si ce n'est pas le conservateur idéal, je persiste à penser qu'il conserve un peu, puisque chaque fois que j'en mets dans l'eau de mes vases, j'évite les odeurs de fermentation.

L'image “http://perso.orange.fr/safran2b/SmiliesKaos/mini15.gif” ne peut être affichée car elle contient des erreurs. Je recopie systématiquement les recettes après avoir fini une préparation, avec les dates et les remarques qui me viennent (ce qui évite de refaire les mêmes bétises)
J'étiquette tout, vraiment tout, même les plus petits échantillons. Je me suis rendue compte qu'au bout d'un mois, je ne savais plus trop le contenu exact de mes flacons. Dans le doute, je jette.

L'image “http://perso.orange.fr/safran2b/SmiliesKaos/mini15.gif” ne peut être affichée car elle contient des erreurs. Je nettoie tout dès que j'ai fini de touiller, en ôtant le plus gros avec un sopalin (je n'ai pas trouvé mieux) avant de mettre à la machine à laver la vaisselle une fois, voire deux.
Je stérilise régulièrement les ustensiles à la cocotte minute, dans le panier, avec de l'eau vinaigrée dessous, pendant 20mn.
S'ils ont plus de quatre mois de fabrication, je recycle les macérats huileux  dans les produits que je confectionne.


L'image “http://perso.orange.fr/safran2b/SmiliesKaos/mini15.gif” ne peut être affichée car elle contient des erreurs. Je m'exerce à sentir, à observer, à gamberger… Fabriquer des produits est un excellent moyen d'aiguiser son sens de l'observation.

Bonnes expériences et surtout, très bonne année à tous les lecteurs et lectrices de ce modeste blog…
 Que 2007 déborde de découvertes ensoleillées et de sourires lumineux.


source de la mini-gif touilleuse
source des arbres en ligne
L'image “http://mamidoo.free.fr/html/gifs/barres/animees/nature/saisons.gif” ne peut être affichée car elle contient des erreurs.


                   Le blog prend des vacances jusqu'au 1° janvier.







Voir les commentaires

Rédigé par venezia

Publié dans #green cosmétique

Repost 0